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Economie

Dialoguer avec l'UE ne résoudra pas les problèmes, selon Leffler

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Le Conseil fédéral a rompu les négociations avec l'UE sur l'accord-cadre le 26 mai dernier (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le dialogue politique proposé par le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis ne résoudra pas les problèmes entre la Suisse et l'UE, juge l'ancien négociateur en chef européen. Bruxelles attend des propositions concrètes de Berne, selon lui.

"Nous ne devons pas parler des problèmes. Nous savons quels sont les problèmes. Nous en parlons depuis des années", explique Christian Leffler, qui a négocié l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE), interrogé dimanche par le SonntagsBlick. Si le Conseil fédéral ne veut pas de l'accord-cadre, il doit dire ce qu'il veut à la place, ajoute-t-il.

Depuis la rupture des négociations le 26 mai dernier par le gouvernement suisse, la Commission européenne examine tous les domaines dans lesquels existent des relations avec la Suisse, relève M. Leffler. "Elle veut voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas".

Il estime que le rapport attendu de l'UE sur l'état des relations avec la Suisse ne sera pas publié à l'automne, mais au plus tôt à la fin de l'année. La Commission européenne et les États-membres décideront ensuite de la marche à suivre, poursuit-il.

Des bilatérales III

M. Leffler reconnaît que c'était peut-être une erreur d'avoir voulu mettre seulement les questions institutionnelles dans un accord. Il propose un nouveau paquet d'accords bilatéraux, les bilatérales III.

De nouveaux accords d'accès au marché européen pourraient y être intégrés, avec un règlement de questions institutionnelles, estime-t-il. Un tel paquet permettrait de trouver plus facilement un équilibre entre les intérêts de l'UE et ceux de la Suisse, ajoute-t-il

M. Leffler était le négociateur en chef de l'UE pour les négociations sur l'accord-cadre avec la Suisse de 2015 à 2020. Né en Suède, il a étudié à Londres et à Genève. Il est à la retraite depuis l'année dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Risque de pénurie: Vaud affine ses deux projets de décrets urgents

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Le gouvernement vaudois a légèrement revu sa copie sur deux projets de décrets urgents liés à la gestion du risque de pénurie d'énergie, à la suite d'une mise en consultation. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois a adopté et va soumettre au Grand Conseil deux projets de décrets urgents liés à la gestion du risque de pénurie d'énergie. La mise en consultation auprès d'acteurs économiques et institutionnels a permis d'affiner ces décrets, dont l'un vise une baisse de la consommation d'électricité de l'éclairage des bâtiments non résidentiels et celui des enseignes commerciales.

Le gouvernement a adopté lundi ces deux projets de décrets urgents après une semaine de mise en consultation, a-t-il indiqué jeudi dans ses décisions hebdomadaires. Grâce à celle-ci, les deux décrets sont "objectivement meilleurs", a affirmé à Keystone-ATS Jean-Marc Sandoz, détaché à la communication pour la gestion de la pénurie.

Le premier vise à diminuer pour cet hiver 2022-2023 la consommation d'électricité de l'éclairage des bâtiments non résidentiels et celui des enseignes commerciales et autres sources lumineuses. "La consultation, dont les résultats ont montré une large adhésion de principe à cette mesure d'économie, a permis d'apporter quelques précisions dans l'application du dispositif, notamment en terme de compétences des préfets", écrit le gouvernement.

Concrètement, "ce sont les préfets et non les communes qui appliqueront le cas échéant les sanctions sur le non-respect des règles figurant dans le décret", précise M. Sandoz.

Faire vite au Parlement

Le second permettrait de connaître la liste des entreprises consommant plus de 100'000 kWh/an d'électricité ou 1'000'000 kWh/an de gaz. Cette disposition légale donnerait la possibilité à l'Etat "d'informer et d'accompagner ces entreprises directement concernées par les éventuelles mesures de contingentement qui pourraient être imposées par la Confédération". "Il ne s'agit donc en aucun cas d'effectuer un contrôle policier", tient à souligner M. Sandoz.

Pour donner suite à des remarques exprimées lors de la consultation, le projet de décret a là aussi été "adapté pour clarifier les modalités de collaboration entre le canton et les gestionnaires des réseaux de distribution et renforcer la garantie du secret des affaires, avec notamment des précisions sur la gestion des données", explique le porte-parole.

Le Conseil d'Etat a sollicité le traitement en urgence auprès du Grand Conseil de ces deux projets de décrets. Ils seront traités dès vendredi par la commission thématique de l'environnement et de l'énergie. Vu l'urgence de leur application, il est proposé au Parlement de mettre en vigueur les deux décrets sans attendre la fin du délai référendaire de 60 jours, indique encore le gouvernement.

