Rejoignez-nous

Actualité

Luc Barthassat remis à l’ordre par le Procureur général

Publié

,

le

Le conseiller d’Etat genevois prônait la tolérance du parcage des deux-roues motorisés sur les trottoirs.  Le chef du Parquet est intervenu personnellement dans ce dossier.

Par Olivier Francey & Ghufran Bron

C’est ce que l’on pourrait appeler «se faire taper sur les doigts». A la fin du mois d’août, le département des Transports que dirige Luc Barthassat publiait un guide à l’attention des conducteurs de deux-roues motorisés. La brochure rappelait que le parcage de ces derniers sur les trottoirs, – pour autant qu’un passage d’1,5 mètre soit disponible pour les piétons – était «toléré». Il n’en n’est rien.

Le passage incriminé est retiré

Le Procureur général Olivier Jornot en personne, s’est fendu d’une missive à l’intention du magistrat démocrate-chrétien, a appris Radio LAC. Le chef du Parquet lui a personnellement rappelé ce qu’était une loi, fédérale par ailleurs. Conséquences? Le passage incriminé a été retiré sur les versions numériques par le département des Transports, confirme son secrétaire général adjoint Thomas Putallaz.

Un magistrat remis à l’ordre par le premier homme du pouvoir judiciaire, ce n’est pas anodin. Et cela n’a pas manqué d’irriter le principal intéressé: Luc Barthassat, virulent en l’encontre d’Olivier Jornot.

Luc Barthassat Conseiller d'Etat genevois chargé du département des Transports

Et si le conseiller d’Etat est furieux. Une autre personne se réjouit de cette nouvelle, c’est Lisa Mazzone. Conseillère nationale genevoise (Verts) et présidente de l’association Transports et Environnement.

Lisa Mazzone Conseillère nationale genevoise (Verts), présidente de l'Association Transports et Environnement

Rappelons que le canton de Genève dénombre près de 55 000 deux-roues motorisés pour quelque 8500 places de stationnement dédiées.

 

1 commentaire

1 commentaire

  1. Francioli

    12 juin 2018 à 22 h 44 min

    Dans certains domaines il est curieux de voir la loi s’adapter à nos besoins et suivre l’évolution des usages, par exemple dans les domaines éthiques récemment.

    Après la marche et le vélo, le 2 roues motorisé est le plus fantastique et efficace moyen de se déplacer dans des rues sur-fréquentées.

    Non la solution unique n’existe pas, même si j’aime les transports publique, il y a une certaine incohérence à envoyer des véhicules avec des gabarits tout à fait inquiétant dans l’espace urbain si exigu, sans site propre.

    Cela se traduit par de la place perdue sur les voies de communications non partagées, par un grand nombre d’accidents ailleurs (env 2700/an tout compris), des chutes de vélos dans les rails et des piétons en danger, les trams freinent parfois très mal et partent en luge avec un poids de 50 tonnes et plus (équivalent à un char militaire genre Léopard)

    Il faut vivre et se déplacer ensemble avec un maximum d’harmonie et de sécurité, il y a des gens qui ne reprendront jamais une voiture en ville et inversement, d’autres qui ne lâcheront jamais le bus ou le vélo, d’autres la moto, ou la marche, ou est le mal ? (sans compter ceux qui font un savant mélange)

    Il n’y a pas de mal à se déplacer en 2 roues motorisé, mais il est vrai qu’on serait en droit d’attendre des motos moins polluante, même si on ne consomme pas vraiment plus qu’un passagers dans un bus ( 15 millions de litres de diesel par ans c’est pas rien ) et bien moins qu’une voiture pour l’instant, d’autant plus qu’en deux roues on laisse moins de temps tourner le moteur à cause des trajets plus court.

    En passant, je plaide pour des pistes cyclables au sol plat, lisses et non ondulé, qui ne soient pas des parcours à touristes et encore libre de poussettes et autres chevaux et obstacles en tous genres. qui ne s’interrompes pas touts les 50 mètres, qui ne passent pas au milieu d’arrêt de bus, monte sur les trottoirs et sont aussi à contresens dans des sens unique.

