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Procédures liées aux animaux en hausse

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La majorité des procédures pénales concernent des animaux de compagnie. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Après une diminution en 2017, le nombre de procédures pénales liées à la protection des animaux repart à la hausse. En 2018, 1760 cas ont été recensés par la fondation alémanique Tier im Recht, contre 1704 l'année précédente.

La fondation souligne que la baisse constatée en 2017 s'expliquait surtout par l'abrogation de l'obligation pour les détenteurs de chiens d'obtenir une attestation de compétences. Mais la tendance est à l'augmentation du nombre de procédures depuis quinze ans.

Cette progression réjouit Tier im Recht, car cela signifie que le droit pénal en matière de protection des animaux est mieux appliqué. Néanmoins, la fondation a estimé jeudi lors d'une conférence de presse à Zurich qu'il restait "encore beaucoup à faire". Selon elle, "les infractions restent fréquemment minimisées par les autorités pénales".

La palme au canton de Glaris

D'autant que ramenée à la taille de la population, la proportion de procédures pénales a diminué l'an dernier. La moyenne suisse est de 2,02 procédures pour 10'000 habitants, contre 2,18 en 2017. Le canton de Glaris a le taux le plus élevé (6,93), suivi de Lucerne (3,74), Berne (3,27) et Soleure (3,26).

En chiffres absolus, c'est le canton de Berne qui compte le plus de poursuites pénales avec 338 cas, suivi de Zurich avec 281 cas. Côté romand, Vaud compte 134 cas (1,68 pour 10'000 habitants) contre 86 en 2017, Genève 45 (0,90) contre 43, le Valais 35 (1,02) contre 35, Fribourg 31 (0,97) contre 28, Neuchâtel 30 (1,70) contre 29 et le Jura 3 (0,41) contre 6.

Chiens très exposés

La majorité (50,4%) des infractions a concerné des animaux de compagnie, principalement des chiens. Un tiers (33,3%) a eu trait à des animaux de ferme et un dixième (9,8%) à des animaux sauvages.

Tier im Recht déplore que les punitions infligées sont faibles au regard de ce que prévoit la loi. Ainsi, l'amende moyenne pour des infractions aux dispositions concernant la détention ou l'élevage était de 492 francs en 2018 (432 en 2017), alors qu'elle peut atteindre 20'000 francs. La fondation estime que les sanctions ne sont pas proportionnelles aux souffrances infligées aux animaux.

Mesures prônées

Diverses mesures sont préconisées pour faire évoluer la situation. Les cantons sont invités à mettre en place des structures spécifiques (services, policiers et procureurs spécialisés, par exemple), comme cela existe déjà dans les cantons les mieux évalués par Tier im Recht, c'est-à-dire qui figurent en haut du classement du nombre de procédures.

Suite au scandale des animaux maltraités dans une exploitation d'Hefenhofen (TG), révélé en 2017 et qui a fait grand bruit, de plus en plus de cantons prévoient l'introduction de telles structures, selon l'organisation. Il faudra attendre le prochain rapport annuel pour en connaître les effets.

Mieux représenter les animaux

De plus, il est jugé important que les intérêts des animaux puissent être représentés dans les procédures pénales par des autorités ou des organisations privées. Dans les cantons de Berne, Zurich ou St-Gall, les vétérinaires cantonaux disposent de telles prérogatives.

Pour améliorer la sensibilisation des policiers, la fondation mettra prochainement en ligne une plateforme de formation continue sur la protection des animaux à leur intention. L'objectif est d'être dans l'échange, et pas uniquement dans la critique.

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Genève

Arrêt cardiaque: une journée pour découvrir les gestes qui sauvent

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Il faut compter en moyenne 10 minutes avant l'arrivée des secours, or chaque minute passée sans massage cardiaque diminue de 10 à 12% les chances de survie d'une victime d'un arrêt cardiaque. Savoir utiliser un défibrillateur peut sauver des vies. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

A l'occasion de la journée mondiale du coeur, la Fédération mondiale du coeur et le réseau Save a Life organisent mercredi devant l'entrée du Bains des Pâquis à Genève des activités pour informer sur les gestes qui sauvent en cas d'arrêt cardiaque. Cette édition va mettre en avant la sensibilisation des enfants.

En Suisse romande plus de 30% des enfants jusqu'à 12 ans sont gardés régulièrement par leurs grands-parents, relèvent lundi les deux organisations dans un communiqué. La probabilité que les seniors soient en compagnie de leurs petits-enfants lorsqu'ils sont victimes d'un arrêt cardiaque est donc relativement élevée.

