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Revue de presse de ce dimanche 21 octobre

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Le nombre d'hospitalisations pour concommation excessive d'alcool ou de drougues est un peu au-dessus de la moyenne suisse dans les cantons romands, Fribourg fermant la marche (archives). (©KEYSTONE/EDI ENGELER)

Course au Conseil fédéral, coût des naturalisations et réhabilitation des objecteurs de conscience sont quelques-uns des sujets abordés par la presse dominicale suisse:

SonntagsZeitung/SonntagsBlick/NZZ am Sonntag: Le président du parti démocrate-chrétien, Gerhard Pfister, répète dans la SonntagsZeitung, le SonntagsBlick et la NZZ am Sonntag qu’il ne veut pas succéder à la conseillère fédérale Doris Leuthard, qui se retire à la fin 2018. Malgré les appels d’autres partis, il refuse d’être le candidat du dynamitage. « J’exclus une candidature », déclare le conseiller national de Zoug, âgé de 56 ans. « Dans le cas improbable » d’une élection « contre mon gré » au Conseil fédéral le 5 décembre, « je déclarerais probablement que je ne pourrais pas accepter l’élection et que l’Assemblée fédérale devrait choisir un candidat officiel du PDC ». Le président des démocrates-chrétiens voit derrière les appels persistants à sa candidature les « traits d’une campagne » visant à disqualifier le parti ou à déstabiliser la direction de la formation un an avant les élections.

Le Matin Dimanche liste, lui, le très grand nombre de papables ayant renoncé aux deux postes vacants après les démissions de Mme Leuthard et du ministre de l’économie, le PLR Johann Schneider-Ammann. Si une candidature peut leur permettre un regain de notoriété, elle peut aussi leur coûter très cher, explique le journal, citant les exemples du conseil d’Etat genevois Pierre Maudet (PLR), dont l’exposition médiatique a poussé les journaux alémaniques à parler de ses déboires dus à son voyage controversé à Abou Dhabi et à exiger son départ, et de la conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret (PLR), qui a perdu en crédibilité à Berne après sa campagne pour la succession à l’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter. Le politologue Andreas Ladner reconnaît que la société est devenue plus exigeante avec les élus.

Naturalisation moins chère à Lausanne

Le Matin Dimanche: Monsieur Prix a décidé de se pencher sur les fortes disparités entre cantons dans les coûts facturés aux candidats à la naturalisation suisse, rapporte Le Matin Dimanche. « Nous avons déjà entamé une étude », explique dans le journal Beat Niederhausen, suppléant du surveillant des prix. « Nous avons demandé les montants aux capitales de chaque canton. Nous regarderons ensuite quelles sont les procédures et les raisons de telles différences », ajoute-t-il. Selon la loi, les émoluments doivent couvrir uniquement les frais. A Fribourg, qui a les émoluments les plus élevés en Suisse romande, il faut compter entre 1800 et 3000 francs pour obtenir la nationalité suisse, alors qu’à Lausanne, qui se trouve à l’opposé, la procédure coûte entre 550 et 850 francs. Fribourg justifie le montant élevé par un nombre de candidats au passeport suisse plus faible. La capitale vaudoise applique, quant à elle, un forfait fixe pour chaque candidat.

Zentralschweiz am Sonntag/Ostschweiz am Sonntag: La conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE) a déposé une initiative parlementaire demandant au Conseil fédéral d’annuler les condamnations prononcées contre 12’000 objecteurs de conscience entre 1968 et 1996, rapportent Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Elle veut, déclare-t-elle dans le journal, que la Confédération leur rende justice. Depuis 1996, les hommes refusant de servir dans l’armée peuvent effectuer un service civil à la place. Auparavant, un tel refus était passible de prison. La proposition de Mme Mazzone est mal reçue dans le camp bourgeois. « Il n’y a rien à réhabiliter », rétorque le conseiller aux Etats Josef Dittli (PLR/UR), également président de la commission de politique de sécurité du Conseil des Etats. Les jugements ont été rendus conformément à la législation de l’époque, poursuit-il. En 2000, le Conseil national avait déjà rejeté une proposition similaire du PS. Le Conseil fédéral craignait à l’époque qu’une réhabilitation n’entraîne des prétentions financières.

