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Scènes chaotiques au Parlement de Hong Kong

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Les opposants ont manifesté leur désaccord au Parlement pendant le discours de politique générale de la chef de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam. (©KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN)

La chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a été contrainte mercredi d’arrêter son discours de politique générale après avoir été chahutée par des parlementaires. Le Parlement a été le théâtre de scènes chaotiques.

Le discours de politique générale de Carrie Lam était présenté comme une tentative pour reconquérir la confiance de la population après plus de quatre mois d’une crise politique sans précédent. Mais des parlementaires pro-démocratie l’ont huée, l’obligeant à quitter le conseil législatif (« LegCo »), le Parlement local.

Cette allocution était très attendue, après un été de manifestations et d’actions quasi quotidiennes pour demander notamment des réformes démocratiques, sur fond de dénonciation de l’ingérence grandissante des autorités centrales chinoises. Elle a au contraire souligné une nouvelle fois la profonde division de la société hongkongaise.

Mme Lam a tenté à deux reprises de prononcer son discours annuel devant une assemblée qui s’était ouverte pour une nouvelle session d’environ trois mois.

Des parlementaires pro-démocrates l’ont huée alors que l’un d’eux projetait des slogans du mouvement de protestation avec un projecteur de poche sur le mur situé derrière Mme Lam, qui se tenait debout sur un podium. Après avoir échoué une seconde fois à prononcer son allocution, la dirigeante a quitté le bâtiment en compagnie de sa garde rapprochée.

Diffusion par vidéo

Ses services ont indiqué que le discours de la chef de l’exécutif serait diffusé ultérieurement dans une vidéo pré-enregistrée. La pression était immense mercredi matin pour Carrie Lam dont le niveau de popularité est historiquement bas.

L’annonce d’une batterie de mesures économiques et sociales était notamment attendue afin d’apaiser une partie de la colère de la population, dont le niveau de vie est de plus en plus bas.

Il apparaissait cependant peu probable qu’elle fasse d’importantes concessions politiques aux manifestants. Carrie Lam et Pékin ont à plusieurs reprises rejeté ces revendications et peinent à trouver une issue à la crise.

La mobilisation est née du rejet d’un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine. Ce texte a depuis été retiré, mais trop tardivement selon les manifestants qui ont depuis considérablement élargi le champ de leurs revendications.

Depuis lors, l’ex-colonie britannique traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions parfois violentes pour dénoncer un recul des libertés, exiger des réformes démocratiques et dénoncer une riposte policière jugée brutale par les contestataires.

Des « conséquences » pour les Etats-Unis

Réagissant à un vote de la chambre des représentants américaine en faveur des libertés civiles à Hong Kong, la Chine a, quant à elle, exprimé son « extrême indignation ». « Nous appelons les Etats-Unis […] à cesser immédiatement de se mêler des affaires de Hong Kong et des affaires intérieures de la Chine », a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise.

Il a averti que le vote des représentants américains aurait pour conséquence « des mesures énergiques » de la part de la Chine, sans préciser lesquelles.

La chambre des représentants a adopté mardi une « loi sur les droits de l’homme et la démocratie à Hong Kong » qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique.

Le texte, qui doit encore être discuté au Sénat, conditionnerait le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits civils de la part des autorités hongkongaises. Il prévoit également des sanctions pour tout responsable qui abolirait « des libertés fondamentales » dans ce territoire semi-autonome.

 

Source / ATS.

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Genève: les grévistes du climat devant la justice pour une visite guidée humoristique

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@breakfree

Les activistes du climat se retrouvent devant la justice genevoise ce mardi à 15 heures pour avoir sillonné la ville à la découverte des entreprises polluantes dans une visite guidée appelée le « Tourisme du pire ». Ils contestent l’amende de 650 francs devant le Tribunal de police.

650 francs ! C’est le montant de l’amende dont ont écopé les grévistes du climat à Genève pour avoir fait une visite touristique d’un genre un peu spécial. Ils se retrouvent devant le tribunal de police demain mardi pour avoir effectué une visite guidée appelée le « Tourisme du pire ». En septembre 2019,  une vingtaine de personnes ont déambulé dans les rues de Genève et fait le tour des entreprises les plus polluantes installées dans la ville du bout du lac. Les explications de Myriam Grosse, elle membre du collectif Breakfree et de la grève climat Genève.

