Elle a tenu bon: la sociale-démocrate Mette Frederiksen va entamer un troisième mandat comme Première ministre du Danemark, faisant la démonstration de sa ténacité lors de négociations laborieuses durant plus de neuf semaines pour bâtir une coalition gouvernementale.
Le 24 mars, son parti avait enregistré son plus mauvais résultat aux élections en plus d'un siècle mais la sociale-démocrate était jugée la mieux placée pour conduire une nouvelle coalition à la tête du Danemark, sa formation étant la plus importante du Parlement avec 38 sièges sur les 179.
Lors des négociations les plus longues qu'ait connues le Danemark, "il y a énormément de choses qui ont été difficiles, mais je voudrais aussi dire qu'elles devaient réussir", a dit Mme Frederiksen à l'issue de sa rencontre avec le roi.
A 48 ans, cette femme d'appareil est avant tout l'incarnation de la sociale-démocratie acquise à la rigueur migratoire pour, selon elle, défendre l'Etat providence.
Mais elle ne veut pas seulement incarner l'autorité.
Elle aime cuisiner et surtout le montrer sur Instagram où elle véhicule l'image d'une dirigeante accessible, prête à se lever tôt le dimanche pour réaliser des petits pains.
Au plus mal dans les sondages après les élections municipales de novembre où son parti était arrivé seulement deuxième - perdant près de la moitié des municipalités qu'il contrôlait, dont celle de Copenhague - cette dame de fer a regagné en popularité début 2026 au moment de la crise au Groenland.
Réaffirmant la souveraineté du royaume du Danemark, elle a tenu tête à Donald Trump qui convoite le territoire autonome danois pour, dit-il, des raisons de sécurité nationale.
C'est "une figure qui rassemble dans un monde plein d'insécurité, et les Danois sont anxieux, il y a le Groenland, l'Ukraine, les drones" qui ont survolé le pays scandinave, a expliqué à l'AFP Elisabet Svane, analyste politique auprès du quotidien Politiken.
Issue d'une famille sociale-démocrate de longue date, fille d'un ouvrier typographe et d'une assistante maternelle, Mette Frederiksen reste populaire.
Aucun successeur identifié
Députée depuis ses 24 ans, en 2001, Mette Frederiksen a pris en 2015 la tête de la plus grande formation politique danoise, à la faveur du départ d'Helle Thorning-Schmidt, première femme Première ministre du pays, battue aux législatives.
Ancienne ministre de l'Emploi puis de la Justice, cette mère de deux enfants aujourd'hui jeunes adultes a réussi à unir son parti sans jamais être sérieusement contestée. Aujourd'hui encore, la presse est en mal de nommer un potentiel successeur.
"Il n'y a pas de véritable prétendant, pas de prince héritier au sein du parti, donc la situation actuelle augmentera les luttes de pouvoir internes", a estimé Christine Cordsen, analyste auprès de la télévision publique DR.
A la tête d'un premier gouvernement minoritaire exclusivement social-démocrate entre 2019 et 2022, cette acharnée de travail, souvent méfiante envers la presse étrangère, a d'abord mené avec succès la bataille contre le Covid-19.
Elle a cependant trébuché sur la "crise des visons": l'abattage qu'elle a ordonné pour raisons sanitaires de l'énorme cheptel d'animaux à fourrure du pays s'est avéré illégal.
"Après cette crise, elle a su rebondir", a noté Elisabet Svane.
Son deuxième mandat est marqué par un tour de vis migratoire pour contrer la poussée de l'extrême droite, un fort engagement international avec un inébranlable soutien à l'Ukraine et un effort financier en matière de défense.
Sur le Groenland, elle s'est non seulement illustrée face à Donald Trump mais a su bâtir une relation de confiance avec les dirigeants locaux.
"Elle a toujours été très bonne sur le Groenland", a relevé Ole Waever, professeur de sciences politiques à l'Université de Copenhague.
Pendant les négociations, elle a reçu les députés représentant les autres territoires du royaume du Danemark - îles Féroé et Groenland.
"Mette Frederiksen a été une bonne Première ministre pour le royaume. On est écoutés et considérés", a déclaré la Féringienne Anna Falkenberg à la presse.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Francioli
12 juin 2018 à 22 h 44 min
Dans certains domaines il est curieux de voir la loi s'adapter à nos besoins et suivre l'évolution des usages, par exemple dans les domaines éthiques récemment.
Après la marche et le vélo, le 2 roues motorisé est le plus fantastique et efficace moyen de se déplacer dans des rues sur-fréquentées.
Non la solution unique n'existe pas, même si j'aime les transports publique, il y a une certaine incohérence à envoyer des véhicules avec des gabarits tout à fait inquiétant dans l'espace urbain si exigu, sans site propre.
Cela se traduit par de la place perdue sur les voies de communications non partagées, par un grand nombre d'accidents ailleurs (env 2700/an tout compris), des chutes de vélos dans les rails et des piétons en danger, les trams freinent parfois très mal et partent en luge avec un poids de 50 tonnes et plus (équivalent à un char militaire genre Léopard)
Il faut vivre et se déplacer ensemble avec un maximum d'harmonie et de sécurité, il y a des gens qui ne reprendront jamais une voiture en ville et inversement, d'autres qui ne lâcheront jamais le bus ou le vélo, d'autres la moto, ou la marche, ou est le mal ? (sans compter ceux qui font un savant mélange)
Il n'y a pas de mal à se déplacer en 2 roues motorisé, mais il est vrai qu'on serait en droit d'attendre des motos moins polluante, même si on ne consomme pas vraiment plus qu'un passagers dans un bus ( 15 millions de litres de diesel par ans c'est pas rien ) et bien moins qu'une voiture pour l'instant, d'autant plus qu'en deux roues on laisse moins de temps tourner le moteur à cause des trajets plus court.
En passant, je plaide pour des pistes cyclables au sol plat, lisses et non ondulé, qui ne soient pas des parcours à touristes et encore libre de poussettes et autres chevaux et obstacles en tous genres. qui ne s'interrompes pas touts les 50 mètres, qui ne passent pas au milieu d'arrêt de bus, monte sur les trottoirs et sont aussi à contresens dans des sens unique.
Merci de faire passer le message
Salutations