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Le canton de Bâle-Ville arrive largement en tête du nombre d’hospitalisations dues aux substances addictives, telles que l’alcool ou les drogues, révèlent Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung, citant une étude de l’Observatoire suisse de la santé. Dix-sept hospitalisations pour 1000 habitants y ont été enregistrées en 2016, soit quatre fois plus qu’à Zoug, Appenzell Rhodes-Intérieures ou Nidwald, qui ferment la marche. Les valeurs recensées en Suisse romande sont au-dessus de la moyenne suisse, qui se situe à 8,9 hospitalisations pour 1000 habitants. Jura, Valais, Genève et Vaud en compte dix et Neuchâtel neuf. Seul Fribourg est en dessous, avec huit hospitalisations. Bâle explique ce résultat par des pratiques différentes en matière de codage des traitements.

Vaccination pour endiguer les encéphalites à tique

NZZ am Sonntag: Après un nombre record de cas d’encéphalite à tique enregistré en 2018, les autorités suisses envisagent d’étendre leur recommandation de vaccination à des cantons entiers, voire à l’ensemble de la Suisse, affirme la NZZ am Sonntag, reprenant une information déjà diffusée en septembre. L’objectif est d’empêcher que le nombre de méningo-encéphalites verno-estivales soit aussi élevé l’année prochaine, explique dans le journal Mark Witschi, chef de secteur à l’Office fédéral de santé publique (OFSP). Au moins 344 personnes ont été infectées cette année par une méningite virale après une piqûre de tique, soit 30% de plus qu’en 2017. Les symptômes vont de la fièvre à la perte de conscience, en passant par de graves maux de tête, des douleurs permanentes aux membres et la paralysie. Dans de rares cas, ils peuvent déboucher sur la mort. En juin, un chasseur argovien de 73 est décédé après une piqûre de tique.

SonntagsBlick: Le ministère public de Bâle-Ville a ouvert une enquête pénale contre des pirates africains, qui ont enlevé l’équipage du navire MV Glarus opérant sous pavillon suisse, indique le SonntagsBlick, citant un commissaire de police. Le bateau ayant un pavillon suisse, le droit suisse s’applique à la prise d’otages, qui est donc considérée comme une infraction commise en Suisse, explique le policier. Comme Bâle est le port d’attache de tous les navires suisses de haute mer, le ministère public bâlois a été saisi de l’affaire. Sept Philippins, un Croate, un Bosnien, un Slovène, un Ukrainien et un Roumain sont retenus captifs depuis un mois. Les pirates exigent une rançon. Des négociations sont en cours.

Source ATS

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Le journal « Micro » a réuni 90’000 francs

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Fabien Feissli, cofondateur, présente "Micro" lors de la pésentation du projet (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La rédaction du journal « Micro » a réuni 90’000 francs trois semaines après le lancement du financement participatif. Ce montant était le minimum visé pour lancer le trihebdomadaire distribué dans les cafés-restaurants romands dès le mois de mai.

« Nous sommes très heureux d’avoir franchi cette première étape cruciale », indique Fabien Feissli, cofondateur de Micro, dans un communiqué. Pour l’équipe, le prochain défi est de réunir le plus grand nombre d’abonnements possibles parmi les restaurateurs d’ici le début mai, ajoute l’ancien journaliste du Matin, dans un communiqué diffusé dimanche.

Le financement participatif se poursuit sur la plateforme « heroslocaux.ch ». L’objectif de Micro est de rassembler au moins 250’000 francs qui permettrait au titre de démarrer sereinement. Ce montant assurerait le financement des douze premiers mois du journal, hors rémunération de la rédaction.

Micro a pour ambition de faire la part belle aux personnalités, aux belles histoires et aux initiatives constructives en Suisse romande, en allant à la rencontre de la population. Le journal souhaite aussi créer une communauté autour des cafés-restaurants où le titre sera à la disposition des consommateurs. La rédaction prévoit de tenir ses séances dans ces établissements, avec la participation du public intéressé.

