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Economie

Axpo veut fabriquer de l'hydrogène pour les cars postaux en Argovie

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En cas de décision positive, Axpo se lancera dans la préparation d'une requête en matière de construction. L'énergéticien argovien, le distributeur d'hydrocarbures Voegtlin-Meyer, IBB Energie et la Ville de Brugg ont signé une déclaration d'intentions concernant le projet (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'énergéticien Axpo projette de construire un site de production d'hydrogène à Brugg, en Argovie, afin notamment d'alimenter d'ici la fin 2023 les cars postaux de la commune.

En cas de décision positive, Axpo se lancera dans la préparation d'une requête en matière de construction, selon le communiqué publié lundi. L'énergéticien argovien, le distributeur d'hydrocarbures Voegtlin-Meyer, IBB Energie et la Ville de Brugg ont signé une déclaration d'intentions concernant le projet.

Axpo compte construire une usine à hydrogène sur la zone industrielle de Wildischachen, pour une puissance de jusqu'à 15 mégawatts (MW), afin de produire environ 2000 tonnes "d'hydrogène vert" ou "neutre sur le plan climatique" au moyen de l'électrolyse. La production sera entièrement assurée par la centrale hydroélectrique de Wildegg-Brugg, située sur l'Aar, détenue à 100% par Axpo.

Une partie de ce carburant sera transportée par pipeline par IBB Energie jusqu'à la station-service voisine exploitée par l'entreprise Voegtlin-Meyer puis à d'autres de la région.

La société de Windisch compte l'utiliser pour alimenter les bus exploités pour le compte de CarPostal. La quantité de carburant produite devrait permettre de faire rouler environ 300 véhicules chaque année. L'objectif est de "réduire les émissions de CO2" dues au trafic routier.

Aucun montant d'investissement n'a été évoqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le Conseil fédéral a davantage pris l'avion l'an dernier

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L'avion du Conseil fédéral atterrit à Berne-Belp après une visite à Washington D.C. en août 2025 (photo d'archives) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

En 2025, le Conseil fédéral a de nouveau un peu plus pris l'avion ou volé en hélicoptère par rapport à l'année précédente. Au total, 104 heures de vol supplémentaires ont été enregistrées sur un an.

Selon les chiffres du Service de transport aérien de la Confédération (STAC) publiés vendredi, les conseillers fédéraux ont effectué au total 704 heures de vol l'année dernière. En 2024, les membres du Conseil fédéral avaient passé environ 600 heures dans les airs. Cela correspond à une augmentation d'environ 17,5%.

La plupart de ces vols ont été effectués en avion. L'an dernier, les vols en hélicoptère représentaient moins de 14%. Ils n'ont que légèrement augmenté par rapport à 2024.

Sans surprise, c'est le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis qui a le plus volé en 2025, avec 212 heures. De par ses fonctions, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) doit entretenir des relations et se rendre dans d’autres Etats dans le cadre de la diplomatie internationale.

Le ministre de l'économie de la Confédération Guy Parmelin arrive en deuxième position avec plus de 146 heures. La ministre des finances Karin Keller-Sutter, présidente de la Confédération en 2025, occupe la troisième place avec 128 heures. Ses fonctions représentatives ont sans doute contribué à ce résultat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le développement de l’énergie éolienne ne doit pas être entravé

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L’énergie éolienne constitue l’un des piliers de la sécurité d’approvisionnement de la Suisse. Les deux initiatives compliqueraient considérablement leur construction, estime le Conseil fédéral (archives). (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

Le développement de l’énergie éolienne ne doit pas être entravé. Le Conseil fédéral a rejeté vendredi les initiatives populaires "pour la protection des forêts" et "pour la protection des communes". Il ne propose pas de contre-projet.

Le premier texte demande que l'installation d'éoliennes soit réalisée ailleurs que dans les forêts et les pâturages boisés. Protéger le climat, c'est aussi protéger le poumon naturel qu'est la forêt, estime l'association.

La deuxième initiative veut garantir que les nouvelles éoliennes soient soumises à un vote populaire contraignant dans les communes concernées. Les éoliennes impactent le paysage et le quotidien des gens.

