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Usine d’embouteillage à Divonne: la bataille de l’eau

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Une réunion est prévue ce mardi soir, entre l’investisseur, le Maire et les opposants. Le projet d’embouteillage fait des vagues, aussi bien du côté français que du côté suisse. Dans le canton de Vaud, les Syndics de la Côte se montrent très sceptiques face à ce vieux projet, qui ne semble plus dans l’air du temps

Ce projet d’usine d’embouteillage remonte à plus de trente ans. Il a été relancé en 2016 et c’est en mars dernier que les choses se sont précipitées. L’idée: pomper l’eau de source de Divonne-les-Bains. Pour un total de 680 mille m3 par an…pour l’exporter dans les pays du Golfe et en Asie…sachant que les thermes de Divonne pompent déjà 170 mille m3 par an dans la même nappe phréatique. A l’heure du réchauffement climatique, les Syndics de Terre Sainte s’inquiètent, à l’image d’Alain Barraud, Syndic de Chavannes-de-Bogis.

Alain Barraud Syndic de Chavannes-de-Bogis

Autre sujet d’inquiétude : le transport des 400 millions de bouteilles par an…une centaine de camions devraient transiter par Chavannes-de-Bogis pour rejoindre l’autoroute Lausanne-Genève, déjà surchargée.

Alain Barraud Syndic de Chavannes-de-Bogis

Alain Barraud rappelle que le pays de Gex achète déjà de l’eau du lac Léman à la Suisse, via des conduites transfrontalières. L’usine d’embouteillage risque d’augmenter le problème de la sécheresse.

De son côté, l’association Stop embouteillage, créée en mars, lorsque le projet s’est précisé, compte déjà plus de 900 membres. Sa présidente estime que le projet d’eau de Divonne est d’un autre âge. L’usine d’embouteillage prévoit de produire 400 millions de bouteilles en plastique par an, pour les envoyer dans les pays du Golfe et en Asie.

Un non-sens environnemental tant au niveau de la quantité de plastique produite qu’au niveau du bilan carbone. Mais la plus grande crainte des opposants…que l’eau ne vienne à manquer. Stéphanie Rapoport, présidente de l’association Stop embouteillage.

Stéphanie Rapoport Présidente de l'association Stop embouteillage

Le projet, imaginé par l’ancien Maire, avait séduit les Divonnais au départ. A l’époque, un train reliait la ville à Lyon. Aujourd’hui le transport des bouteilles se fera par camion, via l’autoroute suisse, soit un total de plus de 200 mouvements de camions par jour. De plus, selon les opposants, aucune étude hydro-géologique sérieuse, n’a été menée à ce jour.

Stéphanie Rapoport Présidente de l'association Stop embouteillage

Du côté suisse, les communes de Terre Sainte ont intenté une action en justice en France pour obtenir ces études complémentaires. La rivière La Versoix pourrait être impactée. La commune genevoise s’est d’ailleurs jointe à la procédure.

Une motion au Grand Conseil genevois

En mai la députée démocarte-chrétienne au Grand Conseil genevois Christina Meissner a déposé une motion pour que le Canton de Genève soit mieux informé sur ce projet.Christina Meissner

Christina Meisser Députée PDC au Grand Conseil

L’élue rappelle la complexité du chemin de l’eau, qui ne s’arrête pas à la frontière.

Christina Meisser Députée PDC au Grand Conseil

Une histoire qui en rappelle une autre…

Les riverains craignent que l’usine d’embouteillage de Divonne ne provoque la même problématique qu’à Vittel. La multinationale est soupçonnée d’assécher les nappes phréatiques. 30’000 habitants sont concernés. Cette semaine, le parquet de Nancy devrait d’ailleurs fixer la date du procès intenté à Nestlé pour « prise d’intérêt en sa faveur » dans la région de Vittel.

Coup de théâtre mardi soir: le Maire Vincent Scattolin abandonne le projet.

Vincent Scattolin Maire de Divonne

 

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Un rassemblement pour les cinq ans de l’incendie du foyer des Tattes

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Keystone

Un rassemblement pour commémorer les cinq ans de l’incendie des Tattes aura lieu samedi à Genève. La nuit du 16 novembre 2014, une aile du foyer pour requérants d’asile, situé à Vernier, prenait feu. Il provoquait un mort et 40 blessés, dont un grave.

Cinq ans plus tard l’affaire est toujours en main de la justice et aucune décision n’est tombée. Le Ministère public n’a pas non plus répondu au courrier de Solidarité Tattes, envoyé en recommandé. Le collectif réclame que les responsabilités soient établies et qu’un jugement soit rendu. Viviane Luisier.

Vivianne Luisier membre de Solidarité Tattes

Sur les 40 blessés, seuls quinze ont été retrouvés. Viviane Luisier.

Vivianne Luisier membre de Solidarité Tattes

Solidarité Tattes réclame également que des permis de séjour soient accordés aux victimes. Comme à Steve, qui bloqué par l’incendie, a dû sauter par la fenêtre et s’est retrouvé dans une chaise roulante. Nicole Andretta. Aumônière auprès des requérants.

Nicole Audetta Aumonière oecuménique auprès des requérants d'asile

Contacté, le Ministère public indique qu’il est à bout touchant et qu’un avis de prochaine clôture de l’instruction sera rendu avant la fin de l’année.

