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Licenciements, remboursement et travaux : les conseils juridiques de Litigium

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Les sujets juridiques et moraux du jour :

L'équipe de Litigium est de retour sur Radio Lac afin de vous apporter des conseils juridiques et moraux sur des sujets qui vous concernent en se basant sur des cas concrets. Au programme aujourd'hui : Licenciement abusif, prêt d'argent et remboursement et travaux dans un appartement.

1) Licenciement • est-ce abusif ?

Bénédicte, 21 ans a été licenciée avec effet immédiat, est-ce que son licenciement est abusif ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

2) On me doit de l’argent • que faire ?

Yves, 29 ans a prêté Frs 2'000 à un ami il y a 6 mois, malgré plusieurs relances il ne le rembourse pas, que peut-il faire pour recouvrer son argent ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

3) Travaux dans mon appartement • qui paie ?

Claude, 38 ans souhaite repeindre son appartement. Sa régie refuse d’entrer en matière, qui doit payer ces travaux ? L’équipe de Litigium répondra à ses questions le 10 septembre prochain.

 

Analyse de cas concrets et conseils juridiques :

Auditeur 1 - Licenciement

Bénédicte (prénom d’emprunt)
• 21 ans
Employée de bureau depuis 8 mois. Licenciée le 30 août.
Le Directeur est entré dans l’openspace en lui reprochant devant ses collègues de s’être trompée de destinataire lors de l’envoi d’un courriel de remerciement.
La semaine précédente elle avait déjà commis une erreur identique.
Il l’a sommée de prendre ses affaires et quitter l’entreprise immédiatement.
Le 31.08 elle a reçu son salaire + un courrier recommandé lui signifiant son renvoi avec un mois préavis. Son
dernier jour de travail est le 30 septembre 2018.
Prétentions :
• Est-ce que son employeur avait le droit de la licencier ainsi, le licenciement est-il abusif ?
• Pouvait-il l’obliger à quitter son poste sur le champ ?

La loi :
Est-ce que l’employeur avait le droit de la licencier ainsi ?
Licencier un employé sur le champ est un droit de l’employeur. La loi distingue, outre le licenciement ordinaire, le
licenciement immédiat, qui permet à l’employeur de se séparer du travailleur sans délai.
Il est bon de rappeler qu’un licenciement ordinaire se fait moyennant un délai de préavis, c’est-à-dire un délai durant lequel le travailleur continue à travailler contre salaire pour l’employeur, malgré son licenciement. La même règle s’applique en cas de démission et trouve sa source dans une optique de protection du travailleur ou de
l’employeur.
Le délai de préavis dépend de la durée de travail qui a lié les deux parties. Les rapports de travail ont cessé :
Durant la première année de service ➔ délai de préavis de 1 mois
Entre la seconde et la neuvième année de service ➔ 2 mois
Dès la dixième année de service ➔ 3 mois
Pouvait-il l’obliger à quitter son poste sur le champ ?
Le licenciement immédiat doit intervenir sur de justes motifs, sans quoi il sera considéré comme abusif. Les motifs doivent être sérieux. Cela doit être suffisamment grave pour qu’on puisse raisonnablement reconnaître que
l’employeur ne peut plus avoir confiance en son collaborateur.
Même si le motif est sérieux, les circonstances du licenciement peuvent conduire à elles seules à la qualification d’un licenciement abusif. C’est le cas si le licenciement a été fait de manière dégradante, humiliante, en atteinte à la
personnalité du travailleur.
Pour Bénédicte, quand bien même l’erreur de destinataire dans son courriel justifierait un licenciement, le fait d’être humiliée devant ses collègues suffirait à rendre le congé abusif et serait punissable d’une pénalité allant jusqu’à 6
mois de salaire.

La morale :
Quel accord à l’amiable serait envisageable ?
Etant donné que l’employeur est clairement en tort et que Bénédicte admet son erreur et se sent non seulement coupable mais également honteuse d’avoir commis 2x la même erreur qui l’a fait perdre un travail auquel elle tenait, elle pourrait proposer à son patron d’annuler le licenciement et lui faire un nouveau contrat à durée déterminée de 6 mois durant lesquels elle fera son possible pour lui montrer qu’elle est digne de la confiance qu’il
avait placé en elle lors de son engagement.