Source ATS

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Revue de presse de ce dimanche 17 février 2019

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L’ex-chef de CarPostal Daniel Landolf et son ex-chef des finances risquent jusqu'à 5 ans de prison et une amende allant jusqu’à 30'000 francs (archives). (©KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

La presse helvétique parle ce dimanche d’une firme bâloise qui livre des substances chimiques à double usage en Syrie et d’implants mammaires pas si inoffensifs. Elle revient aussi sur le scandale de CarPostal:

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: L’entreprise chimique bâloise Brenntag Schweizerhall a fourni à des partenaires du président syrien Bachar al-Assad des substances pouvant servir à créer des armes chimiques. La société a livré cinq tonnes d’isopropanol et 280 kilos de diéthylamine en Syrie en 2014, rapporte dimanche la cellule enquête de Tamedia. Ces deux substances peuvent être utilisées pour fabriquer des armes chimiques comme le Sarin ou le VR (substance 33), un agent neurotoxique développé par des scientifiques russes. La firme bâloise martèle que l’exportation était légale.

Elle affirme que ces substances chimiques étaient destinées à une société partenaire du géant bâlois Novartis en Syrie qui les utilise pour fabriquer notamment des crèmes anti-inflammatoires. C’est que les deux substances ont cette particularité de faire double usage. Le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO), chargé du contrôle des exportations, a néanmoins approuvé la livraison, selon un document que les journaux ont pu consulter, sachant pourtant que le directeur de la firme syrienne entretenait des relations avérées avec des personnes et entreprises proches du régime d’Assad figurant sur la liste des sanctions suisses.

Le Matin Dimanche / SonntagsZeitung: L’ex-chef de CarPostal Daniel Landolf et son ex-chef des finances risquent jusqu’à 5 ans de prison et une amende allant jusqu’à 30’000 francs. Après onze mois d’enquête, la police fédérale (Fedpol) a ouvert une enquête contre les deux hommes pour avoir « astucieusement obtenu des prestations des pouvoirs publics », rapportent Le Matin Dimanche et le SonntagsZeitung citant la porte-parole de Fedpol. D’autres responsables de La Poste pourraient aussi être mis en cause. Fedpol n’a toutefois pas souhaité commenter davantage cette affaire toujours en cours. Le scandale de CarPostal a éclaté en février 2018, lorsque l’Office fédéral des transports a découvert que la filiale de La Poste avait perçu indûment entre 2007 et 2015 quelque 205 millions de francs de subventions communales, cantonales et fédérales. L’affaire a mené à plusieurs démissions notamment celle de la cheffe de la Poste Susanne Ruoff.

Implants et cancer

NZZ am Sonntag: En Suisse aussi, des femmes ont développé un cancer en raison de leurs implants mammaires. L’autorité de surveillance Swissmedic parlent de quatre patientes concernées; la société suisse de chirurgie plastique rapporte cinq cas, affirme la NZZ am Sonntag. Les autorités sanitaires ont identifié dans le monde 660 cas de cancer dont le développement est attribuable aux implants mammaires. Neuf femmes sont mortes de tumeurs ayant affecté les ganglions lymphatiques, les poumons ou le foie. Pendant des décennies, ce type d’implants a été considéré comme inoffensif. « Il y a beaucoup d’indices qui pointent vers un risque accru pour les porteuses d’implants mammaires. Mais nous ne connaissons pas encore le lien exact « , explique au journal Ulrike Meyer, chercheuse chez Swissmedic. Les autorités discuteraient actuellement de la possibilité de restreindre l’utilisation de ces prothèses. L’UE a créé un groupe de travail international chargé d’enquêter sur ces différents cas. La Suisse y participe en qualité d’observatrice.

NZZ am Sonntag: Bien qu’ils aient quelques réserves sur le projet, les principaux représentants des cantons sont de manière générale favorables à un accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne, indique la NZZ am Sonntag, citant un document confidentiel. Vendredi, la commission présidant la Conférence des gouvernements cantonaux s’est mise d’accord sur une position et l’a transmise à tous les gouvernements cantonaux pour commentaires. Ainsi, ils confirment qu' »il est dans l’intérêt politique et économique de notre pays d’approfondir la coopération avec l’UE dans certains domaines ». Ils constatent aussi que le projet de traité remplit les conditions des cantons dans plusieurs domaines, tels que l’adoption du droit de l’UE ou la procédure de règlement des différends.

