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Pierre Maudet a eu accès à des rapports confidentiels du SRC

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Pierre Maudet a été le magistrat de tutelle de la police entre 2012 et l'été 2018.

C'est une petite bombe que vient de révéler une question écrite du député genevois d'Ensemble à gauche Jean Batou http://ge.ch/grandconseil/data/odj/020105/QUE00893A.pdf. Selon les réponses données ce vendredi par le Conseil d'Etat genevois, Pierre Maudet a obtenu des rapports confidentiels des services secrets suisses. Pour ce faire, le conseiller d'Etat s'est mis d'accord oralement avec l'ancien patron du Service de renseignement de la Confédération (SRC) Markus Seiler et avec le nouveau Jean-Philippe Gaudin.

Transmissions de main à main

En principe, les rapports de la brigade genevoise de sûreté intérieure (BSI) sont transmis uniquement au SRC. Ils peuvent être consultés par la commandante de la police Monica Bonfanti et le chef des opérations François Waridel - précédemment Christian Cudré-Mauroux. Or, "des copies des rapports classifiés confidentiels ont pu être adressées au conseiller d'Etat chargé de la sécurité qui les a ensuite transmises à son secrétaire général ou son chef de cabinet (Patrick Baud-Lavigne, ndlr) pour une éventuelle prise de connaissance", affirme le gouvernement genevois.

Concrètement, ces transmissions s'effectuaient "à intervalle régulier de main à main par la commandante de la police au conseiller d'Etat qui en est le supérieur hiérarchique, explique l'Exécutif. Le rythme de transmission de ces copies se faisait en fonction de la volumétrie des documents et de l'activité de la BSI".

Autorisation orale

Comment cela a-t-il pu se produire? L'explication est surprenante. "Une autorisation a été formulée oralement par l'ancien directeur du SRC directement à l'attention du conseiller d'Etat chargé de la sécurité, quelques mois après le début du mandat de ce dernier, lors d'une rencontre à Genève portant sur la situation genevoise sous l'angle du renseignement intérieur. Le nouveau directeur du SRC, entré en fonction au 1er juillet de cette année, a confirmé cette autorisation de principe lors d’une rencontre analogue durant l’été passé; il l’a même ensuite formalisée en en précisant le contexte et les conditions."

Le Conseil d'Etat genevois précise que le chef de la BSI a pu "également avisé oralement et à plusieurs reprises" le chef du service intérieur du SRC notamment de ces transmissions. "A aucun moment, signale-t-il, les membres de la direction du SRC n'ont émis un veto ou une quelconque remarque face à cette situation. Ils n'ont jamais demandé à ce que cette transmission cesse ou mentionné qu'elle n'était pas légale."

Quels contrôles?

Ces accords oraux et transmissions de main à main ont-ils fait l'objet de contrôles externes? Autrement dit, qui savait quoi de cette méthode? Le Conseil d'Etat genevois reste étrangement évasif. Le conseiller fédéral chargé du SRC Guy Parmelin n'est pas cité dans le document. En revanche, la délégation des commissions de gestion du Palais fédéral (DélCdG), chargée de la surveillance des activités du SRC, apparaît. Son degré de connaissance de ce mode de fonctionnement n'est toutefois pas clairement défini.

"Dans son rapport du 21 juin 2010, la DélCdG fait mention de la nécessité de l'assentiment du SRC pour que le Conseil d'Etat puisse consulter les données relevant de la protection de l'Etat, précise le collège genevois. Bien qu'il soit impossible de se substituer à la DélCdG pour pouvoir répondre avec certitude à cette question, il est toutefois possible d'envisager que cette interrogation a pu être soulevée lors du contrôle puisque une remarque à ce propos figure dans son rapport." Quant au contrôle genevois, il relevait de.... Pierre Maudet lui-même.

Poggia veut abandonner cette pratique

Interrogé par la Tribune de Genève, le nouveau ministre de la police, Mauro Poggia, a indiqué ce vendredi soir vouloir mettre fin à cette pratique. "Il y a des choses qui ne doivent pas être portées à ma connaissance, a-t-il indiqué. Je n’en vois pas l’utilité et je pense que ce serait à juste titre mal perçu par des personnes attentives au respect de la sphère privée. A moins d’une situation de crise, ma curiosité n’a pas à servir de base à ce type de transferts d’informations."