Le gouvernement table ensuite idéalement sur un débat au Parlement juste après les vacances scolaires d'octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Cointrin et Kloten affectés par la grève chez Eurowings

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La grève des pilotes d'Eurowings jeudi n'épargne pas les aéroports de Genève et Zurich. (archives) (© KEYSTONE/dpa/Bernd Weißbrod)

La grève des pilotes de la compagnie aérienne Eurowings, filiale de Lufthansa, a entraîné l'annulation d'un vol sur deux jeudi. Les aéroports de Genève et Zurich sont également touchés.

A Genève, une rotation avec Düsseldorf a été annulée jeudi matin, selon un porte-parole de l'aéroport Cointrin. A Kloten, ce sont sept rotations qui n'ont pas pu être assurées, a confirmé de son côté son homologue du tarmac zurichois: trois avec Düsseldorf, deux avec Cologne et deux avec Hambourg.

Ce mouvement social fait suite à l'échec de négociations sur la diminution du temps de travail. Selon Eurowings, environ la moitié de ses 516 vols quotidiens sont concernés par le débrayage, affectant jusqu'à 30'000 passagers, selon un communiqué.

La compagnie, basée à Düsseldorf (Allemagne), s'attend à "un retour à la normale vendredi", lorsque la grève sera terminée, a-t-elle ajouté. Le syndicat de pilotes Vereinigung Cockpit (VC) avait appelé à cesser le travail après l'échec de négociations sur la convention collective.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Moins de places d'apprentissage attendues l'an prochain

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L'offre de places d'apprentissage pour l'été 2023 pourrait se tasser, selon un récent sondage (photo symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le fléchissement attendu de la conjoncture l'an prochain laisse des traces sur le marché suisse des places d'apprentissage. Les entreprises sont plus nombreuses à prévoir une réduction de leur offre.

Une entreprise sur cinq en Suisse a l'intention de réduire son offre de places d'apprentissage pour l'été 2023, indique jeudi le projet de recherche "Pouls des places d'apprentissage" sur la base d'un sondage réalisé en septembre. 72% des sondées indiquent vouloir recruter autant d’apprentis qu'en 2022. Mais seulement 11% prévoient d'augmenter leur offre (contre 14% l'an passé).

Les intentions pourraient toutefois encore évoluer au cours des prochains mois. Le recrutement des futurs apprentis pour l'été 2023 débute une année à l’avance en Suisse alémanique, tandis qu’il ne commence qu’au printemps en Suisse romande. Les prochaines enquêtes montreront si le tassement se confirme.

Entrée sur le marché du travail plus facile

Les perspectives sont meilleures pour les jeunes professionnels qui ont acquis leurs qualifications l'été dernier. Davantage d'entreprises estiment que l'entrée sur le marché du travail est plus facile cette année qu'avant la crise du Covid-19.

Ceci est d'autant plus réjouissant que bon nombre de ces jeunes ont effectué une grande partie de leur apprentissage pendant la pandémie. Mais si cette année les entreprises ont conservé plus d’anciens apprentis que d’habitude, c'est souvent avec un contrat de durée déterminée.

Conséquence de la pandémie, 6% des apprentis passent toujours au moins un jour en télétravail. Or ce dernier a aussi eu un impact négatif: selon les entreprises, les notes de la formation pratique ont baissé pour les apprentis les plus faibles, qui se laissent aussi plus facilement distraire à la maison. Des règles claires sur la présence et la joignabilité sont donc nécessaires.

Le sondage, mené par la plateforme Yousty et l’EPFZ, a porté sur 2162 entreprises couvrant 2,36% des entreprises formatrices en Suisse. Elles proposent au total 14'978 places d’apprentissage dans les différentes régions et catégories professionnelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La crise énergétique donne un nouvel élan aux technologies vertes

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Les technologies vertes sont un secteur en forte croissance et le risque de pénurie d'énergie leur donne un nouvel élan. (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les technologies vertes, appelées "cleantech", sont un secteur en forte croissance et le risque de pénurie d'énergie leur donne un nouvel élan.

Qu'il s'agisse d'efficience énergétique, d'énergies propres ou de transition écologique, la scène helvétique regorge de jeunes pousses prometteuses.

"L'énergie utilisée dans le monde provient à 80% de sources fossiles", rappelle José Caceres Blundi, membre de French Tech Zurich au cours d'une conférence dévouée aux technologies vertes. La difficulté de la transition écologique réside dans la résolution d'un trilemme: il faut à la fois assurer l'approvisionnement énergétique (sécurité), que l'énergie soit accessible et abordable pour tous (équité) et que l'impact sur l'environnement soit atténué ou évité (durabilité).

La Suisse, grâce à l'exploitation de l'hydraulique, est derrière la Suède le pays le mieux classé à l'échelle mondiale dans ce "trilemme énergétique", selon le Conseil mondial de l'énergie (CME). Les efforts doivent toutefois être poursuivis et les décisionnaires peuvent s'appuyer sur des données de plus en plus précises grâce aux nouvelles technologies.