Les liens utiles :
• Ch.ch www.ch.ch/fr/resiliation-du-contrat-de-travail
• Le droit du travail en Suisse droitdutravailensuisse.com/2015/12/07/la-reparation-du-tort-moral-de-lemploye
• genèvefamille.ch www.genevefamille.ch/N7994/que-faire-en-cas-de-mobbing.html
Les différences pour le canton de Vaud ;
• vaudfamille.chwww.vaudfamille.ch/N5283/mobbing-harcelement.html

Auditeur 2- Prêt d’argent

Yves (prénom d’emprunt)
• 29 ans
A prêté à un ami proche Frs 2'000 en date du 2 mars 2018
L’ami en question devait le rembourser au plus tard le 1er juin 2018
Ils n’ont signé aucun document mais Yves a viré cet argent directement sur le compte bancaire de son ami
En juin il l’a informé ne pouvoir honorer sa promesse mais qu’en juillet tout serait réglé
A début août il est revenu à la charge et son ami lui a dit qu’il ne pouvait pas le rembourser et qu’il ne savait pas
quand se serait possible
Prétentions :
• Comment faire pour recouvrer cet argent ?

La loi :
Nous sommes dans un cas de recouvrement de créance. Yves est le créancier, celui qui a prêté une somme d’argent. Son ami est le débiteur, celui qui a une dette.
Sans conciliation utile, Yves devra intenter une procédure afin de recouvrer son argent. Il devra commencer par une réquisition de poursuite déposée à l’Office des poursuites compétent.
L’Office notifiera ce qu’on nomme un « commandement de payer » au débiteur, à son domicile.
A ce stade, soit son ami fera opposition, c’est-à-dire qu’il manifestera sa volonté de ne pas payer, soit il ne fera pas opposition et aura un petit délai supplémentaire pour payer (20 jours).
En cas d’opposition, Yves devra obtenir ce qu’on nomme la mainlevée de l’opposition en intentant une action judiciaire.
La procédure nécessite, il est vrai, des coûts. Yves pourra cependant demander que son ami assume les frais de justice et qu’il soit condamné à verser en plus une juste indemnité que l’on nomme des « dépens », pour le temps
perdu en procédure.

La morale :
Etant donné que son ami semble vouloir payer mais se trouver réellement dans une situation financière difficile, il faudrait peut-être penser à lui proposer un paiement en plusieurs mensualités, par exemple 10 mensualités de Frs 200. Si son ami accepte, il vaudrait mieux faire cela par écrit. Ci-dessous dans les liens utiles vous trouverez un modèle de contrat de prêt. Ce qui protégerait Yves.
Il peut ensuite proposer à son ami de faire un ordre permanent, comme ça l’argent part directement sans qu’il ait besoin de saisir à nouveau toutes les données ou alors convenir d’un rendez-vous mensuel fixe où Yves irait directement chercher l’acompte.

Les liens utiles :

• Comparis www.fr.comparis.ch/privatkredit/kreditratgeber/darlehensvertrag
• Modèle de contrat de prêt
• Informations générales sur les prêts financiers

Les différences pour le canton de Vaud :
• Office des poursuites et faillites du canton de Vaud www.vd.ch/themes/economie/poursuites-et-faillites

Auditeur 3 - Travaux de peinture dans un appartement

Claude (prénom d’emprunt)
• 38 ans
Locataire de son appartement depuis 5 ans
A demandé à la régie de repeindre toutes les pièces dans des couleurs vives. Elle a refusé
Prétentions :
• La régie a-t-elle le droit de refuser d’effectuer ces travaux ?
• Comment faire pour les obliger à entreprendre ces travaux ?

La loi :
Nous sommes dans un cas ou Claude est locataire d’un appartement. La régie s’occupe de la gérance au nom du propriétaire de l’immeuble en question.
Posée fréquemment en pratique, la question de savoir quels sont les coûts à la charge du locataire et quels sont les coûts à la charge de l’employeur est assez fréquente.
La première distinction à opérer est celle des défauts. Une des obligations du propriétaire est de mettre à disposition la chose louée, ici l’appartement, dans un état conforme à son utilisation. Selon la gravité du défaut, on attendra plusieurs obligations soi du locataire, soit du propriétaire :
Le défaut est grave lorsqu’il entrave considérablement ou exclut l’usage pour lequel la chose a été louée (par exemple : de graves infiltrations d’eau, l’absence d’eau chaude et le chauffage insuffisant, ou encore une interdiction administrative d’utiliser les locaux) ;
Il est de moyenne importance lorsqu’il restreint l’usage de la chose sans l’exclure, ni l’entraver considérablement, de telle sorte que l’usage de la chose reste possible et peut être exigé du locataire qui ne subit qu’une diminution du confort (par exemple : un appareil ménager ne fonctionne pas, la peinture d’une pièce est défraichie, les boiseries sont abîmées) ;
Le menu défaut n’affecte l’usage de la chose que dans une mesure faible, voire nulle, et peut être éliminé par de simples travaux de nettoyage ou de réparation12, sans dépenses excessives.
S’agissant des défauts, l’ensemble des travaux destinés à la suppression des défauts sont à la charge du bailleur, conformément à l’art. 256 al.1 CO.
Cela suppose toutefois qu’il s’agisse de supprimer un défaut au sens défini précédemment et non d’améliorer ou de modifier la chose par rapport à l’état convenu.
Font exception à ce principe deux cas :
a) Tout d’abord, les menus défauts, qui peuvent être éliminés par des travaux de nettoyage ou de réparation indispensables à l’entretien normal de la chose (art.259 CO), sont à la charge du locataire, sauf toutefois au début du bail.
b) Le second cas dans lequel la réparation du défaut doit être assumée par le locataire est le cas où ce dernier – ou une personne dont il répond – est lui-même responsable de la survenance du défaut.
Si les murs sont « crépis » alors il s’agit d’un défaut. Repeindre les murs n’est pas considéré comme un menu travail. Il faut des connaissances spécifiques en la matière et le respect de normes de sécurité qui dépassent la connaissance d’un locataire lambda.
Ce travail est à la charge du propriétaire.

La morale :

Quel accord à l’amiable serait envisageable ?
On peut comprendre que la régie ne souhaite pas satisfaire les envies personnelles de ses locataires parce qu’elles ne sont pas forcement celles du prochain locataire.
Poser la question à la régie si une autre couleur que le blanc peut être envisagé (coquille d’œuf, crème, taupe … ?) si ce n’est pas le cas, proposer à la régie de financer les pots de peinture vives et s’engager également à remettre en état l’entièreté de la peinture de l’appartement en cas de résiliation du bail et ce, avant que commencent les
visites de remise de l’appartement.

Les liens utiles :
• Ch.ch https://www.ch.ch/fr/location-logement-bail/
• Informations générales sur les droits et devoirs des locataires

Les différences pour le canton de Vaud :
• Etat de Vaud www.vd.ch/themes/territoire-et-construction/logement/droit-du-bail

Vous souhaitez poser une question sur les autres thèmes ?

17 septembre 2018

Ma clause de non-concurrence me lie-t-elle définitivement à mon employeur ?

En difficulté financière, je ne peux plus payer mon loyer, quels sont mes risques ?

Ma protection juridique refuse de régler les honoraires de mon avocat, comment recourir ?

Ces sujets vous concernent et vous souhaitez que l’Equipe de Litigium vous vienne en aide ?

 

24 septembre

Garde parentale pour couple non-marié, quels sont les droits du papa ?

Facture d’avocat indécente, dois-je la payer ?

Caution d’un bail pour un ami, comment me retirer ?

 

01 octobre

Poursuite infondée, comment l’annuler ?

Puis-je demander l’autorité parentale conjointe ?

L’un des héritiers s’oppose au partage, comment faire avancer la succession ?

Contactez Benjamin : benjamin@radiolac.ch

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Actualité

Alain Berset envisage la fin du certificat Covid en Suisse

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Alain Berset laisse entrevoir la fin de l'obligation du pass Covid (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'obligation de présenter le pass Covid pourrait bientôt être supprimée en Suisse. "La période du certificat semble toucher à sa fin", a déclaré le ministre de la santé Alain Berset dans une interview publiée samedi dans le journal "Schweiz am Wochenende".

