Deux ans après avoir lancé son Plan climat, le canton de Vaud a tiré un premier bilan. La ministre de l'environnement Béatrice Métraux a dit sa "fierté" et sa "satisfaction" sur ce qui a été accompli jusqu'ici.
"On avance très bien", a affirmé jeudi la conseillère d'Etat lors d'un point presse dans un parc de Préverenges, à quelques jours de son départ à la retraite. Sur les 105 mesures opérationnelles présentées en juin 2020, 70% sont aujourd'hui clôturées ou en cours de réalisation.
Au niveau financier, une enveloppe de 173 millions de francs avait été promise. Sur ce montant, 131 millions d'investissements ont été validés par le Grand Conseil et 35 millions devraient l'être ces prochains mois. Seul échec jusqu'ici devant le Parlement: les 7 millions demandés pour soutenir des projets pédagogiques à l'école.
Avec les autres crédits votés (hors Plan climat) ces derniers mois, le canton de Vaud "a mis plus de 600 millions de francs sur la table depuis deux ans pour la question climatique", a souligné Béatrice Métraux. "Ces montants engagés sont très importants et prouvent que le canton est conscient des enjeux", a-t-elle relevé.
Reste à savoir si ces mesures seront efficaces. Car pour l'instant, le canton n'a ni le recul ni les données nécessaires pour voir s'il a visé juste. Il a certes présenté jeudi un nouveau bilan carbone cantonal, mais celui-ci se base sur les chiffres de 2019, soit avant le lancement du Plan climat.
Emissions en hausse
Il ressort de ce bilan 2019 que les émissions de gaz à effet de serre du canton atteignent près de 12,3 millions de tonnes d'équivalent CO2 annuelles. C'est la première fois que sont intégrées les émissions extraterritoriales, dues par exemple à des biens qui sont consommés dans le canton mais produits ailleurs.
Par rapport au bilan de 2015 (donc sans les émissions extraterritoriales), les émissions ont augmenté de 1,7% dans le canton de Vaud. En tenant compte de l'augmentation de la population, soit en calculant les émissions par habitant, une baisse de 2,6% a toutefois été constatée.
Par secteurs, les bâtiments (-5,1%) et l'agriculture (-0,8%) ont moins pollué entre 2015 et 2019. Le transport individuel motorisé a, revanche, émis davantage de gaz à effet de serre (+7,3%). "Les Vaudois ont davantage parcouru de kilomètres avec leur voiture", a résumé Yvan Rytz, le délégué cantonal au Plan climat.
Selon lui, il est difficile de prévoir ce qu'il ressortira du prochain bilan, qui sera publié en 2027 sur la base des chiffres de 2025. S'il table sur "un recul important" des émissions dues aux bâtiments, il reconnaît que les projections sont compliquées en matière de mobilité. "Ce qui est sûr, c'est que, de manière globale, nous arriverons une baisse des émissions par habitant", a-t-il affirmé.
Deux nouveaux crédits
Jeudi également, Béatrice Métraux a dévoilé deux nouveaux crédits en lien avec le Plan climat, fraîchement validés par le Conseil d'Etat et sur lesquels le Grand Conseil devra encore se prononcer. Le premier, de 4,5 millions de francs, vise à renforcer les points d'eau et les espaces verts dans les zones urbaines.
Ces subventions visent notamment à soutenir les communes de moins de 6000 habitants en leur permettant de planter davantage d'arbres. Il est également prévu d'encourager les actions de "dégoudronnage", a relevé Catherine Strehler Perrin, cheffe de la Division biodiversité et paysage.
Le deuxième crédit, de 2,8 millions de francs, concerne les alarmes à la population face aux risques climatiques. Il prévoit notamment de mettre sur pied des messages d'alerte par téléphone aux personnes se situant dans une zone menacée. Il est aussi prévu former les communes en gestion de crise ou encore d'installer des points de rencontre en cas d'urgence.
A noter finalement que le canton de Vaud penche déjà sur un Plan climat de deuxième génération. Il est attendu pour 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Samedi du partage: la demande est toujours plus forte à Genève (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
En 2025, plus de 17’000 personnes ont eu recours à l’aide alimentaire à Genève. Pour les aider, la Fondation Partage relance son opération “Samedi du partage” vendredi et samedi dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg.
Ce week-end, on pense à prendre son cabas rose à l'entrée du supermarché!
L’opération "Samedi du partage" se tient les 8 et 9 mai, vendredi et samedi dans les cantons de Genève, Vaud et Fribourg. Et plus que jamais, chaque don compte.