De son côté, le conseiller national genevois Carlo Sommaruga s'est dit "abasourdi" de cette nouvelle. "Je suis très étonné qu’une autorisation orale suffise pour transmettre des rapports aussi délicats. Il me semble qu’il y a là un dysfonctionnement. La transmission régulière d’informations sensibles ne correspond ni à la lettre, ni à l’esprit de la loi sur le renseignement. Je vous laisse imaginer si tous les conseillers d’Etat de tous les cantons pouvaient disposer de telles informations. Nos services secrets n’auraient plus rien de secrets. Nous prenions un risque énorme pour notre sécurité."

@raphaelleroy

 

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International

La barre des 1000 victimes de l'épidémie d'Ebola franchie

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L'Organisaiton mondiale de la santé (OMS) dirigée à Genève par Tedros Adhanom Ghebreyesus alerte toujours sur la propagation plus rapide de l'épidémie d'Ebola que la réponse dans l'Est de la Républqiue démocratique du Congo (RDC) (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'actuelle épidémie d'Ebola a franchi la barre des 1000 personnes tuées. En RDC, elle a fait 999 victimes, auxquelles il faut ajouter deux décès en Ouganda, selon les chiffres congolais relayés mercredi par l'OMS à Genève.

Selon des données qui datent de lundi, 2473 cas confirmés ont été observés dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une vingtaine ont eux eu lieu chez le voisin ougandais.

Près de 330 cas sont suspects ont aussi été identifiés en RDC, ajoute l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Autre chiffre symbolique, le nombre de personnes guéries dépasse désormais les 500, dont 482 dans ce pays.

L'OMS a répété mardi que l'épidémie se propageait encore plus rapidement que la réponse. Des milliers de tests sont menés chaque jour. Ebola est actuellement présent dans cinq provinces de l'Est de la RDC.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'auberge du Mollendruz (VD) pourra être rénovée

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L'auberge du Mollendruz, située au col du même nom, pourra être rénovée (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'auberge du Mollendruz, située sur le col du même nom, pourra être rénovée. Le Tribunal a rejeté les recours d'associations de défense des droits des handicapés qui s'opposaient à la rénovation, faute d'un ascenseur.

Les propriétaires de l'auberge, fermée depuis 2014, comptaient l'agrandir et la rénover. Il était notamment prévu d'aménager une salle de réunion sous les combles et d'aménager des chambres d'hôtel aux étages.

Deux associations avaient fait recours contre le permis délivré en 2022 par la commune de Mont-la-Ville (VD), où est située l'auberge.

Selon l'Association vaudoise pour la construction adaptée aux personnes handicapées (AVACAH) et la Fondation en faveur d'un environnement architectural adapté aux handicapés, le projet ne tenait pas suffisamment compte de l'accès aux personnes à mobilité réduite.

Etait notamment pointée du doigt l'absence d'un ascenseur, soit intérieur soit extérieur, qui aurait permis d'accéder aux étages et aux combles.

Un monte-escaliers plutôt qu'un ascenseur

Le Tribunal cantonal avait annulé en 2024 la décision d'octroyer le permis de construire: si la construction d'un ascenseur extérieur ou intérieur ne pouvait être exigée, car trop coûteuse, la Municipalité devait toutefois examiner la possibilité d'alternatives.

Un nouveau permis de construire a été déposé, prévoyant l'installation d'un monte-escaliers pour les fauteuils roulants. Ce projet a reçu le feu vert de la Municipalité, ce qui a été confirmé par le Tribunal cantonal.

Le Tribunal fédéral a rejeté dans une décision publiée mercredi les recours des associations s'opposant à la décision cantonale.

