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Pierre Maudet règle ses comptes avec la présidence du PLR

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Pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet, le vote de soutien de la base est un message pour les présidences suisse et genevoise, à savoir que "c’est encore la base qui a le dernier mot" (archives). (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les partisans du PLR genevois ont soutenu mardi soir à quelques voix près le conseiller d’Etat Pierre Maudet. Celui-ci estime dimanche que ce vote est un message pour les présidences suisse et genevoise, à savoir que « c’est encore la base qui a le dernier mot ».

« Le PLR a fait preuve d’une certaine forme de souveraineté populaire », explique le Genevois dans un entretien accordé au Matin Dimanche. Poursuivi pour acceptation d’un avantage, Pierre Maudet résiste depuis plusieurs mois aux pressions venues de la direction de son parti le poussant à démissionner, la présidente suisse Petra Gössi en tête.

Mais « quel serait le dégât d’image si j’étais acquitté dans six mois et que le parti m’avait forcé à démissionner? », se demande-t-il lors d’une interview avec la SonntagsZeitung. Et ces appels répétés donnent l’impression, que le parti « laisse tomber ses élus dès l’apparition de premières difficultés ». De quoi endommager autrement l’image du PLR.

« Quiconque prend la démocratie et la primauté du droit au sérieux ne démissionne pas simplement par respect pour ses électeurs avant qu’un verdict n’ait été rendu « , résume ainsi l’ancien candidat au Conseil fédéral, âgé de 40 ans. Les politiciens ont besoin de gens qui sont disposés et capables de mener des disputes difficiles.

Ampleur « disproportionnée »

Pierre Maudet regrette aussi l’ampleur « disproportionnée » que cette affaire a déjà prise. Mais il estime que c’est aussi le rôle du président du Conseil d’Etat « de mettre en lumière les vrais enjeux », en une pique à peine voilée à Antonio Hodgers.

Ce n’est pas la seule remarque que le quadragénaire énonce à l’encontre du président du collège. Selon lui, pour que la parole gouvernementale reste forte et crédible, il aurait fallu que les prises de position de M. Hodgers « restent parcimonieuses et apaisées ». Pour le reste, dit-il, « le Conseil d’Etat fonctionne. Les institutions fonctionnent ».

Maudet critique le fait qu’après douze ans au pouvoir, il n’est plus mesuré qu’à l’aune d’une évaluation erronée et d’un mensonge. « J’ai menti, et je n’aurais jamais dû faire ce voyage aux Emirats. Et, bien sûr, ma crédibilité en a souffert. Mais, à mon avis, je n’ai jamais franchi la ligne du droit pénal ». Maudet a confirmé lors des entretiens qu’il démissionnerait uniquement s’il était condamné.

Parti déchiré

L’affaire Maudet, qui empoisonne la vie politique genevoise depuis plusieurs mois, maintenant, a aussi pour conséquence de diviser profondément le PLR Genève. Mardi soir, les membres du parti se sont réunis en assemblée extraordinaire et ont accordé leur confiance, à une courte majorité, au magistrat.

Deux camps irréductibles se sont fait face. Les partisans du conseiller d’Etat ont défendu leur champion, mettant en avant son bilan et ses compétences. Les adversaires, dont une bonne partie du comité directeur du PLR Genève, ont condamné les mensonges de Pierre Maudet, estimant qu’il n’était plus capable de tenir son rang.

Cette division au sein des libéraux-radicaux genevois aura pour conséquence immédiate le départ du président du parti, Alexandre de Senarclens. Celui-ci a confirmé qu’il remettait son mandat, ne pouvant plus être au côté d’un magistrat qui n’a plus aucune considération pour sa formation politique.

