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Manifestastion contre l’islamophobie à Paris

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La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13'500 personnes dimanche à Paris. (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

« Vivre ensemble, c’est urgent »: plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à Paris pour une manifestation contre l’islamophobie. Le défilé, dont le principe a fortement divisé le monde politique, vise à dénoncer les actes antimusulmans.

« Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant », « stop à l’islamophobie », « vivre ensemble, c’est urgent », pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants réunis devant la Gare du Nord. Il y avait aussi de nombreux drapeaux français. « Solidarité avec les femmes voilées », ont encore scandé des participants.

Quelque 13’500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l’AFP. La mobilisation, initiée par plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l’islamophobie en France.

« On entend tout et n’importe quoi »

L’appel à manifester a été lancé le 1er novembre dans le quotidien « Libération », quatre jours après l’attaque d’une mosquée à Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité. Revendiquée par un ancien militant d’extrême droite de 84 ans, l’attaque avait fait deux blessés graves.

Le message initial était de dire « STOP à l’islamophobie », à la « stigmatisation grandissante » des musulmans, victimes de « discriminations » et d' »agressions ». « J’en ai marre que dans la rue on me dise ‘Rentre dans ton pays’. Je suis française ! », raconte Amina, informaticienne de 26 ans.

« On entend tout et n’importe quoi sur l’islam et sur les femmes voilées aujourd’hui. On essaie de stigmatiser les musulmans, de les mettre à l’écart de la société », renchérit Asmae Eumosid, une femme voilée de 29 ans venue d’Epinay-sur-Seine.

A Toulouse, Mouss Amokrane, chanteur du groupe Zebda, s’est joint à la mobilisation d’environ 200 personnes. « C’est flagrant, la multiplication, l’explosion des actes antimusulmans », regrette-t-il. A Marseille, un autre rassemblement a eu lieu avec quelques centaines de personnes – familles musulmanes, mais aussi syndicalistes et militants de gauche. La foule a scandé « nous sommes tous des enfants de la République ».

Classe politique déchirée

Depuis l’appel à manifester, la classe politique se déchire au sujet de ce rassemblement dans un pays qui oscille entre les dénonciations de la « stigmatisation », dont seraient victimes les musulmans, et la contestation de la « radicalisation ».

La notion-même d' »islamophobie », ainsi que l’identité de certains signataires de l’appel – comme le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) accusé de liens avec les Frères musulmans -, ont conduit une partie de la gauche à ne pas s’y associer, notamment au Parti socialiste, ou à relativiser leur soutien initial, comme l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot.

Plusieurs élus du parti de gauche radicale La France insoumise étaient en revanche présents. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a appelé avant le départ de la marche à ne pas « confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie ».

« Fins politiques »

Pour la présidente du parti d’extrême droite Rassemblement national Marine Le Pen, « tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c’est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française ».

La députée Aurore Bergé, porte-parole du parti macroniste La République en Marche, s’est aussi élevée dimanche contre « une marche qui attaque l’Etat et qui utilise un terme (islamophobie) dont on sait bien qu’il est utilisé à des fins politiques ». En revanche, « si demain il y avait une grande marche pour lutter contre le racisme sous toutes ces formes, nous serions les premiers à être présents ».

La France est le pays d’Europe occidentale qui compte la plus importante communauté musulmane (7,5% de la population).

Source: ATS

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300 personnes manifestent contre les bandes cyclables à Genève

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Les motards étaient de la partie, vendredi, pour protester contre la politique des transports du canton, qui a tracé sans concertation des bandes cyclables au détriment souvent de voie de circulation. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Environ 300 personnes, selon la police, ont défilé vendredi à Genève pour protester contre les bandes cyclables installées par le canton afin d’inciter la population à délaisser la voiture en cette période de risque sanitaire.

Les manifestants ont traversé le pont du Mont-Blanc, précédés par une centaine de motards, qui ont klaxonné et fait vrombir leur gros cube sous le regard incrédule des passants. Cette démonstration d’un genre nouveau à Genève a été notamment organisée par l’ex-conseiller d’Etat Luc Barthassat.

Motard invétéré, l’ancien magistrat s’en est pris à la politique de son successeur aux transports, Serge Dal Busco. « Les TPG ne roulent plus, les taxis doivent faire des détours interminables, les livreurs ne peuvent plus travailler, c’est la chienlit qui est en train d’envahir Genève ».

Les manifestants ont peu apprécié la façon dont les bandes cyclables ont été tracées. « Ils l’ont fait en catimini, nuitamment », a déploré le député PLR Jean Romain. L’élu a dit ne pas être opposé aux pistes cyclables, mais il veut un plan général de la mobilité tenant compte des besoins de tous les modes de transport.