La sensibilisation des enfants à cette problématique peut aider à faire gagner un temps précieux en cas d'une urgence cardiovasculaire. Même s'ils ne peuvent pas toujours effectuer les gestes de premiers secours eux-mêmes, il est crucial qu'ils soient en mesure de reconnaître une situation d'urgence, d'appeler le 144 et de chercher de l'aide pour les gestes de premiers secours.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité au monde. En Suisse, 10'000 personnes meurent chaque année d'un infarctus du myocarde. Genève dénombre chaque année environ 400 arrêts cardio-respiratoires, dont 250 sont réanimés. En moyenne, il faut compter 10 minutes avant l'arrivée des secours, or chaque minute passée sans massage cardiaque diminue de 10 à 12% des chances de survie.

Plus de 2000 bénévoles

Opérationnel depuis 2019, Save a Life est un réseau qui compte plus 2000 premiers répondants dans le canton de Genève. Grâce à une application, ces bénévoles sont alarmés par la centrale du 144 lorsqu'un arrêt cardiaque survient. Celui qui se trouve à proximité de la victime peut prodiguer un massage cardiaque et une défibrillation précoce avant l'arrivée des premiers secours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Un cycliste gravement blessé à Chéserex (VD)

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Un cycliste s'est gravement blessé dimanche soir en chutant dans une descente sur la commune de Chéserex (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un cycliste a été victime d'un accident dimanche en début de soirée sur une route secondaire de la commune de Chéserex (VD). Il est gravement blessé et ses jours sont en danger.

Dans une descente, au lieu-dit "La Grande Côte de Bonmont", cet homme de 41 ans a perdu la maîtrise de son vélo pour une raison que l'enquête tentera d'établir, indique lundi la police vaudoise dans un communiqué. Le cycliste, domicilié sur la Côte, a chuté lourdement au sol, où il est resté inanimé.

Un automobiliste de passage l'a découvert et lui a prodigué les premiers soins en attendant les secours, poursuit la police, qui lance un appel à témoins. La victime a été héliportée par la REGA aux HUG à Genève. Il souffre de graves blessures et son pronostic vital est engagé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Vaud: les Eglises chrétiennes s'engagent contre la crise climatique

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La cathédrale de Lausanne accueillera la célébration (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les églises chrétiennes du canton de Vaud renforcent leur engagement en faveur d'une transition écologique et sociale. Une Déclaration d'engagement sera signée dimanche lors d'une célébration à la Cathédrale de Lausanne.

La Communauté des Eglises chrétiennes du canton de Vaud (CECCV) et ses Eglises membres invitent à une célébration intitulée "Ensemble pour sauvegarder la Terre". Cette communauté regroupe les églises protestante, catholique, orthodoxe et évangélique notamment.

"Les églises chrétiennes sont sensibilisées aux enjeux écologiques depuis des années. Nous avons néanmoins considéré nécessaire d'engager une démarche de repentance, face au manque de sensibilité à la question écologique", a expliqué à Keystone-ATS Robin Reeve, de la CECCV.

L'objectif est aussi de montrer que les Eglises chrétiennes savent être unies pour faire face aux "défis immenses" de la crise climatique. "Elles désirent être partenaires du reste de l'humanité dans la recherche de solutions", a ajouté M. Reeve. Il rappelle que la Bible évoque de multiples situations de crise et offre, sinon des réponses toutes faites, des pistes de sagesse et d’action.

Gestes symboliques

La célébration de dimanche comprendra un temps de célébration ainsi qu'une série de méditations et de gestes symboliques, articulés autour des quatre éléments de la terre, de l'air, de l'eau et du feu. Les enfants présents participeront à ces gestes.

Au programme également un apéritif dînatoire et une collecte en faveur d'EcoEglise. Cette plateforme encourage la mise en place d'actions et d'idées pratiques pour prendre soin de la Création.

La signature de cette Déclaration d'engagement - qui n'est pas contraignante - est une première pour la CECCV. L'automne dernier à Genève, une rencontre romande avait exprimé des intentions similaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le projet de géothermie profonde suspendu à Lavey (VD)

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Les travaux de forage sont terminés à Lavey, mais le débit d'eau n'est pas suffisant pour produire de l'électricité (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le projet de géothermie profonde à Lavey (VD) est suspendu. Le forage est terminé, mais le débit d'eau chaude n'est pas suffisant pour produire de l'énergie.