(arrêt 1C_450/2025 du 8 juin 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Dans la maison natale d'Hitler, l'Autriche ouvre un commissariat

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La maison natale d'Hitler à Braunau-am-Inn en Autriche a été transformée en poste de police. Devant le bâtiment, une pierre commémorative porte l'inscription: "Pour la paix, la liberté et la démocratie. Plus jamais le fascisme. Des millions de morts nous le rappellent". (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

L'Autriche a officiellement inauguré mercredi matin un poste de police dans la maison natale d'Adolf Hitler à Braunau-am-Inn. Vienne espère rendre ainsi l'édifice moins attractif comme lieu de rassemblement néonazi, après des décennies de polémique.

Cette inauguration "montre que la ville de Braunau se confronte à son histoire, qu'elle assume ses responsabilités", a déclaré le maire de la petite ville de Haute-Autriche Johannes Waidbacher, en présence du ministre de l'Intérieur Gerhard Karner.

Il a dit aussi espérer qu'elle apporte "un peu de sérénité aux habitantes et habitants de Braunau, et montre également que l'on peut tourner le regard vers l'avenir", en référence aux années de débat qui ont précédé la décision d'installer un poste de police dans cette maison à l'aura très polémique.

La cérémonie, en présence d'une centaine de personnes dont une trentaine de policiers en uniforme alignés devant la maison, s'est ouverte au son d'un orchestre, a constaté l'AFP. Peu d'habitants ont fait le déplacement.

La bâtisse, où le dictateur a vu le jour le 20 avril 1889, est située dans une rue commerçante du coquet centre-ville de Braunau, proche de la frontière allemande.

Logo de police et pierre commémorative

Remontant au XVIIe siècle, elle est désormais méconnaissable après de coûteux travaux confiés au cabinet d'architectes autrichien Marte - 20 millions d'euros - entamés en 2023. Elle a été notamment surélevée et son crépit jaune remplacé par une sobre façade blanche.

Au-dessus de l'entrée trône un logo de la police et sur le trottoir se trouve toujours une pierre commémorative portant l'inscription "Pour la paix, la liberté et la démocratie. Plus jamais le fascisme. Des millions de morts nous le rappellent".

Un "lieu de démocratie"

"Désormais, cette maison deviendra un lieu de la démocratie, de l'Etat de droit, de la sécurité, de la liberté et de la dignité humaine", a déclaré M. Karner. Mais "le souvenir ne disparaît pas, rien n'est dissimulé. La stèle commémorative devant cette maison, façonnée dans le granit de l'ancien camp de concentration de Mauthausen, reste à sa place", a-t-il ajouté.

Les autorités autrichiennes espèrent clore un long et délicat feuilleton, dans un pays souvent critiqué pour avoir tardé à reconnaître sa responsabilité dans la Shoah, durant laquelle 65'000 Juifs autrichiens ont été tués et 130'000 contraints à l'exil.

Cette réflexion sur le passé nazi intervient alors que l'extrême droite continue de progresser dans les enquêtes d'opinion. Selon un sondage publié dimanche par le quotidien Kronen Zeitung, le parti FPÖ, fondé par d'anciens nazis, recueille 38% des intentions de vote.

Pas de lieu de mémoire

La maison de naissance d'Adolf Hitler appartenait à la même famille depuis 1912. Elle a d'abord été louée à partir de 1972 par l'Etat autrichien, qui y a installé un centre pour handicapés, catégorie de la population victime du IIIe Reich.

Alors que l'adresse attire régulièrement des néonazis, la dernière propriétaire, Gerlinde Pommer, a opposé son veto à toute transformation du bâtiment puis contesté, par tous les recours possibles, son expropriation.

Il a fallu le vote d'une loi spéciale pour que l'intérêt général prime en 2016. Trois ans plus tard, la Cour suprême autrichienne a validé l'achat pour 810'000 euros des 800 mètres carrés au sol.

Concernant l'avenir du bâtiment, plusieurs options ont alors été étudiées. Une commission d'experts a décidé de ne pas en faire un lieu de mémoire, afin d'éviter qu'il ne devienne un aimant à néonazis.

Nombreuses polémiques

Une démolition a également été exclue, l'Autriche devant se confronter à son passé, de l'avis des historiens.