Serge Dal Busco était la cible principale du courroux des manifestants. Le nom du magistrat a été transformé en « Dal Bouchon ». Certains ont réclamé la démission du conseiller d’Etat, d’autres, moins extrêmes dans leur revendication, ont demandé le respect de la Constitution genevoise et une concertation sur la mobilité.

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Collision de trains en Valais: 11 blessés

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L'accident a fait 11 blessés dont sept n'ont pas dû être hospitalisé. (©Mgbahn)

Un train de ferroutage a percuté un train régional vendredi vers 10h10 dans le tunnel Stephan-Holzer près d’Oberwald (VS). Onze voyageurs ont été blessés, la plupart légèrement.

Sept voyageurs légèrement blessés ont reçu des soins sur place et n’ont pas dû être hospitalisés. Trois ont été transportés en ambulance à l’hôpital de Viège et une personne a été héliportée à l’hôpital de Sion mais ses jours ne seraient pas en danger, a indiqué à Keystone-ATS Mathias Volken, porte-parole de la police cantonale valaisanne.

Les trains circulaient sur la ligne entre Oberwald et Realp (UR). Le convoi de ferroutage qui venait d’Oberwald a percuté le flanc droit du train régional venant en sens inverse.

Enquête ouverte

Le train de ferroutage se composait d’une locomotive avec neuf wagons et était chargé d’environ 15 automobiles. Le train régional comprenait une locomotive, cinq voitures avec une trentaine de passagers, a indiqué vendredi peu avant midi la compagnie Matterhorn Gotthard Bahn.

Selon un porte-parole de la compagnie ferroviaire, la collision s’est produite sur un aiguillage. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues. Le ministère public a ouvert une enquête en collaboration avec le service suisse d’enquête de sécurité (SESE), précise Mathias Volken.

Le trafic entre Ulrichen et Realp est temporairement interrompu. Un service de bus est organisé. Les voyageurs doivent compter avec un trajet d’une heure supplémentaire. La durée de l’interruption du trafic n’est pour l’heure pas connue.

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Vaud: Masques obligatoires dans les commerces avec 10 clients

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Le masque sera obligatoire dans les magasins vaudois dès lundi (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces du canton de Vaud lorsque plus de 10 personnes se trouvent dans le magasin. La mesure, qui entre en vigueur mercredi prochain, a été annoncée vendredi par le Conseil d’Etat.

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Jura: Masques obligatoires dans les commerces

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Le masque sera obligatoire dans les magasins jurassiens dès lundi (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Jura devient le premier canton suisse à rendre obligatoire le port du masque dans les magasins et commerces dès lundi et pour une durée de deux mois. Cette mesure concerne les personnes âgées de plus de 12 ans.

« Depuis une dizaine de jours désormais, le canton du Jura fait face à une recrudescence du coronavirus avec plus d’une vingtaine de nouveaux cas positifs confirmés », a expliqué vendredi le gouvernement jurassien. Cette obligation pourra être prolongée en fonction de l’évolution de la situation.

Pour faire face à l’augmentation des cas, les effectifs et moyens techniques de la ligne téléphonique d’urgence santé ont aussi été adaptés afin de mieux répondre aux sollicitations en forte augmentation pour les tests de dépistage, a précisé le canton. Les équipes de cette ligne s’occupent en effet aussi des tâches liées au traçage.

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Un cas de Covid-19 dans une discothèque genevoise: des centaines de personnes en quarantaine ?

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Une personne a été testée positive au Covid-19 dans une boite de nuit à Genève. Plusieurs centaines de personnes pourraient être placées en quarantaine. 

Grosse inquiétude à Genève. Un cas de Covid-19 a été détecté dans une discothèque de la Ville. Selon nos informations, les autorités sont actuellement en train de contacter toutes les personnes présentes dans l’établissement, le week-end dernier, pour les informer et les inviter à se mettre en quarantaine en cas de symptômes. Plusieurs centaines de personnes seraient concernées selon la médecin cantonale.  Aglaé Tardin qui précise que le traçage des contacts a bien été effectué, ce qui a permis de retrouver, facilement, les personnes.  Rappelons que les boîtes de nuit ont pu rouvrir, depuis le 6 juin. Mais dès le 21 juin, 300 fêtards avaient dû être placés en quarantaine, à Zurich. Les cantons de Zurich et Berne ont depuis décidé de renforcer les contrôles dans les bars et les discothèques.  

 

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