Rejoignez-nous

Actualité

Les médias obtiendront une aide pour faire face au Covid-19

Publié

,

le

KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les médias seront soutenus face à la crise du coronavirus. Suivant le Conseil des Etats, le National a largement approuvé mardi deux motions demandant une aide totale de 65 millions. Le Conseil fédéral s'y est opposé.

Les médias jouent un rôle irremplaçable en temps de crise et leur apport est indispensable. Mais la pandémie a aggravé leur situation économique déjà difficile. Les revenus publicitaires ont chuté de 60 à 95% dans un délai très court. Pourtant, la demande d'offres journalistiques a fortement augmenté.

Le nombre plus important d'abonnés ne peut pas compenser les pertes, a expliqué Isabelle Pasquier-Eichenberger (Verts/GE) au nom de la commission. "Une aide est cruciale pour leur survie." La pandémie ne doit pas décimer le secteur.

Le premier texte a été adopté par 124 voix contre 66, issues principalement de l'UDC. L'aide transitoire doit être proposée jusqu'à ce que le Parlement se prononce sur le paquet de mesures annoncé par le Conseil fédéral.

65 millions

L'agence Keystone-SDA-ATS doit recevoir des moyens financiers supplémentaires, afin de pouvoir proposer gratuitement son service de base en trois langues à ses abonnés. En outre, La Poste doit distribuer gratuitement les journaux locaux et régionaux afin d'assurer leur survie. Le Conseil fédéral doit créer la base légale nécessaire et mettre 25 millions de francs à disposition.

Pour les autres journaux quotidiens, La Poste doit prévoir un tarif avantageux. Les journaux ne devraient bénéficier de cette aide que s'ils renoncent à verser des dividendes à leurs actionnaires pour l'exercice 2020. La mesure pourrait coûter 10 millions, a précisé Mme Pasquier-Eichenberger.

Il est dangereux de créer une dépendance à l'argent fédéral, a contré en vain Gregor Rutz (UDC/ZH).

Via la deuxième motion, les députés veulent verser une aide immédiate de 30 millions de francs supplémentaires pour les radios et télévisions locales. Celles-ci ont le même problème que la presse écrite et ont perdu une grande partie des revenus publicitaires. La somme provient de la réserve de fluctuation de la redevance de radio-télévision. Le texte a été adopté par 178 voix contre 12.

Aide à long terme

Le Conseil fédéral reconnaît l'importance des médias. "Il s'agit d'une infrastructure critique de notre démocratie", selon la ministre de la communication Simonetta Sommaruga.

Mais, rappelle-t-elle, le Conseil fédéral a proposé au Parlement un paquet d'aide qui aura effet général sur le long terme. Ces mesures constituent une réponse à la crise structurelle des médias et sont plus ciblées et durables que des mesures immédiates.

De plus, les médias peuvent aussi recourir aux prêts sans intérêts ou à taux préférentiels garantis par la Confédération. Cela leur permet d'assurer les liquidités à court terme. L'Office fédéral de la communication a accepté des avances sur la quote-part de la redevance radio/TV.

Redevance

En outre, le Conseil national a adopté, par 106 voix contre 56, une motion demandant au gouvernement d'intervenir rapidement en ce qui concerne la redevance radio et télévision. Les entreprises travaillant ensemble sur un contrat important ne doivent pas être doublement imposées.

Les commissions travaillent déjà sur ce sujet via une initiative parlementaire, leur a rétorqué en vain Mme Sommaruga. Vu ces travaux, l'utilisation du droit d'urgence n'est pas proportionnée.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Une initiative pour permettre la vente d'alcool en soirée à Genève

Publié

le

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. L'interdiction est en vigueur depuis 2005 (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. Entrée en vigueur en 2005, l'interdiction concerne les magasins, petites épiceries et stations-service, mais aussi les livraisons à domicile, déplorent les initiants.

Le lancement de l'initiative législative cantonale "Non à l'interdiction de vendre de l'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00" a été annoncé dans la Feuille d'avis officielle de vendredi. Le comité ad hoc est essentiellement composé de propriétaires ou gérants de dépanneurs, a constaté lundi Keystone-ATS. Il a jusqu'au 18 mai pour récolter 4214 signatures valables.

L'initiative vise à supprimer l'interdiction de vendre de l'alcool la nuit. Dans le bref exposé des motifs, ses auteurs estiment que cette interdiction "constitue une atteinte considérable à la liberté du commerce et de l'industrie." Ils relèvent aussi qu'elle "est inadaptée à une ville internationale comme Genève", par ailleurs "terre viticole".

"Alcoolisation massive"

Les initiants dénoncent le fait que la loi genevoise sur la remise à titre gratuit et la vente à l'emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac est la plus contraignante du pays. Ils considèrent qu'elle crée "des inégalités de traitement et une distorsion de la concurrence entre les débits de boissons et les épiceries et commerces de quartier."

Cette interdiction visant à répondre à un problème de santé publique n'empêche pas, selon les initiants, l'alcoolisation massive dans les parcs et lieux publics. Elle empêche en revanche au citoyen lambda de se faire livrer chez lui après 21h00 une bouteille de vin ou une canette de bière pour accompagner le repas qu'il s'est fait livrer par coursier, écrivent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

La part des voitures électriques devrait augmenter en 2026

Publié

le

L'élargissement de l'offre de voitures entièrement électriques, combiné à des prix corrects, devrait conduire à une acceptation supérieure à celle de l'année passée, affirme auto-suisse (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La proportion des voitures entièrement électriques (BEV) devrait passer de 23 à 27% en 2026. La part des hybrides rechargeables (PHEV) devrait quant à elle stagner à 11% et celle des hybrides non rechargeables (HEV) devrait régresser de 35 à 33%,.

Quant aux voitures à essence et diesel, leur proportion à l'ensemble de véhicules devrait se réduire de 31 à 29%. "L'élargissement de l'offre de voitures entièrement électriques (BEV), combiné à des prix corrects, devrait conduire à une acceptation supérieure à celle de l'année passée", explique Thomas Rücker, directeur d'auto-suisse, la faîtière des importateurs automobiles.

En revanche, la part des hybrides non rechargeables devrait diminuer l'an prochain en raison de leur technologie temporaire, liée au diesel et à l'essence. "Ce type de véhicule ne constitue pas une solution pour atteindre les objectifs climatiques de la Confédération", estime M. Rücker. A long terme, les HEV devraient même disparaître.

En outre, l'avenir n'appartient pas encore aux camions à énergie renouvelable pour auto-suisse: dans cette catégorie, la part des véhicules entièrement électriques devrait fondre de 22 à 13% en 2026, tandis que celle des véhicules roulant aux carburants fossiles devrait progresser de 74 à 87%, selon les pronostics de la faîtière.

Par ailleurs, la proportion des camions à hydrogène et au méthane devrait tomber à zéro l'an prochain. "Nous n'avons pas encore l'écosystème établi pour la propulsion à l'hydrogène en général en Europe, notamment au niveau de la disponibilité de l'énergie et de son prix", affirme le directeur d'auto-suisse. L'offre devrait tout de même augmenter dans les cinq prochaines années. Quant au méthane, il n'est plus demandé par la clientèle. "En Suisse, des stations de gaz ont fermé pour cette raison", relève M. Rücker.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Genève

Le service de livraison Smood va t'il mettre la clé sous la porte?

Publié

le

Archives (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le livreur de repas Smood, basé à Plan-les-Ouates, envisage de cesser ses activités. L'entreprise, présente dans 25 villes suisses et qui occupe 400 livreurs dans le pays, ouvre une phase de consultation de 20 jours avec son personnel et de négociations d'un plan social.

Malgré une série de mesures de restructuration, les résultats financiers des derniers mois sont inférieurs aux objectifs fixés, "sans perspective de retour à la profitabilité", a annoncé mardi Smood dans un communiqué, sans communiquer de chiffres. L'entreprise, détenue par Migros Genève, relève qu'elle "opère dans un marché concurrentiel particulièrement tendu et marqué par une concentration des acteurs au niveau international."

Des mesures détaillées seront prises à l'issue de la procédure de consultation et de négociation, écrit Smood, qui ajoute tout mettre en oeuvre pour assister ses partenaires dans la recherche d'une solution après "l'arrêt éventuel de ses activités". Pour l'heure, l'entreprise poursuit ses activités "normalement". La date d'une cessation "est à confirmer si aucune solution alternative n’est trouvée", a-t-elle précisé.

"Concurrence déloyale"

Syndicom appelle Migros à assumer pleinement sa responsabilité sociale en proposant des alternatives internes ou externes au licenciement. Et en cas de suppressions d'emplois, le syndicat exige "le meilleur plan social possible avec des indemnités de départ substantielles, des mesures professionnalisantes et un fond pour les cas de rigueur."

Pour le syndicat, "c'est tout un secteur qui s'enfonce. Après Quickpac, Quickmail, DMC, Notime et Familie Wiesner Gastronomie, Smood devient le dernier symbole d’un marché en voie de consolidation brutale, où les travailleuses et travailleurs paient le prix fort."

Alors que les employés de Smood sont des salariés, Syndicom dénonce les modèles "fondés sur la fausse indépendance des travailleurs et l'évitement des assurances sociales", à l'instar d'Uber. Virginie Zürcher, coresponsable du syndicat pour la Suisse romande, relève que seuls les cantons de Genève et de Vaud appliquent l'arrêt du Tribunal fédéral qui considère les sociétés de livraison de repas comme une entreprise de location de services, tenue de payer les charges sociales, "d'où une concurrence déloyale".

Un avis partagé par Unia, qui entend veiller à ce que les livreurs obtiennent ce qui leur est dû, malgré la menace de fermeture de l'entreprise. En effet, plusieurs procédures sont en cours, car Smood ne respecte pas les conditions de travail applicables de la convention collective de travail pour l'hôtellerie-restauration et doit de l'argent aux livreurs, écrit le syndicat.

Avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Suisse

Une commission favorable au retour du nucléaire

Publié

le

L'initiative "Stop au blackout" a été déposée en février 2024 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Suivant le Conseil fédéral, la commission de l'énergie du Conseil des Etats soutient la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires. Elle a validé le contre-projet à l'initiative "Stop au blackout" par 10 voix contre 2 et 1 abstention.

L'initiative populaire "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)", déposée par des représentants du centre-droit, précise que toutes les formes de production électrique respectant l'environnement et le climat doivent être autorisées. Le comité souhaite ainsi rouvrir la porte à l'atome, en misant sur les nouvelles technologies qui rendent les centrales plus sûres.

Le Conseil fédéral a rejeté le texte, mais proposé un contre-projet indirect. Il entend favoriser l'ouverture aux différentes technologies. Ce contre-projet permet de contribuer dans une large mesure à garantir l'approvisionnement énergétique à long terme, au vu de l'augmentation considérable de la consommation d'électricité, a approuvé mardi la commission dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Emmanuel Macron défend le multilatéralisme au WEF

Publié

le

Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé à Davos, lunettes de soleil sur le nez. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président français Emmanuel Macron a défendu le multilatéralisme mardi au WEF, dans un discours très attendu après ses réactions parmi les plus fermes face aux menaces de Donald Trump. Il s'est exprimé en anglais, lunettes de soleil sur le nez.

"Que c'est bon d'être ici en ces temps de paix et d'imprévisibilité", a ironisé Emmanuel Macron en introduction de son discours, après avoir enjambé la scène du Centre des Congrès. Au premier rang se trouvaient notamment la reine belge Mathilde, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde et le président serbe Aleksandar Vucic.

Le président français a appelé à favoriser le multilatéralisme, affaibli face à l'ordre actuel où la "loi du plus fort semble régner". Il a, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, prôné une Europe indépendante. Celle-ci est aujourd'hui à la traine et trop "naïve" sur le plan économique.

M. Macron veut également la fin des droits de douane entre les Etats-Unis et l'Europe. Il a regretté l'utilisation de l'"instrument anti-coercition", si le président américain Donald Trump maintient ses surtaxes.

Réponse ferme

Accusé d'être trop accommodant il y a deux semaines sur le Venezuela, le chef de l'Etat français est monté en première ligne pour défendre la souveraineté du Danemark et du Groenland, en dépêchant des militaires sur l'île arctique au côté de l'Allemagne notamment.

Puis il a été le plus ferme des dirigeants de l'UE à s'élever contre les menaces douanières, en demandant d'activer son "instrument anti-coercition", considéré comme le "bazooka" en cas de guerre commerciale.

La France a été le premier grand pays à dire clairement "non" à l'invitation américaine à un "Conseil de la paix" qui ressemble à un substitut de l'ONU, mais totalement en main de Donald Trump. Ce dernier a réagi à ce refus en moquant son homologue français, dont "personne ne veut car il va bientôt terminer son mandat", et en agitant le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

GenèveIl y a 22 minutes

Une initiative pour permettre la vente d'alcool en soirée à Genève

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. Entrée...

SuisseIl y a 24 minutes

La part des voitures électriques devrait augmenter en 2026

La proportion des voitures entièrement électriques (BEV) devrait passer de 23 à 27% en 2026....

GenèveIl y a 35 minutes

Le service de livraison Smood va t'il mettre la clé sous la porte?

Le livreur de repas Smood, basé à Plan-les-Ouates, envisage de cesser ses activités. L'entreprise, présente dans...

SuisseIl y a 1 heure

Une commission favorable au retour du nucléaire

Suivant le Conseil fédéral, la commission de l'énergie du Conseil des Etats soutient la levée...

SuisseIl y a 2 heures

Emmanuel Macron défend le multilatéralisme au WEF

Le président français Emmanuel Macron a défendu le multilatéralisme mardi au WEF, dans un discours...

GenèveIl y a 3 heures

Bandidos/Hells Angels: 8 et 15 ans requis pour les deux tireurs

Le Ministère public genevois demande des peines de 15 ans de prison pour le Bandido...

SuisseIl y a 4 heures

Pour Edelweiss, 2025 s'annonce comme l'année des records

La compagnie aérienne Edelweiss continue son ascension. La filiale de Swiss, elle-même contrôlée par le...

SuisseIl y a 4 heures

L'or s'envole face à l'accroissement des tensions sur le Groenland

Les métaux précieux et surtout l'or continuaient à avoir la faveur des investisseurs mardi, alors...

SuisseIl y a 4 heures

BKW revoit à la baisse son résultat d'exploitation 2025

Le fournisseur d'électricité bernois BKW revoit la baisse son résultat d'exploitation 2025 en raison d'une...

SuisseIl y a 5 heures

La Chine prône un chemin "gagnant-gagnant" avec les Etats-Unis

La Chine et les Etats-Unis ne peuvent que gagner à coopérer, a déclaré le vice-premier...