Revenant sur la personnalité de M. Maudet, le président du parti a estimé que le ministre était « dans un jeu, comme au théâtre ». « Nous avons affaire à quelqu’un qui s’accroche, qui se renie lui-même », a ajouté M. de Senarclens dans le Matin Dimanche. « Il ne pense malheureusement qu’à lui. Ce qui m’interpelle est qu’il est totalement hermétique au mal qu’il cause à sa famille politique alors qu’il était auparavant un rassembleur ».

source ATS

1 commentaire

1 commentaire

  1. DJOBIDO DOVENAN

    20 janvier 2019 à 12 h 53 min

    M. Maudet en oublie l’essentiel soit que le peuple de Geneve est bien au delà du PLR qui l’a élu. C’est biaiser et mentirque d’affirmer que le peuple veut aujourd’hui Maudet. Le peuple souverain rejette ses methodes mensongères et ne veut plus de lui. Pour s’en convaincre M MAUDET, il aurait fallu d’abord démissioner et vous soumettre de nouveau au suffrage universel et vous allez constater la raclée. Elle sera bien loin des « arrangements » partisans.

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Coronavirus – Organisateurs de spectacles toujours dans l’incertitude

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L’incertitude demeure pour les organisateurs de spectacles après l’annonce du Conseil fédéral d’autoriser sous conditions des manifestations de plus de mille personnes à partir du mois d’octobre. « Nous attendons de voir quelles mesures seront proposées », a expliqué à Keystone-ATS Vincent Sager, le patron d’Opus One qui avoue un « sentiment mitigé ».

Cantons et Confédération doivent élaborer une série de critères uniformes d’ici au 2 septembre. En attendant, « pas mal de perplexité et beaucoup d’incertitudes demeurent. On doit s’en accommoder encore un moment. On n’a pas le choix », a réagi mercredi le directeur de l’une des principales organisations de concerts de Suisse romande.

Impossible pour l’heure de dire si les « rares concerts encore à l’affiche » seront maintenus. Opus One cherche une autre date, en 2021, pour le Cirque du Soleil prévu à la Vaudoise Aréna en septembre. Concernant les tournées de Vincent Delerm et Stephan Eicher, des discussions doivent encore avoir lieu.

Le masque, une solution

« Plusieurs organisateurs de spectacles ont le sentiment que le recours systématique au masque pourrait être de nature à rassurer les gens. Ce serait peut-être une solution assez facile à mettre en place. Reste à savoir si les artistes accepteront de jouer devant une salle masquée », observe Vincent Sager.

Baisser la jauge des salles de spectacle serait difficile à supporter économiquement. « Les organisateurs de concerts se financent avec la billetterie. Il faut entre 70 et 95% de remplissage pour équilibrer un spectacle. Si la jauge est réduite de 50%, il va manquer 30 à 40% de recettes. On irait au-devant de déficits considérables », estime-t-il.

Aides financières

Les organisateurs de concerts sont inquiets. « On risque de perdre 90% de notre chiffre d’affaires en 2020. Les RHT (chômage partiel) permettent de compenser une partie de cette perte. Et on a pu bénéficier du programme d’aide aux entreprises culturelles. Sans quoi, on n’aurait pas beaucoup de chances de passer le cap de la fin de l’année », ajoute le patron d’Opus One, qui emploie une vingtaine de personnes (15 équivalents plein temps).

ATS-Keystone

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Un cycliste genevois se blesse, la police lance un appel à témoin

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Manifestations: les cantons veulent des critères efficaces

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KEYSTONE/Magali Girardin

La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) veut des critères d’autorisation efficaces pour les grands évènements. La réglementation ne fonctionnera que si elle est mise en oeuvre uniformément dans toute la Suisse.

Lors de l’audition, la majorité des cantons s’était prononcée en faveur d’une prolongation de l’interdiction des manifestations comptant plus de 1000 personnes jusqu’à la fin de l’année, indique mercredi la CDS dans un communiqué. Cela en raison de la situation épidémiologique encore instable.

Suite à la décision du Conseil fédéral de lever l’interdiction des grands évènements au 1er octobre, des critères d’autorisation aussi uniformes que possible s’imposent, écrit la CDS. Il convient désormais d’élaborer ces critères, notamment des plans de protection probants, et de les inscrire dans l’ordonnance Covid-19 en situation particulière.

