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Pierre Maudet aurait ordonné lui-même l’ouverture express de L’Escobar

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Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet aurait joué un rôle actif dans l’ouverture du bar de son ami libanais, L’Escobar. C’est ce qui ressort de la nouvelle perquisition que la justice a effectuée hier, jeudi, au sein de la Police du commerce et de lutte contre le travail au noir (PCTN, ex-Service du commerce (Scom)). Selon nos informations, le directeur du service ainsi que deux fonctionnaires ont été entendus. Et ce qui ressort est accablant pour le magistrat PLR.

Selon leurs dires, le Scom de l’époque a délivré une autorisation à L’Escobar alors que sa demande n’était pas conforme. Et cela en un temps record, soit sept jours ouvrables. Pour rappel, il faut environ un mois et demi en moyenne pour obtenir le précieux sésame. Dans le cas d’espèce, la demande d’autorisation ne répondait pas aux exigences réglementaires. Si bien que le système informatique du Service du commerce a refusé de délivrer le permis en question. Sur demande de Pierre Maudet, un fonctionnaire aurait été obligé de délivrer l’autorisation sous format Word.

Pressions multiples

Lors d’une précédente audition, il y a une quinzaine de jours, le directeur du Scom avait déjà parlé de l’ingérence du bras droit du conseiller d’Etat, Patrick Baud-Lavigne, dans le dossier de L’Escobar. Le chef de cabinet serait venu en personne dans le bureau du haut-fonctionnaire pour l’enjoindre à agir rapidement. De même que l’ami libanais de Pierre Maudet, Antoine Daher. La nouvelle audition montre donc que le magistrat lui-même se serait immiscé dans le processus pour accélérer l’ouverture de l’établissement où il a fêté son anniversaire, le 3 mars dernier. Contacté, le Ministère public genevois ne souhaite faire aucun commentaire. L’avocat de Pierre Maudet, Me Grégoire Mangeat, reste pour l’heure injoignable. Quant au conseil de l’ex-bras droit de l’édile, Me Jean-Marc Carnicé, il estime « qu’il n’y a rien eu d’illicite avec l’obtention de cette autorisation ».

Prévention alourdie?

Pierre Maudet et Patrick Baud-Lavigne sont prévenus d’acceptation d’un avantage dans le cadre de leur voyage controversé à Abu Dhabi, du 26 au 30 novembre 2015. Mais il n’est pas impossible que ce nouvel élément vienne alourdir la prévention, selon plusieurs pénalistes que nous avons contactés ainsi que l’organisme Transparency International. Ils expliquent que dès lors qu’il est demandé à un fonctionnaire de commettre un tel acte, l’abus d’autorité peut être invoqué.

@GhufranBron

Collaboration: Raphaël Leroy

1 commentaire

1 commentaire

  1. Pierre BAYENET

    6 octobre 2018 à 22 h 52 min

    Si les faits sont avérés, on passe d’acceptation d’un avantage (322 sexies CP) à corruption passive (322 quater CP) ! D’une peine maximale de trois ans à une peine maximale de cinq ans. Du délit au crime.

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Ladies Open: nouveau tournoi à Lausanne

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Timea Bacsinszky parle aux côtés de Philippe Leuba, conseiller d'état du canton de Vaud. (©Keystone/LAURENT GILLIERON)

Lausanne a enfin trouvé sa place dans le calendrier international du tennis. La capitale olympique organisera en juillet prochain le Ladies Open.

Après s’être disputé ces trois dernières années à Gstaad, ce tournoi WTA doté de 250’000 dollars se déroulera du 13 au 21 juillet sur les courts du TC Stade-Lausanne à Vidy. Situé dans le calendrier dans la semaine qui suit Wimbledon, il devrait réunir un plateau de qualité. Ambassadrice de ce tournoi remporté l’an dernier par la Française Alizé Cornet, Timea Bacsinszky sera, bien sûr, de la partie. « Je suis très heureuse que ce tournoi continue et qu’il puisse grandir chez moi à Lausanne, explique la Vaudoise. Je le jouerai avec un immense plaisir. Je suis certaine qu’il va susciter en moi bien des émotions. »