Toutefois, ils soutiennent qu’il est « inacceptable » en matière des aides d’État que Bruxelles veuille établir des règles pour des domaines qui ne font pas partie des traités bilatéraux. En outre, les cantons insistent sur le fait que la directive citoyenne de l’UE n’a pas besoin d’être adoptée. Les mesures d’accompagnement sur la libre circulation des personnes devraient tenir compte des « préoccupations légitimes des partenaires sociaux » en matière de protection salariale, estiment-ils aussi. En mars, le Conseil fédéral entend consulter les partis, les associations et les cantons sur le projet d’accord-cadre avec l’UE.

Affaire Maudet: l’association de soutien ne payait pas d’impôts

Le Matin Dimanche: L’association de soutien qui finançait les campagnes de Pierre Maudet entre 2012 et 2018, ne payait pas d’impôts. C’est ce qui se dégage des extraits de comptes que le journal s’est procurés. Or pour obtenir une exemption, il faut remplir des conditions précises, notamment être d’utilité publique, qui ne sont pas remplies dans ce cas, soulignent des experts fiscalistes, interrogés par l’hebdomadaire romand. Contacté, Pierre Maudet explique que la situation fiscale de l’association est « en cours d’analyse ».

Le Matin Dimanche: La Secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs (FRC) Sophie Michaud Gigon souhaite siéger au Conseil national sous l’étiquette des Verts. Un moyen pour la faîtière de peser davantage dans les débats. Son employeur a donné son accord, une première, rapporte Le Matin Dimanche. L’indépendance de la FRC est chère à la Vaudoise « mais nous avons dû constater que pour défendre au mieux les intérêts des consommateurs, il fallait procéder comme d’autres organisations, à savoir faire du lobbying à l’intérieur du Parlement. L’Union suisse des paysans démontre l’efficacité d’une telle méthode », explique celle qui est conseillère communale à Lausanne depuis onze dans un entretien avec l’hebdomadaire.

Source ATS

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Les « gilets jaunes » de retour dans la rue

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Vers 11h00, plusieurs centaines de manifestants vêtus de l'emblématique gilet jaune étaient rassemblés dans le calme à Paris. (©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

Trois mois de manifestations, un mouvement toujours aussi éparpillé et un début de lassitude qui gagne l’opinion. Pour leur acte 14, les « gilets jaunes » veulent agir tous azimuts samedi et dimanche avec des moyens d’action et des mots d’ordre parfois différents.

Vers 11h00, plusieurs centaines de manifestants vêtus de l’emblématique gilet jaune étaient rassemblés dans le calme à Paris, sur la place de l’Etoile en haut des Champs-Elysées, a constaté un journaliste de l’AFP.

« J’ai fait 12 des 14 actes. J’en peux plus de ce système pourri », affirme Christophe, 44 ans, venu des Yvelines. « Regardez le dernier exemple, Juppé a été jugé et condamné et il vient d’être nommé au Conseil Constitutionnel », ajoute cet employé d’une grande entreprise de transports, « choqué » par « le mépris de Macron ».

Le rassemblement, placé sous haute surveillance des gendarmes mobiles, se déroulait dans une ambiance bon enfant, malgré quelques sifflets et fumigènes et des chants hostiles (« Emmanuel Macron, on vient te chercher chez toi »).

En Meurthe-et-Moselle, des « gilets jaunes » étaient, eux, de retour sur les ronds-points, notamment à Pont-à-Mousson, Lunéville ou Essey-lès-Nancy. « Aucun blocage, ni filtrage ne sera toléré », a toutefois indiqué la préfecture. A Strasbourg, 110 « gilets jaunes » participaient à l’unique rassemblement prévu samedi matin, selon la police.

Mobilisation en baisse

Les chiffres du gouvernement, qui a recensé 51’400 manifestants en France lors de l’acte 13, esquissent une décrue de la mobilisation ces dernières semaines. Un affaiblissement toutefois contesté par le mouvement, qui concède seulement une stagnation de ses forces en revendiquant la présence de 118’000 manifestants samedi dernier.