Enersis fournit aux villes et aux régions un outil pour améliorer l'efficience énergétique: optimiser l'éclairage public, identifier les toits les mieux adaptés pour des panneaux solaires, évaluer le développement d'énergie renouvelable...Le logiciel se veut une aide à la décision pour les politiques et les énergéticiens, explique Thomas Koller, fondateur et directeur général de la société bernoise.

Rentable, Enersis a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros. "Mais le marché est immense et nous ciblons des ventes de 100 millions d'ici 2027", explique M. Koller.

De son côté, Freesuns a fait de l'énergie solaire son cheval de bataille, en levant le frein esthétique pouvant retenir les propriétaires d'installer des panneaux photovoltaïques. "Nos panneaux sont des tuiles solaires pouvant être adaptées quel que soit la forme du toit", explique Deborah Learoyd, co-fondatrice et directrice générale de la PME vaudoise.

Bâtiments historiques classés, toits non conventionnels, partout où les panneaux solaires traditionnels ne sont pas adaptés pour des raisons esthétiques ou techniques, Freesuns fournit un produit qui ressemble à s'y méprendre aux toitures traditionnelles et génère dans le même temps de l'électricité. La start-up a réalisé l'année dernière plus d'un million de francs de chiffre d'affaires.

Émanation de l'EPFL, Sohhytec a de son côté développé une installation solaire permettant de produire de l'hydrogène, une énergie du futur si on parvient à la produire sans hydrocarbures, ce qui n'est pas encore le cas pour 96% de la production actuelle, explique Jordan Bellatreche, responsable du développement commerciale de la jeune pousse.

De nombreuses applications sont possibles, notamment dans l'industrie de l'acier, qui pourrait opter pour l'hydrogène vert pour réduire ses émissions. A lui seul, ce secteur concentre 7,6% des émissions mondiales de gaz à effets de serre.

Les start-ups ne sont toutefois pas les seules à plancher sur les solutions permettant de sortir des énergies fossiles.

La transition du secteur pétro-gazier

"La crise énergétique actuelle montre d'une part que les sources d'approvisionnement énergétiques ne sont pas assez diversifiées et d'autre part que les investissements n'ont pas été suffisants au cours des dernières années", relève Aurore Caceres Blundi, spécialiste de la transition énergétique pour Varo Energy.

L'entreprise zougoise, qui détient la seule raffinerie de Suisse, fournit des carburants à une grande variété d'industries. Mais comment se passe la décarbonisation pour un exploitant d'énergies fossiles? La stratégie choisie est double: continuer d'exploiter les énergies conventionnelles pour assurer la sécurité de l'approvisionnement et développer d'autres technologies, à travers notamment des prises de participations.

"Nous avons l'objectif d'investir 5,5 milliards de dollars pour le développement durable et la moitié de l'Ebitda devra être réalisé grâce au renouvelable d'ici cinq ans", note la spécialiste. L'hydrogène, les biocarburants, le biométhane, la mobilité électrique et les technologies d'élimination de carbone sont les cinq principaux axes de développement, énumère-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Près de 60% des bâtiments en Suisse chauffés aux énergies fossiles

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Le mazout reste la source d'énergie la plus importante pour le chauffage en Suisse (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

En Suisse, 58% des bâtiments étaient chauffés en 2021 aux énergies fossiles, soit au gaz ou au mazout. Moins d'un cinquième des bâtiments étaient équipés d'une pompe à chaleur, mais leur part a quadruplé depuis l'an 2000. Une personne sur quatre se chauffait au gaz.

La Suisse comptait à la fin de l'année dernière 1,77 million de bâtiments à usage d'habitation et 4,69 millions de logements, selon la statistique des bâtiments et des logements publiée jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Le mazout (41%) reste la principale source d’énergie pour le chauffage des bâtiments, bien qu'il soit en recul constant.

Un chauffage au gaz était installé dans 18% des bâtiments, cette proportion ayant doublé en 30 ans. On observe une différence selon le type de propriété: 16% des maisons individuelles étaient chauffées au gaz contre 28% des bâtiments de plus de dix logements. La part du gaz peut atteindre jusqu'à 30% des bâtiments dans les communes urbaines.

Genève et Vaud utilisent plus de gaz

À l’échelle de la population, près de 40% des personnes se chauffaient au mazout en 2021. Cette proportion était la plus forte dans les cantons du Tessin (54%) et de Glaris (50%). Un bon quart de la population se chauffait au gaz (25%): la part d'habitants qui dépendent du gaz est la plus élevée dans les cantons de Genève (38%) et de Vaud (37%).

La proportion de bâtiments raccordés à une pompe à chaleur atteint désormais 17% en Suisse, et même les trois quarts des objets construits au cours de la dernière décennie. Les pompes à chaleur sont plus fréquentes dans le canton de Fribourg (32%) du fait de son parc immobilier récent. Enfin, 12% des bâtiments se chauffaient encore en 2021 au bois et 8% à l'électricité, mais leur utilisation tend à diminuer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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