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Replay: il sera encore possible de sauter la publicité

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Les téléspectateurs pourront continuer à sauter la publicité lorsqu'ils regardent la télévision en différé (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les téléspectateurs pourront continuer à sauter la publicité dans un programme diffusé en différé. Le National a renoncé vendredi à brider cette possibilité dans la révision de la loi sur le droit d’auteur. Il a ensuite approuvé le projet à l’unanimité.

La balle passe dans le camp du Conseil des Etats. La réforme doit adapter les droits des artistes et la lutte contre le piratage à l’ère d’Internet. Elle est le fruit d’un compromis d’un groupe d’experts que le gouvernement avait dû réactiver après la consultation pour trouver la solution soumise au Parlement au bout de cinq ans de travaux.

Equilibre fragile

Pour préserver cet équilibre fragile, le National ne s’est quasiment pas écarté des propositions du gouvernement. Une chaîne de télévision ne pourra pas empêcher que le spectateur saute la publicité dans un programme diffusé en différé.

La majorité a enterré par 182 voix contre 6 un article de sa commission qui aurait permis aux chaînes de négocier directement avec les opérateurs sur la question. L’aval de la chaîne aurait été réputé acquis sauf révocation expresse par le diffuseur et il aurait été impossible d’interdire le zapping publicitaire pour une émission précise.

Le problème avait été soulevé dans le cadre de la révision de la loi sur les télécommunications. Mais le Parlement y a juste précisé que les opérateurs ne peuvent pas modifier les programmes suisses qu’ils enregistrent et diffusent. Le coeur du problème devait être réglé dans la loi sur le droit d’auteur.

Tous les orateurs ont toutefois estimé que ce n’était pas le bon endroit. Il n’a jamais été question d’interdire aux téléspectateurs de regarder la publicité en différé, ont été obligé d’insister les rapporteurs de la commission.

Enjeu controversé

Seules les grandes chaînes sortiraient gagnantes d’une négociation avec les opérateurs sur le saut de la publicité, beaucoup d’argent est en jeu. Mais la somme est controversée, a relevé Andrea Gmür (PDC/LU).

La situation doit d’abord être analysée en détail, a aussi trouvé Simonetta Sommaruga. Selon la conseillère fédérale, une seule chose est sûre: les câblo-opérateurs paient aux chaînes 35 millions de francs pour la diffusion en différé, zapping publicitaire inclus.

Du côté des diffuseurs, la Communauté d’intérêts radio télévision estime à 100 millions les pertes dues aux « zapping » de la publicité. Les opérateurs Swisscom, UPC, Salt et Sunrise ont avancé avant le débat qu’ils versaient déjà plus de 120 millions aux sociétés de gestion. Ils craignaient de devoir verser de nouvelles indemnités aux chaînes, avec un surcoût à la clé pour les consommateurs. Ou de perdre des clients au profit d’offres comme celles de Netflix.

Source ATS

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La boucherie de Champel va définitivement fermer

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La boucherie de Champel, à Genève, va mettre la clé sous la porte. Le chantier du CEVA à la station Champel-Hôpital aura finalement eu raison du commerce. L’accès est de plus en plus limité et les clients se font rares, déplorent les commerçants du quartier. Le patron de la boucherie a donc décidé de prendre sa retraite au 31 mai en raison des difficultés financières. Une décision qu’il regrette après 32 ans passés dans le quartier. Christian Mansey.

Christian Mansey Patron de la boucherie de Champel

Certains commerçants ont demandé des indemnisations à la Ville, qui refuse jusqu’ici de prendre en charge ces dédommagements. Résigné, Christian Mansey n’a même pas essayé.

Christian Mansey Patron de la boucherie de Champel

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Reprise du procès en appel de Semhar: la défense va plaider « l’inégalité des armes »

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Reprise demain matin à Genève du procès en appel du chauffeur de taxi accusé d’avoir violé puis assassiné la petite Semhar, 12 ans, à Carouge, en 2012. L’homme a été condamné en première instance à 20 ans de prison par le Tribunal criminel. La peine avait été assortie d’un internement. En janvier, la Chambre pénale d’appel et de révision a dû interrompre le procès. Motif : une des juges assesseurs s’est endormie lors de la plaidoirie de la défense. Celle-ci a aussitôt demandé l’interruption des débats. La Magistrate défaillante a ensuite démissionné et une nouvelle juge a pris sa place. Mais l’audience de demain risque de tourner court.