Aux yeux du gouvernement, leur adoption limiterait fortement le développement de l’énergie éolienne. Les textes compromettraient l’approvisionnement en électricité en hiver.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Feu vert aux taxis autonomes de CarPostal en Suisse orientale

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Les taxis autonomes AmiGo de CarPostal circuleront dans un périmètre campagnard de 80 km2 (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les taxis collectifs testés en Suisse orientale par CarPostal vont pouvoir circuler sans chauffeur. L'OFROU a octroyé une autorisation exceptionnelle pour leur exploitation. Ce service doit être introduit l'an prochain en terres st-galloises et appenzelloises.

Depuis le 1er juin, les voitures autonomes sont testées avec chauffeur dans un périmètre campagnard de 80 km2 mal desservi par les transports publics, rappelle CarPostal vendredi. Les chauffeurs y sont autorisés à retirer leurs mains du volant. Le service régulier prévu à partir de 2027 et rendu possible grâce au feu vert de l'Office fédéral des routes (OFROU) comporte une flotte 25 voitures autonomes.

Ces véhicules baptisés "AmiGo" sont exploités en partenariat avec le constructeur chinois Apollo Go du groupe technologique Baidu. Des opérateurs surveilleront leurs trajets depuis une centrale de pilotage et pourront intervenir en cas de besoin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le pétrole en chute libre avec les espoirs de paix au Moyen-Orient

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Les prix du pétrole plongeaient vendredi matin, les investisseurs semblant rassurés par la nouvelle volte-face du président américain Donald Trump au sujet de la guerre avec l'Iran. (archives) (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

Les prix du pétrole plongeaient vendredi matin, les investisseurs semblant rassurés par la nouvelle volte-face du président américain Donald Trump au sujet de la guerre avec l'Iran.

Le locataire de la Maison Blanche a assuré la veille qu'un "très bon accord" avait été conclu avec Téhéran et pourrait être signé dès ce weekend en Europe.

Vers 10h40, le baril de WTI reculait de 4,51% à 83,74 dollars et celui de Brent de 4,40% à 86,38 dollars. Pour les quelque 159 litres d'or noir de la mer du Nord, il s'agit d'un plus bas depuis début mars.

"Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran et une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe", a affirmé le milliardaire jeudi soir.

Trois mois "d'absurdités"

Téhéran a pour sa part indiqué vendredi ne pas avoir encore tranché sur l'accord annoncé par le président américain pour mettre fin à la guerre.

"Ce qui est incroyable, c'est qu'après trois mois de ces absurdités, les marchés continuent de réagir à des déclarations qui n'ont guère de fondement", a déploré l'analyste de Swissquote, Ipek Ozkardeskaya, dans un commentaire.

Pour les experts de la plateforme Trading Economics, les opérateurs restent prudents, "car même en cas de percée, d'importants obstacles resteraient à surmonter avant que les flux pétroliers ne reviennent pleinement à la normale, notamment le déminage du détroit d'Ormuz, la remise en service des champs de production à l'arrêt et la réparation des installations énergétiques endommagées par les attaques de drones et de missiles".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

RageKit réinvente le journalisme engagé en Suisse romande

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Cinq des sept membres de RageKit, un média vidéo, basé à Lausanne, qui s'est imposé en quelques mois dans le paysage romand. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Avec deux millions de vues mensuelles, le média vidéo RageKit s'est imposé en quelques mois dans le paysage romand. Son collectif revendique un journalisme engagé, basé sur les faits et pensé pour les réseaux sociaux et les jeunes adultes.

Dans un local pas loin de Bel Air au centre de Lausanne, quelques-uns des sept membres - Roberta, Léo, Aurélien, Romain, Marie, Val et Davide - de la rédaction de RageKit se retrouvent pour un briefing. Au menu, un programme chargé: le G7, la votation sur une Suisse à 10 millions, la grève féministe du 14 juin.

Créé en janvier 2025, RageKit part d’un constat simple: une partie des réalités sociales reste largement absente des médias traditionnels. "Le fait de galérer, de passer par l’aide sociale, la prison, les addictions, le sans-abrisme, les parcours migratoires compliqués... ce sont des réalités très répandues mais très peu racontées", explique Aurélien à Keystone-ATS.

