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Revue de presse de ce dimanche 28 octobre

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Le Jura a décidé de lancer un appel d'offres au printemps prochain pour l'ensemble de ses 38 lignes de cars postaux, comme le rapporte la SonntagsZeitung. C'est le premier canton à sauter le pas (archives). (©KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les armes utilisées dans le conflit au Yémen, le scandale CarPostal ou encore les voitures électriques sont quelques-uns des sujets abordés ce dimanche par la presse:

SonntagsBlick / Zentralschweiz am Sonntag / Ostschweiz am Sonntag: Dans le conflit au Yémen, des soldats saoudiens tirent apparemment avec des armes suisses. Le SonntagsBlick décortique dans son édition du jour une photo sur laquelle des soldats saoudiens présumés posent après avoir mené l’assaut avec des fusils made in Switzerland. Le cliché aurait été pris fin 2017 dans la province de Jizan. Dans cette zone frontalière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, l’armée saoudienne se bat contre les rebelles Houthis. Les armes sont des fusils d’assaut de type 552 fabriqués par la société schaffhousoise Swiss Arms. Le fusil est une version spéciale du fusil d’assaut 90, qui équipe également les soldats suisses. Selon le SonntagsBlick, des fusils d’assaut suisses sont échangés sur le marché noir au Yémen. Les armes semblent provenir d’une livraison approuvée par le gouvernement. En 2006, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) avait donné le feu vert à la vente de 106 fusils d’assaut de type 552 à la marine saoudienne, a déclaré un porte-parole. La société Swiss Arms a déclaré avoir livré des fusils d’assaut à l’Arabie saoudite, dans le respect des lois.

De son côté, Pilatus a aussi « tout fait correctement », affirme son président Oscar Schwenk, en référence à un accord controversé noué avec l’armée saoudienne. Les autorités ont été pleinement informées du contrat et toutes les autorisations nécessaires ont été obtenues, détaille-t-il. Les allégations selon lesquelles l’avionneur nidwaldien aurait omis l’an dernier d’informer la Confédération du renouvellement d’un accord approuvé et conclu en 2014 avec l’armée de l’air saoudienne sont « absolument fausses et totalement absurdes », explique le président du conseil d’administration de Pilatus, âgé de 74 ans lors d’un entretien avec Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Le contrat controversé concerne un accord de maintenance conclu en 2017 pour la flotte de PC-21 de l’armée de l’air saoudienne.

SonntagsZeitung: Après le scandale des subventions, CarPostal est menacé de perdre des lignes de bus dans plusieurs régions. Le Jura a décidé de lancer un appel d’offres au printemps prochain pour l’ensemble de ses 38 lignes de cars postaux, comme le rapporte la SonntagsZeitung. C’est le premier canton à sauter le pas. « Nous n’étions pas satisfaits du coût et de la qualité des offres de CarPostal », a déclaré David Asséo, chef de la section mobilité et transports à l’Etat du Jura. Celui-ci reproche également à la filiale de La Poste un « manque de transparence et un appui insuffisant à certains projets ». Les Grisons, le canton qui compte le plus grand nombre de lignes de bus postaux, examinent également de près le prestataire et n’excluent pas la possibilité d’un appel d’offres pour certaines lignes. Hans-Peter Wessels, président de la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics prédit que d’autres communes et cantons feront de même.

Profs interdits d’enseigner

Le Matin Dimanche/ SonntagsZeitung: Il y a actuellement 95 personnes sur la liste noire des profs interdits d’enseignement en Suisse, principalement pour des délits sexuels au niveau primaire. C’est ce que rapportent la SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche après avoir enfin pu consulter le document, dans une version anonymisée. Le registre a été créé il y a 15 ans par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP). Concrètement, les cantons notent sur cette liste tous les enseignants auxquels ils ont retiré l’autorisation d’enseigner, principalement pour des délits sexuels, mais aussi pour des problèmes de maladie mentale ou de dépendance. Il s’agit presque toujours d’hommes.

Selon les deux publications de Tamedia, 32 enseignants inscrits sur la liste viennent de Zurich, 15 de Saint-Gall, 14 de Berne et 11 de Lucerne. Plus de la moitié des cantons n’ont pas signalé un seul cas. Parmi eux, Vaud et Tessin, alors qu’il y a eu récemment des cas de délits sexuels graves. Suite à cette enquête journalistique, « la responsable du DIP, Cesla Amarelle, veut que le canton de Vaud participe à cette liste. Reste encore ouverte la question d’une base légale, mais la détermination est là ».

