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Les jeunes devraient pouvoir voter dès 16 ans

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Les jeunes devraient pouvoir voter dès 16 ans (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les jeunes devraient pouvoir voter dès 16 ans. Contre l'avis de sa commission compétente, le National a décidé mercredi, par 99 voix contre 90 et 3 abstentions, de ne pas classer une initiative parlementaire de Sibel Arslan (Vert-e-s/BS).

Un projet de loi devrait être élaboré. Le peuple et les cantons devraient pouvoir s'exprimer sur le projet, vu qu'il s'agit d'un changement de la Constitution.

Les députés avaient déjà donné leur feu vert en 2020, comme la commission soeur du Conseil des Etats. Lorsqu'il a fallu parler du projet plus en détail, la commission compétente du National n'a plus voulu du texte.

Le processus doit pouvoir continuer, a avancé Léonore Porchet (Vert-e-s/VD). Avant d'arriver à l'élaboration d'un projet de loi, une consultation doit être menée, "pour que ce débat puisse avoir lieu au sein de toute la population, pour un vrai débat de société".

Confiance

Il est question de confiance: dans le système scolaire, envers les jeunes, "envers nous-mêmes qui avons déjà voté à ce sujet", a énuméré Corina Gredig (PVL/ZH). Et d'argumenter que les jeunes apprennent à l'école comment fonctionne la démocratie vers 15-16 ans mais ils doivent attendre deux ans avant de pouvoir appliquer ce qu'ils ont appris.

La gauche a aussi avancé l'argument de l'évolution démographique. "La majorité des votants aura plus de 60 ans en 2035", a déclaré Mme Arslan. Ce alors que les jeunes sont les premiers touchés par les décisions prises aujourd'hui, a estimé Nadine Masshardt (PS/BE).

"Il est important qu'ils puissent participer aux décisions qui concernent leur futur." Il faut les considérer comme des citoyens à part entière, a renchéri Ada Marra (PS/VD).

Droits de vote et d'éligibilité de pair

"Ils seraient des citoyens de seconde zone", a opposé Jean-Luc Addor (UDC/VS) pour la commission. Et de constater un mouvement inverse dans les cantons que celui voulu par l'initiative. Cela créerait des droits politiques à deux vitesses, a encore dit le Valaisan.

Ce n'est pas bon de séparer le droit de vote de celui d'éligibilité, a complété Kurt Fluri (PLR/SO). "Pourquoi pouvoir élire si on ne peut être élu?".

"Pourquoi pouvoir voter sur une initiative populaire sans avoir pu la signer?", a abondé Andri Silberschmidt (PLR/ZH). Et d'avancer qu'il existe déjà suffisamment d'outils pour que les jeunes participent à la vie politique.

Si le camp bourgeois était clairement opposé, le Centre était divisé. "Les deux opinions existent dans mon groupe et sont toutes les deux légitimes", a expliqué Marianne Binder-Keller (Centre/AG).

L'exception glaronnaise

Le droit de vote à 16 ans fait l'objet de débats sous la Coupole fédérale depuis plusieurs années.

Au niveau cantonal, seul Glaris accorde pour l'instant le droit de vote à 16 ans. Victime d'exode de ses jeunes, il a choisi en 2007 de leur envoyer un signal pour les inciter à rester au pays.

En février 2020, les citoyens neuchâtelois ont refusé à 58,5% l'abaissement de la majorité civique à 16 ans. Le Parlement jurassien en a fait de même quelques mois plus tard. En septembre dernier, les citoyens uranais ont refusé d'abaisser le droit de vote à 16 ans.

Dans les cantons de Zurich et de Berne, les parlements ont récemment soutenu l'abaissement du droit de vote à 16 ans. Les citoyens de ces deux cantons devront bientôt se prononcer. Des projets sont en discussion dans plusieurs autres cantons, dont Vaud, Genève et le Valais.

Sur le plan international, l'Autriche connaît le droit de vote dès 16 ans depuis une dizaine d'années. L'expérience se montre concluante: les jeunes de 16 et 17 ans sont apparemment plus nombreux à voter que les nouveaux électeurs plus âgés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Anniviers (VS): la faille des Fios s'agrandit et inquiète

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La faille des Fios mesure près de 250 mètres de long pour une largeur oscillant entre 80 cm et 1 mètre. (© KEYSTONE/LAURA JULIANO)

La faille des Fios dans le val d'Anniviers (VS) s'agrandit de 2 à 4 millimètres par jour et atteint 250 mètres de long. Les autorités redoutent un effondrement d'un pan de la montagne et préparent des mesures de sécurisation et des plans d'évacuation pour Chippis.

Outre la fissure principale située à proximité du village de Grimentz, les géologues appelés sur place ont constaté l'apparition de plusieurs failles secondaires. La masse instable avoisine les 500'000 mètres cubes. Le lieu est sous surveillance active depuis octobre 2025, soit depuis le moment de la découverte de la brèche.

La faille s'est formée à la suite des crues de 2018 et de 2024. Le lit de la rivière, qui servait de "socle" au pan de montagne situé au-dessus, a été fragilisé par l'eau. Privée de ce support, la masse de terre se met ainsi gentiment à glisser, provoquant un important tassement de terrain et laissant apparaître une fissure de 250 mètres de long et une largeur comprise entre 80 cm et 1 mètre.

Plusieurs scénarios envisagés

Des instruments de surveillance ont été installés afin de mesurer en continu les déformations. Il s'agit d'extensomètres, d'un laser scanning et d'une webcam. Un drone survole les lieux chaque semaine. Les grands arbres situés dans la pente ont été coupés préventivement.

Pour des raisons de sécurité, il est demandé à la population de ne pas approcher la zone. En cas d'accélération des mouvements, une alerte pourra être déclenchée.

Le scénario "catastrophe" consisterait en un mouvement général de toute la masse en glissement. A ce stade, le scénario privilégié demeure un affaissement de la masse par morceaux successifs.

Risque pour la Navizence

Un effondrement pourrait obstruer la Navizence, la rivière située en contrebas de la faille. La formation d'un lac temporaire ferait craindre des crues importantes, notamment lors de la fonte des neiges. Il pourrait alors menacer le village de Chippis, en plaine, ainsi que le réseau électrique du Val d'Anniviers. Une ligne de secours devrait d'ailleurs être prête au début de l'été.

A Chippis, les autorités suivent la situation avec attention. La Navizence traverse le village et pourrait déborder en cas de crue. Par précaution, des places ont déjà été réservées dans les abris de protection civile des villages alentour en cas d'évacuation de Chippis.

Rassurer la population

La population chippiarde a été conviée, lundi soir, à une séance d'information publique durant laquelle les autorités ont pu faire un point de la situation.

Près de 300 habitants, soit environ 20% de la population, étaient réunis, a indiqué mardi matin le président de Chippis, Olivier Perruchoud, à Keystone-ATS. "Les personnes présentes ont pu poser toutes les questions qu'elles ont voulu à plusieurs experts, notamment en géologie et hydrogéologie." La soirée a duré un peu plus de deux heures.

"La principale crainte des citoyens était de savoir combien de temps ils auraient pour évacuer, s'ils devaient le faire et quelles mesures sont prévues pour le quartier du Bord et ses quelque 50 habitants", détaille le président.

Un pont sera détruit

Pour Chippis, le point noir se situe à la hauteur du Pont du cimetière. "Il y a un risque d'embâcle, s'il venait à se boucher", souligne Olivier Perruchoud.

"Même si cet ouvrage est classé, nous allons le détruire pour des questions de sécurité. Nous attendons l'autorisation du canton pour procéder (ndlr: en principe courant avril)." Des mesures supplémentaires en amont du pont sont également prévues. Des travaux de surélévation et d'extension des digues seront réalisés avant l'été afin de limiter les risques d'inondation.

L'ouvrage routier d'une quinzaine de mètres de long est également utilisé pour acheminer diverses infrastructures (fibre, électricité, gaz, eau potable, égouts). Celles-ci vont devoir être déplacées, avant la destruction du pont.

A court terme, l'idée est de créer une rampe provisoire qui passe en rive droite, afin de pouvoir se rendre dans le quartier du bord, avant qu'un nouveau pont ne voie le jour, dans quelques années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Grosse saisie de faux dollars zimbabwéens à l'aéroport de Zurich

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Des faux billets de banque zimbabwéens en plastique et en aluminium doré ont été interceptés à l'aéroport de Zurich l'an passé. (© Bundesamt für Zoll und Grenzsicherheit)

Des dollars du Zimbabwe prétendument en or ont été saisis l'an dernier à l'aéroport de Zurich, pour une valeur de plusieurs "quintillions". Les coupures étaient en réalité en plastique et aluminium. Il s'agit du dernier en date d'une série de cas similaires.

Des agents ont contrôlé l'an dernier dans la zone de fret de l'aéroport de Zurich un véhicule immatriculé en Suisse ainsi que deux personnes à pied, indique mardi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF). La conductrice, une femme suisse de 55 ans, avait à son bord un Australien de 53 ans.

Quant aux piétons, il s'agissait d'un ressortissant suédois de 54 ans et un Sénégalais du même âge. Le premier avait en sa possession un billet de banque d'une valeur de "cent quintillions de dollars" - soit un chiffre à 30 zéros - portant l'inscription "24K Gold" ("24K or"). Il avait aussi sur lui la confirmation de stockage d'une société basée à l'aéroport de Zurich concernant deux boîtes de billets de 1000 dollars zimbabwéens, de la même valeur chacune.

Les agents ont confisqué tous les billets suspects, qu'ils ont envoyé pour examen à l'Office de contrôle des métaux précieux de Zurich. Les analyses n'ont pas détecté la moindre trace d'or. Les billets étaient en fait constitués d'une base en plastique sur laquelle un film adhésif et une feuille d'aluminium dorée avaient été appliqués.

Cas en Suisse romande aussi

Ces dernières années, des cas similaires ont été identifiés - dont notamment un en Suisse romande en 2024, indique à Keystone-ATS Donatella Del Vecchio, porte-parole de l'OFDF. A chaque fois les escrocs ont exploité les épisodes d'hyperinflation au Zimbabwe avec de faux billets en "or".

Dans le dernier cas en date, le parquet du canton de Zurich a ordonné la destruction de la fausse monnaie. Le ressortissant suédois, à l'origine de cette importation frauduleuse a été dénoncé. Il a en outre écopé d'une amende "de plusieurs milliers de francs", selon le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Conseil fédéral à 9 membres passe une fois de plus à la trappe

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Le National estime qu'un Conseil fédéral à 7 fonctionne très bien du point de vue de la collégialité (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Conseil fédéral doit continuer à fonctionner avec sept membres. Le National a rejeté mardi par 114 voix contre 77 une initiative parlementaire des Vert-e-s demandant de porter à 9 le nombre de ministres. La possibilité d'un "job sharing" n'a pas eu plus de succès.

Dans un premier texte, le parti écologiste demandait de passer à un Conseil fédéral à neuf sièges. Depuis 1848, le monde a changé, et la Suisse avec, a avancé Greta Gysin (Vert-e-s/TI). La charge de travail a beaucoup augmenté et les dossiers sont devenus plus complexes. Le changement permettrait aussi une meilleure représentativité des régions et des langues.

Mais l'idée, déjà maintes fois traitée par le Parlement, a été balayée par Philippe Nantermod (PLR/VS). "Le Conseil fédéral à sept membres a largement fait ses preuves depuis 1848. Je rappelle que nous avons un gouvernement qui n'a jamais fait l'objet d'un remplacement intégral depuis le début de la Confédération moderne, c'est une exception mondiale", a-t-il déclaré, parlant de "stabilité".

Quant à la représentativité des régions, c'est au Parlement lorsqu'il élit les conseillers fédéraux, de faire attention à l'origine des candidats. Le Valaisan a aussi mentionné les coûts bureaucratiques que le changement engendrerait. Avec sept membres, le gouvernement est collégial et la responsabilité conjointe.

Familles mieux représentées

Dans sa deuxième initiative, les Vert-e-s voulaient autoriser le partage de poste au sein du Conseil fédéral, s'inspirant de l'économie privée. Aline Trede (Vert-e-s/BE) a relevé que cette organisation est déjà "monnaie courante" pour concilier vies familiale et professionnelle.

Et de rappeler que plusieurs personnes ont déjà renoncé à se porter candidat au gouvernement parce qu'elles avaient des enfants en bas âge. Or les personnes de moins de 50 ans et qui ont des familles représentent une part importante de la population.

Sans succès. Il s'agit d'un objectif irréaliste, pour la majorité du National qui a suivi l'avis de sa commission. Un conseiller fédéral est non seulement chef de département, mais aussi un membre d'un gouvernement collégial. Cette responsabilité politique peut difficilement être partagée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Asile: le Conseil des Etats maintient la pression

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Lors d'une session extraordinaire sur l'asile, le ministre de la justice Beat Jans a vivement défendu l'action du gouvernement. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Conseil des Etats maintient la pression sur le gouvernement pour qu'il agisse dans le domaine de l'asile. Il a accepté mardi deux motions dans le cadre d'une énième session extraordinaire sur le sujet.

Le texte de Marco Chiesa (UDC/TI) demande des mesures supplémentaires contre les requérants d'asile violents hébergés dans les centres fédéraux.

La stratégie du Conseil fédéral en matière d'asile 2027 n'est pas une stratégie, mais une mesure cosmétique dans un système dysfonctionnel, a déploré Hannes Germann (UDC/SH). Son texte demande donc que le gouvernement présente une stratégie en matière d'asile qui vise notamment une baisse des coûts et des demandes ainsi qu'une accélération des procédures et des renvois.

Pierre-Yves Maillard (PS/VD) aurait voulu renvoyer les textes en commission. Depuis la session de juin dernier, il y a eu environ 22 motions et deux postulats en lien avec l'asile. Il convient de faire un bilan des motions transmises et des modifications législatives en cours avant de se prononcer, a-t-il plaidé, en vain.

Le ministre de la justice Beat Jans s'est vivement opposé aux critiques selon lesquelles le Conseil fédéral ne fait rien.

Le Conseil national doit encore se prononcer sur ces textes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La radio genevoise One FM fête ses trente ans

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One FM fait partie du paysage radiophonique genevois depuis 1996 (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

One FM souffle ses trente bougies. Afin de célébrer cet anniversaire, l'équipe de la radio privée genevoise propose jeudi dès 06h00 un marathon radiophonique de trente heures de direct sans interruption. La programmation musicale sera adaptée pour l'occasion avec une plongée dans les hits de l'époque.

One FM émettait pour la première fois en région genevoise le 15 mars 1996. "C'est la plus ancienne radio privée du bassin lémanique, si l'on exclut Radio Lac qui a changé de nom quelques années", relève mardi son directeur Lionel Demander, qui travaille pour One FM quasiment depuis le début.

"Sans toucher un centime de la redevance, One FM est toujours là, avec 321'000 auditeurs par semaine en Suisse romande, sa meilleure audience depuis la pandémie", relève M. Demander. "Au début, travailler avec un ordinateur était révolutionnaire, alors que maintenant, l'IA, les podcasts sont devenus la norme", constate le directeur, qui croit en l'avenir d'une radio métamorphosée.

Pour marquer ces trois décennies, One FM sera sur le terrain à la poursuite d'activités classiques des anniversaires d'enfant. Les animateurs iront ainsi au bowling, feront de la conduite sur simulateur, participeront à une boum et mangeront chez un auditeur. Il y aura aussi une virée en boîte de nuit et un passage chez un boulanger. Le direct se terminera vendredi à midi.

One FM fait partie de Media One Group, qui a notamment aussi dans son giron Radio Lac, Rouge FM et LFM. En raison de la baisse des rentrées publicitaires, le groupe avait dû licencier une dizaine d'employés en 2025. One FM compte actuellement une quinzaine de collaborateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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