Patron du Ladies Open, Jean-François Collet reconnaît que le tournoi n’a pas trouvé son public à Gstaad. « Il a été sans doute cannibalisé par le tournoi ATP qui se disputait la semaine suivante, souligne-t-il. L’ATP n’a pas souhaité que le tournoi WTA se déroule la même semaine que son épreuve. Devant ce refus, nous devions agir. »

A Lausanne, Jean-François Collet a trouvé des autorités municipale et cantonale prêtes à s’engager. La ville de Lausanne a, ainsi, signé un contrat de trois avec le Ladies Open. En plus des prestations qu’elle sera appelée à fournir, elle contribuera au financement du tournoi à la hauteur de 100 »000 francs par année.

Jean-François Collet espère conférer à son tournoi un caractère plus festif qui avait pu être le sien à Gstaad. Il songe à organiser des « night sessions » comme le fait avec un réel succès depuis trois ans le Geneva Open.

Source ATS

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Doris Leuthard tire le bilan de ses douze ans à Berne

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La conseillère fédérale Doris Leuthard a tiré le bilan de ses plus de 12 ans au Conseil fédéral: des acquis et beaucoup de défis encore à relever. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

A l’occasion de sa conférence-bilan lundi à Berne, Doris Leuthard s’est réjouie des objectifs atteints que ce soit sur l’axe du Gothard ou en matière de financement des infrastructures routières et ferroviaires. L’idée d’un fonds pour la numérisation est lancée.

« Nous avons désormais le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) et le fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Pourquoi pas un Fonds pour le numérique », a annoncé la conseillère fédérale sortante lors d’une rencontre informelle avec la presse.

Le ministre des finances Ueli Maurer étudie l’idée, a-t-elle ajouté. Selon elle, ce fonds serait le bienvenu, car il faut investir dans ce domaine et les défis nécessitent beaucoup d’argent. Elle-même l’a constaté durant ses douze ans et demi au Conseil fédéral.

Rien que la communication avec les médias a radicalement changé sous l’effet de la numérisation. Réseau sociaux, comptes twitter… tout va plus vite. « Vous êtes importants; c’est dans l’intérêt de l’Etat », a-t-elle lancé à l’attention des journalistes, souhaitant un quatrième pouvoir capable de faire contrepoids à la propagande et à l’infox.

Concordance

Aujourd’hui, des forces nationalistes se lèvent partout en Europe. Pour la ministre sortante, il est plus important que jamais de rechercher des solutions politiques équilibrées, que ce soit entre les générations, entre la ville et la campagne ou envers les différents milieux d’intérêts, a-t-elle souligné.

Le respect à l’égard des minorités est important pour l’avenir. Interrogée sur le danger d’une polarisation croissante en Suisse dans la perspective des élections fédérales de 2019, elle s’est montrée prudente. « Les blocs politiques existent et le rôle des libéraux-radicaux sera décisif », a-t-elle dit.

Sur le récent échec de la loi sur le CO2 au Parlement, elle a répété que les mesures envisagées étaient économiquement bonnes et pas du tout préjudiciables à l’économie. Si la Suisse, « bonne élève », ne fait rien, elle perdra son influence au niveau international, a ajouté la ministre de l’environnement.

Discrète sur son avenir

Interrogée sur ses plans d’avenir, la ministre de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) se réjouit d’abord de ne plus être une personne publique. « Il y a une vie après la politique ». Elle suivra les décisions du Conseil fédéral, mais a promis de ne pas s’immiscer dans les affaires.

Sur son avenir personnel, l’Argovienne est restée évasive. Elle a reçu des propositions et se décidera en février. Questionnée sur ses domaines de prédilection, elle a cité le développement durable, le changement climatique, des dossiers qu’elle connaît bien. Quant à un éventuel coup de pouce à son parti le PDC aux élections fédérales, elle fera l’une ou l’autre apparition dans son canton.