Les secteurs du sport et de la culture se sont bien évidemment prononcés en faveur d’une révocation ou d’un assouplissement des restrictions liées aux manifestations. Toutefois, les mesures qui devraient être prises en présence d’une forte augmentation du nombre de cas se répercuteraient à nouveau sur l’ensemble de l’économie.

Les organisateurs portent donc leur part de responsabilité en vue d’éviter de nouvelles restrictions, notent encore les directeurs cantonaux de la santé. Le succès de l’assouplissement dépendra largement des associations sportives et culturelles ainsi que des organisateurs, relève Lukas Engelberger, président de la CDS.

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Assurance chômage: abandon des premières mesures extraordinaires

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KEYSTONE/Peter Klaunzer

Le Conseil fédéral a décidé mercredi d’abroger dès le 31 août une partie des mesures extraordinaires liées à l’assurance chômage. Dès septembre, seuls cinq domaines seront couverts par l’ordonnance Covid-19.

La procédure sommaire permettant de recourir au chômage partiel sera notamment maintenue jusqu’à la fin de l’année, a expliqué le ministre de l’économie Guy Parmelin devant la presse. Les cantons doivent faire face à « un nombre massif » de décomptes à traiter

Les entreprises formatrices pourront aussi demander des indemnités en cas de réduction du temps de travail pour le temps que les formateurs consacrent à leurs apprentis pendant le chômage partiel. L’objectif est de continuer à garantir l’encadrement des jeunes en formation, même en cas de difficultés financières de l’entreprise.

L’ordonnance doit en outre régler en détail la question de la prolongation des délais-cadres des personnes assurées et la non-prise en compte des périodes de décompte pour lesquelles la perte de travail a été supérieure à 85 % entre le 1er mars et le 31 août dans le cadre du chômage partiel.

« Toutes les autres mesures s’achèveront à la fin août », a souligné Guy Parmelin. C’est notamment le cas pour les dispositions concernant le travail sur appel ou le délai d’attente à charge de l’employeur.

Lors de sa séance, le Conseil fédéral n’a en revanche pas discuté des allocations pour perte de gain (APG) pour les indépendants touchés directement ou indirectement par le coronavirus, a précisé le Vaudois. Il est prévu que ces dispositions arrivent à échéance le 16 septembre.

L’ordonnance restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022 au plus tard, à condition que les Chambres fédérales entérinent le projet de loi COVID-19. Si ce projet devait être rejeté par le Parlement, l’ordonnance COVID-19 assurance chômage et toutes les mesures qui y figurent seraient abrogées, a-t-il relevé.

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Une enveloppe de 770 millions extraordinaires contre le Covid

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KEYSTONE/Gaetan Bally

La Confédération a besoin de 770 millions de francs supplémentaires pour faire face au coronavirus. Le Conseil fédéral demande mercredi au Parlement d’adopter treize crédits extraordinaires dans le cadre du supplément au budget.

Le Parlement a déjà autorisé des dépenses de 31 milliards ainsi que des cautionnements et des garanties de 42 milliards lors du premier semestre 2020. Les nouvelles mesures imposées dans plusieurs domaines nécessitent un financement additionnel afin d’atténuer les conséquences économiques de la crise.

Une enveloppe de 288,5 millions est requise pour financer les tests Covid-19. Ces coûts sont à charge de la Confédération depuis le 25 juin. Le fonds d’infrastructure ferroviaire devrait bénéficier d’un coup de pouce de 221,3 millions. Le remboursement de l’avance accordée à ce fonds sera suspendu afin de soutenir les transports publics. De plus, le fonds recevra la part maximale du produit net de la redevance pour le trafic des poids lourds.

Quelque 150 millions sont prévus pour soutenir Skyguide. L’effondrement du trafic aérien a engendré d’importantes pertes de revenu.

Ces crédits sont demandés à titre de financement extraordinaire. Les deux Chambres devront donc les adopter à la majorité qualifiée. Le frein à l’endettement prévoit une exception en cas d’événements échappant au contrôle de la Confédération, ce qui est le cas avec le coronavirus.

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