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Santé

A Genève, l’e-cigarette fait de la résistance

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Jusqu’au 4 mars, une récolte de signature est engagée par les professionnels de la cigarette électronique pour contrer par la nouvelle loi qui restreint l’usage de produits assimilés au tabac. En cause: les interdictions de publicité et de fumer dans les lieux publics.

Adoptée par le Grand Conseil genevois le 17 janvier, la loi sur la remise à titre gratuit et la vente à l’emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac (LTGVEAT) vise à protéger les mineurs. Genève, comme Bâle-Ville, a ainsi devancé une loi fédérale encore en discussion à Berne.

Selon la Feuille d’avis officielle, la nouvelle loi genevoise est attaquée par voie référendaire. « Nous contestons deux points fondamentaux: l’interdiction totale de publicité sur le domaine public et l’interdiction de fumer dans les lieux publics », a indiqué mercredi Isabelle Pasini, présidente de l’Association romande des professionnels de la vape (ARPV), interrogée par Keystone-ATS.

Et de déplorer que la nouvelle loi mette dans le même panier cigarette électronique et cigarette traditionnelle. « C’est contre-productif. L’e-cigarette est un outil de réduction des risques liés au tabagisme, elle aide le fumeur à diminuer voire à cesser sa consommation de tabac, tout en gardant le plaisir et la gestuelle de la cigarette », explique-t-elle.

« Tester en magasin »

L’interdiction totale de publicité sur le domaine public ou visible du domaine public obligerait les commerces à bâcher leur vitrine pour que les produits ne soient pas vus de l’extérieur. Quant à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, elle empêcherait les professionnels de conseiller correctement les clients. « Il est impératif de pouvoir tester le produit en magasin », souligne Mme Pasini.

Par ailleurs, il serait aberrant de renvoyer ces personnes dans des fumoirs. Il faudrait plutôt laisser les propriétaires de restaurants et de bars décider s’ils acceptent le vapotage à l’intérieur ou pas. Selon une étude, la vape passive n’existe pas. La vapeur reste quatre à dix secondes en suspension puis disparaît.

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Le monde de demain: des conteneurs intelligents pour médicaments

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Photo: SkyCell

On a vu toute l’importance du transport des médicaments en cette période de crise… Et bien une startup suisse se distingue en la matière… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Oui elle s’appelle SkyCell et, pour confirmer qu’elle a le vent en poupe, elle vient tout juste de lever 62 millions de dollars de financements supplémentaires. Ce qui porte son bas de laine à près de 100 millions. Son coeur de métier: la conception de conteneurs à température contrôlée qui servent à transporter des produits pharmaceutiques en toute sécurité à travers le monde. On parle même de conteneurs « intelligents », puisqu’ils sont équipés de logiciels et de capteurs qui permettent de maintenir la cargaison à température constante et de surveiller la cargaison en temps réel. Ils disposent également d’une technologie d’absorption des chocs et des vibrations pour sécuriser les traitements les plus sensibles. La start-up zurichoise existe depuis 2012 et elle travaille déjà avec plusieurs grandes entreprises pharmaceutiques. Et le patron assure d’ailleurs que la demande a augmenté pendant la pandémie de COVID-19. 

A quoi est-ce qu’il ressemblent ces conteneurs?

Les conteneurs ont la forme de grands cubes blancs hermétiques, ils sont en matériaux entièrement recyclables et SkyCell assure qu’ils peuvent maintenir leur température jusqu’à 160 heures. Avec différentes plages de températures possibles selon les modèles. La solution d’isolation est d’ailleurs protégée par plus de 100 brevets. Et le cube se manipule simplement, on l’ouvre, on le charge, on le referme et il est prêt à envoyer. A l’avenir, SkyCell envisage de développer différentes tailles de conteneurs mais également de répondre à la demande croissante des livraisons directes aux patients. En parallèle, le nouveau tour de table financier va aussi permettre à SkyCell de mettre l’accent sur les États-Unis et l’Asie.

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Covid-19: Les mesures prises en Suisse ont réduit les cas

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La campagne d’information de l’OFSP lancée le 28 février insistant sur les règles d'hygiène de base a provoqué une prise de conscience et une application volontaire des mesures d’hygiène et de distanciation qui a permis une baisse du taux de reproduc (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les mesures prises en Suisse ont permis de réduire fortement le nombre de cas de Covid-19. Selon les cantons, le taux de transmission a chuté de 53 à 92%, parallèlement à une baisse de mobilité de 30 à 80%. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’EPFL.