L’UE, un des défis à venir

Elle s’est montrée « fière » des résultats obtenus dans les deux départements qu’elle a dirigés: le FIF et FORTA, le tunnel de base du Gothard complété en 2020 par le Ceneri, la votation sur le 2e tunnel routier du Gothard, la politique énergétique, la première étape de la loi sur l’aménagement du territoire, l’assurance chômage stabilisée… « Pas mal d’acquis qui permettent de bien positionner la Suisse ».

Mais les défis à venir sont encore nombreux. La question européenne, s’annonce notamment pleine d’incertitudes. La consultation que le Conseil fédéral vient de lancer sur l’accord cadre entre la Suisse et l’UE peut toujours déboucher sur des rapprochements. Et le renouvellement des institutions européennes l’année prochaine pourrait aussi apporter une dynamique nouvelle, selon l’Argovienne.

Source ATS

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La Commission européenne prolonge l’équivalence boursière

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Johannes Hahn, le commissaire européen en charge des relations de voisinage, a annoncé lundi à Bruxelles que l'équivalence boursière doit être prolongée de six mois (archives). (©KEYSTONE/EPA/VALDRIN XHEMAJ)

La reconnaissance de l’équivalence boursière suisse est prolongée de six mois, a annoncé lundi la Commission européenne. Les négociations sur un accord-cadre ne sont pas assez avancées. Et sans accord-cadre, les accords existants ne seront plus adaptés.

Lors d’une conférence de presse, le commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique de voisinage et des négociations d’élargissement, a rejeté toute nouvelle négociation au sujet de l’accord-cadre avec la Suisse.

« Ce que nous avons ne sera pas modifié, mais pour l’avenir, nous avons besoin d’un accord-cadre. C’est pourquoi cela fait près de quatre ans que nous négocions. Le projet d’accord est bon. Les deux parties ont fait des pas vers l’autre. La balle est dans le camp de Berne. »

La Commission européenne a décidé d’une prolongation de six mois afin de laisser du temps à la Suisse. Les Etats membres de l’UE doivent encore donner leur avis, d’ici mercredi. Mais cela ne devrait être qu’une formalité.

Dossiers liés

La Suisse et l’UE négocient un accord-cadre institutionnel depuis 2014, avec des achoppements répétés. Pour cette raison, la Commission européenne a limité en décembre dernier la reconnaissance de l’équivalence boursière à un an et lié sa prolongation à des progrès sur l’accord-cadre.

Bruxelles a conditionné lundi une prolongation de l’équivalence boursière au-delà de juin 2019 à « un avis positif du Conseil fédéral », sur l’accord-cadre, a souligné M. Hahn. « Ce n’est pas un accord à la carte », a-t-il encore lancé.

Début décembre, le Conseil fédéral a pour sa part lancé une vaste consultation sur le projet d’accord-cadre obtenu. Le chef des affaires étrangères Ignazio Cassis avait alors affirmé devant les médias que le gouvernement soutient le paquet sur de nombreux points, mais pas tous. Selon lui, l’accord est insuffisant pour être paraphé.

Adaptations suspendues

L’Union européenne refusera à l’avenir d’adapter les accords existants tant qu’un accord-cadre n’est pas signé. L’UE ne veut pas renégocier tous les accords liés au marché intérieur « juste parce que nous modifions notre droit », précise le commissaire.

Si l’UE maintient ce cap, il n’y aura plus d’actualisation concernant le domaine de l’élimination des entraves techniques aux échanges, la libre circulation des personnes, l’agriculture et les transports terrestres et aériens.

Protéger sa place financière

Le Département fédéral des finances (DFF) a pris acte de la décision de l’UE de prolonger l’équivalence boursière pour six mois. Les mesures prises pour protéger la Bourse suisse restent cependant de mise en cas de besoin. Le Conseil fédéral a révisé une ordonnance de manière à obliger les bourses européennes à demander une reconnaissance pour négocier des actions de sociétés suisses sur leur plateforme.