Le Matin Dimanche: Pour réduire les émissions de CO2, les Suisses devraient notamment se munir de voitures électriques. Petit bémol: ces engins se rechargent 9 fois sur 10 à domicile et les Suisses, en majorité locataires, habitent des immeubles non équipés, rapportent Le Matin Dimanche. Groupe E estime que « le nombre d’immeubles équipés est même inférieur à 1% ». Or pour Patrick Rérat, professeur à l’Institut de géographie et durabilité de l’Université de Lausanne, la transition vers une mobilité verte se fera seulement si les automobilistes ont la garantie de pouvoir charger leur véhicule électrique, que celui-ci soit « là prêt à démarrer ». Quant au nombre de bornes de recharge rapide sur le domaine public, il est très disparate selon les villes. A Lucerne, 40’602 personnes se partagent une borne; à Zurich, ils sont 18’139 à faire de même. A Berne, Winterthour, Bienne, Genève, Bâle et Lausanne, cette proportion oscille en 8500 et 11’150. Saint-Gall fait mieux en offrant une borne pour environ 3000 personnes, mais on est toujours loin d’Oslo où 488 habitants se partagent un point de recharge.

Elle vit avec un nouveau rein sans médicaments

NZZ am Sonntag: Après une nouvelle transplantation d’organe à l’hôpital universitaire de Zurich, un patient – en l’occurrence une patiente – vit, pour la première fois en Europe, avec un nouveau rein sans être dépendant de médicaments. La femme de 57 ans a dit à la NZZ am Sonntag qu’elle menait à nouveau une vie normale. En 2016, elle présentait un risque d’insuffisance rénale. Son frère avait alors fait le don d’un rein et de moelle osseuse. Le système immunitaire de la femme a ainsi été  » recyclé « , de sorte qu’il reconnaît l’organe comme étant le sien. La femme a pu arrêter de prendre tout médicament un an après l’opération. Ce procédé développé aux Etats-Unis ne fonctionne qu’avec des couples donneur-récepteur absolument identiques ce qui est relativement rare. L’objectif est actuellement d’étendre le traitement à d’autres personnes.

SonntagsZeitung: Sergio Ermotti, CEO d’UBS, défend dimanche le sauvetage de sa banque pendant la crise financière il y a dix ans. Il critique aussi la Banque nationale pour sa politique de taux d’intérêt actuelle, lors d’un entretien accordé à la SonntagsZeitung. Sergio Ermotti estime que le problème du « too big to fail » est résolu. Tout le reste, n’est qu' »alarmisme ». Il a ainsi été surpris lorsque le rapport de stabilité de la Banque nationale a traité la croissance des grandes banques comme un risque. « Je crois que les taux d’intérêt négatifs et la taille du bilan de la Banque nationale sont les plus grands risques », riposte Sergio Ermotti. La politique de faibles taux d’intérêt met en péril la prévoyance vieillesse. Les fonds de pensions, en particulier, sont encouragés par les faibles taux d’intérêt à accorder des prêts hypothécaires à des conditions très favorables. Cela pourrait entraîner des pertes importantes en cas de crise. En outre, la Banque nationale n’est guère en mesure de réduire à nouveau son bilan, faute de quoi des milliards seraient perdus et l’économie exportatrice serait menacée.

Le Matin Dimanche: L’élue socialiste genevoise Liliane Maury Pasquier veut connaître l’ampleur du sexisme politique sous la Coupole. La conseillère aux Etats veut ainsi donner suite à une étude publiée par l’Union interparlementaire basée à Genève et par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) de Strasbourg, écrit Le Matin Dimanche. Selon les statistiques établies, 85% des élues ont été la cible de violences psychologiques dans les parlements d’Europe au cours de leur mandat. Un quart a subi des violences sexuelles. Les auteurs sont des hommes parlementaires dans 69,2% des cas. « Il vaudrait la peine de mener une étude nationale au niveau du Parlement fédéral, voire dans certains cantons si ceux-ci ont un intérêt, pour avoir une image plus fine de la situation en Suisse », affirme Liliane Maury Pasquier.

Source ATS

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Une étude montre les avantages d’investir dans les TPG

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Investir dans les TPG serait bénéfique, économiquement, mais également pour la population. Selon une étude, un investissement d’1 million de francs permettrait des retombées économiques d’1,18 million pour le canton de Genève.

Investir davantage dans les TPG aurait des retombées positives sur la santé publique, les dépenses des ménages et même la valeur foncière. C’est ce qui ressort d’une étude du bureau Mobil’homme, lié à l’EPFL, commanditée par les TPG. Et les chiffres sont précis: un investissement d’1 million de francs permettrait des retombées économiques d’1,18 million pour le canton de Genève.