La température au fond du puits est bien là, supérieure aux attentes, mais le manque de connectivités avec les potentielles sources d'eau ne permet pas de générer de l'électricité, explique lundi Jean-François Pilet, directeur d'Alpine Geothermal Power Production (AGEPP), la société en charge du projet.

Il n'est donc pas possible, pour le moment du moins, d'extraire de l'eau à 110 degrés. Celle-ci aurait été destinée à produire de l'électricité pour environ 900 ménages et de la chaleur pour les Bains de Lavey.

Des analyses seront désormais menées pour essayer de comprendre pourquoi le débit d'eau est trop faible. Il s'agira aussi de chercher des pistes pour valoriser l'énergie géothermique du forage. "Tout n'est pas perdu car la température est bien au rendez-vous au fond du puits", remarque Jean-François Pilet, interrogé par Keystone-ATS.

"Demi-déception"

Le directeur d'AGEPP parle d'une "demi-déception", sachant que l'opération de forage a, elle, été un succès. Démarré le 26 janvier dernier, le forage s'est achevé le 17 septembre pour atteindre la profondeur de 2956 m.

Malgré la dureté de la roche cristalline et des instabilités sur les parois, les travaux se sont déroulés sans incident majeur et sans entraîner de sismicité. "Nous avons démontré qu'il était possible de creuser à 3000 m dans un massif alpin, où la roche est très dure. C'est positif en vue d'autres forages", relève M. Pilet.

Il a rappelé que cela n'avait pas toujours été le cas en Suisse, notamment à Bâle et St-Gall, où le forage avait provoqué un tremblement de terre.

Après le forage, il était prévu de construire à Lavey une petite centrale électrique. Mais l'ensemble du projet - budgété à 40 millions de francs - est suspendu. En attendant qu'une solution se dessine, un bouchon provisoire a été posé sur le puits et le site a été sécurisé.

La plateforme de forage sera, elle, démantelée et transférée sur le prochain site de forage à Vinzel (VD). AGEPP ajoute qu'elle remettra ultérieurement le site de Lavey en état, comme elle s'y était engagée.

Demande de compensation de la Confédération

"Comme le montre l'exemple de Lavey, chaque forage en Suisse a un caractère exploratoire. Or, l'exploration du sous-sol et la prise de risque qui y est liée ne peuvent pas être l'affaire de promoteurs individuels", a réagi l'association Géothermie Suisse dans un communiqué. Elle demande à la Confédération de "compenser intégralement" les risques liés à ces forages.

Comme solutions, Géothermie Suisse cite des contributions à l'investissement avec des garanties de risque ou la création d'un fonds pour couvrir ces risques. "Si la Confédération n'agit pas rapidement, elle risque d'étouffer la nouvelle dynamique des projets de géothermie", ajoute-t-elle, jugeant injuste que la géothermie ne soit pas traitée comme les autres énergies renouvelables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une centaine d'Ukrainiens ont vécu leur première rentrée à l'UNIGE

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Assiia Bala, étudiante à la faculté de traduction et interprétation de l'UNIGE. Ⓒ Miguel Hernandez

À l’Université de Genève, 110 étudiants ukrainiens ont vécu leur première rentrée académique. Un moment partagé entre enthousiasme et incertitudes.

À Genève, voilà une semaine que les étudiants de l’UNIGE ont repris le chemin des cours. Une rentrée particulière pour les 110 étudiants ukrainiens qui ont rejoint les bancs de l'Université genevoise. Dix d'entre-eux sont des étudiants réguliers, les 100 autres sont inscrits au programme d'intégration Horizon académique. Proposé par l'Université depuis 2016 pour les étudiants extra-européens, il a été mis en place avec le concours du Bureau de l’intégration des étrangers du Canton. Un programme qui a beaucoup aidé Assiia Bala, étudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l'UNIGE.

Assiia BalaEtudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l'UNIGE

Assiia Bala, 19 ans, était inscrite à l'Université de Kiev, mais a dû fuir le pays en raison du conflit. Arrivée à Genève le 28 février dernier, son intégration s'est bien passée.

Assiia BalaEtudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l'UNIGE

À lire aussi: L'Université accueille les premiers étudiants ukrainiens

Incertitudes

Passionnée de langues, Assiia parle français, russe, anglais et ukrainien. Si elle est contente de débuter son cursus universitaire, quelques incertitudes demeurent. Notamment en ce qui concerne son avenir.

Assiia BalaEtudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l'UNIGE

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