    Merci de faire passer le message

    Salutations

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Mobilisation contre la hausse des primes

Publié

le

Rouges de colère, les femmes occupaient la tête du défilé genevois contre la hausse incessante des primes d'assurance-maladie. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Environ un millier de personnes ont défilé samedi dans les rues de Genève pour protester contre la hausse continuelle des primes d’assurance-maladie. Des actions similaires se sont déroulées dans plusieurs villes de Suisse romande et au Tessin.

A Genève, cette mobilisation en est à sa troisième année. Les organisatrices n’ont pas changé depuis l’origine de la manifestation. Patricia Leoz et Joelle Combremont, deux mères de famille, avaient lancé leur appel à l’époque sur les réseaux sociaux, en dehors de tout parti politique.

Samedi, les deux femmes ont chauffé la foule avant le départ du cortège. « La Lamal dysfonctionne et la situation est devenue intolérable », ont-elles martelé. Et de poursuivre: « nous refusons d’être soupçonnés de fraude, que des assurés soient blacklistés, d’être accusés de consommer trop et l’opacité du système ».

Le temps presse

Les deux organisatrices veulent une réaction de la classe politique. « Nous réclamons que la situation, devenue insupportable, soit considérée comme une urgence ». Les primes d’assurance-maladie « démesurées » grèvent le budget de nombreux ménages, ont-elles conclu sous les applaudissements des manifestants.

Le cortège a démarré du quartier des Pâquis. Il a rejoint l’autre rive en passant par le pont du Mont-Blanc et les rues marchandes de Genève. « Venez avec nous, vous ferez vos achats de Noël un autre jour », a lancé un homme à des personnes qui filmaient la manifestation avec leur téléphone portable.

Au passage du défilé, plusieurs automobilistes ont klaxonné énergiquement, apportant leur soutien à la cause et incitant les manifestants à donner encore plus de la voix. La tête du défilé était très féminine, avec des partis politiques relégués à l’arrière à la demande des organisatrices.

A Lausanne aussi

A Lausanne, plus d’une centaine de personnes ont manifesté contre un système de santé injuste et inégalitaire. « Notre santé n’est pas une marchandise », « ma prime pas ma déprime », pouvait-on lire sur des banderoles.

« On est tout rouge, rouge , rouge de colère et on va pas se laisser faire », ont scandé les participants. Les organisateurs, un groupe de citoyens pour des primes justes, ont invité la population à signer l’initiative « Assurance maladie. Pour une liberté d’organisation des cantons », ainsi que celle contre le lobbyisme des caisses maladie au Parlement.

Source ATS

Continuer la lecture

Actualité

Revue de presse de ce dimanche 18 novembre 2018

Publié

le

L'Uranaise Heidi Z'graggen (PDC) fait sa campagne dans la course au Conseil fédéral dans la presse dominicale pour mieux se faire connaître. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La double élection au Conseil fédéral du 5 décembre, mais aussi les notes de frais des fonctionnaires fédéraux et l’affaire Maudet font les titres de la presse dominicale suisse:

Le Matin Dimanche/NZZ am Sonntag/SonntagsZeitung/Zentralschweiz am Sonntag/Ostschweiz am Sonntag/SonntagsBlick: La conseillère d’Etat uranaise, Heidi Z’graggen, désignée candidate officielle du PDC pour succéder à Doris Leuthard au Conseil fédéral aux côtés de la conseillère nationale Viola Amherd (VS), a lancé son offensive médiatique dans la presse dominicale. Beaucoup moins connue au Parlement fédéral que sa rivale haut-valaisanne, elle a donné des interviews à la NZZ am Sonntag, la SonntagsZeitung, le SonntagsBlick, Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Se présentant comme une femme d’affaires, Mme Z’graggen accorde en même temps beaucoup d’importance à la protection de la nature et du paysage. Elle se montre critique sur le projet d’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne et rejette le pacte de l’ONU sur les migrations.

Au plan sociétal, elle se dit favorable « au mariage pour tous ». « Je ne suis pas attachée à la conception classique gauche-droite, mais à la solution », explique l’enseignante et politologue de formation, âgée de 52 ans. La ministre uranaise est considérée comme une politicienne plutôt à droite de l’échiquier politique, contrairement à Mme Amherd, plutôt marquée à gauche. Cent vingt-quatre voix sont nécessaires pour être élu. L’UDC et le PLR disposent de 120 voix à l’Assemblée nationale.

Pour Le Matin Dimanche, la course au Conseil fédéral fait bâiller d’ennui, même si quatre candidats sont officiellement en lice après les départs annoncés de Mme Leuthard et du PLR Johann Schneider-Ammann. Le conseiller national Yves Nidegger (UDC/GE) explique dans le journal que ce manque de frisson incombe aux partis. « Au PLR, c’est l’absence de concurrence pour (la présidente du Conseil des Etats, ndlr) Karin Keller-Sutter qui crée l’ennui et, du côté du PDC, c’est l’absence de candidats ».

Dick Marty allume Pierre Maudet

SonntagsBlick: Les notes de frais des fonctionnaires fédéraux ont atteint 121,7 millions de francs l’an dernier, selon une enquête du journal. Il s’agit de frais de voyage, de repas, d’hébergement et de représentation. En tenant compte des 34’800 postes à plein temps que comptait l’administration fédérale en 2016, les dépenses se montent à presque 3500 francs par fonctionnaire. Les plus dépensiers se trouvent au Département fédéral de la défense (DDPS), avec une facture de 45,18 millions de francs. Suivent le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), avec 29,6 millions de francs, et le Département fédéral des finances (DFF), avec 18,6 millions. Les diplomates du DFAE et les représentants du Département fédéral de l’économie figurent parmi les employés fédéraux qui ont réalisé le plus de voyages, de missions économiques ou participé à des conférences internationales ou encore à des négociations.

Le Matin Dimanche: Le mensonge « effronté » du conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet sur son voyage controversé à Abou Dhabi n’est pas pardonnable, relève l’ancien conseiller aux Etats Dick Marty (PLR/TI) dans Le Matin Dimanche. « S’il avait tout de suite (…) avoué qu’il avait commis une immense bêtise en assistant à ce grand prix de Formule 1 aux frais de quelqu’un qui a des intérêts dans le canton, ses électeurs, considérant ses qualités, lui auraient pardonné sa faute », explique l’ancien procureur du Tessin. Pierre Maudet est poursuivi pour acceptation d’un avantage. La même charge pèse à l’encontre de Patrick Baud-Lavigne, l’ancien bras droit du magistrat PLR, qui a également pris part au voyage aux Emirats arabes unis en 2015. Le directeur du service de police du commerce est pour sa part accusé d’abus d’autorité. Cette mise en prévention concerne la procédure qui a permis l’ouverture de L’Escobar, un bar lié aux promoteurs suspectés d’avoir organisé le voyage controversé du magistrat.

NZZ am Sonntag: L’ancienne procureure générale de la Confédération et du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) Carla Del Ponte s’en prend vertement aux Nations unies dans la NZZ am Sonntag. « L’ONU est une grande déception pour moi », déclare la Tessinoise de 71 ans. Au cours de son travail d’enquêtrice spéciale en Syrie, elle a constaté que l’organisation, « un salon de bavardage », parlait beaucoup. « Il y a aussi beaucoup de fonctionnaires, beaucoup trop. Seuls quelques-uns travaillent vraiment », lance-t-elle, appelant à réformer l’ONU. Elle dresse un tableau tout aussi sombre de la justice internationale. « Nous sommes tombés très bas. Les droits de l’homme ne s’appliquent plus », remarque-t-elle. Elle estime cependant qu’il faut continuer à la soutenir. « Nous devons croire qu’un tribunal international indépendant peut rendre justice », dit-elle. Mme Del Ponte était la procureure en chef de l’ONU au TPIY et au TPI pour le Rwanda. Plus récemment, en 2012, elle s’est rendue en Syrie en tant qu’enquêtrice spéciale de l’ONU. En 2017, elle a démissionné de son poste pour protester contre l’inaction du Conseil de sécurité.

Taux d’intérêt négatifs

Le Matin Dimanche: Les taux d’intérêt négatifs vont perdurer en Suisse, avertit dans le journal dominical Andréa Maechler, la vice-président de la Banque nationale suisse (BNS). La banque centrale suisse « ne chôme pas » actuellement, poursuit Mme Maechler, qui note que le franc suisse a retrouvé ces derniers mois son rôle de valeur-refuge. La BNS « se bat contre le renchérissement du franc nourri par les incertitudes liées à la situation italienne et l’accord trouvé entre Bruxelles et la Grande-Bretagne sur le Brexit, qui semble fragile ». La vice-présidente de la BNS pointe également du doigt les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. « Dans le contexte actuel, le taux d’intérêt négatif reste indispensable pour la Suisse », ajoute-t-elle.

NZZ am Sonntag: Le secteur bancaire n’est plus le plus attractif en Suisse en matière de salaires, rapporte la NZZ am Sonntag, qui se réfère à des données inédites de l’enquête de la Confédération sur la structure des salaires en 2016. Il est désormais dépassé par le secteur pharmaceutique. En 2016, les cadres supérieurs des banques recevaient un salaire brut moyen de 220’000 francs par an, soit 40’000 francs de moins qu’il y a dix ans. Dans le secteur pharmaceutique, la rémunération atteignait 280’000 francs. Au niveau des top managers des banques, le salaire moyen est passé de 660’000 à 530’000 francs, soit un montant inférieur d’un cinquième à celui versé par les entreprises pharmaceutiques et les assurances. « Ce sont surtout les rémunérations variables et les bonus qui ont clairement diminué dans les banques », explique dans le journal le conseiller national Hans-Peter Portmann (PLR/ZH), vice-président de l’association zurichoise des banques. Pour les cadres moyens, l’Etat verse même dans certains cas des salaires plus élevés, remarque-t-il, soulignant qu’il s’agit d’une évolution saine.

Source ATS

Continuer la lecture

Actualité

Le prince saoudien est derrière le meurtre de Khashoggi, dit la CIA

Publié

le

Le journaliste Jamal Khashoggi a été tué au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre (archives). (©KEYSTONE/AP/EMRAH GUREL)

La CIA a conclu que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a commandité l’assassinat du journaliste et dissident Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, rapporte vendredi le Washington Post. Ryad a jusqu’ici démenti toute implication de MBS.

Pour parvenir à ces conclusions, précise le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes au courant des investigations, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignements, notamment un appel entre Khalid ben Salmane, le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi.

Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter. La Maison-Blanche et le département d’Etat n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Mais une source au sein des renseignements américains a toutefois indiqué à Reuters que des experts du gouvernement avaient la certitude que MBS avait ordonné l’assassinat du journaliste.

Et le vice-président américain Mike Pence a réagi en marge du sommet de l’APEC. « Les Etats-Unis sont déterminés à demander des comptes à tous ceux qui sont responsables » du meurtre du journaliste qui s’était réfugié aux Etats-Unis, a-t-il affirmé, sans directement commenter les révélations du quotidien américain.

Selon le quotidien de Washington, Khalid ben Salmane a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de téléphone à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair si Khalid ben Salmane était au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

« Accusation très grave »

Khalid ben Salmane a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations. « C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé.

« Je ne lui ai jamais parlé par téléphone et je ne lui ai certainement pas suggéré d’aller en Turquie, sans raison. J’ai demandé au gouvernement américain de publier des informations allant en ce sens », a-t-il ajouté.

Entré le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul, le journaliste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir saoudien, y a été assassiné. Le procureur général saoudien a admis jeudi que le journaliste avait été brutalisé, drogué et démembré sur place.

Sur un total de 21 suspects, le procureur général a inculpé à ce jour onze personnes qui seront déférées devant la justice. Il a requis la peine capitale pour cinq d’entre elles, avait annoncé son adjoint lors d’une conférence de presse.

Le trésor américain a annoncé le jeudi 15 novembre des sanctions ciblées contre 17 responsables saoudiens pour leur « responsabilité ou leur complicité » dans le meurtre de M. Khashoggi.

Source ATS

Continuer la lecture

Actualité

Un décès en Savoie lors des manifs « gilets jaunes »

Publié

le

Les "gilets jaunes" se rassemblaient samedi à travers la France pour tenter de bloquer routes et points stratégiques, sous le slogan "Gilets jaunes, Colère noire". (©Keystone/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Une manifestante est décédée samedi matin en Savoie en France sur un barrage organisé par les « gilets jaunes » et non déclaré après avoir été heurtée par une voiture dont la conductrice a été prise de panique. Au moins 47 blessés ont aussi été signalés.

Une conductrice qui emmenait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, percutant une femme, a indiqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. En état de choc, elle a été placée en garde à vue. La manifestante tuée était âgée d’une cinquantaine d’année.