Myriam Grosse Membre du collectif Breakfree et de la grève du climat

Ils ont reçu une amende de 650 francs « pour refus d’obtempérer à la police lors d’une manifestation non autorisée ». Pour les grévistes du climat, la visite guidée n’était pas interdite et ce n’était pas une manifestation. Myriam Grosse.

Myriam Grosse Membre du collectif Breakfree et de la grève du climat

Ce 21 septembre 2019, après s’être arrêté devant le Crédit suisse et l’UBS qu’ils accusent d’investir massivement dans les énergies fossiles, les grévistes du climat se rendent chez Black Rock, la plus importante société gestionnaire d’actifs au monde, au passage des Lions. Et c’est là que la police intervient. Elle prend l’identité de Téo, comme l’explique Myriam Grosse.

Myriam Grosse Membre du collectif Breakfree et de la grève du climat

Selon les grévistes et le collectif Breakfree, ce n’est pas la première visite touristique du pire que Genève a connu. En 2003 et en 2012, d’autres avaient déjà eu lieu. Le but est d’alerter l’opinion publique sur les agissements de ces sociétés.

Myriam Grosse Membre du collectif Breakfree et de la grève du climat

De nombreux mouvements aux Etats-Unis s’élèvent contre BlackRock pour que la société de gestion d’actifs se montre plus responsable, selon Myriam Grosse.

Myriam Grosse Membre du collectif Breakfree et de la grève du climat

Témoignage et soutien d’une experte du GIEC

Les activistes ont publié sur les réseaux sociaux de nombreux témoignages des participants à la visite touristique du pire. L’experte du GIEC Julia Steinberger a aussi été invitée à s’exprimer. Pour elle, ces entreprises savaient. Ecoutez Myriam Grosse.

Myriam Grosse Collectif Breakfree

Téo est amené à comparaître ce mardi à 15 heures au tribunal de police. Il conteste l’amende infligée de 650 francs. Il est défendu par Maître Raphaël Leroux, un expert du droit de manifester.

 

 

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Vote des personnes handicapées à Genève: un pas vers l’inclusion

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Les Genevois acceptent à plus de deux tiers la modification constitutionnelle concernant les droits civiques des personnes handicapées. Le Canton devient pionnier en la matière. 

C’est un pas vers l’inclusion pour toutes les personnes différentes. Une large majorité des Genevois ont accepté de modifier la Constitution genevoise en faveur du droit de vote des personnes handicapées. Par près de 75% des voix, ils disent « oui » à la modification qui vise à faire de la capacité de voter, la règle. Genève est pionnier, puisqu’il est le premier canton de Suisse à empoigner ce problème. Les explications de la Présidente du Conseil d’Etat, Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta Présidente du Conseil d'Etat genevois

Cyril Mizrahi, coordinateur de la campagne et Député socialiste au Grand Conseil ne cache pas sa satisfaction. Il pense à toutes les personnes qui vont pouvoir voter et se réjouit pour elles.

Cyril Mizrahi Député au Grand Conseil socialiste

Jusqu’à présent, l’appréciation de la capacité de discernement de la personne était laissé à la discrétion d’un juge. Un procédé inadéquat pour Cyril Mizrahi.

Cyril Mizrahi Député au Grand Conseil socialiste

Genève risque de servir de modèle à toute la Suisse.

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Avusy: le recyclage des matériaux de chantier va devoir déménager

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Les Genevois ont refusé la changement de la zone agricole en zone industrielle à Athenaz dans la commune d’Avusy. L’entreprise de recyclage de matériaux de chantiers, la Sablière du Cannelet a trois ans pour déménager. Un nouveau site ne sera pas évident à trouver selon le Conseil d’Etat genevois. 