Après une instruction qui a vu se succéder pas moins de 5 procureurs, ce procès de la petite Semhar aura donné du fil à retordre à la justice genevoise. Et beaucoup de souffrances à la famille de la victime. Demain la nouvelle juge va siéger en compagnie des 6 autres juges et le procès en appel repartira de zéro. Mais la défense a déjà annoncé qu’elle va demander la récusation de l’ensemble du tribunal…Et plaider l’inégalité des armes. En janvier, les 6 Magistrats présents ont déjà entendu l’accusé et le réquisitoire du procureur. Ils vont l’entendre une deuxième fois lors de ce procès, ce qui constitue une inégalité, selon la défense. Si la Chambre pénale d’appel et de révision accède à cette demande, le procès sera renvoyé pour plusieurs mois, le temps que de nouveaux juges soient nommés et qu’ils prennent connaissance du dossier.

La défense plaide l’acquittement de son client qui clame son innocence depuis sept ans. Le Ministère public réclame, lui, la prison à perpétuité, accompagnée de l’internement. Une peine plus lourde qu’en première instance.  

Pour Robert Assaël, l’avocat de la famille de Semhar, un nouveau renvoi du procès serait inadmissible. Il va s’opposer avec véhémence à la demande de la défense.

Robert Assaël avocat de la famille de la victime

 

 

 

 

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Baisse des cambriolages, hausse des violences et de la cybercriminalité

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« La criminalité est marquée par une stabilité », tel est le principal enseignement du bilan annuel présenté ce lundi matin par la police genevoise. L’ensemble des infractions au code pénal baisse de 1%. « Mais, il ne faut pas baisser la garde », estime Monica Bonfanti, commandante de la police.

Depuis 2011, on constate une baisse des cambriolages (-54,7%), des vols à la tire et à l’arraché. « On travaille aussi sur un dispositif de sécurité pour le futur Léman express », précise le lieutenant-colonel François Waridel, chef des opérations. Les autorités sont-elles particulièrement inquiètes? La réponse de François Waridel:

Lieutenant-colonel François Waridel Chef des opérations

En revanche, les délits en lien avec la vie et l’intégrité corporelle sont en hausse de 12%. Les cas de pornographie et d’exhibitionnisme augmentent. L’analyse du conseiller d’Etat, chargé de la sécurité, Mauro Poggia:

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la sécurité

Les violences domestiques passent, elles, de 1500 cas en 2017 à près de 2000 en 2018.

Côté stupéfiants, ont été saisis plus de 33 kilos de cocaïne, 31 kilos d’héroïne, 115 kilos de marijuana et 318 kilos de haschisch. Les infractions en lien avec les stupéfiants sont en baisse de 13%. La police genevoise constate une diminution du tourisme de drogue et un éclatement des réseaux.

Un des phénomènes marquants est celui de la hausse massive de la cybercriminalité. « On sent bien que ce type d’infractions va augmenter, souligne Mauro Poggia, conseiller d’Etat chargé de la sécurité. Genève va devenir un pôle de référence dans ce domaine. » Et le magistrat d’insister sur la nécessaire prévention auprès de la population. D’autant que tout le monde peut être victime comme le souligne le capitaine Philippe Droz, chef de la police judiciaire:

Capitaine Philippe Droz Chef de la police judiciaire

Un programme de prévention a été déployé auprès des aînés et une formation a été dispensée par l’association alzheimer auprès de 600 policiers. Luc Broch, chef de service de la police de proximité revient sur les conseils dispensés aux seniors:

Luc Broch Chef de service de la police de proximité

Et d’insister sur l’une des arnaques fréquentes, celle du faux neveu. Les explications de Luc Broch:

Luc Broch Chef de service de la police de proximité

Dernier chiffre, celui de l’effectif policier. Soit 2045 collaborateurs, dont 447 femmes. Le souhait de la police étant d’augmenter la part féminine.

A l’occasion de ce bilan statistique, Monica Bonfanti, la commandante de la police genevoise, sera l’invitée de Radio Lac Matin, demain à 7h20.