L’idée est que les investisseurs de l’UE puissent continuer à négocier les actions helvétiques sur les bourses suisses sans violer le droit européen. Cette ordonnance ne déploiera pas d’effets tant que l’UE continue de reconnaître les règles qui prévalent en matière d’échange de papiers valeur avec la bourse suisse.

Le ministre des finances, Ueli Maurer, avait indiqué vendredi dernier que cette prolongation limitée à un semestre est difficilement compréhensible. Pour le Conseil fédéral, il ne doit pas y avoir de lien entre l’accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l’UE et l’équivalence boursière.

Pour la bourse suisse SIX, une équivalence durable de la bourse est la priorité, a dit son porte-parole Julian Chan à AWP. Cela permet de garantir la sécurité juridique.

Source ATS

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Feu vert pour la piscine de Lancy, bientôt ouverte toute l’année

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Dans le canton de Genève, une bonne nouvelle pour les adeptes du dos crawlé et de la brasse coulée. La piscine de Lancy vient d’obtenir le feu vert tant attendu. Objectif à terme: ouvrir ce bassin en plein air toute l’année.

Marie Prieur

L’annonce faite lundi midi est un véritable cadeau de Noël pour les nageurs et nageuses du canton. Dès l’hiver 2019, ils pourront enchaîner les longueurs dans le bassin olympique de Marignac, à Lancy. Le projet était jusque là bloqué.

L’office cantonal de l’énergie s’inquiétait du système de chauffage de l’eau. Finalement, ce sera un raccordement au réseau de chauffage à distance des Palettes. S’ajoute une couverture isolante. De quoi assurer une eau à 28 degrés même en plein air. Les explications d’Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Le coût des aménagements est d’1,5 million. Un rapport coût – bénéfice avantageux selon le maire de Lancy, Frédéric Renevey:

Frédéric Renevey Maire de Lancy

L’association des communes genevoises participe au financement à hauteur de 300 000 francs. Car, cette ouverture à l’année est attendue par tout le canton, bien au-delà de Lancy.

Pour cause, les bassins des Vernets et de Varembé sont surfréquentés. Avec plus de 300 000 entrées par an dans chacune des deux piscines. Soit près de 700 000 entrées à elles deux. Comme le confirme Hélène Gache, membre de l’association des Usagers des Bains et Piscines Genevoises (UBPG):

Hélène Gache Membre de l'UBPG

A la piscine de Lancy, les travaux vont débuter au printemps et seront terminés en mai.

En attendant, cet hiver, sachez que les Vernets seront fermés les 25 et 31 décembre et le 1er janvier et que Varembé ferme du 25 décembre au 1er janvier.

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Les députés ne parviennent pas à trancher sur la CPEG

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Certains parlent déjà de nouvelle Genferei…la recapitalisation de la caisse de retraite des fonctionnaires genevois tourne au casse-tête.

Vendredi le Grand Conseil devait se prononcer sur deux projets pour recapitaliser la CPEG. Histoire de se conformer aux exigences de Berne qui réclame un  taux de couverture de la caisse de 80% d’ici à 2052. Coût du projet : plus de 4,5 milliards de francs. Les députés devaient trancher entre deux versions : celle du Conseil d’Etat et celle du Parti socialiste.

Si les deux projets prévoient de financer la recapitalisation de la caisse de retraite par un prêt simultané de l’Etat, celui du PS devrait servir à acquérir des logements dans le secteur Praille-Acacias-Vernet. Celui du Conseil d’Etat n’est que financier mais souhaite passer en primauté des cotisations.

Un système dont la gauche ne veut pas. Il aurait pour conséquence de réduire de 5% la rente des futurs retraités. Toujours est-il que vendredi, les députés  ont accepté les deux projets, celui du parti socialiste (52 voix pour et 46 voix contre) et celui du Conseil d’Etat (47 voix  pour, 37 voix contre et 15 abstentions). Une situation étrange due au vote des verts pour le projet socialiste d’abord, puis de leur abstention massive – de 15 voix – ensuite pour celui du Conseil d’Etat. Un gros casse-tête en vue pour les juristes.

Lequel des deux projets va être soumis au peuple si un référendum abouti? Là est toute la question…

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