Samedi, une plaque commémorative sera posée à 10 heures au foyer des Tattes et le rassemblement aura lieu à 15 h à la place de la Navigation aux Pâquis.

 

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Une étude montre les avantages d’investir dans les TPG

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Investir dans les TPG serait bénéfique, économiquement, mais également pour la population. Selon une étude, un investissement d’1 million de francs permettrait des retombées économiques d’1,18 million pour le canton de Genève.

Investir davantage dans les TPG aurait des retombées positives sur la santé publique, les dépenses des ménages et même la valeur foncière. C’est ce qui ressort d’une étude du bureau Mobil’homme, lié à l’EPFL, commanditée par les TPG. Et les chiffres sont précis: un investissement d’1 million de francs permettrait des retombées économiques d’1,18 million pour le canton de Genève.

Les TPG ont notamment un meilleur impact sur l’environnement mais pas seulement. L’étude met en évidence des avantages tels qu’une baisse des dépenses des ménages, un gain de temps et une augmentation des valeurs foncières et immobilières. Les précisions d’Emmanuel Ravalet, socio-économiste au bureau d’études Mobil’homme.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

L’étude a également démontré une amélioration de la sécurité. Emmanuel Ravalet.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

Ces résultats sont donc favorables aux TPG, qui pourraient faire valoir ces conclusions pour demander davantage d’investissements de la part de l’Etat. Emmanuel Ravalet souligne que le bureau Mobil’homme est indépendant et que l’étude est parfaitement objective.

Emmanuel Ravalet Socio-économiste au bureau d'études Mobil'homme

En 2018, les TPG ont transporté 215,4 millions de passagers, soit une hausse de 10% depuis 2013. La marge de progression est toutefois grande puisque les transports publics représentent seulement 15% de l’ensemble des trajets effectués à Genève.

 

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Assurances maladie: faites jouer la concurrence!

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Le 30 novembre c’est le dernier délai pour en changer. Comment savoir quelle assurance maladie choisir pour être couvert au mieux et au meilleur prix. Un site internet de la Confédération suisse peut vous aider. Le détail avec Judith Monfrini

Pour résilier ou modifier son contrat, les professionnels conseillent d’envoyer le courrier le 25 novembre au plus tard. Ce n’est pas le timbre postal qui fait foi, mais l’arrivée effective de la résiliation. Elle doit être entre les mains de votre assureur le jour du délai limite officiel. Florent Schittulli, est assureur chez Néos suisse, un courtier indépendant à Châtelaine.

Florent Schittuli Assureur chez Néos Suisse

L’assureur rappelle que plus la franchise est élevée et plus la prime sera basse. En cours d’année, elle pourra être modifiée mais à la hausse seulement.

Plusieurs choix s’offrent à l’assuré. L’assurance standard est la plus chère, avec la possibilité d’aller chez le médecin de son choix. Les primes seront moins élevées avec l’option médecin de famille. Pour les jeunes parents, notre assureur a une solution.

Florent Schittulli Assureur chez Néos Suisse

Concernant l’assurance complémentaire, trois choix s’offrent à l’assuré. Florent Schittulli.

Florent Schittulli Assureur chez Néos Suisse

Pour l’assureur, l’assurance complémentaire indispensable est l’ambulatoire.

 

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La neige pourrait tomber dès demain matin à Genève

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Des flocons jusqu’en plaine. D’après Météosuisse, les conditions météorologiques pourraient bien être réunies dès  jeudi pour que la neige se rapproche du Léman.

Les températures – elles – seront comprises entre un et quatre degrés, une météo propice à la neige. Pourtant, l’or blanc dépendra de l’intensité des précipitations, qui sont prévues toute la journée. En cause, une perturbation qui devrait provoquer des grosses chutes de neige au sud des Alpes et qui pourrait également toucher la région genevoise. La limite pluie-neige de cette masse d’air qui gagne nos régions devrait se situer aux abords des 700 mètres, mais elle pourrait descendre de quelques centaines de mètres en cas d’intensification des précipitations. Les explications de Lionel Fontannaz, météorologue à Météosuisse.

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

Mais est-ce que cela va tenir? La température des chaussées permettra-t-elle à la neige de rester au sol?

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

La neige pourrait également tomber samedi. Pourtant, la précipitation qui se prépare le week-end prochain devrait être moindre que celle qui nous touche actuellement.

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

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Grosse intervention de police: un homme retranché dans un immeuble aux Acacias

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A Genève, le quartier des Acacias a été bouclé ce matin à l’Avenue Eugène Marziano. Un homme était retranché chez lui. Selon la police, il menaçait d’en finir. Depuis 8 h 30, la police d’intervention était sur place ainsi que celle de négociation. Les pompiers ont déployé des matelas de sécurité. Vers 13 heures, la situation s’est débloquée. L’homme en détresse a ouvert la porte et il a été emmené à l’hôpital. Il souffre de problèmes psychiques et les médecins l’ont pris en charge. Toute la matinée, les locataires de l’immeuble sont restés confiné à l’intérieur. C’est le cas de Raphaël qui travaille pour le journal Cote Magazine.

Raphaël Cote Magazine

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