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Licenciements, remboursement et travaux : les conseils juridiques de Litigium

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Les sujets juridiques et moraux du jour :

L'équipe de Litigium est de retour sur Radio Lac afin de vous apporter des conseils juridiques et moraux sur des sujets qui vous concernent en se basant sur des cas concrets. Au programme aujourd'hui : Licenciement abusif, prêt d'argent et remboursement et travaux dans un appartement.

1) Licenciement • est-ce abusif ?

Bénédicte, 21 ans a été licenciée avec effet immédiat, est-ce que son licenciement est abusif ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

2) On me doit de l’argent • que faire ?

Yves, 29 ans a prêté Frs 2'000 à un ami il y a 6 mois, malgré plusieurs relances il ne le rembourse pas, que peut-il faire pour recouvrer son argent ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

3) Travaux dans mon appartement • qui paie ?

Claude, 38 ans souhaite repeindre son appartement. Sa régie refuse d’entrer en matière, qui doit payer ces travaux ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

 

Analyse de cas concrets et conseils juridiques :

Auditeur 1 - Licenciement

Bénédicte (prénom d’emprunt)
• 21 ans
Employée de bureau depuis 8 mois. Licenciée le 30 août.
Le Directeur est entré dans l’openspace en lui reprochant devant ses collègues de s’être trompée de destinataire lors de l’envoi d’un courriel de remerciement.
La semaine précédente elle avait déjà commis une erreur identique.
Il l’a sommée de prendre ses affaires et quitter l’entreprise immédiatement.
Le 31.08 elle a reçu son salaire + un courrier recommandé lui signifiant son renvoi avec un mois préavis. Son
dernier jour de travail est le 30 septembre 2018.
Prétentions :
• Est-ce que son employeur avait le droit de la licencier ainsi, le licenciement est-il abusif ?
• Pouvait-il l’obliger à quitter son poste sur le champ ?

La loi :
Est-ce que l’employeur avait le droit de la licencier ainsi ?
Licencier un employé sur le champ est un droit de l’employeur. La loi distingue, outre le licenciement ordinaire, le
licenciement immédiat, qui permet à l’employeur de se séparer du travailleur sans délai.
Il est bon de rappeler qu’un licenciement ordinaire se fait moyennant un délai de préavis, c’est-à-dire un délai durant lequel le travailleur continue à travailler contre salaire pour l’employeur, malgré son licenciement. La même règle s’applique en cas de démission et trouve sa source dans une optique de protection du travailleur ou de
l’employeur.
Le délai de préavis dépend de la durée de travail qui a lié les deux parties. Les rapports de travail ont cessé :
Durant la première année de service ➔ délai de préavis de 1 mois
Entre la seconde et la neuvième année de service ➔ 2 mois
Dès la dixième année de service ➔ 3 mois
Pouvait-il l’obliger à quitter son poste sur le champ ?
Le licenciement immédiat doit intervenir sur de justes motifs, sans quoi il sera considéré comme abusif. Les motifs doivent être sérieux. Cela doit être suffisamment grave pour qu’on puisse raisonnablement reconnaître que
l’employeur ne peut plus avoir confiance en son collaborateur.
Même si le motif est sérieux, les circonstances du licenciement peuvent conduire à elles seules à la qualification d’un licenciement abusif. C’est le cas si le licenciement a été fait de manière dégradante, humiliante, en atteinte à la
personnalité du travailleur.
Pour Bénédicte, quand bien même l’erreur de destinataire dans son courriel justifierait un licenciement, le fait d’être humiliée devant ses collègues suffirait à rendre le congé abusif et serait punissable d’une pénalité allant jusqu’à 6
mois de salaire.

La morale :
Quel accord à l’amiable serait envisageable ?
Etant donné que l’employeur est clairement en tort et que Bénédicte admet son erreur et se sent non seulement coupable mais également honteuse d’avoir commis 2x la même erreur qui l’a fait perdre un travail auquel elle tenait, elle pourrait proposer à son patron d’annuler le licenciement et lui faire un nouveau contrat à durée déterminée de 6 mois durant lesquels elle fera son possible pour lui montrer qu’elle est digne de la confiance qu’il
avait placé en elle lors de son engagement.

Les liens utiles :
• Ch.ch www.ch.ch/fr/resiliation-du-contrat-de-travail
• Le droit du travail en Suisse droitdutravailensuisse.com/2015/12/07/la-reparation-du-tort-moral-de-lemploye
• genèvefamille.ch www.genevefamille.ch/N7994/que-faire-en-cas-de-mobbing.html
Les différences pour le canton de Vaud ;
• vaudfamille.chwww.vaudfamille.ch/N5283/mobbing-harcelement.html

Auditeur 2- Prêt d’argent

Yves (prénom d’emprunt)
• 29 ans
A prêté à un ami proche Frs 2'000 en date du 2 mars 2018
L’ami en question devait le rembourser au plus tard le 1er juin 2018
Ils n’ont signé aucun document mais Yves a viré cet argent directement sur le compte bancaire de son ami
En juin il l’a informé ne pouvoir honorer sa promesse mais qu’en juillet tout serait réglé
A début août il est revenu à la charge et son ami lui a dit qu’il ne pouvait pas le rembourser et qu’il ne savait pas
quand se serait possible
Prétentions :
• Comment faire pour recouvrer cet argent ?

La loi :
Nous sommes dans un cas de recouvrement de créance. Yves est le créancier, celui qui a prêté une somme d’argent. Son ami est le débiteur, celui qui a une dette.
Sans conciliation utile, Yves devra intenter une procédure afin de recouvrer son argent. Il devra commencer par une réquisition de poursuite déposée à l’Office des poursuites compétent.
L’Office notifiera ce qu’on nomme un « commandement de payer » au débiteur, à son domicile.
A ce stade, soit son ami fera opposition, c’est-à-dire qu’il manifestera sa volonté de ne pas payer, soit il ne fera pas opposition et aura un petit délai supplémentaire pour payer (20 jours).
En cas d’opposition, Yves devra obtenir ce qu’on nomme la mainlevée de l’opposition en intentant une action judiciaire.
La procédure nécessite, il est vrai, des coûts. Yves pourra cependant demander que son ami assume les frais de justice et qu’il soit condamné à verser en plus une juste indemnité que l’on nomme des « dépens », pour le temps
perdu en procédure.

La morale :
Etant donné que son ami semble vouloir payer mais se trouver réellement dans une situation financière difficile, il faudrait peut-être penser à lui proposer un paiement en plusieurs mensualités, par exemple 10 mensualités de Frs 200. Si son ami accepte, il vaudrait mieux faire cela par écrit. Ci-dessous dans les liens utiles vous trouverez un modèle de contrat de prêt. Ce qui protégerait Yves.
Il peut ensuite proposer à son ami de faire un ordre permanent, comme ça l’argent part directement sans qu’il ait besoin de saisir à nouveau toutes les données ou alors convenir d’un rendez-vous mensuel fixe où Yves irait directement chercher l’acompte.

Les liens utiles :

• Comparis www.fr.comparis.ch/privatkredit/kreditratgeber/darlehensvertrag
• Modèle de contrat de prêt
• Informations générales sur les prêts financiers

Les différences pour le canton de Vaud :
• Office des poursuites et faillites du canton de Vaud www.vd.ch/themes/economie/poursuites-et-faillites

Auditeur 3 - Travaux de peinture dans un appartement

Claude (prénom d’emprunt)
• 38 ans
Locataire de son appartement depuis 5 ans
A demandé à la régie de repeindre toutes les pièces dans des couleurs vives. Elle a refusé
Prétentions :
• La régie a-t-elle le droit de refuser d’effectuer ces travaux ?
• Comment faire pour les obliger à entreprendre ces travaux ?

La loi :
Nous sommes dans un cas ou Claude est locataire d’un appartement. La régie s’occupe de la gérance au nom du propriétaire de l’immeuble en question.
Posée fréquemment en pratique, la question de savoir quels sont les coûts à la charge du locataire et quels sont les coûts à la charge de l’employeur est assez fréquente.
La première distinction à opérer est celle des défauts. Une des obligations du propriétaire est de mettre à disposition la chose louée, ici l’appartement, dans un état conforme à son utilisation. Selon la gravité du défaut, on attendra plusieurs obligations soi du locataire, soit du propriétaire :
Le défaut est grave lorsqu’il entrave considérablement ou exclut l’usage pour lequel la chose a été louée (par exemple : de graves infiltrations d’eau, l’absence d’eau chaude et le chauffage insuffisant, ou encore une interdiction administrative d’utiliser les locaux) ;
Il est de moyenne importance lorsqu’il restreint l’usage de la chose sans l’exclure, ni l’entraver considérablement, de telle sorte que l’usage de la chose reste possible et peut être exigé du locataire qui ne subit qu’une diminution du confort (par exemple : un appareil ménager ne fonctionne pas, la peinture d’une pièce est défraichie, les boiseries sont abîmées) ;
Le menu défaut n’affecte l’usage de la chose que dans une mesure faible, voire nulle, et peut être éliminé par de simples travaux de nettoyage ou de réparation12, sans dépenses excessives.
S’agissant des défauts, l’ensemble des travaux destinés à la suppression des défauts sont à la charge du bailleur, conformément à l’art. 256 al.1 CO.
Cela suppose toutefois qu’il s’agisse de supprimer un défaut au sens défini précédemment et non d’améliorer ou de modifier la chose par rapport à l’état convenu.
Font exception à ce principe deux cas :
a) Tout d’abord, les menus défauts, qui peuvent être éliminés par des travaux de nettoyage ou de réparation indispensables à l’entretien normal de la chose (art.259 CO), sont à la charge du locataire, sauf toutefois au début du bail.
b) Le second cas dans lequel la réparation du défaut doit être assumée par le locataire est le cas où ce dernier – ou une personne dont il répond – est lui-même responsable de la survenance du défaut.
Si les murs sont « crépis » alors il s’agit d’un défaut. Repeindre les murs n’est pas considéré comme un menu travail. Il faut des connaissances spécifiques en la matière et le respect de normes de sécurité qui dépassent la connaissance d’un locataire lambda.
Ce travail est à la charge du propriétaire.

La morale :

Quel accord à l’amiable serait envisageable ?
On peut comprendre que la régie ne souhaite pas satisfaire les envies personnelles de ses locataires parce qu’elles ne sont pas forcement celles du prochain locataire.
Poser la question à la régie si une autre couleur que le blanc peut être envisagé (coquille d’œuf, crème, taupe … ?) si ce n’est pas le cas, proposer à la régie de financer les pots de peinture vives et s’engager également à remettre en état l’entièreté de la peinture de l’appartement en cas de résiliation du bail et ce, avant que commencent les
visites de remise de l’appartement.

Les liens utiles :
• Ch.ch https://www.ch.ch/fr/location-logement-bail/
• Informations générales sur les droits et devoirs des locataires

Les différences pour le canton de Vaud :
• Etat de Vaud www.vd.ch/themes/territoire-et-construction/logement/droit-du-bail

Vous souhaitez poser une question sur les autres thèmes ?

17 septembre 2018

Ma clause de non-concurrence me lie-t-elle définitivement à mon employeur ?

En difficulté financière, je ne peux plus payer mon loyer, quels sont mes risques ?

Ma protection juridique refuse de régler les honoraires de mon avocat, comment recourir ?

Ces sujets vous concernent et vous souhaitez que l’Equipe de Litigium vous vienne en aide ?

 

24 septembre

Garde parentale pour couple non-marié, quels sont les droits du papa ?

Facture d’avocat indécente, dois-je la payer ?

Caution d’un bail pour un ami, comment me retirer ?

 

01 octobre

Poursuite infondée, comment l’annuler ?

Puis-je demander l’autorité parentale conjointe ?

L’un des héritiers s’oppose au partage, comment faire avancer la succession ?

Contactez Benjamin : benjamin@radiolac.ch

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Economie

La Suisse reste en haut du podium des expatriations (HSBC)

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Près de neuf expatriés sur dix se voient séjourner plus longtemps en Suisse, en restant au moins une année supplémentaire. Ils apprécient tout particulièrement la qualité de vie, malgré les effets de la pandémie de coronavirus. (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse reste la destination numéro 1 des expatriés pour la troisième année consécutive. Les étrangers présents dans le pays se voient prolonger leur séjour, malgré les effets de la pandémie, selon l'enquête annuelle HSBC Expat.

Placée en tête depuis 2019, la Suisse s'est maintenue sur la première place du podium, d'après le classement publié mardi par le géant bancaire britannique HSBC. L'Australie et la Nouvelle-Zélande complètent le podium. Les Emirats arabes unis, les îles anglo-normandes Guernesey et Jersey suivent, aux côtés de l'Île de Man, du Bahreïn et du Qatar. Longtemps très bien classé, Singapour n'est plus qu'à la neuvième place.

Près de neuf expatriés sur dix se voient séjourner plus longtemps en Suisse, en restant au moins une année supplémentaire. Ils apprécient tout particulièrement la qualité de vie, malgré les effets de la pandémie de coronavirus. Ils sont près de 70% à vouloir connaître davantage la région où ils vivent.

Après leur installation dans la Confédération, 91% des sondés ont estimé que leur "environnement" était "meilleur" et 86% se sentaient plus en sécurité. Près de trois quarts d'entre eux "souhaitent épargner pour leur retraite" quand un tiers songe à économiser pour acheter un bien immobilier.

Cette enquête a été réalisée auprès de 20'460 personnes vivant dans 46 pays. Un minimum de 100 réponses était nécessaire pour inclure une destination.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Coronavirus

Validation de la dose de rappel contre le Covid attendue rapidement

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Rudolf Hauri est le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse, Rudolf Hauri, espère que la troisième dose de vaccin contre le Covid-19 sera bientôt validée. Les autorités sanitaires ne doivent cependant pas être mises sous pression, ajoute-t-il.

L'organe de surveillance Swissmedic et la commission fédérale pour les vaccinations doivent "décider uniquement sur la base des données et des faits disponibles", déclare M. Hauri dans un entretien diffusé mardi par le journal alémanique Tages-Anzeiger. Mais la Suisse ne devrait pas trop attendre, poursuit-il. Dans certains pays européens et aux États-Unis, la troisième injection du vaccin est en cours d'administration.

Cette dose de rappel n'est pas nécessaire pour tout le monde, indique pour sa part dans le Blick Christoph Berger, le président de la commission fédérale pour les vaccinations (CFV). "La population normale n'a certainement pas besoin d'un rappel cette année". Il n'y a pas d'indication que la protection des vaccins à ARN messager s'affaiblisse pour ce groupe, ajoute-t-il.

Légère baisse pour les plus de 80 ans

La situation est cependant différente pour les plus de 80 ans, relève-t-il. Les données anglaises ont montré une tendance à une légère diminution de la protection vaccinale dans ce groupe, poursuit-il. L'efficacité du vaccin "probablement en légère baisse" dans cette catégorie devrait augmenter de 85 à 95% avec la dose de rappel. Mais il est difficile de savoir combien de temps durera cette protection accrue, précise M. Berger.

Pour les plus 65 ans présentant des facteurs de risque, la situation n'est pas claire. Les résultats sont différents, mais aucun d'entre eux ne montre une diminution significative de la protection, note le président de la CFV. Dans le cas des personnes à risque âgées de moins de 65 ans, il n'y a aucune diminution de la protection vaccinale, ajoute-t-il

La troisième dose est actuellement autorisée en Suisse pour les personnes immunodéprimées qui n'ont pas pu acquérir une protection suffisante après les deux injections du vaccin anti-Covid-19. Elle fait partie de l'immunisation de base et non d'une vaccination de rappel, explique M. Hauri.

Une décision de Swissmedic sur la troisième injection pourrait tomber d'ici à la fin octobre, a indiqué lundi soir dans l'émission "10 vor 10" de la télévision alémanique SRF le chef de la section autorisation de l'organe de surveillance, Claus Bolte.

Dès que Swissmedic a donné son accord, il faut environ deux semaines à la commission fédérale pour les vaccinations pour émettre une recommandation, note M. Berger. La plupart des cantons sont prêts à commencer à administrer la troisième dose immédiatement, selon M. Hauri.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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JO 2021

Réception pour les athlètes médaillés aux JO d'été à Macolin (BE)

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13 médailles et 23 diplômes ont été remportés par la délégation olympique suisse au Japon. Sur la photo : Nina Christen (or et bronze), Noe Ponti et Jeremy Desplanches (bronze chacun), Nikita Ducarroz (bronze), Viktorija Golubic (argent) et Belinda Bencic (or et argent). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Grande réception lundi à Macolin (BE): Les nombreux lauréats de médailles et diplômes des Jeux olympiques d'été de Tokyo ont été officiellement honorés et félicités par la ministre des sports Viola Amherd et le président de la Confédération Guy Parmelin.

En raison de la pandémie, la traditionnelle réception a eu lieu au Centre national de sport de Macolin, au-dessus de Bienne, au lieu du Palais fédéral à Berne.

"Ils étaient tout simplement de première classe et ont représenté la Suisse de la meilleure façon possible", a déclaré Mme Amherd dans son discours, selon le texte écrit de l'allocution, en rendant hommage aux exploits de la délégation.

Bien qu'il ne faille pas surestimer la fonction d'exemple des athlètes, a poursuivi la ministre, de nombreux enfants et jeunes ont également regardé les Jeux. "Pour ces jeunes, vous êtes des modèles et nous ne devons pas sous-estimer cela."

La Suisse a remporté treize médailles et 23 diplômes olympiques au Japon, faisant des Jeux olympiques d'été de Tokyo les plus réussis pour la Suisse depuis 1952 à Helsinki. Quatorze médailles et 16 diplômes ont aussi été remportés par les athlètes paralympiques suisses.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Convoi de RAlpin refoulé par l'Italie, faute de "green pass"

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Un convoi de "chaussée roulante" en gare de Novare, dans le Piémont (archives). (© KEYSTONE/KARL MATHIS)

Un convoi ferroviaire de la société suisse Ralpin transportant des camions de marchandises a été refoulé à la frontière italienne la semaine dernière. Six des 16 chauffeurs véhiculés par l'opérateur ne disposaient pas du certificat sanitaire exigé par l'Italie.

Sollicitée lundi par AWP, la direction de l'entreprise détenue par le BLS, les Chemins de fer fédéraux (CFF) et Hupac, a confirmé l'information relayée en fin de semaine dernière par l'agence de presse italienne Ansa.

Il s'agissait d'un convoi de chaussée roulante reliant Fribourg-en-Brisgau (D) au terminal intermodal de Novare, dans le Piémont. "Dans ce cas de figure, les chauffeurs voyagent dans une voiture-couchette d'accompagnement", a expliqué Ludwig Näf, directeur général (CEO) de Ralpin.

"En règle pour le transit par la Suisse"

Or, l'obligation de certificat a été prolongée en Italie à partir du 15 octobre (vendredi), et comme les chauffeurs n'étaient pas tous en possession d'un certificat Covid-19 (baptisé "green pass" en Italie) lors du contrôle à Domodossola, le train a dû retourner à Fribourg-en-Brisgau et être déchargé", a poursuivi le patron de Ralpin.

Comme un agent de train de la filiale italienne de CFF Cargo doit être présent dans le train pour des raisons de sécurité, cela fait de la voiture-couchette de la chaussée roulante un "lieu de travail", avec obligation de certificat selon les règles en vigueur en Italie, a expliqué le dirigeant.

Egalement contactée, l'Administration fédérale des douanes (AFD) a indiqué que le convoi était "en possession de toute la documentation nécessaire en règle pour transiter par la Suisse", selon une porte-parole.

Entreprises de transport inquiètes

Afin d'éviter la répétition d'une telle déconvenue, RAlpin a mis en place un "contrôle rigoureux" dans ses terminaux de Fribourg-en-Brisgau et Novare, et les chauffeurs routiers dépourvus de certificat seront refusés. Une grande partie sont originaires d'Europe de l'Est, où le scepticisme à l'égard de la vaccination est élevé, ou les types de vaccin reconnus par l'Union européenne indisponibles, relève M. Näf.

L'introduction de la nouvelle réglementation fait craindre "des blocages, désagréments et retards pour toutes les marchandises transportées par ces trains", pouvait-on lire sur le site de la Repubblica.

Une opinion partagée par le CEO de RAlpin: "cette nouvelle disposition légale suscite une grande inquiétude parmi toutes les entreprises de transport de marchandises dont le siège est situé en dehors de l'Italie". Le responsable n'était pas en mesure d'estimer l'impact de l'incident sur le futur des opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Un composé chimique pourrait combattre plusieurs parasites

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Les agents infectieux du paludisme et de la toxoplasmose font partie d’un groupe d’eucaryotes unicellulaires parasites appelé apicomplexes. Chaque année, des millions de personnes tombent malades en raison des maladies infectieuses qu’ils provoquent. Le paludisme est transmis par les moustiques. (© KEYSTONE/AP/James Gathany)

Des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer (PSI) ont identifié un composé chimique qui pourrait être utilisé comme principe actif contre plusieurs parasites unicellulaires. Notamment ceux à l’origine du paludisme et de la toxoplasmose.

La cible de cette substance prometteuse est une protéine appelée tubuline qui aide les cellules à se diviser, indique l'étude, publiée lundi dans la revue spécialisée "EMBO Molecular Medicine". Cette protéine est également indispensable à la reproduction du parasite.

L’idée sous-jacente à cette découverte vient de la recherche sur les tumeurs: en bloquant la tubuline dans les cellules cancéreuses, on empêche ces dernières de se diviser et donc de proliférer. Depuis longtemps, les médecins appliquent ce principe avec succès dans le cadre des chimiothérapies, où ils administrent aux patients des substances qui inhibent la tubuline.

Natacha Gaillard et Ashwani Sharma, tous deux chercheurs au Laboratoire de recherche biomoléculaire du PSI, élargissent à présent ce concept à certains parasites unicellulaires. Dont celui à l’origine du paludisme (Plasmodium sp.) et celui à l’origine de la toxoplasmose (Toxoplasma gondii).

Les cellules qui les composent ont en effet besoin, elles aussi, de tubuline pour pouvoir se diviser. "Lorsque cette protéine ne travaille plus comme elle le devrait, le parasite est sévèrement affecté", explique Ashwani Sharma. La tubuline représente donc une bonne cible pour des médicaments.

Différences d'un être vivant à l'autre

Les agents infectieux du paludisme et de la toxoplasmose font partie d’un groupe d’eucaryotes unicellulaires parasites appelé apicomplexes. Chaque année, des millions de personnes tombent malades en raison des maladies infectieuses qu’ils provoquent.

Tous les eucaryotes, des amibes aux êtres humains, produisent de la tubuline. D’un être vivant à l’autre, cette protéine présente des différences au niveau de quelques zones seulement, mais elles peuvent être importantes. Si l’on veut trouver des principes actifs efficaces contre la protéine spécifique de parasites unicellulaires eucaryotes et la bloquer, il faut connaître la structure exacte de cette dernière.

"Parabuline"

Les chercheurs du PSI ont donc isolé la tubuline de cellules de Tetrahymena thermophila, un unicellulaire cilié. "Sa protéine est pratiquement identique à celle des apicomplexes", explique Natacha Gaillard. "Et cela nous épargne de devoir travailler en laboratoire avec des parasites paludéens."

La Source de Lumière Suisse (SLS) et la microscopie électronique ont permis aux chercheurs de déchiffrer la structure moléculaire de la protéine. Puis ils ont cherché un composé chimique susceptible de l’inhiber. Une banque de données de substances leur a fourni cinq candidats au titre de principe actif potentiel.

En laboratoire, un composé chimique s’est avéré efficace. Les chercheurs l’ont baptisé "parabuline". Les collaborateurs du PSI, de l’Université de Californie à Irvine, ont testé ce composé sur Toxoplasma gondii dans des cellules humaines. Et effectivement, le parasite ne pouvait pratiquement plus se reproduire.

La parabuline n’a eu en revanche presque aucun effet sur les cellules humaines. "C’est un bon signe", souligne Ashwani Sharma. "C’est une condition préalable indispensable pour pouvoir l’utiliser comme médicament contre des maladies infectieuses."

Brevet déposé

On peut supposer que la parabuline n’est pas seulement efficace contre Toxoplasma gondii, mais aussi contre tous les représentants des apicomplexes, y compris le parasite paludéen. Le PSI vient de déposer un brevet et prévoit de continuer à tester la parabuline en laboratoire pour la développer ultérieurement en un médicament avec l’aide de l’industrie pharmaceutique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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