Sans faire l'unanimité, la décision est tombée: ce serait un commissariat de police, pour "montrer clairement", selon le gouvernement, qu'aucune commémoration du national-socialisme n'y est possible.

"Je suis convaincu que le signe le plus clair d'une démocratie, c'est lorsque l'institution qui doit protéger la démocratie, préserver l'Etat de droit et faire respecter le monopole de la force publique obtient, ici, un siège digne de ce nom", a déclaré mercredi à Braunau l'ancien ministre de l'Intérieur Wolfgang Peschorn

Toutefois, cela ne mettra pas fin aux polémiques, estime Florian Kotanko, de l'Association d'histoire contemporaine de Braunau, venue assister à l'inauguration.

"Braunau sera toujours associé à la ville de naissance d'Adolf Hitler dans le monde. Cette maison est un maillon de la culture de mémoire et ce n'est pas la fin de l'histoire", dit-il à l'AFP.

Robert Eiter, du Comité autrichien de Mauthausen (MKÖ), une association de rescapés du camp de concentration autrichien, estime de son côté que la "transformation ne découragera pas un seul néonazi tenté par le pèlerinage".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Nouvelles exigences pour le label "Vaud certifié d'ici"

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Le label "Vaud certifié d'ici" intègre désormais des exigences en matière de durabilité (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le label "Vaud certifié d'ici" évolue. En plus de garantir l'origine vaudoise des matières premières agricoles (minimum 80%) et leur transformation dans le canton (au moins 2/3 de la valeur ajoutée), le label intègre désormais des critères de durabilité.

Pour satisfaire aux nouvelles exigences, les entreprises doivent répondre à un questionnaire en ligne sur différentes thématiques (climat, mobilité, gestion des déchets, conditions de travail, formation ou encore bien-être animal). Un seuil minimal doit être atteint, puis un échantillon des déclarations sera vérifié par l'Organisme intercantonal de certification (OIC) lors du contrôle habituel des produits, explique mercredi Vaud Promotion, l'organe en charge ce label.

Celui-ci "reste une garantie forte de l'origine des produits et apporte désormais aussi une information vérifiable sur l'engagement de l'entreprise qui les produit ou les transforme", explique Charlotte Augé, responsable du label, citée dans le communiqué.

Actuellement, plus de 80 entreprises membres du label ont déjà validé les nouvelles exigences. Les critères de durabilité sont obligatoires pour les nouvelles demandes de certification. Quant aux entreprises déjà membres, elles doivent les intégrer progressivement, au plus tard lors de leur prochaine re-certification.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Renommé Magic Parc, le centre de loisirs de Rennaz rouvre cet été

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L'ouverture du Magic Parc à Rennaz est prévue cet été encore. (© Magic Parc)

Site de loisirs emblématique du canton de Vaud, le centre de Rennaz va bientôt rouvrir. Après la faillite de Fun Planet en 2025, il se nomme désormais Magic Parc et propose de nombreuses activités sur un espace de 10'500 m2.

La date précise d'ouverture n'est pas encore connue, mais elle est prévue dans le courant de cet été. Dans un communiqué, le nouveau Magic Parc indique qu'il se déclinera en des pôles loisirs (bowling, billard, fléchettes, réalité virtuelle, jeux d'arcade, etc), enfants (autos-tamponneuses, mini-golf fluorescent, trampoline, toboggans, etc) et restauration. S'y ajouteront un mur de grimpe et, à terme, un pôle sportif avec fitness et des terrains de padel.

Le Magic Parc prévoit également de recevoir des rendez-vous professionnels et privés, comme des séminaires d'entreprises ou des anniversaires. Des événements particuliers seront aussi organisés durant l'année, notamment lors des vacances et jours fériés.

Interrogé mardi dans 24 heures, le nouveau directeur du centre, Victor Corbillon, dit vouloir attirer plus de 300'000 visiteurs par année. Si aucun montant financier n'a été communiqué, le Magic Parc peut s'appuyer sur plusieurs investisseurs, dont le joueur de tennis Stan Wawrinka.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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