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Actualité

Les sénateurs pour une loi dans les zones non constructibles

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Entre 1985 et 2009, la surface construite en dehors des zones à bâtir a augmenté de plus de 18’600 hectares, soit plus que la superficie combinée des villes de Bâle, Berne, Genève et Zurich (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les constructions hors zone à bâtir doivent être mieux réglementées. Le Conseil des Etats a entamé jeudi le débat sur une réforme de la loi sur l'aménagement du territoire. Les premières décisions s'éloignent de l'initiative populaire.

Lancée en 2019 par des associations environnementales, l'initiative "contre le bétonnage de notre paysage" vise à ancrer la séparation des zones à bâtir et des zones non constructibles dans la Constitution fédérale. En zone non constructible, le nombre de bâtiments devra être strictement stabilisé, tout comme la surface sollicitée par ceux-ci.

Les sénateurs reconnaissent pour la plupart la nécessité d'agir. "Il est clair que la pression sur la nature augmente, que ce soit pour les activités de loisirs, l'agriculture ou les besoins en mobilité", a relevé Heidi Z'Graggen (Centre/UR).

Mais l'initiative est une attaque frontale contre les régions rurales, estime Daniel Fässler (Centre/AI). Pour lui, une révision de loi peut bien reprendre son exigence principale pour autant qu'elle reste limitée. L'aménagement du territoire est l'affaire des cantons, estime-t-il.

Avec la même retenue, Beat Rieder (Centre/VS) a rappelé que, durant les dernières décennies, ce sont surtout des terres non productives qui ont été utilisées pour des constructions. Il y a aussi une vie dans les zones non constructibles, a complété Hannes Germann (UDC/SH).

Bien accepté

Les élus sont donc tacitement entrés en matière sur la révision de la loi sur l'aménagement du territoire (LAT2). Le projet reprend d'importantes demandes de l'initiative et offre une certaine flexibilisation.

"Si on échoue, il n'y a pas de LAT2, et le peuple se prononcera sur l'initiative sans contre-projet", a indiqué Martin Schmid (PLR/GR). Les modifications que le Parlement apportera au projet définiront le paysage futur de la Suisse, a relevé Heidi Z'Graggen.

Le projet de révision de loi est "équilibré et pragmatique", selon Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU). Les cantons, l'Union suisse des paysans et les milieux touristiques lui ont réservé un bon accueil.

"Il s'agit de trouver un subtil équilibre entre la sensibilité locale et la garantie d'atteindre le but global", a déclaré Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE). C'est un compromis qui risque de s'écrouler si on en retire l'un ou l'autre élément, a mis en garde l'écologiste genevoise.

Une loi très souple

La révision de loi reprend ainsi l'objectif prôné par l'initiative de stabiliser le nombre de bâtiments dans les zones non constructibles. Mais le Conseil des Etats a décidé jeudi plusieurs assouplissements.

Par 27 voix contre 15, il a retiré de l'objectif de stabilisation les sols rendus imperméables par des projets agricoles mais aussi par des activités touristiques. Dans la même proportion, il a décidé de ne pas limiter aux régions de montagnes la possibilité pour les cantons de déterminer des zones spéciales dans lesquelles des utilisations non imposées par leur destination sont admissibles.

Par 22 voix contre 19 et une abstention, il veut aussi permettre aux cantons de réaffecter dans les zones spéciales des bâtiments agricoles inutilisés à des fins d'habitation. Roberto Zanetti (PS/SO) n'a pas réussi à freiner la majorité de droite pour donner une vraie chance au contre-projet face à l'initiative.

Concept pour atteindre les objectifs

La droite dure a toutefois échoué par 28 voix contre 15 à supprimer l'obligation faite aux cantons de définir dans leur plan directeur un concept global pour atteindre l'objectif de stabilisation. Il s'agit d'un point capital du projet, a martelé la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Avec succès cette fois.

Si les objectifs du plan directeur ne sont pas atteints dans les cinq ans, il y a des sanctions. Des mesures substantielles de compensation et d'amélioration devront être prises lors de constructions hors des zones à bâtir.

Pas terminé

La Chambre des cantons n'a pas eu le temps de clore l'examen de la loi. Ils termineront jeudi prochain. Plusieurs propositions de minorités sont encore sur la table.

Cette révision est la deuxième étape de la réforme de l’aménagement du territoire. La première, entrée en vigueur en 2014, concernait le développement à l'intérieur du milieu bâti.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Football

Zurich fait piètre figure dans le choc des cancres

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Le FC Zurich n'a pas été à la fête à Winterthour. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Champion en titre, le FC Zurich devra limiter ses ambitions à assurer sa place en Super League: telle est la grande leçon du choc des cancres qui l'a opposé au FC Winterthour.

Dans une Schützenwiese à guichets fermés, le FCZ a été tout heureux d'arracher le point du nul (1-1) grâce à une réussite de Fabian Rohner à la 85e. Avec ce... premier but de la saison, le FCZ a évité une défaite qui aurait sonné comme une immense humiliation.

Plus entreprenant, le FC Winterthour avait logiquement ouvert le score à la 73e par Francisco Rodriguez après un service lumineux de Neftali Manzambi. Face à un adversaire bien trop timoré, la formation de Bruno Berner a su imposer son football. Dommage pour elle d'avoir concédé cette égalisation sur laquelle Souleymane Diaby et Timothy Fayulu doivent plaider coupable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pas de hausses de salaires astronomiques, dit l'union patronale

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Valentin Vogt estime que les demandes des syndicats ne sont que de la "poudre aux yeux" (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le président de l'Union patronale suisse (UPS) Valentin Vogt juge irréalistes les demandes de hausses de salaires de syndicats. "Il n'y aura certainement pas cette année un gel des salaires, mais il n'y aura pas non plus des augmentations astronomiques".

"Lorsque les syndicats attisent l'attente que chacun obtienne 5 à 6% d'augmentation, c'est de la poudre aux yeux", déclare Valentin Vogt dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag. Après la pandémie de Covid-19, de nombreuses entreprises n'ont pas les capacités financières pour des hausses généralisées, souligne-t-il. "Les augmentations de salaire se feront avant tout individuellement".

Le président de l'UPS rejette l'idée qu'il pourrait y avoir des troubles politiques et sociaux si les revendications salariales n'étaient pas satisfaites. Cela n'a "rien à voir avec la réalité", assure-t-il.

M. Vogt constate cependant un rapport de forces favorable aux travailleurs. Les entreprises doivent s'en accommoder, ajoute-t-il. "Celui qui veut garder ses collaborateurs doit leur offrir un bon paquet global".

Le responsable considère en outre que les effets de la guerre en Ukraine vont se faire sentir encore longtemps. "L'idée que la normalité reviendra une fois celle-ci sera terminée est irréaliste", estime-t-il, s'attendant à un ralentissement économique. "Un mélange toxique de facteurs d'incertitude est en train de couver".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Le président des Vert'libéraux veut un siège au Conseil fédéral

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Jürg Grossen se montre ambitieux pour les élections législatives fédérales de 2023 (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

A un peu plus d'une année des élections législatives fédérales, le président des Vert'libéraux, Jürg Grossen, affiche les ambitions de sa formation. Si celle-ci obtient 10% des suffrages en 2023, "nous revendiquerons un siège au Conseil fédéral", déclare-t-il.

"Le PVL a sa place au Conseil fédéral", estime M. Grossen dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag. Il applique le même raisonnement pour les Verts, s'ils peuvent maintenir leur score de 2019 de 13,2%. "Il y a de la place pour un conseiller fédéral vert et un conseiller fédéral vert libéral".

Le président des Vert'libéraux rejette l'idée d'avoir un ministre écologiste commun pour les Verts et le PVL. "Personne n'exige du PS et des Verts d'avoir un 'conseiller fédéral syndical' ou du PLR et de l'UDC d'avoir un 'conseiller fédéral automobiliste'". Vert'libéraux et Verts sont des alliés pour la politique énergétique et environnementale, selon lui. "C'est tout".

Le PVL vise un siège du PLR, précise M. Grossen. Ce parti "est surreprésenté depuis longtemps" au Conseil fédéral. Le conseiller national bernois appelle à revoir complètement la formule dite magique de l'exécutif fédéral. Seule l'UDC devrait avoir deux sièges et cinq autres partis (PS, PLR, Centre, Verts et PVL) un ministre, explique-t-il. "Ce serait mathématiquement la bonne chose à faire".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Un récital du FC St. Gall

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La joie d'Emmanuel Latte Lath après l'ouverture du score. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Troisième match à domicile et troisième victoire pour le FG St. Gall. Après Winterthour et Zurich, Lucerne n'a rien pu faire face à la formation de Peter Zeidler.

Les Saint-Gallois se sont imposés 4-1 pour partager avec les Grasshoppers la tête du classement avant le choc entre les Young Boys et le Servette FC dimanche au Wankdorf. St. Gall avait déjà pris les devants à la 2e minute grâce à Emmanuel Latte Lahn pour offrir un très beau récital aux 16'609 spectateurs présents. Avec un autogoal de Denis Simani et des réussites de Lukas Görtler et de Chadrac Akolo, les joueurs de Peter Zeidler ont su exploiter les largesses défensives adverses pour donner plus d'ampleur à leur succès.

Il reste aux Saint-Gallois à trouver une plus grande rigueur à l'extérieur pour s'immiscer vraiment dans la lutte pour le titre. Battu à Genève et à Zurich par les Grasshoppers, ils tenteront de signer un résultat le 28 août à Lugano avant de recevoir les... Young Boys.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Une expulsion qui a tout changé

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Dimitri Cavaré voit rouge et la tournure du match va changer. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Sion séduit encore mais ne parvient toujours pas à s'imposer à Tourbillon. Après la défaite contre YB et le nul face au Servette FC, les Sédunois ont partagé l'enjeu devant les Grasshoppers (2-2).

Après une première période parfaitement maîtrisée avec un but de Filip Stojilkovic sur un centre de Musa Araz, les Sédunois ont perdu le fil du match à la 54e minute avec l'expulsion de Dimitri Cavaré pour une faute de dernier recours. A dix contre onze, ils concédaient très vite deux buts de Tomas Ribeiro (56e) et du joker Renat Dadashov (62e). Mais cette saison, le FC Sion témoigne d'une force de caractère qu'il n'affichait pas la saison dernière. Et ce n'est que justice si Denis-Will Poha pouvait exploiter une relance catastrophique de Noah Loosli pour égaliser à la 67e.

On devait en rester là et ce résultat doit convenir aux deux formations. Le FC Sion a cueilli un point qui semblait bien lointain à 2-1 pour l'adversaire et en infériorité numérique. Quant aux Grasshoppers, ils demeurent invaincus après cinq rencontres pour s'emparer provisoirement la première place du classement.

A noter que la dernière victoire à domicile du FC Sion en championnat remonte à un succès 1-0 contre Lausanne le 2 mars dernier. Il reste désormais sur neuf rencontres sans la moindre victoire. Jamais encore, le FC Sion n'avait accusé une telle série en Super League.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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