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L’homophobie plus marquée sur les réseaux sociaux

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Image d'archive 2019

Avant la journée internationale contre l’homophobie (17 mai), Radio Lac a demandé à la Dre Caroline Dayer de dresser un état des lieux des violences et discriminations à l’égard des personnes LBGTIQ. L’ Année 2020 marque un moment singulier où les associations doivent renouveler leur modèle pour poursuivre leurs actions. La période de confinement a engendré moins de violences de rues mais d’autres formes de discriminations en particulier en famille et sur les réseaux sociaux.

Dre Caroline Dayer, chercheuse et formatrice, experte en prévention des violences discrimination.

Radio Lac: Sous quelles formes se manifestent aujourd’hui les actes homophobes?

Caroline Dayer: Sous trois formes. Déjà l’inégalité des droits. Un classement annuel vient de sortir et fait le point sur la situation juridique des personnes lesbiennes, gays, bi, trans et intersexesLa Suisse ne remplit que 36% des mesures pour l’égalité du droit. Deuxième forme, ce sont les violences verbales dans la rue, en famille et sur les réseaux sociaux et également les violences physiques notamment les passages à tabac. La troisième forme, c’est le silence car le silence tue aussi. Ne pas parler de ces questions et les laisser au placard est aussi une forme d’invisibilisation.

Dre Caroline Dayer Chercheuse et formatrice, spécialisée dans la prévention des violences et discriminations

Radio Lac: Comment évolue la situation depuis ces dernières années?

Caroline Dayer: On est toujours obligé·e d’avoir deux niveaux d’analyse. La Suisse a fait un petit pas en avant notamment en matière de droit pénal contre la discrimination. Mais sur le point du mariage civil pour toutes et tous, on n’y est pas encore. Sur les questions relatives à la protection des personnes trans et intersexes, c’est aussi compliqué. Sur le plan global, il y a des avancées mais sur le plan individuel, c’est encore assez lent et cela peut donner lieu à des violences.

Dre Caroline Dayer Chercheuse et formatrice, spécialisée dans la prévention des violences et discriminations

Radio Lac: Le confinement a diminué le lien social direct ces derniers mois. Comment cela se traduit pour les jeunes en difficulté? Les associations sont-elles en mesure de les soutenir aujourd’hui?

Caroline Dayer: Les jeunes LGBTIQ sont davantage la cible d’isolement et de violences. Cela signifie qu’il ne bénéficient pas forcément du soutien de leur propre famille. Avec le Covid-19, on a vu deux phénomènes apparaître. La famille, qui devrait être un lieu de sécurité, est dans certains cas, devenu un enfer avec des cas de maltraitance et d’exclusion. Sur les réseaux sociaux, les violences se sont amplifiées. Le cyber harcèlement et la cyber intimidation a augmenté que les jeunes sont resté·e·s encore plus connecté·e·s qu’habituellement.

Dre Caroline Dayer Chercheuse et formatrice, spécialisée dans la prévention des violences et discriminations

Les associations ont redoublé de créativité pour offrir un soutien individualisé aux jeunes en cas de besoin et pour donner de l’information et aussi beaucoup d’idées de lecture, de films, de vidéos pour montrer que les personnes sont présentes. Comme le 17 mai arrive, c’est aussi une manière de remontrer à nouveau en quoi les associations ou toute autre personne qui défend l’égalité des droits se mobilise et se montre solidaire..

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Les opérations de chirurgie ont repris aux HUG

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Photo Archives (KEYSTONE/Laurent Darbellay)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont repris les opérations de chirurgie depuis la mi-janvier. Ils gardent toutefois une réserve de 229 lits dédiés au Covid.

« Treize blocs opératoires, sur 22, sont à nouveau ouverts », indique le directeur de l’établissement Bertrand Levrat dans une interview publiée mercredi dans La Tribune de Genève. Et d’ajouter que 1300 personnes attendent une opération qui a dû être reportée.

M. Levrat détaille en outre la répartition des 229 lits réservés pour les patients Covid: 10 aux soins intensifs, 22 en soins intermédiaires, 135 en soins aigus et 62 en réadaptation. « Nous comptons les garder jusqu’à la fin du printemps au moins », précise-t-il.

Avec ATS Keystone.

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Habituellement saturés, les EMS genevois n’ont jamais été aussi vides

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Depuis quelques semaines les EMS genevois enregistrent une hausse du nombre de lits à disposition. Un phénomène qui aurait plusieurs origines comme la surmortalité ou le flux des admissions qui a ralenti. Les pertes financières sont importantes et font craindre des licenciements. 

La situation est inhabituelle et préoccupante. Le coronavirus a un impact désastreux sur les établissements médico-sociaux. Au-delà des lourdes pertes financières qui font craindre des licenciements dans la branche les EMS font face à une baisse de fréquentation. Habituellement saturés, depuis quelques semaines les EMS genevois enregistrent une hausse du nombre de lits à disposition. Un phénomène qui aurait plusieurs origines comme l’explique Nicolas Walder, conseiller national vert et président de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux.

Nicolas Walder,  Conseiller national vert et président de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux

 

Impact économique

Une situation qui a de lourdes conséquences économiques pour les EMS. Entre le prix d’une place dans ces établissements et les charges supplémentaires liées au Covid-19, tant en matériel qu’en personnel, les coûts explosent. Lex explications de Nicolas Walder.

Nicolas Walder,  Conseiller national vert et président de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux

Ainsi, les pertes économiques et le contexte de crise font craindre des licenciements dans une branche habituellement en manque chronique de personnel. Une éventualité qui inquiète beaucoup Nicolas Walder.

Nicolas Walder,  Conseiller national vert et président de la Fédération genevoise des établissements médico-sociaux

La situation n’est pas propre à Genève, puisque l’ensemble de la Romandie semble touchée par ce phénomène.

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Pas de grave problème au service de chirurgie cardiovasculaire des HUG

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Aucun dysfonctionnement grave n’a été constaté au sein du service de chirurgie cardiovasculaire des Hôpitaux universitaire de Genève (HUG). C’est la conclusion d’un rapport de la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil publié lundi. Des points d’améliorations sont néanmoins possibles. 

La Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil à publié ce lundi son rapport sur le service de chirurgie cardiovasculaire des HUG. Pour rappel, en 2019, elle a mandaté une sous-commission et l’a chargée d’examiner l’état des lieux du service de chirurgie cardiovasculaire des Hôpitaux Universitaires de Genève. Cela faisait suite à des informations circulant dans le milieu médical genevois concernant de graves dysfonctionnements liés à ce service qui aurait potentiellement mis en danger les patients. Il a notamment été fait état d’une augmentation significative de séquelles neurologiques suite à des interventions chirurgicales.

En 2016, un nouveau chef de service avait pris ses fonctions à la tête de la chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital. Cette même année, 12 cas de complications avaient été répertoriés, ce qui était trop élevé. À noter que les HUG avaient déjà mené leur propre enquête en 2017, sans trouver à redire sur le fonctionnement de l’unité. Au final, aucun dysfonctionnement grave n’est à signaler comme l’explique Alessandra Oriolo, députée verte au Grand Conseil et auteure du rapport.

Alessandra Oriolo Députée verte au Grand Conseil et rapportrice du rapport

Bien que les conclusions du rapport soient positives, en revanche la commission n’a pas pu expliquer pourquoi, en 2016, le nombre de complications postopératoires avait autant augmenté.

Manque de statistiques

Si aucun dysfonctionnement grave n’est à signaler le rapport a toute de même pointé certaines faiblesses telles que le manque de statistiques. Car à l’heure actuelle, il est impossible de comparer les hôpitaux suisses comme l’explique Alessandra Oriolo.

Alessandra Oriolo Députée verte au Grand Conseil et rapportrice du rapport

 

Synergie

Le rapport souligne également que le public et le privé devraient renforcer leur collaboration en matière de chirurgie cardiovasculaire. Le but est d’assurer un service public de qualité. Les explications d’Alessandra Oriolo.

Alessandra Oriolo Députée verte au Grand Conseil et rapportrice du rapport

La collaboration doit permettre d’atteindre une masse critique d’opérations qui se situent entre 300 et 350 par année. Le but est de maintenir le nombre d’opération afin d’éviter de perdre la main.

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Covid-19 : l’OMS et Pékin pointés du doigt pour leur lenteur

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L’OMS et Pékin auraient pu agir plus vite au début de l’épidémie de Covid-19, ont conclu les experts indépendants chargés d’évaluer la riposte mondiale. Selon eux, la propagation du virus a bénéficié d’une « épidémie en grande partie cachée ».

Dans son second rapport qui sera présenté mardi lors d’une réunion à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, ce panel d’experts mandaté par l’agence onusienne souligne qu' »il aurait été possible d’agir plus vite sur la base des premiers signes » et que des mesures d’endiguement auraient dû être immédiatement mises en oeuvre dans tous les pays confrontés à un cas probable.

Et, ajoutent-ils, « il est clair que des mesures de santé publique auraient pu être appliquées plus énergiquement par les autorités chinoises locales et nationales en janvier » 2020.

Tergiversations

Le rapport pointe aussi du doigt la lenteur de l’OMS à réunir son comité d’urgence au début de la pandémie et ses hésitations à déclarer l’urgence sanitaire internationale, degré d’alerte le plus élevé pour une épidémie.

« On ne voit pas clairement pourquoi il ne s’est pas réuni avant la troisième semaine de janvier, ni pourquoi il n’a pu d’emblée s’entendre sur la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale », écrivent les experts.

Depuis le début de la crise sanitaire fin 2019, l’OMS a été vivement critiquée dans sa réponse, tardant notamment à recommander le port du masque. Surtout, elle a été accusée par les Etats-Unis d’avoir été extrêmement complaisante avec la Chine, où est apparu le coronavirus, et d’avoir tardé à déclarer l’état d’urgence sanitaire mondiale.

« Evaluation honnête »

En mai, les Etats membres de l’OMS étaient tombés d’accord sur le principe d’une enquête indépendante et en juillet, le chef de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, annonçait la création du Groupe indépendant chargé d’établir « une évaluation honnête » de la gestion de la crise et « tirer des leçons » pour l’avenir.

Ce panel est coprésidé par l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

En un peu plus d’un an, la pandémie a fait officiellement plus de deux millions de morts. Un peu moins d’une centaine de millions de personnes ont été infectées. Ces chiffres sous-estiment probablement le bilan réel.

Infections sous-estimées

Selon le rapport, il apparaît clairement avec le recul que le nombre des infections au stade initial de l’épidémie dans tous les pays était plus important que ce qui a été annoncé. « Une épidémie en grande partie cachée a contribué à la propagation mondiale du virus », fait valoir le rapport.

« Si l’on avait appliqué le principe de précaution aux premières indications non confirmées d’une transmission interhumaine asymptomatique, des mises en garde plus précoces et plus fortes auraient pu être lancées par l’OMS et les autorités nationales et locales concernant le risque de transmission », relève le panel.

Quant au terme de « pandémie », « ce n’est qu’à partir du 11 mars que l’OMS l’a utilisé », explique le rapport. Ce terme ne correspond pas à une classification du Règlement sanitaire international, un accord international sur la sécurité sanitaire mondiale entré en vigueur en 2007, mais, expliquent les experts, « son emploi permet bien d’attirer l’attention sur la gravité d’un événement sanitaire ».

L’OMS avait été accusée d’avoir tergiversé avant de qualifier la situation de pandémie. Et la qualification de pandémie avait été suivie par un tsunami de mesures – dont des confinements et restrictions de circulation – dans de très nombreux pays.

A ce sujet, les experts notent que si les restrictions au commerce et aux voyages ont eu un impact négatif sur les flux de produits de base, « elles ont très probablement été utiles pour freiner la transmission » du coronavirus. Là aussi, les recommandations de l’OMS, établies bien avant la pandémie, recommandaient de ne pas fermer les frontières.

Source: ATS

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Belle récompense pour la Bibliothèque Braille Romande

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Photo Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants / Samuel Rubio

Un prix pour la Bibliothèque Braille Romande 

L’institution affilée à l’Association pour le bien des aveugles et des malvoyants vient de recevoir le prix spécial de “Médiation 2021” de l’Office fédéral de la culture.

L’occasion de découvrir un service peu connu. Visite guidée à Genève avec Benoît Rouchaleau. 

Cédric Rérat Responsable Bibliothèque Braille Romande

 

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