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Pour un recensement des crimes LGBTI-phobes

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Plusieurs associations veulent désormais des statistiques officielles et cantonales des crimes haineux commis en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre. Un moyen de donner de visibilité à ce phénomène pour mieux le combattre. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les communautés LGBTI veulent des statistiques officielles recensant les crimes haineux à leur égard. Des motions en ce sens vont être déposées dans treize cantons durant ce mois de mai.

« C’est un appel à l’aide que nous lançons pour avoir enfin un état des lieux en Suisse », a annoncé vendredi à Lausanne Muriel Waeger, directrice romande de l’Organisation suisse des lesbiennes (LOS) et de Pink Cross, la Fédération suisse des hommes gais et bi.

Les membres des communautés homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe (LGBTI) sont plus visés par des crimes de haine en lien avec leur orientation sexuelle ou leur expression de genre, poursuit-elle, se basant sur les constats d’associations ainsi que des études internationales. « Si nous voulons agir en amont, faire de la prévention, il nous faut des chiffres sur lesquels nous appuyer », abonde Christophe Chaignat du comité de Juragai.

Après Genève, des motions seront donc déposées dans treize cantons parmi lesquels Vaud, Neuchâtel, Jura, Valais, Fribourg, Berne et Zurich réclamant que les polices tiennent un recensement des agressions LGBTI-phobes. Un outil qui doit permettre de donner de la visibilité à ces violences afin que la société en prenne davantage conscience et intervienne, poursuivent les intervenants.

Former la police

Autre requête: qu’à l’image des polices vaudoise, genevoise ou lausannoise, des formations soient données à tous les policiers afin qu’ils prennent en charge les victimes de manière adéquate, et non « comme les autres ».

« La police n’est pas plus homophobe que la société civile, mais elle est en première ligne quand il y a des violences », a expliqué Aymeric Dallinge, président du Pôle agression violence (PAV). Et d’ajouter qu’avoir des policiers formés permet d’offrir une écoute adaptée aux victimes souvent peu reconnues.

Muriel Waeger a par ailleurs saisi l’opportunité de rappeler que les conséquences de ces crimes de haine peuvent être dramatiques. « Le taux de suicide est 2 à 5 fois plus élevé chez les jeunes de ces communautés qu’au sein du reste de la population ».

A Berne

Sur le plan fédéral, la conseillère nationale Rosmarie Quadranti (ZH/PBD) a déposé une motion en 2017 réclamant une recensement national des crimes fondés sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre que le Conseil fédéral a proposé de rejeter.

Rappelons également que le peuple devra se prononcer sur l’extension de la norme pénale antiracisme à la discrimination basée sur l’orientation sexuelle.

Source: ATS

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Reprise de l’horaire normal pour les TPG dès samedi

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les transports publics genevois retrouvent un horaire normal à partir de samedi. La stabilisation du taux d’absence des chauffeurs des TPG permet à l’entreprise de planifier un retour à un horaire normal.

A partir du 5 décembre, les TPG augmentent leur offre « afin d’accompagner les mesures de déconfinement annoncées par le Conseil d’Etat genevois », indique un communiqué. Le réseau des TPG fonctionnera à nouveau à 100%.

Le service de nuit, dont les Noctambus, reste suspendu, conformément aux décisions de la branche suisse des transports et de l’Office fédéral des transports. La semaine dernière, la fréquentation des TPG se situait à 54% en comparaison à la même période l’année passée.

C’est le plus bas niveau atteint au cours de la deuxième vague de coronavirus. En avril, lors de la première vague, la baisse de fréquentation avait atteint 16% du niveau de l’année précédente. L’entreprise s’attend à une croissance de la fréquentation durant la période de fin d’année.

L’entreprise rappelle que le port du masque est obligatoire dès 12 ans, dans les transports publics tout comme aux arrêts. Et ajoutent qu’il est impératif de se désinfecter les mains en entrant et en sortant de chaque véhicule.

Source : ATS

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Genève: les jeunes des Grottes se battent pour un Skate et un Parkour park

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Le sport urbain a le vent en poupe. A Genève, si le Skatepark de Plainpalais permet aux jeunes de la rive gauche de s’adonner à leur sport favori, il n’existe pas d’équivalent rive droite. Un projet se dessine juste au-dessus de la poste de Montbrillant. Le détail avec Judith Monfrini

Ils sont jeunes et ils ont la passion des sports urbains. Depuis près de deux ans, ils réclament un skate parc, rive droite, dans le quartier des Grottes à Genève. L’initiative est née dans la tête d’une trentaine de jeunes Skaters lors du Forum social Grottes-Saint-Gervais organisé par la Ville de Genève, au printemps 2019. Pour mener à bien leur projet et aidés de leurs parents, ils ont créé l’association Espace Freestyle Montbrillant, EFM. La Ville leur a accordé une subvention pour réaliser un projet d’étude du futur Skate et Parkour park.

Océane Firman est à la fois traceuse, adepte des parkours, et skateuse…Elle a 16 ans.

Océane Firman Membre de EFM

La parcelle choisie par les jeunes se trouve rue de Montbrillant entre la poste et le cycle du même nom. Le financement du département de la cohésion sociale et de la solidarité a permis à l’association de réaliser un projet collaboratif avec un bureau d’architecte bâlois, Vertikal Technik. Océane nous livre sa vision du futur espace de vie.

Océane Firman Membre de EFM

La volonté des jeunes est également d’ouvrir le sport urbain aux filles, encore trop peu représentées dans ce domaine.

Océane Firman Membre de EFM

En mai, l’association a déposé une pétition au Conseil municipal de la Ville de Genève munie de 500 signatures. Les jeunes sont dans l’attente d’une décision. Selon la Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité, Christina Kitsos, le projet est inscrit au plan d’investissements financier de 2024. Mais il reste encore des obstacles à franchir.

Christina Kitsos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

La Magistrate salue néanmoins l’engagement des jeunes des Grottes et n’exclut pas de tenter de faire avancer le projet plus rapidement.

 

 

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Journée Mondiale de lutte contre le SIDA : « la peur est le pire ennemi de la prévention »

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Le 1er décembre a lieu la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Un temps fort qui a pour but de soutenir les personnes vivant avec le virus responsable, le VIH. A cette occasion, le Service des maladies infectieuses du CHUV organise des conférences en ligne ayant pour objectif de revenir sur les avancées médicales, en 2020 pour les malades.

Le virus a été découvert il y a presque 40 ans, et les traitements antirétroviraux ont progressé depuis. Malgré les années, la peur du VIH est toujours présente et le SIDA reste une maladie stigmatisante. Peur et stigmatisation, voilà les pires ennemis de la prévention selon la Professeure Alexandra Calmy, médecin-cheffe de l’unité VIH du service des maladies infectieuses des HUG, interrogée par Benjamin Smadja et Laurie Selli.

Précisons que les objectifs de lutte contre le VIH établis pour cette année ne seront pas atteints. En cause le Covid qui détériore la situation et pourrait provoquer jusqu’à plus de 150’000 décès supplémentaires en trois ans. ONUSIDA a lancé récemment à Genève trois nouvelles approches pour 2025.

Les infections au VIH en Suisse ont baissé d’un tiers par rapport à la même période l’an passé. 236 cas d’infection ont été signalés à la fin de l’année, selon les chiffres publiés récemment par l’Office fédéral de la santé publique. L’Aide suisse contre le sida avance deux explications pour comprendre cette baisse : « Soit les gens ont été moins testés pour le VIH pendant cette période de coronavirus, soit ils ont eu moins de relations sexuelles non protégées ».

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Deux genevois créent un supermarché avec zéro déchet plastique

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À Genève, Clarisse Pitton et Christophe Rolland lancent Organy, un supermarché sans déchet plastique, 100% bio et local au maximum. L’objectif: faire ses courses de la manière la plus écologique possible. La plateforme de course réutilise les bocaux ou bouteilles usagés et possède sa propre marque.

Générer zéro déchet plastique. C’est le concept du supermarché écologique Organy qui est 100% bio et maximum local. Crée par deux genevois, Clarisse Pitton et Christophe Rollandcette structure cherche une nouvelle façon de consommer bio, local et responsable. Leur concept se veut différent du vrac. Les consommateurs n’ont pas à se déplacer avec leur contenant puisque tout est emballé mais uniquement avec du biodégradable. Le supermarché dispose de toute une gamme de produits des denrées alimentaires aux produits cosmétiques en passant par les articles d’entretien. Pour l’instant les commandes se font uniquement en ligne et sont livrables en une heure en Ville de Genève. Le but: faire ses courses de la manière la plus écologique possible comme l’explique Clarisse Pitton, cofondatrice d’Organy.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Chez Organy, l’une des spécificité est de réutiliser les bocaux ou les bouteilles usagées. Pour ce faire les deux genevois se sont inspirés du système des consignes. Ecoutez Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Une seule marque

L’une des concepts de ce supermarché d’un nouveau type est qu’il n’existera qu’une seule sorte de chaque produit d’alimentation, d’entretien ou de cosmétique. L’objectif est de gagner de la place et du temps. Les détails avec Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Organy ne se voit pas comme une épicerie fine et veut proposer des prix abordables. Leur objectif est d’être un supermarché de tous les jours comme l’explique Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Crowfunding

Pour lancer leur entreprise, la jeune femme et son associé Christophe Rolland ont lancé un financement participatif le 26 octobre dernier au travers de la plateforme SIG impact pour récolter 20’000 francs. La campagne s’est achevée il y a deux jours et ils ont récolté 30’000 francs grâce à 280 contributeurs. Grâce à ce ce soutien ils pourront notamment concrétiser leur boutique qui devrait voir le jour dans le quartier de Rive et développer leur application.

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Genève: les patrons recourent contre le salaire minimum

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@keystone ATS

Cinq associations patronales, dont la Fédération des entreprises romandes ont déposé deux recours, à la Cour constitutionnelle de la Cour de justice et au Tribunal, contre le salaire minimum. Si elles ne contestent pas la légitimité de la loi, elles dénoncent son mode d’application. 

A Genève, la Fédération des entreprises romandes et quatre associations patronales ont déposé un recours contre le salaire minimum. Si elles ne dénoncent pas la loi qui l’instaure en tant que telle, elles regrettent son application immédiate. Pour la FER l’application de la loi au premier novembre n’est pas proportionnée et le Conseil d’Etat aurait dû prévoir des mesures transitoires. Les explications de Nathalie Bloch, Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la Fédération des entreprises romandes.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

Les associations patronales contestent également l’indexation au coût de la vie prévue par la législation, qui ne va que dans le sens de la hausse.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

Les syndicats, de leur côté également ont déposé recours contre la loi pour faire valoir une indexation des salaires cette année déjà. Ce qui exaspère les milieux patronaux.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

La FER dénonce une position rigide des syndicats, presque dogmatique. Il vaudrait mieux songer à la survie de l’entreprise. qui dit survie dit emplois préservés.

Avec la crise économique qui se profile, les prix vont baisser et l’indexation des salaires ne va pas pouvoir se faire à la hausse, avertissent les patrons. Ils ont fait recours auprès de la Cour constitutionnelle de la cour de justice ainsi qu’auprès du Tribunal fédéral.

 

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