« Les estimations de l’impact des mesures sur la transmission du SARS-CoV-2 sont essentielles pour la prise de décision, que ce soit dans la suite de cette épidémie ou dans les suivantes », souligne Jacques Fellay, médecin-chercheur à la Faculté des Sciences de la Vie de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Ce dernier est co-auteur de l’étude dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Swiss Medical Weekly et membre du comité scientifique Covid-19 mis en place par le Conseil fédéral.

Depuis le 28 février

Les chercheurs de l’EPFL ont analysé les mesures prises depuis le 28 février, date de l’interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes. Cette première disposition a été suivie par toute une série de mesures avec pour point culminant l’interdiction des rassemblements de plus de 5 personnes annoncée le 20 mars.

La méthode utilisée consiste à déterminer l’évolution du taux de reproduction (donné par la valeur R0) au cours de l’épidémie à l’échelle nationale et cantonale, à l’aide d’un modèle épidémiologique. Celui-ci prend en compte des données détaillées de plus de 1000 patients hospitalisés dans le canton de Vaud, ainsi que les rapports publics sur les hospitalisations et les décès en Suisse.

Au niveau suisse, les chercheurs ont observé que la valeur R0, soit le taux de reproduction, est passée de 2,8 au commencement de la pandémie à 0,4 au début avril, soit une réduction de 86%. Calculée pour chaque canton séparément, cette réduction varie entre 53% pour le Jura et 92% pour Bâle-Ville.

Données des téléphones portables

La baisse de transmission a été comparée aux changements de mobilité obtenus avec les données des téléphones portables. Ainsi, les déplacements liés au travail, au commerce de détail et aux loisirs ont diminué entre 50 et 75% au niveau suisse et entre 30 et 80% au niveau cantonal.

Une corrélation très nette est observée entre la réduction du taux de reproduction et la baisse de mobilité, mais la diminution du R0 commence quelques jours avant les premiers changements de mobilité.

Effet prépondérant des règles d’hygiène

Les chercheurs ont constaté que la baisse du taux de reproduction a commencé autour du 6 mars, donc au moins une semaine avant que la fermeture des écoles ne soit officiellement mise en place. La campagne d’information de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lancée le 28 février et adaptée le 2 mars insistait sur les règles d’hygiène de base.

Elle a provoqué une prise de conscience et une application volontaire des mesures d’hygiène et de distanciation sociale qui a permis une baisse du taux de reproduction avant même que les mesures de distanciation ne soient mises en place.

« Nous avons observé que le taux de transmission était déjà autour de 1 lorsque le gouvernement fédéral a interdit les rassemblements de plus de 5 personnes et a recommandé l’isolement volontaire à domicile pour l’ensemble de la population », note Joseph Lemaitre, doctorant au Laboratoire d’écohydrologie (ECHO) de l’EPFL et premier auteur de la publication.

« Ce résultat doit toutefois être replacé dans son contexte puisque l’annonce a pu être anticipée, comme on l’observe en analysant les recherches sur internet. Ce qui a probablement eu un impact sur le comportement de distanciation sociale. »

Taux d’infection moyen de 3,9%

À l’aide de ce modèle, les chercheurs ont également calculé que 3,9% de la population suisse avait probablement été infectée par le virus – valeur au 24 avril. Au niveau cantonal, ce taux s’étend de 1,9% pour Berne à 16% au Tessin.

Avec la levée progressive des restrictions, les chercheurs ont la volonté de publier une mise à jour quotidienne du taux de reproduction. Selon eux, il est essentiel de suivre de près son évolution, la capacité de transmission du virus dépendant essentiellement des comportements, et non d’une hypothétique immunité collective encore très loin d’être atteinte.

Suivi attentif nécessaire

Les questions de savoir si l’ouverture des restaurants et magasins entraînera une hausse des transmissions, si celle-ci pourrait être compensée par une stratégie de dépistage et de traçage des contacts plus agressive n’ont pas encore de réponse, pas plus que l’impact du port du masque.

« Un suivi attentif des paramètres épidémiologiques est donc crucial », insiste Jacques Fellay. Les modèles élaborés par les chercheurs devront aussi être affinés en utilisant de nouvelles données, par exemple les résultats des études sérologiques en cours.

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Les États-Unis coupent les ponts avec l’OMS

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Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne (archives). (©KEYSTONE/EPA Bloomberg POOL/AL DRAGO / POOL)

Washington a rompu avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s’enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l’Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi – seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l’interdiction d’aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s’aggrave au Brésil, qui avec 27’878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102’201), la Grande-Bretagne (38’161), l’Italie (33’229), la France (28’714), et devant l’Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362’028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l’OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l’OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l’agence onusienne.