Les TPG ont notamment un meilleur impact sur l’environnement mais pas seulement. L’étude met en évidence des avantages tels qu’une baisse des dépenses des ménages, un gain de temps et une augmentation des valeurs foncières et immobilières. Les précisions d’Emmanuel Ravalet, socio-économiste au bureau d’études Mobil’homme.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

L’étude a également démontré une amélioration de la sécurité. Emmanuel Ravalet.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

Ces résultats sont donc favorables aux TPG, qui pourraient faire valoir ces conclusions pour demander davantage d’investissements de la part de l’Etat. Emmanuel Ravalet souligne que le bureau Mobil’homme est indépendant et que l’étude est parfaitement objective.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

En 2018, les TPG ont transporté 215,4 millions de passagers, soit une hausse de 10% depuis 2013. La marge de progression est toutefois grande puisque les transports publics représentent seulement 15% de l’ensemble des trajets effectués à Genève.

 

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Canton de Genève

Roule-t-on mieux à Genève durant les vacances ? Bilan mitigé

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Des voitures dans les bouchons à Genève [KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi]

C’est la question que je me suis posée il y a 3 semaines: roule-t-on vraiment mieux à Genève durant les vacances scolaires ? Pour ce faire, j’ai pris ma petite voiture et je suis me lancé sur trois itinéraires pour comparer les temps de trajet. Retrouvez ci-dessous le comparatif. 

Puis comme lors de la première partie de ce test, une précision utile: le but n’était pas de prendre le chemin le plus direct. Mais les parcours ont tous été effecutés à peu près aux mêmes horaires (+/- 5 minutes), à chaque fois le jeudi. Ci-dessous, vous retrouverez en rouge mon récit de la période en vacances, en vert le récit de la période hors-vacances.

 

P+R Sous-Moulin (Thônex) – Place des Augustins

Routes empruntées: Route de Malagnou; Chemin Rieu; Route du Bout-du-Monde; Route de Veyrier; Rue de l’Aubépine

Temps de parcours en vacances: 17 minutes et 21 secondes

Temps de parcours hors vacances: 20 minutes et 28 secondes

Différence: + 3min07

Tout commence sur la route de Malagnou, bouchée dès le Centre Sportif de Sous-Moulin due à la voie entière dédiée au bus forcant les voitures à ne former qu’une seule colonne. Dès le croisement passé avec la route du Vallon, la circulation est sur deux voies et cela devient fluide. Ce sont là les seuls ralentissements vécus, du côté du Bout-du-Monde tout roulait parfaitement.

Le récit est le même qu’il y a 3 semaines, un peu plus de monde sur la Route de la Malagnou et le Chemin Rieu, justifiant ces 3 minutes de plus. 

La Pallanterie (Collonge-Bellerive) – Gare Cornavin

Routes empruntées: Route de Thonon; Quai de Cologny; Quai Gustave-Ador; Pont du Mont-Blanc; Quai du Mont-Blanc; Rue des Alpes

Temps de parcours en vacances : 21 minutes et 16 secondes

Temps de parcours hors vacances: 35 minutes et 43 secondes

Différence: + 14min27

Le pire était attendu sur le quai de Cologny mais tout se passe bien. Six petites minutes entre La Pallanterie et Genève-Plage. Mais c’est dès le quai Gustave-Ador que tout se complique avec des minutes perdues notamment le long du Jardin anglais. Sur le pont du Mont-Blanc, cela circule normalement, c’est en arrivant sur le quai du même nom que cela coince: je manque une présélection et doit passer par la Place des Alpes. Au final, je pense que c’est l’itinéraire qui sera le plus rallongé hors vacances.

Je ne me suis pas trompé en pensant que cet itinéraire serait le plus rallongé hors vacances. Les bouchons du Quai Gustave-Ador débutent à la hauteur de la plage des Eaux-Vives et s’étendent sur tout le pont du Mont-Blanc ensuite. La Rue des Alpes est passablement surchargée et le feu de circulation débouchant sur la place de Cornavin à un ryhtme passablement lent, surtout avec la fréquence soutenue du tram. 

 

Balexert – La Praille

Routes empruntées: Avenue Louis-Casaï; Route de Meyrin; Rue de la Servette; Boulevard James-Fazy; Pont de la Coulouvrenière; Boulevard Georges-Favon; Avenue du Mail; Rue de l’Ecole-de-Médecine; Rue François-Dussaud; Route des Jeunes.