@marie_prieur

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Suisse-UE : risque de “pourrissement de la voie bilatérale”

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Le traité pour un accord-cadre entre la Suisse et l’Union Européenne arrive au terme de la période de consultation. Les positions sont critiques et le scénario d’un refus de l’accord est tout sauf à exclure. Avec quelles conséquences pour la Suisse ? Cenni Najy, 33 ans, spécialiste de la question des relations Suisse-UE à l’Université de Genève et vice-président de Foraus, le Forum de politique étrangère suisse, craint, dans ce cas,  une marginalisation de la Suisse face à l’UE. “La voie bilatérale risque de s’essouffler, voire de se terminer, estime le chercheur. L’UE a été très claire: sans accord institutionnel, pas de nouveaux accords bilatéraux et pas de renouvellement des accords existants. On assistera alors à un pourrissement général de la voie bilatérale qui évidemment aura des conséquences. »

Il estime aussi que formellement, les arguments de l’UDC sur la perte de souveraineté de la Suisse peuvent être entendus. “Car si vous reprenez du droit de l’UE sans avoir participé à son élaboration, c’est formellement une perte de souveraineté. Mais la Suisse reprend déjà le droit européen alors que nous n’avons pas d’accord cadre. En 2010, 30% de la législation suisse provenait déjà directement ou indirectement de l’Union Européenne.”

En ce qui concerne la remise en cause des mesures d’accompagnement permettant notamment d’éviter la sous-enchère salariale, Cenni Najy reconnaît que c’est une question très sensible puisqu’elle touche aux salaires. Mais il suggère de réformer ces mesures de façon à satisfaire les deux parties (notamment en se basant sur le système d’inspection paritaire très efficace en vigueur à Genève. ndlr)

Il relève aussi l’impact du débat extrêmement virulent sur le Brexit qui, même s’il n’a aucun lien direct avec la question Suisse-UE, influence ce dossier. Les trajectoires de la Suisse et du Royaume Uni sont très différentes. La seconde veut sortir de l’Union européenne alors que l’accord-cadre rapprocherait la Suisse de l’UE. “Mais il est aujourd’hui plus difficile pour les négociateurs suisses d’obtenir des exceptions parce que l’UE devrait offrir ces mêmes conditions de faveur au Royaume-Uni”.

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Comment rejoindre le Léman express? Une brochure se prépare

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Dans très exactement 264 jours, soit un peu plus de huit mois, le Léman express desservira l’ensemble du Grand Genève. La mise en service du maillon manquant, le CEVA, permettra de relier 45 gares entre Lausanne, Bellegarde, Saint-Gervais ou encore Evian.

Si, sur le papier, l’infrastructure semble desservir une grande partie du territoire, il ne sera pas forcément facile pour tout le monde de monter dans le train, car tout le monde n’habite pas à côté d’une gare. Convaincre malgré tout les automobilistes de lâcher la voiture pour le train, tel est l’enjeu, comme le souligne Ludovic Antoine, responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français:

Ludovic Antoine Responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français

Quid par exemple d’un habitant de Saint-Julien-en-Genevois qui souhaite se rendre à Genève? Les explications de Ludovic Antoine:

Ludovic Antoine Responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français

D’où la nécessité de communiquer à la fois sur les temps de parcours mais aussi sur les possibilités de rabattement. Une vaste opération de communication auprès des futurs usagers est en cours de préparation, annonce le responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français:

Ludovic Antoine Responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français

Pour autant, le Léman express résoudra-t-il tous les problèmes de mobilité dans le Grand Genève? La réponse de Ludovic Antoine:

Ludovic Antoine Responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français

Qu’en sera-t-il des tarifs? Pour le moment, les négociations sont toujours en cours. Au sein du canton, les tarifs ne devraient pas changer. Pour les trajets franco-suisse, c’est plus complexe. Mais, selon Ludovic Antoine, à quelques exceptions près, il sera plus avantageux de choisir le rail:

Ludovic Antoine Responsable mobilité au Pôle métropolitain du Genevois français

Côté parkings, le pôle métropolitain annonce une explosion du nombre de place. Avec 8000 nouvelles places dans les 5 ans à venir. En plus des parkings déjà en service.

@marie_prieur

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