Il a annoncé « mettre fin à la relation » entre son pays et l’OMS, qu’il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l’OMS, les Etats-Unis vont « rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l’économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d’euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d’être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l’aggravation de la situation économique, le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu’il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu’une partie de l’économie, principalement le bâtiment et l’activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21’000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d’usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu’ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l’Autriche a diminué de 2,9%. L’économie canadienne s’est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l’économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s’est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d’aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d’un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850’000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l’anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats « encourageants » pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d’être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d’espoir.

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Le monde de demain: un bracelet suisse en test contre le Covid-19

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Photo: AVA

De la fertilité au Covid-19, il n’y a qu’un pas ou plutôt il n’y qu’un bracelet… 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Oui c’est l’histoire de la start-up suisse à succès AVA Women qui s’est fait connaître depuis 2014 avec son bracelet de suivi d’ovulation et qui s’invite depuis quelques jours dans la lutte contre le coronavirus. Leur bracelet biométrique sert habituellement à suivre les cycles de fertilité pour les femmes: il peut à la fois mesurer la température de la peau, le pouls et la fréquence respiratoire, ainsi que le débit sanguin ou la variabilité du rythme cardiaque pendant le sommeil. Autant de données qui peuvent aussi être particulièrement utiles en période de pandémie pour détecter en temps réel les nouvelles infections dues au Covid-19. Le bracelet peut ainsi devenir un système de détection et de monitoring pour savoir quand les personnes qui le porte doivent consulter ou se faire soigner. On peut même envisager la création d’un algorithme qui permettrait l’identification du nouveau coronavirus à un stade précoce, même en l’absence des symptômes classiques de la maladie, comme la fièvre, la toux sèche et des difficultés respiratoires.

Est-ce que des scientifiques envisagent inclure ce  bracelet dans leurs recherches?

Oui le bracelet va justement être utilisé dans le cadre d’une grande étude scientifique de dépistage numérique au Liechtenstein pour vérifier si la détection précoce du Covid-19 est possible avec ce bracelet sensoriel et ainsi contrôler l’évolution de l’épidémie de coronavirus sur le territoire. La principauté a commencé à équiper 2200 personnes de ce bracelet “Made in Swiss”. Cela représente environ 5 % de la population. Les testeurs sont âgés de 33 à 51 ans, ils sont tous volontaires. Les premiers résultats de l’étude nommée “COVI-GAPP” sont attendus à l’automne, dans l’éventualité d’une deuxième vague d’infection au second semestre 2020.

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Le monde de demain: un capteur pour surveiller sa température

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Photo: Green TEG

Avec l’épidémie de Covid-19, de nouveaux outils voient le jour pour surveiller notre santé… C’est le monde de demain. 

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Parmi les symptômes les plus surveillés actuellement : la fièvre. Une température qui monte anormalement et tout le monde s’inquiète… Depuis le début de l’épidémie, les thermomètres classiques ont été pris d’assaut et parmi les nouvelles solutions à disposition, un société suisse se distingue : la startup Green Teg, affiliée à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich. Elle a développé le premier capteur de température corporelle au monde qui vous livre des mesures de hautes précisions en continu. Sans avoir besoin de dégainer son thermomètre frontal à tout bout de champ… C’est un capteur de flux thermique qui a été miniaturisé et intégré dans un petit boîtier sans fil de 5 cm de diamètre, pour seulement 12 grammes, on peut le porter en patch ou sur une sangle à la poitrine et toutes vos données sont enregistrées via Bluetooth et partagées sur votre smartphone pour consulter votre température en temps réel. S’agissant de la précision de l’appareil, une étude menée au laboratoire du sommeil de l’hôpital universitaire de Berne assure que la précision de la température de la peau est de 0,05 degrés. Même dans un environnement avec variation de températures ou pendant votre activité sportive. 

Est-ce que c’est suffisamment abordable pour que l’idée se développe?

On en est au tout début du processus de commercialisation. Le dernière version a été finalisée tout récemment, début mai. Jusqu’à présent l’appareil nommé “Core” était plutôt dédié à la pratique sportive, il a été repensé avec l’épisode de Covid-19 et l’accent a été mis sur la santé. D’ailleurs plusieurs organisations et entreprises comptent parmi les premiers clients de l’appareil qui est également proposé au grand public. Comptez environ 250 francs l’unité. 

 

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