Temps de parcours en vacances: 26 minutes et 43 secondes

Temps de parcours hors vacances: 19 minutes et 58 secondes

Différence: – 6min45

Forcément, la rue de la Servette est toujours bouchée et l’itinéraire commence par 5 minutes d’attente à un feu rouge. Mais ensuite, l’impression est quand même à moins de voitures, il faudra voir la semaine prochaine. Le détour par l’avenue du Mail est volontaire, cela reste une avenue bien fréquentée en temps normal.

Surprise totale! Six minutes de moins sur cet itinéraire qui passe pourtant par des points compliqués de la circulation genevoise. Oui la rue de la Servette fut bouchée mais les feux de circulation rendent l’attente moindre. Le boulevard James-Fazy roule, personne spécialement sur le pont de la Coulouvrenière et l’avenue du Mail est fluide. Il faut aussi avouer une certaine chance sur la suite des feux verts. 

En conclusion, on roule mieux en vacances, c’est un fait mais sur certains itinéraires, cela dépend plus de l’enchaînement des feux verts que du nombre de voitures.

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Actualité

Michel Agnant et Jérôme Christen condamnés

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Michel Agnant (à gauche) et Jérôme Christen s'en sortent avec une peine symbolique de 10 jours-amende. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Michel Agnant et Jérôme Christen ont bel et bien violé le secret de fonction. Les deux municipaux de Vevey (VD) s’en sortent toutefois avec une peine considérée comme « symbolique » de 10 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans.

La présidente du Tribunal de l’arrondissement de l’Est vaudois, Anne-Catherine Page, a condamné mercredi à Vevey les deux élus pour une partie des faits seulement, soit pour la transmission d’informations confidentielles à leur conseiller personnel. Celui-ci n’avait pas le statut pour se voir confier de telles informations, a relevé la juge.

Contrairement au procureur, qui avait requis mardi 40 jours-amende, la présidente du tribunal a estimé qu’il n’y avait pas matière à sanction pour les deux autres cas, à savoir les documents fournis à l’avocat des deux municipaux et à la commission de gestion de la Ville de Vevey.

« C’est une tape sur la main avec une plume d’oie », a imagé Pierre Chiffelle, l’avocat de Michel Agnant, au sujet de la légèreté de la condamnation. Il a qualifié cette peine de « symbolique », sans exclure toutefois un appel ces prochains jours auprès du Tribunal cantonal.

Pour Robert Fox, avocat de Jérôme Christen, « la montagne a accouché d’une souris. » Il a rappelé qu’au début de l’affaire, les deux élus de Vevey Libre faisaient face à huit dénonciations. Cinq ont été classées l’été dernier par le procureur, et deux autres n’ont pas été retenues mercredi par le Tribunal de police.

Révocation peu probable

Condamnés, Michel Agnant et Jérôme Christen peuvent théoriquement se trouver sous le coup d’une procédure de révocation du Conseil d’Etat. Une probabilité que Pierre Chiffelle « peine à imaginer » au vu du jugement. Il a expliqué que c’est le principe de proportionnalité qui devait dicter une telle décision de la part du gouvernement vaudois.

De son côté, le procureur Stephan Johner n’a pas exclu non plus un appel. « Les deux cas qui n’ont pas été retenus par le tribunal seront examinés à tête reposée », a-t-il dit, reconnaissant qu’il s’agissait « d’une question purement de droit. » Comme la veille lors de son réquisitoire, il a affirmé que les deux accusés ne méritaient pas une sanction lourde au vu des faits reprochés.

Bonne foi plaidée

Michel Agnant et Jérôme Christen étaient jugés pour avoir fourni, à partir de la fin 2017, des documents confidentiels à des tiers. Les deux municipaux avaient transmis des procès-verbaux des séances de la municipalité et des documents internes en lien notamment avec l’affaire Girardin (du nom du municipal poursuivi pour gestion déloyale et abus de confiance).

Mardi durant leur audition, les deux accusés ont déclaré avoir agi de bonne foi. Décrivant une ambiance délétère au sein de l’exécutif veveysan, dans lequel ils étaient incapables de se faire entendre, ils ont expliqué qu’ils avaient préféré s’en référer à des tiers, quitte à transmettre des documents confidentiels. Pour le procureur, le duo aurait dû suivre les procédures légales plutôt que d’agir dans l’ombre en contournant la collégialité.

Ajoutées à l’affaire Girardin, les accusations portées à l’encontre de Michel Agnant et Jérôme Christen avaient plongé Vevey dans la crise. Les deux édiles avaient été suspendus de leurs fonctions en décembre 2018 par le Conseil d’Etat, à la demande de la municipalité de Vevey.

La prolongation de cette suspension avait toutefois été annulée début octobre par le Tribunal cantonal, qui avait jugé que la décision du gouvernement vaudois dérogeait au principe de proportionnalité. Les deux hommes avaient retrouvé leur poste le 9 octobre au sein du collège.