Lancée le 17 novembre, cette contestation inédite voit également le large soutien populaire dont elle bénéficiait s’effriter: pour la première fois, une majorité de Français (56%) souhaitent que la mobilisation s’arrête, selon un sondage Elabe diffusé mercredi.

Et presque deux tiers des sondés (64%) pensent que les manifestations hebdomadaires « se sont éloignées des revendications initiales du mouvement », centrées notamment sur le pouvoir d’achat, la démocratie directe et les prix du carburant.

Malgré ces signes de lassitude, beaucoup de « gilets jaunes » ne veulent « rien lâcher ». Les modalités d’action font en revanche l’objet de nombreux débats, au sein d’un mouvement protéiforme qui a fragilisé l’exécutif et l’a contraint à faire des concessions et à lancer un grand débat pour tenter de sortir de la crise.

Des mobilisations sont prévues à Paris, Bordeaux et Toulouse, Marseille, Lyon, Nantes et Lille pour n’en citer que quelques-unes.

Dialogue de sourds

Entre le gouvernement occupé à faire la promotion de son grand débat et les manifestants qui dénoncent une consultation de façade, le dialogue de sourds se poursuit.

« Ce mouvement ne revendique plus rien », a estimé jeudi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, autre cible de choix des manifestants, en ironisant: « Il revendique de faire une manifestation pour commémorer ses propres trois mois. »

« Je ne vois pas pourquoi on s’arrêterait, on ne nous écoute pas », rétorque Chantal, porte-parole des « gilets jaunes » à Marseille. « On débat à notre place, mais nous, depuis novembre, on sait ce qu’on veut: du concret, c’est-à-dire une hausse du pouvoir d’achat et plus de services publics. »

Source ATS

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Le PLR change d’avis sur la loi sur le CO2

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"Nous voulons une politique climatique efficace", argue la présidente du PLR Petra Gössi dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le PLR change de cap concernant la loi sur le CO2, annonce samedi la présidente du parti Petra Gössi. Le parti est prêt à se montrer plus accommodant en ne s’opposant ni à la taxe sur les billets d’avion ni à l’inscription d’objectifs nationaux.

C’est que « nous voulons une politique climatique efficace », argue Petra Gössi dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia pour expliquer ce changement de stratégie. « Nous ne nous opposerons pas à une taxe sur les billets d’avion, si cela peut aider la gauche à ne pas rejeter une nouvelle fois tout le projet », détaille Petra Gössi.

Le PLR évaluera toutefois la situation à la fin des débats, glisse la Schwytzoise.

Au Conseil des Etats

Le Conseil national a rejeté en décembre un projet de loi sur le CO2 qui devait permettre de respecter les engagements de l’Accord de Paris sur le climat. UDC et PLR avaient notamment pesé de tout leur poids pour ne pas inscrire d’objectifs nationaux de réduction d’émission de CO2. Tous deux souhaitaient plutôt aider financièrement les autres pays à réduire leurs émissions en achetant des certificats d’émission.

La gauche avait voté contre le projet, arguant que les propositions des deux partis l’avaient vidé de sa substance. Seuls le PDC et le PLR avaient soutenu le texte.

La balle est désormais dans le camp du Conseil des Etats qui a la possibilité de corriger le tir. Mardi, sa commission de l’environnement a estimé que la Suisse devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50%, d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Elle estime aussi que la part minimale de la réduction à réaliser en Suisse devrait s’élever à 60%.

Consultation interne

Dans cet entretien Petra Gössi annonce aussi un débat interne au parti sur la politique climatique. Il est ainsi prévu que le PLR mène un sondage auprès de ses 120’000 membres au cours des prochaines semaines.

« Nous voulons savoir quels sont les objectifs qui importent le plus à la base », explique la Schwytzoise. L’enquête vise à clarifier la position du PLR en matière de politique environnementale. Pour la présidente du parti, deux choses sont déjà claires: « nous soutenons la transition énergétique et ne voulons pas de nouvelles centrales nucléaires ».