Il y a quelques semaines, la Fondation Partage publiait ses chiffres pour 2025. Et le constat est édifiant. Le nombre de bénéficiaires a augmenté de 10%. Ce sont plus de 17'000 personnes qui ont eu recours à l’aide alimentaire à Genève, contre 15'400 l’année précédente. L’année passée, 3'760 tonnes de produits ont été distribuées.
Ces collectes du "Samedi du partage" sont très importantes pour la Fondation Partage, mais elles sont loin de représenter la majorité des dons.
Maud Bonnet, directrice de la Fondation Partage:
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
"Aujourd'hui, les achats constituent près de 75 % de nos ressources. Cela signifie que pour l'ensemble des produits d'hygiène et des denrées alimentaires fournis, nous devons désormais compléter massivement nos stocks par des voies commerciales. Cette situation s'explique par le fait que nos collectes habituelles et les dons ne représentent plus que 25 % de ce qui nous est demandé pour la distribution."
Face à cette demande qui grandit, est-il envisageable de faire une journée de plus?
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
"Une journée supplémentaire n'est pas envisageable car nous mobilisons déjà près de 5000 bénévoles sur les deux éditions annuelles. Il faut donc être en mesure de coordonner tout ce personnel et de s'accorder sur les disponibilités des différentes enseignes partenaires. En revanche, nous multiplions nos appels aux dons en dehors des éditions du "Samedi du partage".
La Fondation tente de trouver des solutions comme développer de nouveaux partenariats avec des entreprises ou la récupération d’invendus.
Retrouvez l'interview de Maud Bonnet en intégralité ci-dessous:
Maud Bonnet
Directrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Maud BonnetDirectrice de la Fondation Partage
Lors de la dernière édition en novembre 2025, le "Samedi du partage" a récolté 329 tonnes de produits de première nécessité (205 tonnes à Genève, 93 tonnes dans le canton de Vaud et 31 tonnes à Fribourg).
Pour rappel, les produits les plus utilises dont les denrées alimentaires non périssables et des produits d'hygiène de base, comme de la confiture, du café, des céréales, du sucre, de la farine, du riz, des conserves ou des couches pour bébé.
En 1980 aux Etats-Unis, le petit Chris est devenu le premier enfant à avoir pu réaliser son rêve.
Ce mercredi 29 avril à Genève, le Jet d’Eau et la façade du Mandarin Oriental seront illuminés en bleu, la couleur de Make-A-Wish. La Fondation réalise les rêves des enfants malades.
En ce mercredi 29 avril, nous célébrons la Journée mondiale des vœux. Une date particulièrement importante pour la Fondation Make-A-Wish qui réalise les rêves des enfants malades.
C’est le 29 avril 1980 que le tout premier vœu a été exaucé par la fondation aux Etats-Unis. Chris, 7 ans, était atteint de leucémie et il a pu pendant un jour se glisser dans la peau d’un policier.
Par la suite, ce mouvement est devenu mondial. La fondation en Suisse a été créée en 2003. Plus de 1000 vœux ont été réalisés depuis. Environ 800 enfants sont atteints chaque année d’une maladie grave en Suisse. En 2025, 110 projets ont été menés mais la fondation aimerait faire plus.
Les raisons de cet écart expliqués par Nathalie Martens-Jacquet, la directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
"Tout le monde ne connaît pas encore notre action. Comme nous ne disposons pas de listes de contacts, il nous est difficile d'atteindre directement nos bénéficiaires dès le début. Ce sont donc les familles qui doivent nous solliciter, mais beaucoup ignorent qu’elles ont cette opportunité ou n’osent pas faire la démarche."
Les demandes des enfants sont diverses, comme l'explique Nathalie Martens-Jacquet:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
"Ces derniers mois, nous avons eu des demandes pour aller admirer des aurores boréales ou voir des baleines dans leur milieu naturel. L'objectif est de s'immerger complètement dans un autre monde."
À Genève, cette journée sera marquée par plusieurs moments symboliques. Ce mercredi soir le Jet d’Eau et la façade du Mandarin Oriental s’illumineront en bleu, la couleur internationale de Make-A-Wish.
Depuis 46 ans, la fondation Make-A-Wish est présente dans près de 50 pays et ce sont plus de 650’000 vœux d’enfants qui ont pu être réalisés. Il est possible de la soutenir en faisant notamment des dons.
Retrouvez l'interview de Nathalie Martens-Jacquet, la directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse, en intégralité ci-dessous:
Nathalie Martens-Jacquet
Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Nathalie Martens-Jacquet Directrice de la Fondation Make-A-Wish Suisse
Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival, regarde vers l'avenir avec l'affiche 2026 du couturier valaisan Kevin Germanier (KEYSTONE/Gabriel Monnet)
Le Montreux Jazz Festival s'apprête à célébrer sa 60e édition du 3 au 18 juillet 2026. Pour ce jubilé, Mathieu Jaton et son équipe de programmation frappent fort en réintégrant un Centre de Congrès (2m2c) entièrement rénové. Entre les adieux symboliques à la scène du lac et le retour de piliers comme Sting ou Deep Purple, cette édition s'annonce comme un trait d'union. Mathieu Jaton et le programmateur Rémi Bruggmann vous dévoile les dessous de ce rendez-vous, en version longue.
Mathieu Jaton
CEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Rémi Bruggmann
Programmateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Pour Mathieu Jaton, CEO du festival, ce soixantième anniversaire est une occasion unique de regarder dans le rétroviseur tout en projetant l'événement vers l'avenir. «C’était une volonté, un choix, il y a des évidences qui célèbrent un 60e [...] de créer cette balance qui est très Montreux, c’est-à-dire à la fois le patrimoine mais aussi l’innovation et ce qui fait la musique de demain» explique-t-il.
Le 2m2c: un écrin à 60 millions pour une acoustique retrouvée
Après deux ans de travaux et des éditions "hors-murs" qui ont marqué les esprits, le festival retrouve son quartier général. La rénovation du Centre de Congrès, chiffrée à 60 millions de francs, n'est pas qu'un simple ravalement de façade. Le 2m2c a été repensé pour offrir une expérience plus fluide et immersive aux 250'000 festivaliers attendus.
Mathieu Jaton souligne que ce retour ne signifie pas un retour en arrière.
«On retourne au Centre de Congrès, certes, mais ce n'est plus le Centre de Congrès d'avant. Il y a de nouveaux lieux, de nouvelles expériences qu'on a acquises pendant ces deux années de déménagement»
Parmi ces nouveautés, le festival inaugure un club électro intérieur aménagé sur deux étages au cœur du bâtiment. À l'extérieur, le Parc Vernex se transforme en lieu de villégiature estival avec un accès direct au lac, permettant aux festivaliers de se baigner pour la première fois, du moins de manière officielle.
L'Auditorium Stravinski et le Montreux Jazz Lab retrouvent leur rôle central, offrant ce confort acoustique et cette proximité qui font la signature de Montreux.
Les légendes au rendez-vous
La programmation de ce jubilé, pilotée par Rémi Bruggmann et David Torreblanca, fait la part belle aux artistes qui ont écrit les plus belles pages du festival. Deep Purple, qui a composé Smoke on the water après un incendie durant le concert de Frank Zappa, marquera son retour pour ce 60e, une présence quasi obligatoire selon Mathieu Jaton. Sting, invité pour la neuvième fois, se produira le 4 juillet. Mathieu Jaton insiste sur la pertinence de ces choix.
«Il n'y a pas de limite d'âge, c'est la limite du talent. Et quand ces artistes sont aussi brillants sur scène, ils continueront de venir au Montreux Jazz Festival»
L'édition 2026 réserve aussi des premières historiques, comme la venue des Isley Brothers. Actifs depuis les années 50, les frêres de Cincinnati fouleront la scène du Stravinski le 11 juillet, prouvant que Montreux reste une destination de rêve pour les géants de la soul.
La clôture du festival, le 18 juillet, a été confiée à deux monstres sacrés: Van Morrison et James Taylor. Un symbole fort pour Mathieu Jaton.
«James Taylor, on le voit très peu [...] avoir ces deux monstres qui vont clôturer cette édition, je trouve que c’était un beau symbole»
La nouvelle garde sacrée
Si le patrimoine est à l'honneur, le festival continue de parier sur les talents qui explosent. La chanteuse britannique RAYE, véritable muse de l'ère moderne du festival, ouvrira le Stravinski pour la troisième année consécutive. Mathieu Jaton ne tarit pas d'éloges à son sujet
«C’est l’égérie du Montreux Jazz Festival [...] elle sait tout faire, il n’y a qu’à voir les derniers tubes qu’elle sort»
Pour cette soirée d'ouverture, elle bénéficiera d'une "carte blanche" totale et promet une métamorphose scénique de la salle
Lewis Capaldi fera également son grand retour le 14 juillet. Après avoir ému le monde entier par sa résilience face à ses problèmes de santé, le songwriter écossais revient à Montreux en artiste consacré. Rémi Bruggmann rappelle l'importance de ces fidélités.
«Cette relation qu’on arrive à créer, ils nous la renvoient, ils y sont sensibles, et c’est aussi une des raisons pour lesquelles ils reviennent»
Une affiche haute couture
Pour marquer visuellement ce cap, le festival a confié son affiche au créateur valaisan Kévin Germanier. C'est la première fois qu'une affiche du MJF est entièrement brodée. Composée de 60'000 perles et sequins recyclés, cette œuvre monumentale sur velours noir rend hommage aux couleurs de Jean Tinguely tout en affirmant une modernité radicale. Une métaphore scintillante d'un festival qui, avec un budget de 30 millions de francs pour 2026, refuse la standardisation pour préserver sa singularité.
Entretiens réalisés par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA
Dévoiler sa schizophrénie à une intelligence artificielle plutôt qu’à un humain. Un thème qui sera abordé lors des Journées de la Schizophrénie, qui se tiennent dès samedi 14 mars et jusqu’au 21 mars prochain. L'objectif: mieux informer sur cette maladie et briser les préjugés qui l’entourent.
En Suisse, environ 85'000 personnes vivent avec la schizophrénie. Et pourtant, le diagnostic arrive souvent tard. En moyenne, la maladie est identifiée avec sept ans de retard, alors même que les premiers signes apparaissent généralement entre 15 et 25 ans. Cette année, l’accent est justement mis sur les jeunes: comment les encourager à parler plus tôt et à demander de l’aide? Beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui tendance à se confier d’abord à une intelligence artificielle plutôt qu’à un être humain. Faut-il s’en inquiéter? Pas forcément, explique Jean-Christophe Leroy, directeur général de l’association PositiveMinders, à l’origine de ces Journées de la schizophrénie.
Jean-Christophe Leroy
Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
"On s'aperçoit que l'IA, elle sait interagir avec la personne à tout moment du jour et de la nuit."
L’IA ne peut, toutefois, pas tout remplacer. Un cadre médical reste indispensable: ces outils peuvent se tromper, conduire à de mauvaises interprétations, ou encore retarder une consultation. Sans oublier la question des données personnelles, parfois livrées très librement.
Pour Jean-Christophe Leroy, l’enjeu serait plutôt d’entraîner ces intelligences artificielles afin qu’elles puissent devenir, à terme, de véritables outils de santé publique.
Jean-Christophe Leroy
Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
Jean-Christophe Leroy Directeur général de PositiveMinders
"Il faut apprendre aux IA les bons comportements"
"Le bon moment"
Dévoiler sa schizophrénie n'est jamais facile. L'association profite de ces Journées pour lancer une campagne nationale de sensibilisation intitulée "Le bon moment". Elle illustre les pires moments pour se dévoiler tout en soulignant le rôle que chacun peut jouer pour faciliter la prise en charge des troubles de santé mentale. Pour la visionner rendez-vous ici.
Les Journées de la schizophrénie se tiennent du 14 au 21 mars. Au programme: projections de films, conférences, portes ouvertes et rencontres. Des événements organisés dans plusieurs pays francophones, et aussi chez nous. A Lausanne, l'association Espace d’ateliers, une association qui développe des ateliers d’art-thérapie et d’expression créative, organise une journée portes ouvertes le samedi 21 mars.
Plus de 3000 personnes ont répondu à l'appel du collectif de la Grève féministe Vaud pour manifester "contre les guerres impérialistes" samedi à Lausanne. La mobilisation s'est tenue à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars.
"Face aux politiques austéritaires qui détruisent nos vies et financent les guerres impérialistes": à l'appel de ce slogan, les manifestantes et manifestants avaient rendez-vous vers la Cathédrale dès 14h30. L’esplanade a peu à peu pris des couleurs et accueilli discours et slogans chantés.
“Pas de féminisme sans anti-militarisme. Pas de paix sans justice sociale", s’est exclamée une affiliée au collectif. “Soutien à tous les peuples qui résistent”, s’est alignée une autre manifestante.
"Nous affirmons qu’une autre vision du monde est possible: féministe, écologiste, sociale, antimilitariste, anticoloniale et internationaliste", résume le tract distribué. A cet égard, les revendications criées sont nombreuses: davantage de moyens pour les soins, les services publics et la prévention contre les violences sexistes et sexuelles, davantage de places en crèches ou encore la fin des politiques d’austérité.
Plusieurs mobilisations en Suisse
Le cortège teinté de violet est parti peu avant 15h40 en direction du Pont Bessières, il a rejoint Saint-François avant de terminer sa course vers 17h00 à l'Esplanade de Montbenon. Pancartes colorées, musiques et slogans féministes ont rythmé la mobilisation, qui a, selon un décompte de Keystone-ATS, rassemblé plus de 3000 personnes, 1200 selon la police municipale lausannoise.
A Zurich aussi, près d'un millier de femmes ont manifesté à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, parfois adoptée comme "Journée internationale des luttes féministes" par ces milieux. D'autres manifestations ont également lieu dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats