L'Office fédéral des transports (OFT) a porté plainte auprès du Ministère public de la Confédération et de celui du canton de Berne dans l'affaire du scandale comptable qui secoue CarPostal. La plainte est déposée contre inconnu.
La plainte de l'OFT, organe de surveillance du marché subventionné, est aussi dirigée contre d'autres éventuels organes concernés au sein de La Poste et de CarPostal, a-t-il annoncé mercredi. Le dépôt de la plainte avait été annoncé préalablement.
Les délits possibles sont des infractions à la loi sur le droit pénal administratif, la fraude, des faux dans les titres et la gestion déloyale. Dans une brève prise de position, La Poste dit avoir pris connaissance de la plainte et qu'elle entend coopérer pleinement à l'enquête.
Subventions indûment perçues
CarPostal a perçu indûment 78,3 millions de francs de subventions fédérales et cantonales entre 2007 et 2015, selon un rapport de l'OFT qui a révélé les irrégularités la semaine passée. La somme pourrait dépasser les 100 millions lorsque toutes les questions auront été élucidées.
Le chef de la communication de l'OFT Andreas Windlinger a expliqué à l'ats que la formulation de la plainte est très ouverte afin de pouvoir cibler tous les organes de La Poste.
Il appartient au Ministère public de la Confédération de découvrir qui était impliqué ou au courant des manipulations, a ajouté Andreas Windlinger. Il souligne que l'OFT ne fait que vérifier auprès de CarPostal l'utilisation correcte des subventions.
Astuces comptables
CarPostal Suisse SA, filiale de La Poste, a réalisé des bénéfices dans un domaine subventionné. L'OFT a découvert des transferts illégaux entre 2007 et 2015 de coûts et de produits du transport régional indemnisé vers d’autres secteurs. Résultat: CarPostal s’est vu allouer des indemnités trop élevées.
L'entreprise va rembourser à la Confédération et aux cantons l'intégralité des 78,3 millions de francs d'indemnités indûment perçues.
Directrice visée
Mise sous pression de différents côtés, la directrice générale de La Poste Susanne Ruoff a reconnu des erreurs, mais refuse de démissionner. Elle affirme avoir agi immédiatement dès qu'elle a été informée en novembre 2017. Selon le quotidien alémanique Blick, qui s'appuie sur des documents internes, elle était au courant bien plus tôt.
La ministre des transports Doris Leuthard lui maintient sa confiance. Il s'agit tout d'abord de savoir ce qui s'est passé. La conseillère fédérale ainsi que le directeur de l'OFT Peter Flüglistaler ont mis en garde contre des accusations précipitées.
Le conseil d'administration de La Poste s'est réuni mercredi sous l'égide de son président Urs Schwaller.
Des listérias ont été détectées dans des produits à base de truite saumonée de l’entreprise "Le Terroir du Léman". L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires conseille de ne pas les consommer en raison d’un possible risque pour la santé.
Tous les produits à base de truite saumonée de l’entreprise sont concernés, quels que soient leur numéro de lot et leur date limite de consommation. Ils ont notamment été vendus chez Manor, dans d’autres commerces de détail en Suisse ainsi qu’en ligne. L’entreprise les a retirés de la vente et a ordonné leur rappel, annonce vendredi l'office fédéral concerné.
Une infection à la bactérie Listeria monocytogenes est généralement bénigne chez les personnes en bonne santé, mais peut provoquer des symptômes graves chez les personnes immunodéprimées. Elle présente également des risques particuliers pour les femmes enceintes et leur enfant.
En cas de doute, il est recommandé aux personnes ayant consommé ces produits de consulter un médecin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Mont Ventoux a souri à Kasia Niewiadoma. La Polonaise, vainqueure du Tour de France Femmes en 2024, a devancé de 1'46 Marlen Reusser (4e), qui se retrouve troisième du général.
Kasia Niewiadoma s'est imposée en solitaire en haut du Mont Ventoux à l'arrivée de la septième étape du Tour de France Féminin. Marlen Reusser, quatrième au sommet, a accusé 1'46 de retard et perd son maillot jaune au profit de la Polonaise.
La seule ascension classée hors-catégorie (15,7 km à 8,8%) de cette 5e édition a rendu son verdict, et il n'est pas positif pour Marlen Reusser. Kasia Niewiadoma, vainqueure du Tour de France Femmes en 2024, a placé une attaque décisive à 9,5km de l'arrivée pour piquer le maillot jaune à la Bernoise, reléguée au troisième rang du classement général avec 39 secondes de retard.