Si la situation sanitaire évolue favorablement, le Conseil fédéral "pourrait, dans les prochaines semaines, transformer l'obligation de télétravail en recommandation et supprimer la quarantaine", a-t-il ajouté. Le gouvernement a décidé mercredi de maintenir ces deux mesures jusqu'à fin février. Les autres mesures sont en vigueur au moins jusqu'à fin mars.

En Suisse, les certificats Covid sont utilisés depuis juillet dernier et permettent d'attester qu'on est vacciné, testé ou guéri. Par cette mesure, le gouvernement souhaite endiguer la propagation du coronavirus et prévenir les cas graves de maladie en limitant l'accès à certains lieux. En automne, avant la votation sur la loi Covid, l'utilisation des certificats et leur acceptabilité ont fait l'objet de débats dans la société.

Dans le journal alémanique, le conseiller fédéral socialiste s'est montré modérément optimiste: "Je pense que nous sommes sur la bonne voie, mais le virus s'est déjà révélé imprévisible à plusieurs reprises".

"Brutalité insoupçonnée"

Deux ans après le début de la pandémie, le ministre a avoué n'avoir "jamais pensé pouvoir supporter une telle situation". La crise a été d'une "brutalité insoupçonnée". Il a été confronté à une "énorme pression de la responsabilité", aux attentes de la population et à une charge de travail bien supérieure à celle habituelle.

Pour le Fribourgeois, le pire jour de la crise a été celui "où nous avons dû fermer les écoles". "On ne peut imaginer pire pour une société que d'impacter négativement les possibilités de formation et l'égalité des chances des enfants".

Mais le Conseil fédéral n'avait pas d'autre choix après que les pays voisins et certaines communes du pays ont fermé leurs établissements scolaires. "Heureusement, cela n'a duré que quelques semaines au final, bien moins longtemps que dans d'autres pays."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sécurité de l'approvisionnement: Sommaruga prévoit des ordonnances

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Le barrage du lac de l'Oberaar (BE) par exemple est un lac d'accumulation (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les firmes électriques devraient constituer des réserves de force hydraulique en cas d'urgence dès l'hiver prochain. Face à la situation tendue en matière d'électricité, Simonetta Sommaruga prévoit des mesures par voie d'ordonnance pour sécuriser l'approvisionnement.

La ministre de l'énergie veut anticiper la grande réforme de l'énergie adoptée par le gouvernement, qui prévoit des réserves d'énergie dans les centrales hydrauliques, a-t-elle dit dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. Vendredi, la conseillère fédérale a rencontré des représentants de la branche lors d'une réunion à Berne.

Une loi, actuellement en discussion au Parlement, inclut de telles réserves dans le but de renforcer l'approvisionnement énergétique en Suisse en hiver. "Mais je ne veux pas attendre que le Parlement agisse", a déclaré la socialiste. "Je vais proposer au Conseil fédéral d'anticiper cette mesure et de l'introduire par voie d'ordonnance."

"Une assurance en cas d'urgence"

Cette mesure comprend une indemnisation pour les fournisseurs qui doivent en échange retenir une certaine quantité d'eau dans les lacs d'accumulation. "Ainsi, nous avons de l'électricité à disposition si besoin", a relevé Mme Sommaruga. Et de parler d'une "assurance en cas d'urgence".

La conseillère fédérale a en tête un "plan en cinq points". Outre les réserves de force hydraulique, elle pointe les centrales à gaz comme deuxième sécurité en cas d'urgence. Mais elle souhaite surtout développer les énergies renouvelables indigènes: accélérer les procédures afin que les grandes installations éoliennes et hydroélectriques puissent être construites plus rapidement. Elle évoque encore des barrages supplémentaires pour renforcer la sécurité de l'approvisionnement en hiver.

Selon la ministre de l'énergie, la situation internationale en matière d'approvisionnement en électricité est "très instable". Elle cite comme raisons les tensions en Ukraine, des réservoirs de gaz vides et les centrales nucléaires françaises à l'arrêt plus longtemps que prévu. "Si un acteur international important fait défaut, il y a un risque de réactions en chaîne. Cela pourrait mettre en danger la sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle noté.

Risque de faillite

Le risque de faillite existe pour les entreprises électriques, compte tenu de l'augmentation des prix de l'électricité et des couvertures plus élevées, d'après Simonetta Sommaruga. "La question prioritaire est donc de savoir comment garantir que de l'électricité continue à être produite même si un producteur fait faillite."

Dans un tel scénario, la production d'électricité doit pouvoir être poursuivie. Dans cette optique, la ministre a mis en place une taskforce regroupant des personnes de l'administration fédérale et de la Commission fédérale de l'électricité (Elcom).

Peu avant Noël, le groupe Alpiq - deuxième fournisseur d'électricité de Suisse en termes de chiffre d'affaires - avait demandé à titre préventif une aide financière à la Confédération en raison d'un manque de liquidités imminent suite à de fortes hausses de prix. Mais il avait ensuite retiré sa demande.

Les actionnaires de l'entreprise avaient décidé de mettre 223 millions de francs à disposition, à titre temporaire. Une augmentation à 300 millions de francs était aussi en discussion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey sur glace

Genève-Servette perd de justesse à Rapperswil

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Les deux frères Nyffeler élus meilleur joueur de leur équipe (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Fin de série pour Genève-Servette qui s'incline d'extrême justesse à Rapperswil (1-2) après les tirs aux buts.

Le premier duel des frangins Nyffeler en National League a souri à Melvin. Au terme d'une partie qui s'est décidée aux tirs au but, Rapperswil a écarté Genève à l'issue de la séance des tirs aux buts (1-2).

Dans une interview accordée à "Blick", Melvin Nyffeler espérait une victoire serrée de son club et que son frère fasse un bon match. Il a été entendu. Les deux équipes ont inscrit leur but en première période, puis plus rien. A la 60e, Marco Lehmann a bien failli offrir la victoire à ses couleurs, mais Dominic Nyffeler s'est interposé avec brio.

Après une prolongation dominée par les Aigles, tout s'est donc joué aux penalties pour une belle histoire. Rapperswil l'a emporté et Genève glisse derrière Lausanne au classement à la 8e place pour 0,001 point...

Gottéron gagne à Berne

En National League, Fribourg s'est remis dans le bon sens en battant Berne (3-0) dans la capitale fédérale. Parfois une défaite peut amorcer une série négative. Pas pour ce Gottéron version 21/22. Battus par Genève mercredi soir, les hommes de Christian Dubé ont digéré leur revers au bout du Léman pour prendre une cinquième fois le meilleur sur les Ours lors du cinquième derby des Zähringen de la saison.

On l'a souvent souligné au cours de cet exercice, mais Fribourg possède une panoplie d'artificiers intéressante. Lorsqu'une ligne est moins en verve, c'est un autre trio qui prend les choses en mains. A Berne, c'est Nathan Marchon qui s'est mué en dompteur d'ours. Auteur d'un doublé, le Fribourgeois a donné le "la" à ses coéquipiers. Le 3-0 de Brodin à la 55e a eu raison des dernières velléités bernoises.

Lausanne chanceux

Même histoire pour Lausanne en somme. La défaite subie mardi aux Vernets, la première de 2022, a été vite effacée. Mais ce ne fut pas de tout repos pour les Vaudois face à des Grisons dans une passe compliquée et qui devait composer sans Andres Ambühl, suspendu ce week-end.

Les Davosiens ont pourtant bien réagi à l'ouverture du score de Jiri Sekac (4e) en inscrivant deux buts en supériorité numérique grâce à Stransky et Prassl. Malmené, le LHC a trouvé les ressources pour égaliser juste avant la première pause par Riat.

Le 4-2 refusé à Heinen dans le tiers médian après un coach's challenge et un hors-jeu des Grisons a permis aux Vaudois de rester dans la partie. Les hommes de John Fust ont profité pour virer en tête en moins d'une minute entre la 43e et la 44e. C'est tout d'abord Sekac, encore lui, qui a battu Aeschlimann. Puis c'est Lukas Frick, d'un joli lancer, qui a donné pour la première fois l'avantage aux Lions. Ce succès voit le LHC revenir virtuellement à trois longueurs du HCD, puisque les Lausannois comptent neuf points de retard mais deux matches en moins.

Zurich d'un souffle

Ajoie s'est lui logiquement incliné face au champion Zoug. Une défaite 6-3 qui a presque un côté encourageant dans la mesure où les Jurassiens ont réussi à inscrire trois goals à l'une des meilleures équipes du pays. Insuffisant toutefois pour envisager un septième succès cette saison.

Bienne et Zurich se sont livré un beau duel dans la cité seelandaise. C'est finalement Zurich qui s'est imposé 3-2 tab. Le "Z" est désormais 4e au classement, juste devant les Biennois. La machine de Rikard Grönborg semble définitivement lancée, mais celle d'Antti Törmänen a de solides arguments à faire valoir. Les duels au printemps risquent d'être somptueux.

Dans le dernier match de la soirée, Ambri continue de s'accrocher à l'espoir d'une 10e place après avoir dominé Langnau 4-0 à l'Ilfis. Le nouveau coach Yves Sarault connaît une mise en train délicate.

 

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Net redressement des ventes annuelles pour Amag en 2021

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Alors que le marché automobile helvétique a enregistré une croissance "marginale" l'année dernière, Amag est parvenu à étoffer la part de ses marques à 31,2%. (archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'importateur automobile Amag, rudement malmené en 2020 avec l'éclatement de la crise sanitaire, a fait état vendredi d'un net redressement de ses ventes l'année dernière.

Le groupe basé à Cham, dans le canton de Zoug, reste cependant nettement en deçà des 4,7 milliards de francs de recettes engrangées en 2019, année qui l'a vu souffler sa 75e bougie et dernier exercice avant la pandémie de Covid-19.

Le chiffre d'affaires consolidé, qui avait chuté de 15% l'année dernière, est remonté à 4,3 milliards. "Les ateliers ont très bien travaillé en 2021 et l'ensemble de l'organisation de concessionnaires est parvenue à augmenter les parts de marché de nos marques", s'est félicité le directeur général (CEO) d'Amag, Helmut Ruhl, cité dans un communiqué.

Alors que le marché automobile helvétique a enregistré une croissance qualifiée de "marginale", à moins de 240'000 unités, un niveau nettement inférieur au niveau d'avant la crise (environ 300'000), le distributeur de Suisse centrale est parvenu à étoffer la part de marché de ses marques à 31,2%.

Dans les activités de financement, les volumes se sont enrobés de 6% par rapport à l'année précédente. Au bouclement de l'exercice, le portefeuille d'Amag Leasing comprenait 184'350 contrats. En septembre, la filiale a placé un emprunt vert de 175 millions de francs, suivi d'une obligation sécurisée automobile de 260 millions, "créant ainsi les conditions nécessaires pour poursuivre le développement de son activité".

Le groupe, qui s'est engagé l'été dernier à "fonctionner de manière climatiquement neutre" d'ici 2025 et vise le zéro émission nette à l'horizon 2040, entend mettre l'accent sur la durabilité.

A cet effet, il va investir dans des mesures visant à diminuer les émissions de CO2, notamment via la collaboration avec de jeunes pousses innovantes comme Synhelion (carburants solaires) et Climeworks (élimination de CO2).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Accélération du marché publicitaire en 2021

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Les thèmes et produits les plus annoncés ont été les smartphones Samsung Galaxy S21 5G et l'iPhone 13 Pro d'Apple, ainsi que le "oui" à la votation sur la révision de la loi sur le CO2. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le marché publicitaire en Suisse a accéléré l'année dernière, mais reste encore en dessous des recettes dégagées en 2019, avant la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi le cabinet de conseils promotionnels Media Focus Schweiz.

Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, le secteur a généré un chiffre d'affaires de 5,6 milliards de francs, en progression de 12,3% comparé à 2020. Ce montant reste cependant inférieur de 6% à celui enregistré en 2019.

La publicité sur internet a grignoté des parts de marché ces dernières années, atteignant une part majoritaire de 30% en 2021, et des recettes de 1,7 milliard de francs, contre 26% l'année précédente. Viennent ensuite la télévision (29%) avec 1,6 milliard, les médias imprimés (25% et 1,4 milliard) et l'affichage extérieur (12% et 669 millions).

Parmi les trois plus grands annonceurs du pays figurent les deux géants de la distribution Coop et Migros, ainsi que le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble.

Les thèmes et produits les plus annoncés ont été les smartphones Samsung Galaxy S21 5G et l'iPhone 13 Pro d'Apple, ainsi que le "oui" à la votation sur la révision de la loi sur le CO2.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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