Après le drame de Crans-Montana, les carnavals en Suisse renforcent leur dispositif anti-incendie. A Sierre, les organisateurs renoncent à brûler le bonhomme hiver. A Bâle, où le Morgenstreich attire souvent plus de 200'000 personnes, des contrôles ont été ordonnés.
A Sierre (VS), il a été décidé de ne pas brûler le bonhomme hiver lors des festivités du carnaval. Il aurait été "symboliquement malheureux de le faire un mois après la tragédie", relève auprès de Keystone-ATS Jérémie Zuber, président de l'un des trois comités d'organisation. "Sierre est comme un grand village. Nous avons tous des connaissances touchées par le drame", souligne-t-il encore.
"Par contre, je pense que nous avons aussi cette mission de redonner le sourire aux gens, d'essayer de passer ce cap difficile", estime le responsable. Le reste des activités prévues, à l’image des cortèges et concerts, sont donc maintenues.
Sorties de secours de la Cantine
A Monthey (VS), le carnaval, l’un des plus grands en Suisse romande, aura lieu comme prévu. "Le concept de sécurité est extrêmement rigoureux", explique son responsable Loïc Manigley. Les changements réalisés pour cette édition sont donc mineurs. Et de citer l'ajout de sorties de secours dans la "Cantine".
Les bistrots et bars montheysans seront également contrôlés par la Ville. A Sion, les organisateurs assurent travailler de longue date avec les autorités, la police et les pompiers. En attente de l'autorisation finale, l'événement n'est pour l'heure pas soumis à des mesures de sécurité complémentaires.
A Fribourg, le Carnaval des Bolzes repose sur un dispositif de sécurité particulièrement structuré, assurent les organisateurs. Toutes les caves et bars ouverts en 2025 le seront à nouveau cette année. Chaque établissement dispose d’un agent de sécurité à l’entrée et d’un concept validé par les autorités.
A Bulle, le carnaval se tient exclusivement dans la grande salle de l’Hôtel de Ville, un espace pouvant accueillir 200 personnes. Tout y est contrôlé par le capitaine des pompiers. Sur le terrain, les chefs de bar sont formés et informés de l’emplacement des extincteurs et des sorties de secours. Le service du feu contrôle par ailleurs les établissements le jour du début du carnaval.
Bouleversés
Sur Vaud, à l'approche des Brandons de Payerne, les organisateurs réaffirment leur vigilance en matière de sécurité. "Nous avons un plan de sécurité valable pour toute la fête, avec des aspects spécifiques pour chaque emplacement", indique Stéphane Wenger, président ad interim des Brandons. La tragédie de Crans-Montana nous a bouleversés et a été discutée dès la première séance du comité, précise-t-il.
A Moudon, le président des Brandons Guillaume Besson évoque lui aussi une sensibilisation accrue après la tragédie en Valais. "Nous avons reçu des mots d'ordre en ce sens de la part de la commune", précise-t-il. A Avenches, par contre, aucun changement majeur n’est prévu.
Contrôles à Bâle
En revanche, outre-Sarine, le plus grand carnaval de Suisse à Bâle a pris des mesures spéciales. Les pompiers ont été chargés d'inspecter les quelque 70 caves des cliques. Et pendant le carnaval, des contrôles ponctuels sont prévus pour vérifier si la capacité des lieux est respectée.
Dans les locaux des associations accessibles au public, il sera en outre interdit de fumer et d'allumer des feux. Ce sont quelques-unes des nouvelles règles imposées après la tragédie de Crans-Montana, selon Veronika Röthlisberger, directrice de l'assurance immobilière de Bâle-Ville. Si des lacunes sont constatées, les autorités pourront imposer des restrictions voire une fermeture.
A Lucerne aussi, où l'objectif est de contrôler les flux de visiteurs et de faciliter l'accès des services de secours et d'intervention en cas d'urgence, on va renforcer les contrôles. Il y aura cette année trois patrouilles au lieu d'une, a dit le responsable de la sécurité de la ville Christian Wandeler, mardi lors d'une conférence de presse.
A Bellinzone, le concept sécurité incendie a également été actualisé, notamment pour les établissements publics, transformés en salle de bal pour l'occasion, qui accueillent plus de clients. Le comité du Rabadan a également organisé une formation gratuite pour l'ensemble du personnel des bars provisoires afin de leur apprendre à utiliser les extincteurs. Les organisateurs du carnaval rappellent toutefois que des mesures sévères existaient déjà avant, notamment sur l'inflammabilité des décorations..
Risque accru
A Berne, Thomas Fritz, membre du comité, assure être bien préparé. La plus grande partie de l'événement se déroule à l'extérieur. Et comme la vieille ville est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, la prévention anti-incendie est déjà très exigeante, précise-t-il.
Reste que le carnaval augmente le risque d'incendie pour divers facteurs évidents. Le 7 janvier dernier, l'Assurance immobilière de Berne (AIB) a rappelé aux exploitants et propriétaires de locaux leurs obligations. Et des informations complémentaires ont été envoyées aux clubs et établissements nocturnes du canton de Berne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Rédaction
21 décembre 2018 à 10 h 52 min
Cher Monsieur, vous avez parfaitement raison. C'est une coquille qui vient d'être modifié. Merci encore de votre fidélité. Meilleures salutations et bonnes fêtes, la rédaction