Demi Vollering avait d'abord attaqué à 11km du sommet, mais Reusser a bien répondu. Comme mercredi, il ne restait plus que les trois premières au général à l'avant, le trio étant complété par Niewiadoma.
Une offensive décisive
La Polonaise a été la suivante à tenter sa chance. Elle s'est détachée à 9,5km de l'arrivée après une attaque fulgurante; ses deux concurrentes ne l'ont pas suivie.
La Néerlandaise a tenté à plusieurs reprises de se défaire de Reusser, mais la coureuse de 34 ans est restée collée à sa roue. Pendant ce temps, Niewiadoma poursuivait en solitaire, augmentant continuellement son avance jusqu'à décrocher sa première victoire sur les routes de la Grande Boucle.
Dans le dernier kilomètre de l'ascension, Vollering a réussi à se défaire de son ancienne coéquipière pour lui reprendre 36 secondes. La Néerlandaise prend la deuxième place du général, avec 15 secondes de retard sur Niewiadoma et 24 d'avance sur Reusser.
Samedi, les coureuses pourront se reposer quelque peu sur les 172km d'un parcours plat reliant Sisteron à Nice. La dernière étape dimanche sur la Riviera pourrait encore être décisive pour le classement général, avec quatre ascensions du col d'Eze (7,7km à 5,9%).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Jan Christen a remporté vendredi la 5e étape du Tour de Pologne entre Opole et Kocierz. Il a devancé l'Allemand Marco Brenner et ouvre son compteur sur le WorldTour.
Le succès de l'Argovien, son premier au plus haut niveau du cyclisme mondial, vient consoler sa formation UAE dont trois coureurs, parmi lesquels son leader Joao Almeida et le Français Benoît Cosnefroy, n'avaient pas pris le départ de l'étape de 218,5 km, après avoir été pris dans une chute collective jeudi.
Le final extrêmement pentu sur une route se rétrécissant a tourné en faveur de Christen, qui s'est échappé à 2,1 km de l'arrivée. Malgré le retour de Marco Brenner aux 300 mètres, le coureur de 22 ans a résisté à l'Allemand pour le devancer de quelques mètres.
Le Néerlandais Bart Lemmen a conservé son maillot jaune de leader, endossé jeudi. Christen grimpe à la quatrième position. Le Tour de Pologne s'achèvera dimanche par un contre-la-montre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
En collaboration avec son voisin bernois, le canton du Valais a dispensé, jeudi et vendredi, deux journées de formation sur la lutte contre les feux de forêt. Elle a réuni 32 sapeurs-pompiers bernois à Eyholz, près de Viège.
C'est la troisième fois cette année qu'un tel cours est organisé. Il vise à "renforcer les compétences des forces d'intervention, partager les expériences acquises sur le terrain et consolider la collaboration intercantonale face à un risque appelé à gagner en importance", indique l'Etat du Valais dans un communiqué.
Ces deux journées ont été organisées par l'assurance immobilière Berne (AIB) et le canton du Valais. Plusieurs ateliers thématiques ont été proposés, ainsi qu'un exercice pratique. Celui-ci visait à reproduire les conditions réelles d'un incendie de forêt.
Toutefois, en raison de l'interdiction actuelle de faire du feu, cet exercice s'est déroulé sans foyer réel, précise le communiqué. Les différents moyens d'intervention, dont un hélicoptère, ont, eux, bien été utilisés.
Certification
Le Valais rappelle qu'il est le premier canton certifié par la coordination suisse des sapeurs-pompiers "pour dispenser la nouvelle doctrine nationale de lutte contre les feux de forêt."
Le Valais a ainsi déjà formé plus de 400 sapeurs-pompiers selon ces nouveaux standards. Et notamment en s'appuyant sur l'expérience emmagasinée lors des dernières années, avec les incendies de Bitsch, Viège, Arbaz ou encore Loèche.
Les autorités valaisannes rappellent que la lutte contre les feux de forêt repose sur "une étroite collaboration cantonale et intercantonale" entre différents acteurs, pompiers mais aussi gardes forestiers, sociétés d'hélicoptères, protection civile, états-majors communaux et armée.
Equipements
"Au-delà de l'acquisition de compétences techniques, cette formation a permis de renforcer les liens entre les partenaires et de favoriser une culture commune d'intervention", poursuit le communiqué.
Outre le développement de son dispositif de lutte contre les incendies, le canton du Valais précise qu'il continue d'acquérir de nouveaux équipements spécialisés (remorques feux de forêts, robots, drones, bassin mobile et divers autres véhicules).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'acteur suisse Jean-Luc Bideau pose lundi 3 aout 2026 à Genève. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Jean-Luc Bideau reçoit samedi un prix pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Locarno, où il présente hors compétition "Ah que le bonheur est proche !" de François-Christophe Marzal. À 86 ans, l'acteur genevois évoque un parcours sans nostalgie mais avec lucidité.
Face à cette double actualité, "bien sûr que je suis flatté", a-t-il confié à Keystone-ATS qu'il a reçu avec son épouse Marcela Salivarova Bideau dans leur appartement, situé dans l'agglomération genevoise.
Figure du nouveau cinéma suisse, Jean-Luc Bideau considère qu’une improvisation dans un film de Michel Soutter a joué un rôle décisif dans sa carrière. Réalisateur genevois, Soutter (1932-1991) était l’un des membres fondateurs du Groupe 5, aux côtés d’Alain Tanner, Claude Goretta, Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange. Ce collectif a incarné le renouveau du cinéma suisse romand dès la fin des années 1960, avec le soutien de la Télévision suisse romande.
Bideau donne un visage à cette époque
"On a fait ce film, "James ou pas" (1970), qui était, comme tous ceux de Soutter très poétiques et difficile à suivre. Il me dit: "Fais une impro." Alors je me lance sur le foot, puis une autre sur le Palais de Chaillot en improvisant sur la manière dont on y entre", explique-t-il.
"Je pense que ces scènes ont marqué Tanner et Goretta, qui m'ont ensuite engagé pour "La Salamandre" avec Bulle Ogier (1971), puis pour "L'Invitation" (1973)".
L'acteur a tourné à l'international sous la direction de réalisateurs prestigieux, dont Claude Chabrol et Costa-Gavras, et participé à des succès populaires tels que "Et la tendresse ?... Bordel !" (1979). Mais il reconnaît avoir parfois nui à son propre parcours en acceptant trop de projets alimentaires.
"Je n'ai pas fait gaffe"
"J'ai fait des conneries, des télés inutiles. Ma personnalité a été un peu effacée par tous ces trucs pour gagner ma vie." Avec le recul, il estime que les acteurs américains protègent davantage leur image. "Moi, je n'ai pas fait gaffe."
Parmi tous ses rôles, il garde une affection particulière pour "Belle" (1973) d'André Delvaux. "J'aimais beaucoup ce personnage complètement dépassé par les événements, qui tombe amoureux d'une femme dont on ne sait pas si elle existe ou si c'est un fantasme."
Le comédien genevois évoque également "L'Invitation" de Claude Goretta, une satire sociale sur la vie de bureau, qui reçoit le prix du jury en 1973 à Cannes, comme un moment de liberté rare. "Là, je faisais ce que je voulais. Je me suis complètement livré."
Si le cinéma reste son médium de prédilection, Bideau revendique une approche instinctive du métier. "Je ne suis pas un acteur qui étudie son rôle. J'apprends très mal mes textes et, petit à petit, je rentre dans le personnage." Il ajoute que tout dépend ensuite du metteur en scène. "Il faut tomber sur quelqu'un qui sait exiger quelque chose de vous."
Cette exigence, il la retrouve chez son épouse Marcela, qui a notamment signé une mise en scène remarquée à la Comédie-Française, qui permettra à Bideau d'y entrer comme sociétaire. L'acteur lui attribue une influence déterminante. "Elle connaît surtout mes défauts", s'amuse-t-il.
"Je veux toujours tourner"
Présenté à Locarno, "Ah que le bonheur est proche !" pourrait être l’un des derniers grands rôles de Jean-Luc Bideau au cinéma, même si l’acteur ne ferme pas la porte à de nouvelles propositions. "Je veux toujours tourner, mais je suis un peu épuisé", explique-t-il.
Le projet, dont le "pitch" de départ est revendiqué par Marcela, a connu plusieurs versions avant d’aboutir au film réalisé par François-Christophe Marzal. Jean-Luc Bideau y incarne un acteur vieillissant qui interprète Don Quichotte et dont les trous de mémoire commencent à inquiéter son entourage.
Aujourd'hui encore, Jean-Luc Bideau continue de regarder les films avec les yeux d'un acteur. "L'histoire ne m'intéresse pas tellement. Je regarde le jeu." Et s'il devait recevoir un ultime cadeau après cet hommage locarnais, il serait simple: "Il suffit que de nouveaux réalisateurs me contactent pour un autre film."