« On m’indique aussi à Sélestat (Bas-Rhin) un accident avec des conséquences graves mais la victime n’est pas décédée », a ajouté le ministre, à l’issue d’une réunion en visioconférence avec tous les préfets. « Notre niveau d’inquiétude est maximum », a ajouté M. Castaner, qui a demandé aux manifestants « de prendre toutes les dispositions de prévention et de sécurité ». « Le droit à manifester est essentiel dans ce pays, il faut le protéger, mais il faut aussi faire en sorte que l’organisation minimale de la manifestation évite ce genre de drame ».

A Grasse, dans les Alpes-Maritimes, un automobiliste a « tenté de forcer un barrage » sur un rond-point, renversant un policier qui a été « légèrement blessé », a indiqué la préfecture. L’homme a été interpellé. Le policier « souffre de contusions légères », a précisé la même source. A Grande-Synthe dans le Nord, deux manifestantes avaient également été blessées légèrement vendredi soir dans des conditions similaires.

Les « gilets jaunes » se rassemblaient samedi matin à travers la France pour tenter de bloquer routes et points stratégiques. En début de matinée, aucune ville ou centre économique n’était entièrement bloqué mais les troupes de « gilets jaunes » s’étoffaient peu à peu, aux ronds-points, sorties d’autoroute, sur les parkings, etc. En région parisienne, de 50 à 80 voitures étaient rassemblées sur le parking d’un centre commercial à Meaux, en Seine-et-Marne, et devaient se diriger jusqu’au péage de Coutevroult sur l’A4 où ils prévoient une opération péage gratuit, selon la préfecture.

Environ 600 villes touchées

Environ 1500 actions étaient attendues sur le territoire. Le Nord-Pas-de-Calais et l’Alsace sont les deux régions où la mobilisation devrait être la plus forte, d’après une autre source policière, qui précise que plus de 600 villes seront touchées.

On dénombrait à la mi-journée sur le territoire « plus de 2000 points de tension et 124’000 personnes sur ces points », a annoncé le ministre de l’Intérieur, évoquant aussi 24 interpellations et 17 garde à vue.

Trente unités de force mobile, soit 2500 policiers et gendarmes, sont prêtes à intervenir en renfort des effectifs normaux. Au 1er janvier 2019, les taxes sur le gazole doivent augmenter de 6,5 centimes d’euro par litre et celles sur l’essence de 2,9 centimes.

Inflexible sur la taxe carbone – et notamment sur les carburants – le premier ministre Edouard Philippe a proposé la mise en place d’une surprime (pouvant aller jusqu’à 4000 euros) à la conversion pour les foyers modestes ou les gros rouleurs, l’élargissement du chèque énergie, un dispositif d’aide pour les dépenses d’électricité et de gaz.

Récupération politique?

L’exécutif n’a cessé de mettre en garde contre la récupération politique alors que certains politiques ont annoncé leur participation aux manifestations – le président des Républicains, Laurent Wauquiez, le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, comme certains élus RN, mais pas leur présidente Marine Le Pen.

A Nice, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a matérialisé son soutien aux gilets jaunes en organisant vendredi une table-ronde pour recueillir les doléances des taxis, infirmiers libéraux en zone rurale, médecins, chefs d’entreprise, artisans ou routiers. A l’inverse, la gauche et les Verts se retrouvent dans une position délicate entre défense du pouvoir d’achat et transition écologique.

Source ATS

Continuer la lecture

Actualité

Les gilets jaunes se mobilisent aussi en France voisine

Publié

le

Carte officielle

En France, les gilets jaunes entrent en action sanedi. Leur but: organiser des blocages sur tout le territoire.

Ce mouvement qui se veut «apolitique» et «citoyen» gagne aussi les départements voisins de Genève. En Haute-Savoie, des actions sont prévues dans le secteur d’Annemasse, Etrembières et Ville-la-Grand.

L’un des organisateurs s’appelle Julien Ikko. C’est le nom qu’il utilise sur les réseaux sociaux. Ce trentenaire est frontalier, il travaille à Genève. Tout comme sa compagne. Il ne se sent pas directement concerné mais se mobilise tout de même pour ses proches.

Il a même réussi, assure-t-il, à avoir le soutien de ses collègues de travail suisses. Retrouvez l’interview de Julien Ikko en podcast dans notre journal de midi:

Les Informations, 16.11.2018

@marie_prieur

Continuer la lecture