Les Genevois ont dit « non» au maintien de l’entreprise de recyclage à Athenaz dans la commune d’Avusy. La Sablière du Cannelet recyclait depuis plus de 20 ans les matériaux de chantiers. Une activité illégale puisque située en zone agricole, mais tolérée par le Canton. Par cette votation il s’agissait de déclasser le terrain en zone industrielle ce que le peuple a refusé de faire par plus de 65% des voix. Le propriétaire de la Sablière du Cannelet a trois ans pour quitter le terrain et le remettre en état. Le Conseiller d’Etat chargé du territoire Antonio Hodgers salue la volonté populaire, mais pour lui, le problème du recyclage reste entier à Genève.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire et de l'environnement

Genève produit environ 600’000 tonnes de déchets de chantier par an. L’entreprise d’Athenaz recycle actuellement 1/4 de ces matériaux. Selon le Conseiller d’Etat, il n’y a pas de place même sur les terrains de la Fondation des terrains industriels, la FTI. Antonio Hodgers

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

Genève incapable de gérer ses déchets

Les communes aux alentours d’Avusy ont voté à 90% non. « Not in My Backyard » comprenez pas dans ma cour est un peu le principe qui a prévalu selon Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

Le Conseiller d’Etat attend des acteurs qui se sont mobilisés contre l’entreprise de recyclage de proposer des solutions. Il reconnaît néanmoins que les Genevois ont sanctionné l’illégalité de la situation.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du territoire

La Sablière du Cannelet s’étend sur 2,5 hectares, une surface pas facile à dégager à Genève à cause de l’exiguïté du territoire.

 

développement suit

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Echec de l’initiative sur les entreprises

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Malgré une campagne offensive, les partisans de l'initiative "pour des entreprises responsables" n'ont pas obtenu la majorité des cantons (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’initiative « pour des multinationales responsables » a fait les frais de la règle de la double majorité. Malgré 50,7% de « oui », le texte qui voulait imposer des règles strictes aux entreprises a été rejeté par plus de la moitié des cantons.

Seuls huit cantons et demi se sont montrés favorables à l’initiative populaire « Entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement ». Le texte a ainsi passé la rampe dans tous les cantons romands, à l’exception du Valais, qui le rejette par 56% des voix. Le Jura l’a plébiscité avec 68,7% de « oui », suivi de Neuchâtel (64,6%), Genève (64,2%), Vaud (59,8%) et Fribourg (56,6%).

Berne a accepté par 54,6% des voix, avec même près de 61% de « oui » dans le Jura bernois et à Bienne. Les habitants de Bâle-Ville ont soutenu le texte à 61,9% de voix, les Zurichois à 52,8% et les Tessinois, à 54,2%.

En Suisse alémanique, les cantons avec de grands centres urbains n’ont pas réussi à faire la différence. Le rejet le plus fort est venu de cantons conservateurs comme Nidwald, Schwyz et Appenzell Rhodes-Intérieures, avec plus de 65% de refus.

Lucerne (56%), St-Gall (57,7%), Glaris (52,9%) et les Grisons (54,2%), où les opposants à l’initiative avaient renforcé leur campagne au cours des dernières semaines, ont aussi refusé le texte, faisant pencher la balance.

Au final, quelque 1,299 million de personnes ont glissé un « oui » dans l’urne. Environ 1,261 million de personnes ont voté « non ».

Contre-projet

Cet échec ouvre la voie à l’entrée en vigueur du contre-projet indirect élaboré par le Parlement. L’initiative populaire exigeait des sociétés qui ont leur siège en Suisse de veiller au respect des droits de l’homme et des normes environnementales internationalement reconnues. Ces sociétés auraient dû effectuer ces contrôles pour leurs activités en Suisse, mais aussi pour celles à l’étranger.

Les multinationales auraient répondu des dommages causés par leurs filiales, mais pas pour les actions de leurs fournisseurs. De grands groupes comme Glencore, Syngenta ou Lafarge-Holcim étaient visés. Si une violation était commise par l’une de leurs filiales à l’étranger, la maison-mère en aurait été tenue responsable, à moins qu’elle ne démontre qu’elle a fait preuve de la diligence requise pour prévenir le dommage.

Règles moins sévères

Le contre-projet indirect ne va pas aussi loin. Adopté par une majorité de centre-droit à l’issue d’une longue bataille au Parlement, cette alternative ne réglemente pas explicitement la responsabilité de la maison-mère pour les entreprises contrôlées à l’étranger. Elle n’introduit pas de nouvelles normes, mais prévoit de nouvelles obligations.

