Ils sont coupables, mais trop vieux et malades pour retourner en prison. La cour d'assises de Paris a prononcé vendredi soir des peines très clémentes contre les "papys braqueurs" de Kim Kardashian, "satisfaite" du verdict et pressée de "tourner la page".
"Les peines sont assez peu sévères", reconnaît à la fin de son verdict le président David De Pas. Bien en deçà en tout cas de celles requises par l'accusation, qui avait réclamé 10 ans de prison à l'encontre des braqueurs entrés dans l'hôtel de Kim Kardashian la nuit du 2 au 3 octobre 2016, en pleine Fashion week.
"Elles ont été pensées à distance de cet événement grave", en prenant en considération "le temps écoulé" - neuf ans - et l'état de santé des principaux protagonistes qui "interdit éthiquement d'incarcérer quiconque", déclare le magistrat devant les accusés émus, qu'il avait fait se lever pour entendre la décision.
Une fois l'audience terminée, chacun a enlacé ses proches, avant de sortir peu à peu de la salle soulagé et souvent avec le sourire, en emportant les gros sacs et valises qu'ils avaient préparés dans l'éventualité d'une incarcération.
Kim Kardashian s'est immédiatement dite "satisfaite" du verdict tout en déclarant vouloir "tourner la page". "Je suis profondément reconnaissante envers les autorités françaises d'avoir rendu justice dans cette affaire. Ce crime a été l'expérience la plus terrifiante de ma vie", a expliqué la reine des influenceuses dans un communiqué transmis par ses avocats.
Quatre hommes ont été reconnus coupables d'avoir braqué et séquestré la superstar américaine dans sa chambre, arme au poing, pour la dépouiller de neuf millions d'euros de bijoux. Le cerveau du braquage, 69 ans, sourd et quasiment muet, souffrant du dos et de diabète, a été condamné à huit ans de prison dont cinq avec sursis. Pour la partie ferme, la cour a ordonné une confusion avec une autre peine, ce qui signifie qu'il ne retournera pas en prison. Il a lentement quitté le palais de justice, au son du cliquetis de sa canne qui a rythmé les quatre semaines de procès.
"Verdict d'apaisement"
Les trois autres "opérationnels" du braquage se sont vu infliger une peine de sept ans dont deux ferme (déjà couverte par leur détention provisoire): un homme de 69 ans, qui suit en ce moment une chimiothérapie et a dû être hospitalisé ces derniers jours - il était absent pour le verdict. Un compice de 71 ans, qui a "assumé" avoir fait le guet le soir des faits. Et le jeunot de la bande (35 ans), qui explose en sanglots en comprenant qu'il n'ira pas en prison.
Même si "vous n'avez pas frappé, vous avez fait peur", "vous avez fait du mal", "vous avez traumatisé de façon sans doute durable", insiste le président. Mais "aucun d'entre vous n'a fait parler de lui sur ces neuf années", et "vous avez globalement reconstruit votre vie et fait les démarches pour vous réinsérer".
La défense a salué un "verdict d'apaisement". "Cette décision est aussi la preuve que la justice peut réparer véritablement autrement que par la prison", a réagi Me Chloé Arnoux, l'avocate du cerveau.
La cour a enfin considéré qu'il n'y avait pas de "taupe" derrière ce casse spectaculaire. Et acquitté en conséquence le frère du chauffeur de Kim Kardashian et son ami, accusés d'avoir transmis de précieuses informations sur l'emploi du temps de la star pendant son séjour parisien.
L'avocate générale avait bien tenté, dans ses réquisitions, de convaincre les magistrats professionnels et surtout les jurés populaires de ne pas se fier aux "rides rassurantes" des "vieux messieurs et dame" comparaissant libres sur le banc des accusés. Au moment des faits, ils étaient "des braqueurs chevronnés du grand banditisme" au casier judiciaire chargé, pas des "pieds nickelés". "La réalité, c'est qu'ils ont monté un coup et qu'ils ont réussi", avait martelé l'avocate générale Anne-Dominique Merville.
Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, Kim Kardashian avait accepté les excuses du principal accusé.