Source ATS

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L’acteur suisse Bruno Ganz est mort

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Bruno Ganz primé en Allemagne à Mainz en 2015 par le prix Carl-Zuckmayer. (©KEYSTONE/EPA DPA/FREDRIK VON ERICHSEN)

L’acteur Bruno Ganz, décédé samedi à 77 ans, restera dans l’histoire du cinéma mondial comme l’acteur du rôle d’Hitler dans le film « La Chute ». Alain Berset salue le comédien: « Il ne jouait pas ses rôles, il les incarnait. »

Bruno Ganz, âgé de 77 ans, est décédé d’un cancer chez lui à Zurich, a indiqué sa manager. « Il est mort aux premières heures du matin, entouré de sa famille ». Jusqu’à la fin, Bruno a travaillé à ses projets avec plaisir et intensité », a-t-elle souligné.

L’acteur a joué dans de nombreux films et productions théâtrales. Sa notoriété a grimpé d’un cran quand il a incarné Adolf Hitler dans « La chute », un film, nommé aux Oscars et sorti en 2004, qui relate les derniers jours du dictateur nazi.

Revenant sur ce film, Bruno Ganz avait déclaré qu’il devait après chaque jour de tournage, « construire un mur ou un rideau de fer » dans sa tête. « Je ne voulais pas passer mes soirées à l’hôtel avec M. Hitler à mon côté ».

« Même dans les rôles des méchants, Bruno Ganz arrivait à faire transparaître une humanité. C’est ce qui rend toute une partie de son œuvre si forte et si troublante. Il ne jouait pas ses rôles, il les incarnait. Il a vécu une vie d’une intensité rare », a écrit le conseiller fédéral Alain Berset à Keystone-ATS.

La mauvaise nouvelle est tombée l’été dernier pour Bruno Ganz. Les médecins ont décelé un cancer de l’intestin. Il aurait dû jouer le rôle de l’orateur dans l’opéra de Mozart « La Flûte enchantée » au Festival de Salzbourg. Mais cela n’a pas été possible: Klaus Maria Brandauer a dû le remplacer.

« Les ailes du désir »

Le Zurichois est un des plus importants acteurs de langue allemande. Maintes fois primé, il s’est fait connaître du grand public dès le milieu des années 1970 en interprétant plusieurs rôles au cinéma, notamment dans « L’Ami américain » et « Les Ailes du désir » de Wim Wenders.

En Suisse, Bruno Ganz a été récompensé en 2017 du Quartz du meilleur acteur pour son incarnation d’Arthur Bloch dans « Un Juif pour l’exemple », de Jacob Berger, d’après le roman éponyme de Jacques Chessex. Il a aussi reçu à cette occasion le Prix d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre.

En 2015, il a incarné le grand-père de l’héroïne suisse dans « Heidi », réalisé par Alain Gsponers. La dernière fois qu’il a foulé les planches remonte à 2012.

Il a continué à jouer devant la caméra. La dernière fois, c’était pour le film de Lars von Triers « The House That Jack Built » (2018)

Prestations exceptionnelles

En 1991, il joue dans « Sázka – Die Wette » de Martin Walz, aux côtés d’Otto Šimánek. Il remporte en 2010 le European Film Academy Lifetime Achievement Award. Prisé du grand public aussi bien sur le plan international que national, Bruno Ganz a joué dans plusieurs films récompensés par le Prix du cinéma suisse.

En 2000, il a tourné avec Silvio Soldini « Pane e tulipani », pour lequel il obtient l’année d’après le Prix du cinéma suisse pour la meilleure interprétation masculine. En 2006, il joue dans « Vitus » de Fredi M. Murer, désigné meilleur film de fiction au Prix du cinéma suisse 2007.

On l’a aussi vu dans La Provinciale » de Claude Goretta (1980) et « Dans la ville blanche » (1983) d’Alain Tanner. Bruno Ganz, qui a arrêté de boire à l’âge de 60 ans, aimait son parcours, mais regrette ses excès avec l’alcool. « Je suis heureux que les personnes proches de moi ne devaient plus être confrontées à l’ivrogne Bruno Ganz. »

Né en 1941 dans une famille ouvrière d’un père suisse et d’une mère italienne, Bruno Ganz avait décidé de quitter l’école très tôt pour devenir acteur. Enchaînant les petits boulots de vendeur en librairie et d’ambulancier pour survivre, il était parti tenter sa chance en Allemagne au début des années 1960.

Source ATS

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