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Ville de Genève: au PLR, la course à la mairie est lancée

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L’affaire Maudet agite la République et notamment le PLR. En Ville de Genève, elle pourrait avoir des répercussions inattendues sur la course à l’Exécutif. Les élections municipales auront lieu en 2020 mais se préparent dès maintenant. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce calendrier n’est pas idéal pour le parti:

Marie Prieur

Sauf qu’entre temps, l’affaire Maudet est venu troubler les cartes.

Marie Prieur

C’est ce qu’on appelle l’effet domino. Le parti libéral-radical de la Ville de Genève a décidé de désigner son ou ses candidats à l’Exécutif longtemps à l’avance. A savoir: un an et demi avant l’échéance électorale. Première étape: aujourd’hui avec le dépôt des candidatures. Le but: mettre son ou ses poulains en avant d’ici 2020. La seconde étape est prévue le 24 septembre. L’assemblée générale décidera alors qui y va mais aussi le nombre de candidats sur le ticket. Concernant les candidats justement, trois noms reviennent sur le devant de la scène. Celui de la conseillère municipale Sophie Courvoisier. Autre papable: Adrien Genecand. Le seul à avoir clairement formulé son intérêt jusque là. Fraîchement élu au Grand Conseil, il a quitté le Conseil municipal au printemps. Enfin, le troisième nom qui revient, c’est celui de Simon Brandt, qui cumule les mandats de conseiller municipal en Ville de Genève et de député.

C’est vrai. Les deux favoris, en l’occurrence les deux hommes, pourraient subir les conséquences de cette affaire. Simon Brandt est connu pour être très proche de Pierre Maudet. Une situation qui l’avantageait il y a quelques mois encore. Mais qui aujourd’hui pourrait porter préjudice à sa candidature, même s’il prétend le contraire. “Mon parcours politique à la Ville comme mes diplômes, nous explique-t-il, ne doivent rien à Pierre Maudet.”

L’homme se voit également reprocher par certains de siéger à la fois au Conseil municipal et au Grand Conseil genevois.Une dérogation qu’il a obtenu fin juin, lui qui s’était pourtant fait le chantre du non-cumul des mandats. Interrogé à ce sujet, Simon Brandt affirme ne pas être à l’aise avec cette situation mais, il assure que ce sont ces collègues du conseil municipal qui lui ont demandé de rester.

L’autre papable qui pourrait à terme subir les conséquences de l’affaire Maudet, c’est Adrien Genecand. Le vice-président du PLR genevois est aussi le fils du conseiller national Benoît Genecand. Or, comme nous vous l’annoncions vendredi, ce dernier pourrait briguer le siège de Pierre Maudet en cas d’élection partielle. De quoi obliger Adrien Genecand à se retirer de la course à la mairie. Résultat: la challenger, Sophie Courvoisier, pourrait en profiter.

@marie_prieur

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Coronavirus – Organisateurs de spectacles toujours dans l’incertitude

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L’incertitude demeure pour les organisateurs de spectacles après l’annonce du Conseil fédéral d’autoriser sous conditions des manifestations de plus de mille personnes à partir du mois d’octobre. « Nous attendons de voir quelles mesures seront proposées », a expliqué à Keystone-ATS Vincent Sager, le patron d’Opus One qui avoue un « sentiment mitigé ».

Cantons et Confédération doivent élaborer une série de critères uniformes d’ici au 2 septembre. En attendant, « pas mal de perplexité et beaucoup d’incertitudes demeurent. On doit s’en accommoder encore un moment. On n’a pas le choix », a réagi mercredi le directeur de l’une des principales organisations de concerts de Suisse romande.

Impossible pour l’heure de dire si les « rares concerts encore à l’affiche » seront maintenus. Opus One cherche une autre date, en 2021, pour le Cirque du Soleil prévu à la Vaudoise Aréna en septembre. Concernant les tournées de Vincent Delerm et Stephan Eicher, des discussions doivent encore avoir lieu.

Le masque, une solution

« Plusieurs organisateurs de spectacles ont le sentiment que le recours systématique au masque pourrait être de nature à rassurer les gens. Ce serait peut-être une solution assez facile à mettre en place. Reste à savoir si les artistes accepteront de jouer devant une salle masquée », observe Vincent Sager.

Baisser la jauge des salles de spectacle serait difficile à supporter économiquement. « Les organisateurs de concerts se financent avec la billetterie. Il faut entre 70 et 95% de remplissage pour équilibrer un spectacle. Si la jauge est réduite de 50%, il va manquer 30 à 40% de recettes. On irait au-devant de déficits considérables », estime-t-il.

Aides financières

Les organisateurs de concerts sont inquiets. « On risque de perdre 90% de notre chiffre d’affaires en 2020. Les RHT (chômage partiel) permettent de compenser une partie de cette perte. Et on a pu bénéficier du programme d’aide aux entreprises culturelles. Sans quoi, on n’aurait pas beaucoup de chances de passer le cap de la fin de l’année », ajoute le patron d’Opus One, qui emploie une vingtaine de personnes (15 équivalents plein temps).

ATS-Keystone

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Un cycliste genevois se blesse, la police lance un appel à témoin

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Manifestations: les cantons veulent des critères efficaces

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KEYSTONE/Magali Girardin

La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) veut des critères d’autorisation efficaces pour les grands évènements. La réglementation ne fonctionnera que si elle est mise en oeuvre uniformément dans toute la Suisse.

Lors de l’audition, la majorité des cantons s’était prononcée en faveur d’une prolongation de l’interdiction des manifestations comptant plus de 1000 personnes jusqu’à la fin de l’année, indique mercredi la CDS dans un communiqué. Cela en raison de la situation épidémiologique encore instable.

Suite à la décision du Conseil fédéral de lever l’interdiction des grands évènements au 1er octobre, des critères d’autorisation aussi uniformes que possible s’imposent, écrit la CDS. Il convient désormais d’élaborer ces critères, notamment des plans de protection probants, et de les inscrire dans l’ordonnance Covid-19 en situation particulière.

Les secteurs du sport et de la culture se sont bien évidemment prononcés en faveur d’une révocation ou d’un assouplissement des restrictions liées aux manifestations. Toutefois, les mesures qui devraient être prises en présence d’une forte augmentation du nombre de cas se répercuteraient à nouveau sur l’ensemble de l’économie.

Les organisateurs portent donc leur part de responsabilité en vue d’éviter de nouvelles restrictions, notent encore les directeurs cantonaux de la santé. Le succès de l’assouplissement dépendra largement des associations sportives et culturelles ainsi que des organisateurs, relève Lukas Engelberger, président de la CDS.

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Assurance chômage: abandon des premières mesures extraordinaires

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KEYSTONE/Peter Klaunzer

Le Conseil fédéral a décidé mercredi d’abroger dès le 31 août une partie des mesures extraordinaires liées à l’assurance chômage. Dès septembre, seuls cinq domaines seront couverts par l’ordonnance Covid-19.

La procédure sommaire permettant de recourir au chômage partiel sera notamment maintenue jusqu’à la fin de l’année, a expliqué le ministre de l’économie Guy Parmelin devant la presse. Les cantons doivent faire face à « un nombre massif » de décomptes à traiter

Les entreprises formatrices pourront aussi demander des indemnités en cas de réduction du temps de travail pour le temps que les formateurs consacrent à leurs apprentis pendant le chômage partiel. L’objectif est de continuer à garantir l’encadrement des jeunes en formation, même en cas de difficultés financières de l’entreprise.

L’ordonnance doit en outre régler en détail la question de la prolongation des délais-cadres des personnes assurées et la non-prise en compte des périodes de décompte pour lesquelles la perte de travail a été supérieure à 85 % entre le 1er mars et le 31 août dans le cadre du chômage partiel.

« Toutes les autres mesures s’achèveront à la fin août », a souligné Guy Parmelin. C’est notamment le cas pour les dispositions concernant le travail sur appel ou le délai d’attente à charge de l’employeur.

Lors de sa séance, le Conseil fédéral n’a en revanche pas discuté des allocations pour perte de gain (APG) pour les indépendants touchés directement ou indirectement par le coronavirus, a précisé le Vaudois. Il est prévu que ces dispositions arrivent à échéance le 16 septembre.

L’ordonnance restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022 au plus tard, à condition que les Chambres fédérales entérinent le projet de loi COVID-19. Si ce projet devait être rejeté par le Parlement, l’ordonnance COVID-19 assurance chômage et toutes les mesures qui y figurent seraient abrogées, a-t-il relevé.

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Une enveloppe de 770 millions extraordinaires contre le Covid

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KEYSTONE/Gaetan Bally

La Confédération a besoin de 770 millions de francs supplémentaires pour faire face au coronavirus. Le Conseil fédéral demande mercredi au Parlement d’adopter treize crédits extraordinaires dans le cadre du supplément au budget.

Le Parlement a déjà autorisé des dépenses de 31 milliards ainsi que des cautionnements et des garanties de 42 milliards lors du premier semestre 2020. Les nouvelles mesures imposées dans plusieurs domaines nécessitent un financement additionnel afin d’atténuer les conséquences économiques de la crise.

Une enveloppe de 288,5 millions est requise pour financer les tests Covid-19. Ces coûts sont à charge de la Confédération depuis le 25 juin. Le fonds d’infrastructure ferroviaire devrait bénéficier d’un coup de pouce de 221,3 millions. Le remboursement de l’avance accordée à ce fonds sera suspendu afin de soutenir les transports publics. De plus, le fonds recevra la part maximale du produit net de la redevance pour le trafic des poids lourds.

Quelque 150 millions sont prévus pour soutenir Skyguide. L’effondrement du trafic aérien a engendré d’importantes pertes de revenu.

Ces crédits sont demandés à titre de financement extraordinaire. Les deux Chambres devront donc les adopter à la majorité qualifiée. Le frein à l’endettement prévoit une exception en cas d’événements échappant au contrôle de la Confédération, ce qui est le cas avec le coronavirus.

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