Proximité avec le public

Cette ligne éditoriale crée une proximité immédiate avec une partie du public. "Les gens nous écrivent: 'moi aussi j’ai vécu ça', 'merci d’en parler'." Pour lui, cet ancrage permet d’ouvrir d’autres portes: "Quand RageKit aborde ensuite l’impérialisme suisse à travers le négoce des matières premières, le message est porté par la même personne que le public a déjà suivie dans d’autres vidéos. Quelqu'un qui lui avait déjà parlé d’une réalité qu’il connaissait de près."

Le collectif revendique aussi une écriture adaptée aux usages numériques. "Nous ne faisons rien de révolutionnaire. Nous utilisons des codes qui existent sur internet depuis quinze ans", affirme Aurélien. "La seule chose un peu nouvelle, c'est d'appliquer ce format à ces sujets-là en Suisse romande."

Pour lui, l'authenticité constitue un élément central de la relation avec le public. "Nous arrivons en disant: 'Salut, je suis Aurélien. Je viens de là. Je pense ça. Ma source, c'est ça. Là, je trouve que c'est problématique. Là, je trouve que c'est intéressant. Là, je ne sais pas quoi penser, réfléchissons-y ensemble.'"

Echo auprès des jeunes

Cette stratégie semble trouver un écho auprès d'un public relativement jeune. RageKit touche principalement les 18-35 ans. Le média enregistre environ deux millions de vues mensuelles. Il revendique également plusieurs dizaines de milliers d'abonnés répartis entre Instagram (70'000), TikTok (37'000), Facebook (22'000) et YouTube (11'000), selon les chiffres officiels.

Face aux critiques sur le positionnement militant, il insiste sur la rigueur. "La factualité est essentielle. Quand tu cites une étude menée sur 250'000 personnes, c’est plus difficile de la balayer que l’opinion d’un individu sur Instagram."

Cette volonté se retrouve aussi dans la gestion des espaces de commentaires. RageKit dit répondre régulièrement aux critiques, y compris lorsqu'elles émanent de militants d'extrême droite. "Nous parlons avec tout le monde", explique Aurélien. Le collectif considère les discussions publiques comme un espace important d'information.

La culture du débat

"Quand quelqu'un d'extrême droite écrit une énormité et qu'on décide d'y répondre, on ne cherche pas vraiment à convaincre cette personne. En revanche, des milliers de personnes lisent ces échanges", poursuit le jeune homme de 29 ans. "Il existe des études montrant que les commentaires font partie des principales sources d'information de beaucoup de jeunes. Quand on l'a compris, on en a tenu compte".

Parmi les contenus marquants, Aurélien cite une enquête sur les tentatives de suicide en prison à l'hôtel de police de St-Martin à Lausanne. Les médias mainstream reprennent le sujet tout en se demandant si RageKit peut être considéré comme une source d'information fiable. "L'information se trouvait dans un document public du Grand Conseil", relève Aurélien.

Suivi dans les quartiers

Autre moment clé: la mort de Marvin, 17 ans, après une course-poursuite avec la police à Lausanne. Le collectif est parmi les premiers sur place. "On a recueilli des témoignages, puis fait une vidéo de vulgarisation en criminologie. Dans la littérature scientifique, ces courses-poursuites sont identifiées comme particulièrement dangereuses, surtout pour les mineurs." Dans la foulée, les visionnements vont bondir, en particulier dans les quartiers concernés.

Sur le plan financier, le média reconnaît fonctionner dans un équilibre fragile. Une campagne de financement participatif a permis de récolter environ 110'000 francs. "En gros, ce sont environ trois mille personnes qui ont donné une trentaine de francs chacune", explique Aurélien, relevant que très peu de dons se montaient à plus de 100 francs.

"Au fond, nous faisons cela parce que nous voyons l'extrême droite progresser partout en Europe", conclut Aurélien. Le jeune homme estime avoir réussi à "déradicaliser" une partie de ses proches et parle d'"une petite victoire personnelle".

Quant au nom du collectif RageKit, il vient de l'expression de jeu vidéo "rage quit", quand un joueur quitte une partie sous l’effet de la frustration. "L’idée, c’était de dire: face à la montée du fascisme, on ne va pas 'rage quit'. On ne va pas abandonner en disant: 'j’arrête tout et je vais vivre dans ma cabane.'"

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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