"Je vous pardonne" même si "ça ne change rien au traumatisme", "je crois à la deuxième chance", lui a dit émue celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l'a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions d'abonnés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
L'acteur suisse Jean-Luc Bideau pose lundi 3 aout 2026 à Genève. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Jean-Luc Bideau reçoit samedi un prix pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Locarno, où il présente hors compétition "Ah que le bonheur est proche !" de François-Christophe Marzal. À 86 ans, l'acteur genevois évoque un parcours sans nostalgie mais avec lucidité.
Face à cette double actualité, "bien sûr que je suis flatté", a-t-il confié à Keystone-ATS qu'il a reçu avec son épouse Marcela Salivarova Bideau dans leur appartement, situé dans l'agglomération genevoise.
Figure du nouveau cinéma suisse, Jean-Luc Bideau considère qu’une improvisation dans un film de Michel Soutter a joué un rôle décisif dans sa carrière. Réalisateur genevois, Soutter (1932-1991) était l’un des membres fondateurs du Groupe 5, aux côtés d’Alain Tanner, Claude Goretta, Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange. Ce collectif a incarné le renouveau du cinéma suisse romand dès la fin des années 1960, avec le soutien de la Télévision suisse romande.
Bideau donne un visage à cette époque
"On a fait ce film, "James ou pas" (1970), qui était, comme tous ceux de Soutter très poétiques et difficile à suivre. Il me dit: "Fais une impro." Alors je me lance sur le foot, puis une autre sur le Palais de Chaillot en improvisant sur la manière dont on y entre", explique-t-il.
"Je pense que ces scènes ont marqué Tanner et Goretta, qui m'ont ensuite engagé pour "La Salamandre" avec Bulle Ogier (1971), puis pour "L'Invitation" (1973)".
L'acteur a tourné à l'international sous la direction de réalisateurs prestigieux, dont Claude Chabrol et Costa-Gavras, et participé à des succès populaires tels que "Et la tendresse ?... Bordel !" (1979). Mais il reconnaît avoir parfois nui à son propre parcours en acceptant trop de projets alimentaires.
"Je n'ai pas fait gaffe"
"J'ai fait des conneries, des télés inutiles. Ma personnalité a été un peu effacée par tous ces trucs pour gagner ma vie." Avec le recul, il estime que les acteurs américains protègent davantage leur image. "Moi, je n'ai pas fait gaffe."
Parmi tous ses rôles, il garde une affection particulière pour "Belle" (1973) d'André Delvaux. "J'aimais beaucoup ce personnage complètement dépassé par les événements, qui tombe amoureux d'une femme dont on ne sait pas si elle existe ou si c'est un fantasme."
Le comédien genevois évoque également "L'Invitation" de Claude Goretta, une satire sociale sur la vie de bureau, qui reçoit le prix du jury en 1973 à Cannes, comme un moment de liberté rare. "Là, je faisais ce que je voulais. Je me suis complètement livré."
Si le cinéma reste son médium de prédilection, Bideau revendique une approche instinctive du métier. "Je ne suis pas un acteur qui étudie son rôle. J'apprends très mal mes textes et, petit à petit, je rentre dans le personnage." Il ajoute que tout dépend ensuite du metteur en scène. "Il faut tomber sur quelqu'un qui sait exiger quelque chose de vous."
Cette exigence, il la retrouve chez son épouse Marcela, qui a notamment signé une mise en scène remarquée à la Comédie-Française, qui permettra à Bideau d'y entrer comme sociétaire. L'acteur lui attribue une influence déterminante. "Elle connaît surtout mes défauts", s'amuse-t-il.
"Je veux toujours tourner"
Présenté à Locarno, "Ah que le bonheur est proche !" pourrait être l’un des derniers grands rôles de Jean-Luc Bideau au cinéma, même si l’acteur ne ferme pas la porte à de nouvelles propositions. "Je veux toujours tourner, mais je suis un peu épuisé", explique-t-il.
Le projet, dont le "pitch" de départ est revendiqué par Marcela, a connu plusieurs versions avant d’aboutir au film réalisé par François-Christophe Marzal. Jean-Luc Bideau y incarne un acteur vieillissant qui interprète Don Quichotte et dont les trous de mémoire commencent à inquiéter son entourage.