A l’avenir, les entreprises concernées devront rendre un rapport annuel sur leur politique dans le domaine des droits de l’homme et de l’environnement. Elles devront aussi faire preuve d’un devoir de diligence en matière de travail d’enfants et de minerais de la guerre.

En cas d’infraction aux nouvelles obligations de rendre compte des risques que font courir leurs activités commerciales à l’étranger, une amende allant jusqu’à 100’000 francs est prévue.

Longue campagne

L’initiative, déposée en octobre 2016, était soutenue par 130 organisations non gouvernementales, d’aide au développement, de défense des droits de l’homme et de l’environnement. Les initiants ont lancé l’offensive bien avant que la date de la votation ne soit fixée avec des bénévoles engagés dans près de 450 comités régionaux.

Partout, sur les balcons, les fenêtres ou dans les jardins, les banderoles orange pour des multinationales responsables ont fleuri. Les sondages ont longtemps donné l’avantage à l’initiative.

Du côté des partis, la gauche l’a soutenu en bloc, alors que les autres partis se sont montrés plus partagés. Le PVL recommandait le « oui », mais sans faire l’unanimité auprès de tous ses membres. L’UDC et le PLR étaient contre, bien que plusieurs voix dissidentes se soient fait entendre.

Le centre était encore plus divisé. Le PBD recommandait le « oui ». Le PDC y était opposé, avec là aussi plusieurs parlementaires et les jeunes du parti soutenant le texte.

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Financement du matériel de guerre intouché

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L'initiative contre le commerce de guerre n'a pas été acceptée (image symbolique). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les producteurs de matériel de guerre ne verront pas leur source de financement s’amenuiser. Le peuple a rejeté dimanche à 57,45% l’initiative « contre le commerce de guerre ». Le scrutin a été marqué par un roestigraben et un fossé ville-campagne.

Seuls quatre cantons, dont trois romands, ont voté pour le texte. Le canton urbain de Bâle-Ville s’est montré le plus enthousiaste avec 57,92% de « oui ». Le Jura suit avec 55,01%, devant Genève (53,12%) et Neuchâtel (52,57%). Vaud refuse l’initiative du bout des lèvres (50,79%). Près de deux tiers des Lausannois plébiscitent toutefois le texte. Nyon, Morges et Rolle affichent un soutien plus timide.

Les cantons bilingues de Fribourg (54,9%), du Valais (64,62%) et de Berne (54,76%) se sont également opposés au texte. Mais là encore, plusieurs villes ont déposé un « oui » net dans les urnes, comme Fribourg, Berne ou Bienne. La tendance s’observe même Outre-Sarine. Zurich, Lucerne, Soleure, St-Gall ou encore Aarau acceptent l’initiative, malgré un refus cantonal.

Les opposants les plus virulents viennent de Suisse centrale. Nidwald a balayé le texte à 75,18%, devant Schwytz (74,24%) et Obwald (72,58%). Au final, le camp du « non » a rassemblé près d’un million et demi d’électeurs. Et un peu plus d’un million de votants ont glissé un bulletin favorable.

Ethique humanitaire vs. économie

L’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et des Jeunes Verts voulait interdire le financement des producteurs de matériel de guerre dans le monde. La Banque nationale suisse, de même que les fondations et les institutions de prévoyance, n’auraient plus pu financer les entreprises réalisant plus de 5% de leur chiffre d’affaires annuel avec ce matériel.

Les investissements dans le « commerce de la mort » sont contraires à la tradition humanitaire et à la neutralité suisses, ont tenté de faire valoir les initiants, soutenus par la gauche et le PEV, tout au long de la campagne. La place financière suisse, l’une des plus influentes au monde, doit s’en distancier. D’autant plus que l’actuelle interdiction de financement du matériel de guerre prohibé peut facilement être contournée. Sans succès.

Les Suisses ont été plus sensibles aux arguments économiques avancés par les opposants. Outre les grands acteurs, comme RUAG, Airbus ou Boeing, leurs fournisseurs seraient touchés, ont plaidé les partis bourgeois et le gouvernement. De nombreuses entreprises seraient concernées. Les caisses de pension et de l’AVS/AI verraient alors leurs possibilités d’investissement restreintes. Et les rentes vieillesse en seraient impactées, ont-ils pointé.

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