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Techno

Le vélo du 21ème siècle!

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Photo : Rayvolt

Un 2 roues bardé de technologies…

benoit rouchaleau Le monde de demain

Le XOne, tout droit sorti des ateliers de la startup barcelonaise Rayvolt. Son design minimaliste lui donne un côté futuriste et rétro. Mais c’est surtout ses caractéristiques techniques qui impressionnent. Une batterie de 42 volts intégrée directement dans le cadre en aluminium composite. Elle est amovible, vous pouvez donc la recharger ou vous voulez. Poids total de l’engin : 22 kg seulement.

Au compteur : 75 km d’autonomie pour 4H de charge et une vitesse maximale de 45 km/h. Et pour allonger son autonomie, le XOne est équipé d’un système de régénération. Vous pouvez ralentir le vélo en pédalant vers l’arrière, et un système gyroscopique permet aussi de récupérer l’énergie cinétique du vélo en descente.

Pour le volet futuriste, le vélo est notamment doté d’un ordinateur de bord et d’une interface tactile : tous les réglages se font donc d’un simple touché du doigt.

Les systèmes d’éclairages avant et arrière sont directement intégrés dans le cadre et ce sont des capteurs photosensibles qui pilotent automatiquement l’allumage des feux  lorsque la luminosité baisse. Avec des clignotants aussi incorporés aux extrémités du guidon.

Et côté sécurité ?

Finis les cadenas, les puces de localisation ou les cadres numérotés : Le XOne est également doté d’un système de reconnaissance faciale pour identifier son propriétaire et le déverrouiller automatiquement.

Mais vous l’imaginez, le vélo du futur n’est pas pour toutes les bourses : les premiers exemplaires sont proposés en quantité limitée sur une plateforme de crowdfounding  à environ 2000 francs pour l’offre de lancement. Et près de 4000 francs ensuite. Les 1ères livraisons sont prévues dès juin 2020.

 

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Actualité

Dans la cellule d’un condamné à mort

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Dans le cadre de la semaine des droits humains 2019 à l’Université de Genève, il est possible de visiter la réplique d’une cellule de prison américaine.

C’est une petite pièce de deux mètres sur trois qui trône dans le hall d’entrée d’Uni Dufour. Il s’agit d’une reconstitution qui permet de vivre une véritable immersion dans les couloirs de la mort étasuniens. Cette exposition fait référence à l’histoire de Kenneth Reams, un américain condamné à la peine capitale par erreur, pour un crime qu’il n’a pas commis.

Cette réplique a été mise en place par Anne-Frédérique Widmann, journaliste et réalisatrice, et par le dessinateur de presse Patrick Chappatte. Tous les deux oeuvrent depuis plusieurs année pour dévoiler de l’intérieur l’univers carcéral. Ensemble, ils ont déjà réalisé d’autres projets sur ce sujet, notamment un film (Free Men) et une autre exposition (Fenêtre sur les couloirs de la mort). Ici, l’objectif est de toucher les curieux, afin qu’ils puissent se mettre à la place d’un détenu. C’est ce qu’explique Anne-Frédérique Widmann:

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Kenneth Reams a été condamné en 1993, il avait alors 18 ans. Aujourd’hui, 26 ans plus tard, il est toujours dans cette cellule. Anne-Frédérique Widmann l’a rencontré, ainsi que d’autres détenus dans le couloir de la mort. C’est leurs histoires qu’elle raconte.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Une exposition qui questionne la notion de liberté. Car si le corps est enfermé, l’esprit peut – quant à lui -essayer de rester libre. C’est le cas de Keneth Reams qui a choisi de vivre sa détention comme un combat.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Une projection du film réalisé par Anne-Frédérique Widmann est prévue jeudi à 18h à Uni Dufour (en salle U600). Après la diffusion se tiendra un débat, auquel participera Kenneth Reams par téléphone depuis sa prison.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Réaction 

Dans le hall d’Uni Dufour, de nombreux étudiants et curieux visitent la cellule. Parmi eux Morgane, 26 ans. Elle raconte l’angoisse qu’elle a ressenti à l’intérieur de ce petit espace:

Morgane  Etudiante de 26 ans

Autre étudiante, Eileen – 20 ans – s’est installée dans la pièce pendant un bon quart d’heure pour s’imprégner. Comme Morgane, elle raconte l’angoisse. Elle estime également que la peine capitale devrait être interdite.

Eileen  Etudiante de 20 ans

Plus d’informations sur l’exposition sur le site internet de l’Université de Genève. 

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