Aujourd'hui encore, Jean-Luc Bideau continue de regarder les films avec les yeux d'un acteur. "L'histoire ne m'intéresse pas tellement. Je regarde le jeu." Et s'il devait recevoir un ultime cadeau après cet hommage locarnais, il serait simple: "Il suffit que de nouveaux réalisateurs me contactent pour un autre film."
La ministre de la culture Elisabeth Baume-Schneider a défendu vendredi à Locarno le financement public de la culture, le plurilinguisme et le dialogue entre artistes et politiques. Maja Hoffmann, présidente du Festival, a plaidé pour une culture qui recrée du lien.
Le dialogue a failli ne jamais avoir lieu. Quelques minutes avant le début de la rencontre organisée sur le Monte Verità, au-dessus de Locarno, la plateforme en bois accueillant une partie des représentants politiques et culturels s'est partiellement effondrée.
Stupéfaits, les invités ont pu évacuer les lieux sans difficulté, mais une personne a été blessée. Après une brève interruption et la recherche d'un nouvel emplacement dans le parc de Monte Verità, la conversation entre la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider et la présidente du Festival du film de Locarno, Maja Hoffmann, a pu avoir lieu, avec les questions du curateur Hans-Urich Obrist.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Dès samedi et jusqu'au 30 août, Genève Rêve d'Eau prendra ses quartiers au Jardin anglais. Cette nouvelle manifestation estivale gratuite propose des spectacles mêlant eau, lumière et musique tous les soirs de la semaine dès 21h30. Des food trucks et bars seront ouverts dès midi.
Plusieurs spectacles de 20 minutes seront proposés pendant 24 jours, deux du dimanche au jeudi et trois les vendredis et samedis, indiquent les organisateurs, les sociétés NEPSA et G.U.S, spécialisées dans l'événementiel. Plus de 50 buses seront programmées, et les jets d'eau pourront atteindre 40 mètres de hauteur, éclairés par une trentaine de projecteurs, avec des effets laser.
En dehors de ces grands spectacles nocturnes, des animations aquatiques de quatre minutes auront aussi lieu la journée, toutes les demi-heures dès 12h00. Et une soirée dansante avec des DJ de la scène locale est prévue le 22 août.
Animer la rade
Après la disparition de plusieurs animations estivales, dont les emblématiques Fêtes de Genève en 2018, Genève Rêve d'Eau entend redonner vie à la rade avec une expérience unique et populaire. Le projet vise aussi à soutenir les acteurs locaux et à renforcer l'attractivité touristique de la ville.
Soutenue notamment par la Ville et le canton de Genève, la manifestation amène en Suisse romande le concept de spectacles aquatiques présenté à Thoune (BE) et à Zoug par la société alémanique G.U.S. A Genève, les organisateurs ont pour ambition de transformer cette première édition en un rendez-vous annuel.
https://geneve-revedeau.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Diego Maradona était, dans ses tout derniers jours, prostré dans son lit, perclus d'oedèmes, a raconté son masseur jeudi au procès des circonstances de sa mort en 2020. L'ancienne vedette du football argentin apparaissait comme résignée, a-t-il ajouté.
Maradona "ne se levait pas du lit. Il ne voulait pas manger. Il ne voulait pas se laver. Il ne voulait pas s'occuper de son hygiène", a raconté Nicolas Taffarel. Il a assuré avoir alerté à l'époque l'entourage médical de l'ex-footballeur qu'il devrait être davantage présent et passer "tous les jours", comme dans un message audio diffusé à l'audience.
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) de cette équipe médicale sont jugés depuis la mi-avril à San Isidro, au nord de Buenos Aires, pour potentielles négligences ayant contribué à la mort de Maradona.
"Je signalais les situations que je voyais chez lui et je ne voyais pas d'action concrète ni de résolution rapide", a poursuivi le masseur, au bord des larmes en évoquant Maradona, avec qui il avait noué une proche relation. "Il était gonflé, les jambes enflées", s'est souvenu M. Taffarel.
