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Les pirates de Porteous trouvent un accord avec l’Etat

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Des visages satisfaits mais inquiets : les militants du collectif « Prenons la Ville » – désormais « collectif de Porteous » – présents ce jeudi après-midi sur le site verniolan de Porteous, dans le canton de Genève ont réalisé un petit exploit. Ils sont parvenus à faire plier le Conseil d’Etat et à trouver un accord avec lui. Ils acceptent de quitter ce vendredi soir le bâtiment qu’ils occupaient depuis cet été au bord du Rhône. Mais la victoire n’est pas acquise pour autant. En effet, la pression des autorités pour pouvoir disposer de l’endroit est forte.

Concrètement, les membres du collectif acceptent d’interrompre leur occupation en raison de plusieurs gestes consentis par l’Etat. Le temps d’effectuer les travaux de rénovation nécessaires, deux containers seront déployés sur le site, devant le bâtiment. Les militants pourront en disposer pour leurs différentes activités. Autre mesure en faveur des occupants: mettre en place une commission chargée de penser l’avenir du site, qui comprendra trois membres du collectif, des experts du bâtiment, des autorités cantonales ainsi que municipales.

Explication supplémentaire à cette levée d’occupation: la menace d’expulsion qui pesait sur les épaules des occupants. En effet, le canton a signifié à de multiples reprises son intention de procéder à l’évacuation du lieu. Mais les militants se veulent optimistes.

Emma collectif Porteous

Pirates des temps modernes

La prise du bâtiment avait fait grand bruit: les membres du collectif avaient approché et investi la bâtisse le 25 août dernier avec un radeau, acheminé par le Rhône, comme de véritables pirates des temps modernes.

Avant de faire connaître leurs revendications : faire de ce lieu laissé à l’abandon un centre socioculturel, plutôt qu’un centre de détention, comme le souhaitait le canton. Déjà en janvier, le Conseil d’Etat avait accepté le principe d’affecter le lieu à des projets culturels et de réinsertion.

Le mois passé, un chantier de sécurisation a été mené par les occupants: l’endroit a été nettoyé, des barrières de sécurité et des sorties de secours mises en place. Plusieurs études avec des architectes ont par ailleurs été conduites. De nombreux liens ont été établis avec différentes associations, notamment sportives et artistiques.

Le collectif a également bénéficié de plusieurs « soutiens » politiques, notamment de l’ancien maire de Vernier et actuel conseiller d’Etat Thierry Apothéloz, chargé désormais de la cohésion sociale. Le socialiste se réjouissait alors du revirement concernant l’affectation de Porteous, « une bonne nouvelle pour le milieu culturel » affirmait-il en janvier. Pourtant les militants préviennent: ils ne veulent pas que la « culture marchande » s’installe dans cette ancienne usine.

Quoi qu’il en soit, l’occupation doit être levée ce vendredi soir, pour permettre l’intégration des conteneurs sur le site. Emma fait le point:

Emma collectif Porteous

L’Etat retire sa plainte

De son coté, le Conseil d’Etat se dit satisfait. Il précise que « cette libération constitue une étape réjouissante dans la volonté du Conseil d’Etat d’attribuer ce site au département de la cohésion sociale (DCS) en vue d’y réaliser un centre culturel ». Une décision qui entraîne en outre « le retrait de la plainte pénale visant le collectif pour occupation illicite du site propriété de l’Etat », selon le communiqué du DCS.

Tadeusz Roth

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Les professionnels de santé écrivent une lettre ouverte au Conseil fédéral

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Le personnel de santé a déposé une lettre ouverte jeudi dernier au Conseil fédéral munie de 3000 signatures pour réclamer une évaluation indépendante de leur situation durant la pandémie. Une semaine d’action débute ce lundi et se terminera sur la place fédérale samedi. Selon Amnesty, les soignants ont payé un lourd tribut à la crise sanitaire. 

Être applaudi c’est bien, mais être protégé c’est mieux. Les professionnels de la santé en Suisse réclament une véritable évaluation de leur situation durant cette pandémie. 19 associations dont Amnesty ont déposé jeudi dernier une lettre ouverte au Conseil fédéral, munie de plus de 3000 signatures. La lettre réclame une évaluation indépendante du covid-19, à la veille de la deuxième vague. Les explications de Pablo Cruchon, responsable de campagne à Amnesty international suisse.

Pablo Cruchon Responsable de campagne - Amnesty international Suisse

Selon Amnesty, au moins 7000 professionnels de la santé ont payé de leur vie leurs efforts contre la pandémie dans le monde. Les signataires de la lettre ouverte au Conseil fédéral déplorent que la Suisse n’ait pas de données qui renseignent sur la situation.

Pablo Cruchon Responsable de campagne - Amnesty international Suisse

Parmi le personnel soignant, les femmes sont surreprésentées. Elles sont infirmières, aides-soignantes et assistante en santé et soins communautaires.  Des témoignages sont remontés via les syndicats et les associations de professionnels.

Pablo Cruchon Responsable de campagne - Amnesty international Suisse

Cette évaluation est urgente avec la deuxième vague qui arrive.

Pablo Cruchon Responsable de campagne - Amnesty international Suisse

Semaine d’action –  à Genève ce mardi 27 octobre

Les professionnels de la santé promettent une semaine d’action dans toute la Suisse avec un point d’orgue le samedi 31 octobre sur la place fédérale à Berne. A Genève, un rassemblement est prévu devant les HUG demain, mardi 27 octobre, entre 12h30 et 13h30.

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La crise sanitaire pèse sur les perspectives des jeunes genevois

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Pour les enfants et les adolescents, la situation actuelle est source de stress et d’anxiété. Le psychiatre Rémy Barbe, médecin responsable aux HUG conseille aux parents d’en parler avec eux. Il estime que la société devrait davantage les consulter avant la prise de décisions. 

Les jeunes paient un lourd tribut à cette crise sanitaire. Manque de perspectives, sentiment de culpabilité d’être responsables de la flambée actuelle de la Covid-19. Bref, pas évident pour les adolescents surtout pour les plus fragiles d’entre eux. Ecoutez le Docteur Rémy Barbe, il est le médecin responsable de l’unité d’hospitalisation du service de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent aux Hôpitaux universitaires de Genève.

Rémy Barbe Médecin responsable de l'unité d'hospitalisation du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent - HUG

Le psychiatre Rémy Barbe conseille aux parents d’en parler. Dr Rémy Barbe.

Rémy Barbe Médecin responsable de l'unité d'hospitalisation du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent - HUG

Il estime aussi que les enfants et les adolescents devraient être davantage impliqués dans la prise de décisions.

Rémy Barbe Médecin responsable de l'unité d'hospitalisation du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent - HUG

D’autant que les jeunes se plient plus facilement que prévu aux injonctions, masques, distanciation sociale, selon le psychiatre.

Dr Rémy Barbe Médecin responsable de l'unité d'hospitalisation du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent - HUG

Choix de vie

L’adolescent et le jeune adulte doivent faire des choix de vie. Actuellement, il est difficile de se projeter dans l’avenir.

Rémy Barbe Médecin responsable de l'unité d'hospitalisation du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent - HUG

Le psychiatre estime que la période aura un impact assez fort sur cette génération, mais il ne faut pas dramatiser non plus, les changements peuvent être aussi porteurs pour elle.

 

 

 

 

 

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Cette nuit, nous allons passer à l’heure d’hiver

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A défaut de sortir - Covid oblige -, on pourra rêver une heure de plus la nuit prochaine. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La nuit prochaine, on gagnera une heure de sommeil: à 03h00, il faudra reculer les horloges à 02h00 en Suisse et dans de nombreux pays d’Europe. Dans plusieurs d’entre eux, des voix s’élèvent pour revenir sur ce système.

Le changement dʼheure à fin octobre est souvent associé au passage à l’heure d’hiver. « Mais en réalité, il n’y a que le temps normal et lʼheure d’été », souligne l’Institut fédéral de métrologie (METAS) dans un communiqué mardi. Cette nuit, on revient donc à lʼheure normale, lʼheure dʼEurope centrale qui est effective en Suisse depuis plus de 125 ans.

L’heure d’été existe en Suisse depuis 1981. Elle avait été introduite pour harmoniser les horloges helvétiques avec celles des pays voisins. « Cette décision a surtout été motivée par des raisons économiques », note le METAS, puisqu’une différence temporelle peut avoir des conséquences sur les transactions commerciales ou les transports, par exemple. Sans compter l’aspect pratique pour les frontaliers.

L’éventuelle abolition du changement d’heure annuel fait actuellement l’objet de discussions politiques, en Suisse mais aussi au sein de l’Union européenne. En mars 2019, le Parlement européen avait demandé que le passage à l’heure normale soit supprimé dès 2021. Toutes les décisions n’ont toutefois pas encore été prises, tant sur le plan de lʼUnion européenne que dans chaque Etat.

Echec de l’initiative

En Suisse, un comité dirigé par la conseillère nationale Yvette Estermann (UDC/LU) et Armin Capaul, père de l’initiative des vaches à cornes, avait lancé une initiative pour abolir le changement d’heure. Mais elle n’aboutira pas. Deux mois avant le délai, elle n’a récolté que la moitié des 100’000 signatures nécessaires, a indiqué Yvette Estermann à Keystone-ATS.

La Lucernoise aurait voulu imposer l’heure d’hiver durant toute l’année. La crise du coronavirus a mis des bâtons dans les roues de son texte. « Les gens ont actuellement d’autres problèmes. »

Jusqu’à nouvel avis, la réglementation actuelle reste en vigueur, souligne le METAS. Le dimanche 28 mars 2021, nous passerons donc de nouveau à l’heure d’été.

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Covid-19: Genève donne un tour de vis supplémentaire

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Rassemblements limités à cinq personnes dans l’espace public comme dans la sphère privée, arrêt du sport collectif, manifestations sportives limitées à 1000 personnes et bars et restaurants fermés à 23 heures. Les mesures se durcissent du côté du Canton de Genève. Elles entrent en vigueur ce dimanche à minuit.

Le canton de Genève donne un tour de vis supplémentaire face à la situation sanitaire qui s’aggrave. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits dans l’espace public comme dans la sphère privée. Les manifestations sportives sont limitées à 1000 spectateurs. Le sport amateur est interdit. Les bars et les restaurants devront fermer leur portes à 23 heures et le service au bar est proscrit. Cinq personnes maximum dans les maisons comme à l’extérieur pour éviter le mélange des personnes. La Présidente du Conseil d’Etat genevois, Anne Emery-Torracinta

Anne Emery-Torracinta Présidente du Conseil d'Etat genevois

Ces mesures entrent en vigueur ce dimanche soir minuit et durent jusqu’au 30 novembre.

Jauge à 1000 personnes – Automnales maintenues

Les manifestations sportives, matches de foot ou de hockey sont limitées à 1000 spectateurs. Les autorités veulent éviter les bouchons à l’entrée propices à la propagation du virus. En revanche une exception est faite pour les foires, comme les automnales. Le Conseiller d’Etat chargé de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat chargé du sport

Sport collectif interdit

Le sport collectif amateur est interdit contrairement au sport individuel. Les fitness et autres lieux sportifs pourront rester ouverts mais avec des limitations. Le détail avec Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat chargé du sport

Contrairement au Canton de Vaud, Genève a décidé d’interdire le sport amateur pour les mineurs. Une décision lourde mais logique selon Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat chargé du sport

Les cafés et les bars vont devoirs fermer à 23 heures et le service au bar est interdit. Les clients devront être assis à table, au maximum au nombre de 5 personnes. Les enfant de moins de 12 ans ne sont pas comptés dans cette limitation.

Anne Emery-Torracinta Présidente du Conseil d'Etat genevois

Ne pas devoir faire des choix

La Présidente du Conseil d’Etat a insisté sur la responsabilité individuelle de chacun. Avec 228 cas COVID hospitalisés aux HUG dont 28 aux soins intensifs et intermédiaires, il est indispensable d’infléchir la courbe des contaminations. Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta Présidente du Conseil d'Etat genevois

Le port du masque est étendu aux foires et aux marchés. Elle est également étendue aux déplacements en voiture lorsque les personnes véhiculées ne sont pas de la même famille. Notez encore que les chorales sont interdites…

 

 

 

 

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La Solidarité entre femmes, fil rouge de la 16e édition des Créatives

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KEYSTONE/PETER KLAUNZER

La philosophe américaine Judith Butler sera l’une des invitées virtuelles du Festival

La sororité sera le fil rouge de la 16e édition du festival Les Créatives qui questionne les enjeux du féminisme contemporain et des minorités de genre. Musique, danse, expositions, performances, lectures, ateliers et même une déambulation urbaine seront à l’affiche à Genève du 14 au 29 novembre.

Parmi les multiples propositions, « Accrochons la nuit » verra cinq clubs alternatifs genevois – privés de danse – se métamorphoser, le temps du week-end d’ouverture, en un parcours d’exposition, a expliqué Dominique Rovini, directrice du festival, jeudi à Keystone-ATS. A travers le regard de cinq curatrices, ce projet questionne les choix de genre qui structurent les collections publiques, notamment d’art contemporain, et les expositions d’art.

Rencontres exceptionnelles

Le contexte particulier permet au festival de donner une grande place à la scène artistique helvétique. Lors de « Studio Créatives », douze artistes des quatre coins de Suisse enregistreront leur voix qui sera diffusée ensuite sur les plateformes en ligne. Leurs performances seront ensuite révélées lors de la soirée « Dégenre ton club ».

Autre effet collatéral de la crise, le festival proposera des rencontres exceptionnelles par vidéo interposée, avec des interlocutrices inspirantes. En temps normal, leur présence est quasi inespérée, a souligné Mme Rovini.

Judith Butler, figure majeure des questions de genre conversera ainsi avec la journaliste Lauren Bastide, l’auteure Roxane Gay avec la journaliste et militante antiraciste Rokhaya Diallo. Le public sera invité à interagir lors de ces regards croisés Amérique-Europe.

Artistes multiples

Autour de ces deux temps forts, les propositions artistiques déclineront à l’envi les questions de la place des femmes et des minorités de genre. Des artistes internationales telles que SOPHIE, DeenaAbdelwahed et Casey illumineront de leur présence les salles de Genève.

Parmi les autres invitées, Ausgang (Casey), ContraPoints, Deena Abdelwahed, Ntando Cele, Simone Aughterlony, Chloé Delaume, Rokhaya Diallo, Kety Fusco, Maya Rochat, Zehra Dogan ou encore Emilie Pictet.

Déploiement à Bâle

Coeur du festival, le Théâtre Saint-Gervais accueillera des événements thématiques, des performances, l’enregistrement live de podcasts autour de la figure genevoise de Grisélidis Real ou encore des ateliers pour apprendre à faire face aux agressions physiques ou verbales. Des agoras aborderont la précarité, la division genrée des métiers, le travail du sexe, les violences domestiques, le sexisme dans l’espace public.

Soutenues pour la première fois par l’Office fédéral de la culture, des collaborations ont été mises en place avec d’autres scènes du pays: une dizaine d’événements sont prévus à la Kaserne de Bâle et un aux Docks, à Lausanne. Objectif: porter sur le plan national la question de l’égalité dans le monde culturel et artistique.

www.lescreatives.ch

Source: ATS

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