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Les députés planchent sur la protection de la biodiversité

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La protection de la biodiversité sous la loupe des députés (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le National a entamé lundi l'examen de l'initiative dite biodiversité et son contre-projet indirect. Aucune décision n'a encore été prise faute de temps. Les deux textes sont contestés par le camp bourgeois. Mais le contre-projet pourrait bien passer l'épaule.

Face au déclin de la biodiversité, le Conseil fédéral entend agir. Il ne veut pas aller aussi loin que l'initiative, mais propose de protéger 17% de tout le territoire suisse, contre seulement 13,4% actuellement. Les aires de protection devraient aussi être mises en réseau. Il s'agit de garantir les habitats de la faune et la flore.

Crainte pour l'agriculture

Ces propositions ont fait lundi l'objet de vifs débats au National. L'UDC et le Centre ont mené la fronde. "Le contre-projet va beaucoup plus loin que l'initiative", a critiqué Michael Graber (UDC/VS). "Il est dogmatique. Il manque de souplesse et de pragmatisme", a dénoncé Pierre-André Page (UDC/FR). Il constitue une intervention trop grande dans l'autonomie des cantons et des communes, a précisé Christine Bulliard-Marbach (C/FR).

Les associations de protection de la nature, le monde paysan et les citoyens font déjà des efforts constants en faveur de la biodiversité, a poursuivi M. Page. Et de mentionner les dizaines de milliers d'hectares de promotion de la biodiversité, comme les prairies fleuries ou les jachères. "Il n'y a point besoin d'ajouter des mesures contraignantes, voire paralysantes."

Les aires de protection prévues par le contre-projet correspondent à la surface du canton de Lucerne, a pointé de son côté Mme Bulliard-Marbach. "Une extension aussi importante exigerait un tribut lourd de l'agriculture." La production indigène de denrées alimentaires et d'énergie serait affaiblie, a prédit M. Page. Et des coûts supplémentaires importants seraient engendrés.

Sixième extinction de masse

"Les efforts effectués jusqu'à présent n'ont pas été suffisants", a opposé Susanne Vincenz-Stauffacher (PLR/SG). Il est temps d'agir, a jugé Martina Munz (PS/SH). "Il faut mettre à disposition les moyens financiers nécessaires", a estimé Roland Fischer (PVL/LU).

"Notre biodiversité va très mal", ont rappelé de nombreux orateurs de gauche comme de droite. Un tiers des espèces animales et des plantes sont menacées. "Nous sommes entrés dans la sixième extinction de masse des espèces", a lancé Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD).

"Les marais ont reculé de plus de 80%. Et 50% des insectes sont inscrits sur liste rouge", a exemplifié Ursula Schneider Schüttel (PS/FR). Or les insectes jouent un rôle crucial. "Sans abeille, l'être humain n'aurait plus que quatre ans à vivre", a poursuivi M. Mahaim, rappelant que les abeilles pollinisent toutes les cultures.

"Si nous continuons ainsi, les Suisses ne reconnaîtront dans quinze ou trente ans plus leur pays, privé de sa biodiversité, ses glaciers et ses espèces traditionnelles", a encore soulevé Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE).

Etendue des aires de protection

Interrompus faute de temps, les débats se poursuivront mardi matin. Le contre-projet devrait passer la rampe. Il est soutenu par le camp rose-vert, le Centre, les Vert'libéraux et une majorité des libéraux-radicaux. L'initiative n'a elle que peu de chances. Seule la gauche a plaidé en sa faveur. Le texte exige davantage de surfaces et de fonds publics en faveur de la biodiversité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le nombre de nuitées hôtelières devrait avoir progressé en mai

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Le nombre de nuitées passées dans les établissements helvétiques par des hôtes étrangers devrait avoir grimpé de 7,8% au mois de mai. (archive) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le nombre de nuitées hôtelières devrait avoir crû de 4,9% en mai en comparaison annuelle. Une nouvelle fois, la croissance est à mettre sur le compte de la venue de touristes étrangers.

Le nombre de nuitées passées dans les établissements helvétiques par des hôtes étrangers devrait avoir grimpé de 7,8% au mois de mai, selon les chiffres préliminaires publiés lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Dans une moindre mesure, les Suisses devraient aussi avoir davantage fréquenté les hôtels du pays (+1,7%) par rapport à mai 2023.

L'hôtellerie suisse a profité du rebond de la demande étrangère lors de la saison d'hiver écoulée. Entre novembre et avril, le nombre de nuitées des hôtes venus de l'étranger a bondi de 6,0% à 8,7 millions, retrouvant quasiment leur niveau d'avant la crise Covid. La fréquentation des Suisses s'est stabilisée à un peu plus de 9 millions de nuitées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Nouveau directeur au Lausanne Palace

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Le Lausanne Palace a un nouveau directeur (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Lausanne Palace change de direction. Après trois années à ce poste, Isabelle von Burg cède sa place à Quentin Delohen, ancien directeur notamment d'Aquatis.

Formé à l'Ecole hôtelière de Lausanne, Quentin Delohen compte à son actif "plus de 20 ans d'expérience en gestion hôtelière en Suisse", indique lundi le Lausanne Palace dans un communiqué.

Outre Aquatis (hôtel et aquarium) à Lausanne, il a occupé plusieurs autres postes de direction. Il officiait jusqu'ici chez Prime and Co à Genève, entreprise spécialisée notamment dans la restauration événementielle.

Le Lausanne Palace, l'un des trois cinq étoiles de la capitale vaudoise, était dirigé depuis trois ans par Isabelle von Burg. Sous sa direction, l'établissement a "entamé sa mue" et atteint "ses objectifs importants", comme la deuxième étoile Michelin pour La Table de Sarah et Franck Pelux ou la création d'une nouvelle entité visuelle, poursuit le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Selon un responsable israélien, Netanyahu a dissous le cabinet de guerre

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Le dirigeant centriste Benny Gantz avait quitté en juin la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu (archives). (© KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN)

Un responsable israélien a annoncé lundi la dissolution du cabinet de guerre, créé après les attaques du 7 octobre menée par le Hamas en Israël. Cette décision fait suite à la démission la semaine dernière du centriste Benny Gantz.

Les médias israéliens avaient rapporté plus tôt lundi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé la dissolution de ce groupe restreint lors d'une réunion du cabinet de sécurité dimanche.

Un responsable israélien, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a confirmé la dissolution du cabinet de guerre, précisant que le cabinet de sécurité prendrait "les décisions sur les questions relatives à la guerre".

Le cabinet de sécurité, qui comprend le ministre de la Défense Yoav Gallant, le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer et le conseiller à la sécurité nationale Tzachi Hanegbi, est le principal organe à prendre les décisions relatives à la guerre avec le Hamas.

"Plus nécessaire"

M. Gantz, chef du parti de l'Union nationale (centre) avait quitté la coalition gouvernementale plus tôt en juin, entraînant avec lui Gadi Eisenkot. "Lorsque (Gadi) Eisenkot et (Benny) Gantz ont rejoint le gouvernement, c'était à la condition qu'ils formeraient le cabinet de guerre", ont souligné des sources proches du dossier.

"Maintenant qu'ils sont partis, cela n'est plus nécessaire. Cela signifie que le cabinet de sécurité, qui est de toute façon l'organe chargé de prendre des décisions, se réunira plus souvent", ont souligné ces sources.

Mais selon des commentateurs, cette dissolution est également destinée à couper l'herbe sous le pied des ministres d'extrême droite Ben Gvir et Bezalel Smotrich qui voulaient participer au cabinet de guerre depuis le début du conflit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

La Nuit des images illumine Plateforme 10 à Lausanne

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La Nuit des images quitte les jardins de l'Elysée pour investir Plateforme 10 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Nuit des images fait son grand retour à Lausanne, après cinq ans d'absence. L'événement festif investit samedi le site de Plateforme 10, où Photo Elysée a pris ses marques en 2022. Avec un menu foisonnant qui comprend pêle-mêle des projections sur les façades, une expo de la photographe Sabine Weiss, l'entrée libre aux trois musées, de la musique et des animations.

Après des années dans les jardins de l'ex-Musée de l'Elysée, le Quartier des arts de Plateforme 10 servira pour la première fois de décor à cette fête de la photographie. De18h00 à 01h00 du matin, une multitude d'animations, puis de projections sont au menu.

Cette dixième édition se déploiera sur l'ensemble du site proche de la gare, et investira des espaces peu utilisés jusqu'ici, comme le toit-terrasse de Photo Elysée et du mudac (design). Des projections illumineront les façades des deux bâtiments du site, dont celui du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA).

Guerre et Nuit

Invité phare de la soirée, le photographe français Antoine d'Agata (1961), membre de l'agence Magnum, présentera un diaporama mélangeant 30 années de pratique, entre actualités de guerre et instantanés nocturnes des parias et des laissés-pour-compte. Après la projection, il reviendra sur sa carrière lors d'un entretien avec Nathalie Herschdorfer, directrice de Photo Elysée.

Debi Cornwall, la lauréate du Prix Elysée 2023, présentera son travail sur la mise en scène de la réalité et la frontière floue entre vérité et fiction. Au programme également, Cian Oba-Smith, Yuyan Wang, Matthieu Nicol, Antoine Martin ou Nikita Teryoshin.

Nouvelle exposition

A l'occasion de la Nuit des images, Photo Elysée dévoile une exposition consacrée à Sabine Weiss (1924-2021), à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste. Le musée a invité la plasticienne française Nathalie Boutté à dialoguer avec son oeuvre.

La Nuit des images, c'est aussi une multitude d'animations, parfois ludiques. L'installation "Exquisite Corpse" des photographes Jaap Scheeren et Luke Stephenson invite le public à prendre part au jeu surréaliste, le cadavre exquis. Le musicien My Name is Fuzzy propose de grimper dans sa voiturette électrique transformée en discothèque pour une personne.

Sur un mode participatif, Damjanski propose une animation monumentale et hypnotique. Et dès l'entrée du site, des sets de DJs accueilleront le public durant toute la soirée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Plans climats communaux: nouvelles subventions du canton de Vaud

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La conseillère d'Etat vaudoise Christelle Luisier a présenté lundi les nouvelles aides financières du canton pour l'élaboration des plans climatiques des communes (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois veut renforcer le soutien aux communes pour l'élaboration de leur plan climat. Une nouvelle enveloppe de 8 millions de francs est proposée.

De tels plans climatiques sont désormais imposés à toutes les communes du canton. L'obligation, qui figure dans la Constitution vaudoise, a été soutenue en juin dernier par le peuple. "Les communes ne peuvent plus ne rien faire", a rappelé lundi la conseillère d'Etat Christelle Luisier, devant la presse à Cully.

Le canton souhaite toutefois "accompagner" les communes dans ce processus, surtout les petites et moyennes qui n'ont encore rien entrepris, a ajouté la ministre.

Elle a rappelé que des programmes de subventions existaient déjà, dont le Plan énergie et climat communal (PECC), déjà sollicité par 80 communes depuis 2021. Le crédit de 8 millions de francs présenté lundi, et qui doit encore être validé par le Grand Conseil, vise à "élargir" ce soutien.

La subvention doit notamment servir à "un accompagnement technique" et pourra aller jusqu'à 20'000 francs par an. Elle permettra à une commune de se faire aider d'un expert pour élaborer son plan climat, a indiqué Christelle Luisier.

"Déclencheur" financier

Avec ce nouveau crédit, le Conseil d'Etat souhaite aussi mettre davantage en réseau les communes afin de "partager les bonnes pratiques", mais aussi renforcer l'appui assuré par l'Office cantonal de la durabilité et du climat (OCDC). La réalisation de certains projets "ciblés" est aussi prévue avec cette enveloppe.

Egalement présent lundi devant la presse, Jean-Yves Cavin, municipal à Bourg-en-Lavaux, a expliqué comment le PECC avait été "un déclencheur" financier. Dès 2022, il a permis à la commune de s'entourer d'experts et de mettre en place un catalogue de mesures: création d'un fond pour l'énergie, élaboration d'un guide pour l'installation de panneaux solaires ou encore nouvel éclairage public.

Le municipal a vanté "l'efficacité" d'un outil "orienté actions" et dont les premiers effets se déploient déjà dans sa commune. Christelle Luisier a, elle aussi, souligné la nécessité de proposer des démarches "pragmatiques" pour une application "concrète sur le terrain".

Elle a ajouté que les communes conservaient leur marge de manoeuvre pour définir leur plan d'actions. Outre les démarches PECC, d'autres programmes et stratégies sont possibles dans le canton, comme le label Cité de l'énergie, surtout utilisé par les villes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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