Mort le lendemain
"Les médecins me disaient de me calmer, que ces situations allaient passer. Avec la nervosité, on fait confiance. On se dit que ça va passer, que tout va se résoudre. Mais ça n'est pas passé".
Le 24 novembre, un jour avant la mort de Maradona, Nicolas Taffarel raconte l'avoir sollicité en vain pour qu'il se déplace et prenne quelques matés (infusions).
"Il m'a dit: 'Je ne veux rien, Taffita. Ça y est'. Je lui ai demandé: 'Comment ça, ça y est?' et il m'a répondu: 'Rien, ça y est'", en citant les mots ambigus de Maradona - "ya esta" pouvant se comprendre comme "c'est bon" ou "c'est fini".
Maradona est mort le lendemain à 60 ans, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un oedème pulmonaire, seul sur son lit d'une maison à Tigre louée pour une convalescence post-opératoire.
Lors de l'audience, l'infirmier Ricardo Almiron, l'un des accusés, a également témoigné. Interrogé par son avocat, il a déclaré avoir, la veille du décès, contrôlé les signes vitaux de Maradona, qui "présentait une légère tachycardie".
M. Almiron a dit l'avoir vu aller aux toilettes vers deux heures du matin et avoir quitté la maison le 25 novembre à 06h30. "Avant de partir, j'ai vérifié discrètement et il se reposait bien. Il respirait de façon rythmique, avec de bons mouvements thoraciques", a-t-il affirmé.
L'aspect horaire est clef, car selon des témoignages de médecins-légistes au procès, la mort est survenue après plusieurs heures d'agonie, même si les expertises ne s'accordent pas sur la durée. Le décès serait survenu entre la matinée et la mi-journée.
Les accusés, qui encourent jusqu'à 25 ans de prison, nient toute responsabilité. Le procès pourrait s'étirer au-delà d'août.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
La pianiste Beatrice Berrut et le vice-champion olympique de patinage artistique Stéphane Lambiel se sont à nouveau associés cet été. L'espace de deux soirs - jeudi et vendredi -, ils présentent à Champéry (VS) un spectacle sur glace.
Après le succès de "L’Apprenti Sorcier" en 2024, Beatrice Berrut et Stéphane Lambiel ont choisi de poursuivre leur collaboration avec une nouvelle création originale mêlant musique et patinage artistique. Intitulé "L'Arbre de Lumière", cette production, présentée dans le cadre des "Rencontres musicales" de la station chablaisienne, se veut immersive.
La musique, jouée en direct, y dialogue avec le mouvement sur glace, transformant la patinoire en un vaste espace poétique. Contrairement à il y a deux ans, Beatrice Berrut s'est également produite en tant que chanteuse, elle qui a installé son piano sur la glace du Palladium, pour ces deux représentations.
La résilience et l'espoir
Conçu comme un récit symbolique, "le spectacle traverse l’histoire de l’humanité à rebours: d’une scène de guerre et de désolation, il chemine progressivement vers la paix, l’amour et la lumière", expliquent les auteurs,. "A la croisée de l’art et du sport, "L’Arbre de Lumière" veut célébrer la résilience et l’espoir et proposer une expérience forte et fédératrice, portée par un message universel."
Outre Stéphane Lambiel, double champion du monde (2005 et 2006), plusieurs anciens ou actuels patineurs ont griffé la glace du Palladium de Champéry jeudi soir. Parmi eux, l'Italienne Carolina Kostner (championne du monde 2012), le Letton Deniss Vasiljevs (3e des Européens 2022), la Japonaise Satoko Miyahara (vice-championne du monde 2015) et le Schaffhousois Lukas Britschgi (champion d'Europe 2025).
Avec de jeunes talents
Stéphane Lambiel n'est pas à son premier spectacle mêlant musique et patinage artistique. Outre diverses prestations à "Art on Ice", il avait notamment créé en 2014 le spectacle "Ice Legends" à Genève, l'année de la création à Champéry de la Skating School of Switzerland, dédiée aux jeunes talents du monde entier.
Une douzaine d'élèves de son école ont pu participer au spectacle présenté jeudi soir. Ils seront à nouveau sur la glace vendredi pour une seconde représentation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats