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Actualité

Le coup de ciseaux de Marie Maurisse

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N’y voyez pas quelque chose de narcissique, je sais bien que vous vous fichez de mon dégradé – d’ailleurs la plupart du temps à cette heure-ci, j’ai le cheveux en bataille… Mais je suis quand même allée me faire tailler les pointes il y a quelques jours.

Et je me suis fait cette réflexion : notre société est pleine de start-ups qui regorgent d’idées pour renouveler l’expérience du consommateur. C’est vrai quoi, y’a quand même tout un tas de secteurs qui, grâce à la fameuse « disruption », ont pas mal évolué. Avec Uber, fini le taxi qui tire la gueule parce qu’on n’a pas la monnaie pour les 15 francs 60 de sa course.

Mais alors pourquoi, bon sang, personne n’a pensé à disrupter la coiffure ? Ce serait pas compliqué, le premier truc à faire, c’est arrêter d’imposer la musique à fond aux clientes, qui sont là pour se détendre.

Donc j’arrive, et là la coiffeuse, adorable, me propose un soin. Face à mon refus, elle tire une gueule du genre « pourtant il y en aurait bien besoin ». Et qui en rajoute en me disant combien mes cheveux sont secs… Alors je viens là pour me sentir un peu plus belle, et vlan, un coup de culpabilité dans la tronche.

Bref, déjà là je suis un peu tendue. Puis je m’installe devant le miroir. Elle coupe, bon, c’est pas mal. Puis vient l’heure de la frange. Au mépris de toutes les tendances actuelles, elle veut l’éclaircir. Je dis non, elle dit oui, je dis non, je veux pas avoir l’air de sortir d’un clip des années 90, elle me dit « mais pourquoi en fait, parce que là sur les côtés c’est disgracieux, Vous avez des masses qui ne sont pas uniformes ».

Des masses… Je t’en collerais, moi, de la masse. Mais j’ai pas cédé, j’ai pas cédé ! J’ai dit non et elle a fait une moue hyper déçue en levant son sourcil épilé. Mais j’y crois pas, quoi. Les coiffeuses sont les meufs les plus sexistes de toute la planète.

Là dessus elle me propose comme d’habitude le brushing, qui fait mal et qui brûle, et comme d’habitude je dis non, j’ai pas envie de ressembler à la pharmacienne, il manquerait plus que les ongles en plastique. Nouvelle déception pour la coiffeuse, qui du coup, finit par me tendre la facture, 100 balles. Pour ce prix-là, j’aurais bien aimé me sentir un peu jolie..

C’est comme dans une chanson de Linda Lemay que j’aime bien : « Messieurs vous avez pas idée, vous qui passez chez le barbier, vous faire donner un coup d'ciseaux, avant d'retourner au bureau, de ce qui faut que l'on endure, et de combien on s'humilie, lorsque l'on risque notre chevelure, comme s'il s'agissait de notre vie »

Pourquoi ça existe pas un salon de coiffure où tu écoutes de la musique douce, où il fait chaud, où les shampoings, et les couleurs sont bio. Où on te regarde pas comme une extra-terrestre quand tu dis que tu te coiffes jamais. Où on prend soin de toi, au premier degré, parce que la vie c’est pas facile. On devrait être solidaires nous les femmes. Alors pourquoi j’ai tout le temps l’impression que les coiffeuses me jugent ?

Figurez-vous que j’ai eu la réponse dans un article paru récemment dans Le Monde Magazine : en fait dans les écoles de coiffure, les enseignements datent de 20 ans. En gros depuis l’après-guerre, rien n’a changé. C’est pour ça que les coiffeuses ont toujours les mêmes vieux réflexes. C’est pour ça aussi qu’elles savent pas coiffer les cheveux bouclés ou crépus.

Alors voilà, ceci est un appel désespéré : cherche le Mark Zuckerberg de la coiffure pour révolutionner le monde des bigoudis. Fortune garantie.

Allez sans rancune !

Marie MaurisseSans rancune

Hockey

Genève et Fribourg s'imposent, le LHC et Bienne battus

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Le gardien lausannois Luca Boltshauser encaisse un tir au but gag lors de la séance (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Soirée de National League mi-figue mi-raisin pour les Romands. Genève et Fribourg l'ont emporté, alors que Lausanne et Bienne se sont inclinés.

Genève a récolté trois points précieux en battant Rapperswil 2-0. L'un des points positifs pour l'équipe de Jan Cadieux c'est d'avoir réussi à museler les Saint-Gallois en proposant une performance défensive de bonne facture. Les Aigles ont pris l'avantage assez tôt grâce à Patry (6e). Ce n'est qu'à la 59e et avec les Lakers à six que Le Coultre a pu valider le succès des Genevois.

Mais la tuile XXL pour le GSHC, c'est la blessure de Gauthier Descloux, sans doute à ces adducteurs qui l'ennuient depuis plusieurs mois. A 4'24 d'un possible blanchissage, le portier des Grenat a fait un mouvement inopportun. Il a dû être sorti de la glace sur un brancard. C'est le jeune Russe à licence suisse Timur Shiyanov qui a pris place devant le filet pour la fin de la partie. Si le Fribourgeois devait être sur le flanc de longues semaines, les Servettiens pourraient se tourner vers un gardien étranger, compte tenu de la sécheresse du marché helvétique.

Dans une patinoire de St-Léonard pleine, le derby des Zähringen a été riche en émotions (victoire 4-3 ap des Dragons). Menés 2-0, les Fribourgeois sont parvenus à égaliser grâce à Schmid et Bougro. Puis à la 54e, Walser a donné l'avantage aux Dragons. Un avantage qui a tenu jusqu'à la 58e et un deuxième but d'Untersander.

La prolongation n'a pas duré plus de 23 secondes. Le temps pour Gunderson d'envoyer un plomb et de donner un point de plus aux hommes de Christian Dubé qui sont toujours leaders avec quatre points de bonus sur Zoug, mais un match en plus.

Lausanne se saborde

Alors qu'il avait tout pour bien faire, le LHC s'est sabordé à Malley. Les Vaudois ont été dominés 3-2 tab par Davos. Les Lausannois peuvent se mordre les doigts et en utiliser un pour pointer Cody Almond, coupable d'une faute stupide qui a offert un jeu de puissance inespéré aux Davosiens. Et ces derniers en ont profité pour égaliser à 35 secondes de la fin du temps réglementaire.

Sans ce coup de pouce, les hommes de John Fust auraient certainement empoché les trois points et un troisième succès consécutif.

Cette partie s'est par ailleurs disputée dans un climat assez délétère, surtout lorsque Floran Douay a expédié Dominik Egli la tête la première dans la bande après une mise en échec avec l'épaule, mais à un mètre de la balustrade. Julian Schmutz a sorti les poings pour faire passer un message au Lausannois qui a finalement reçu 50 minutes de pénalité sur une seule action!

Bienne a lui connu un deuxième revers de rang en allant perdre 5-2 à Zurich. Les Seelandais avaient pourtant égalisé à 2-2 via Brunner à la 45e. Mais Andrighetto, puis Schäppi et Azevedo ont donné la victoire aux Lions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Aucun joueur ne devine la bonne combinaison de l'Euro Millions

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149 millions de francs s sont en jeu au jackpot du prochain tirage de l'Euro Millions mardi (Archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 21, 22, 29, 32 et 46, ainsi que les étoiles 9 et 10.

Lors du prochain tirage mardi, 149 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

La Suisse tancée à l'ONU sur la discrimination raciale

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Les experts indépendants de l'ONU contre la discrimination raciale souhaitent davantage d'efforts en Suisse notamment par la police (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse est tancée par le Comité de l'ONU contre la discrimination raciale. Ces experts sont inquiets de l'augmentation des discours de haine contre des minorités ethniques, les juifs et les musulmans. Ils demandent aux autorités de garantir des investigations.

Dans un rapport publié vendredi à Genève, le comité se dit préoccupé par la poursuite du profilage racial par la police. Les 18 experts indépendants, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, appellent la Suisse à un plan d'action sur cette question, en menant un dialogue avec les individus plus exposés à cette menace, et d'étendre le cadre législatif contre cette attitude.

Ils répètent notamment leur souhait d'un mécanisme indépendant hors de la police et du ministère public chargé de recevoir et de se prononcer sur des plaintes contre des policiers. Autre problème, ils souhaitent davantage de dispositifs pour empêcher la violence contre les personnes dans les centres fédéraux d'asile.

Notamment le lancement de mécanismes de plainte qui doivent permettre de sanctionner les responsables et de garantir une assistance aux victimes. Ou encore le contrôle de l'Etat sur le personnel de sécurité actif dans ces différents sites.

Demande pour la police

Plus largement, le comité appelle les autorités à davantage d'efforts pour empêcher et lutter contre les discours de haine. "Y compris sur Internet et les médias sociaux" et "de la part de personnalités publiques et de responsables politiques", aussi selon lui.

La discrimination raciale directe et indirecte doit elle être clarifiée dans la législation. Et les infractions à motivation raciste devraient être prises en considération de manière obligatoire par la police. De même, des données devraient être rassemblées sur ces violations ou encore le profil des victimes et des agresseurs pour améliorer les politiques.

En revanche, le comité salue plusieurs révisions législatives menées ces dernières années, notamment le lancement d'une institution nationale sur les droits humains. Pour autant, comme d'autres entités onusiennes avant lui, il estime que celle-ci devrait pouvoir recevoir et se pencher sur des plaintes individuelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Chance minime de conciliation entre Pascal Broulis et Tamedia

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L'arrivée vendredi en début d'après-midi au Tribunal d'arrondissement de Lausanne du journaliste du Tages-Anzeiger (au centre) entouré de ses trois avocats. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice vaudoise s'est penchée vendredi sur la plainte civile pour atteinte à la personnalité portée par le conseiller d'Etat Pascal Broulis contre un journaliste du Tages-Anzeiger. Une ultime tentative de conciliation, encouragée par le juge, semble vaine.

L'affaire concerne onze articles publiés dans le grand quotidien zurichois sur la situation fiscale et des voyages en Russie du ministre des finances, qui s'estime victime d'une campagne de dénigrement. L'auteur de ces articles, à charge selon le point de vue de M. Broulis, est le correspondant en Suisse romande du "Tagi".

L'audience préparative et très technique de vendredi après-midi au Tribunal d'arrondissement de Montbenon à Lausanne a duré moins d'une heure, en présence de M. Broulis et de son avocat ainsi que du journaliste et de ses trois avocats. Elle a surtout consisté à régler des questions de procédure, d'audition de témoins ainsi que de nouvelles preuves et pièces à apporter au dossier.

Echec d'une première conciliation

Cette procédure civile, ouverte en mars 2019, est engagée contre l'ex-groupe Tamedia (aujourd'hui TX Group), le journaliste et l'ancienne rédactrice en chef du média zurichois. Une conciliation entre les deux parties n'avait pas abouti en avril 2019. La plainte avait été déposée ensuite en septembre de la même année.

Vendredi, le juge Stéphane Coletta a demandé aux deux parties s'il y avait une ultime chance de conciliation, allant même jusqu'à les encourager à renouer des négociations en vue d'une convention. Mais les avocats respectifs se sont montrés peu optimistes sur cette option, rappelant les anciennes tentatives qui avaient échoué.

Interrogées à la sortie du tribunal, les deux parties n'ont formellement pas fermé la porte à une ultime tentative de conciliation, l'estimant toutefois "compliquée". Le procès devrait donc entrer dans le vif du sujet, à savoir le contenu des articles, sans doute au printemps prochain.

Broulis blanchi par le gouvernement

Pour rappel, en février 2018, le correspondant du Tages-Anzeiger en Suisse romande rédigeait un article sur Pascal Broulis et ce qu'il nommait "le secret fiscal du chef du Département des finances". Le journaliste y révélait que le ministre PLR s'acquitte de deux tiers de ses impôts communaux à Sainte-Croix et d'un tiers à Lausanne.

Le conseiller d'Etat réfute faire de l'optimisation fiscale, dit ne rien cacher, mais l'affaire gagne de l'ampleur et agite médias et monde politique. Elle rebondit au Grand Conseil et au Conseil d'Etat. Après des mois de tensions et des inspections, en mai 2018, le gouvernement blanchit finalement le ministre PLR.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Le journaliste publie alors des articles sur des voyages de personnalités, dont Pascal Broulis, en Russie en compagnie du milliardaire Frederik Paulsen, alors président du groupe Ferring à St-Prex (VD), au bénéfice d'un forfait fiscal.

Plusieurs députés déposent des textes au plénum et trois élus interpellent le Ministère public lui demandant d'étudier l'opportunité d'ouvrir une instruction pénale sur ces voyages. A l'issue des investigations préliminaires, le procureur général estime en octobre 2018 qu'il n'y a aucune infraction pénale et que M. Broulis n'a bénéficié d'aucun avantage incompatible avec sa charge.

Procédure pénale classée

Dans une autre procédure, pénale celle-ci, le Ministère public du canton de Zurich avait classé en avril 2020 la plainte pour calomnie et diffamation déposée fin 2018 par M. Broulis contre un autre journaliste alémanique de Tamedia. Selon le procureur, il n'y avait aucune atteinte à l'honneur au sens pénal dans l'article dénoncé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pour Washington, la Suisse ne manipule plus sa monnaie

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Le gouvernement américain a confirmé le retrait de la Suisse de la liste des pays susceptibles de manipuler le cours de leur monnaie. Le Département du Trésor estime que la Confédération ne remplit plus les critères depuis les deux dernières évaluations. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO / POOL)

Le gouvernement américain a confirmé le retrait de la Suisse de la liste des pays susceptibles de manipuler le cours de leur monnaie. Le Département du Trésor estime que la Confédération ne remplit plus les critères depuis les deux dernières évaluations.

Les interventions de la Banque nationale suisse (BNS) sur le marché des changes continueront cependant à faire l'objet d'une surveillance, indique vendredi le Trésor US.

Dans une prise de position distincte, la BNS affirme prendre acte de cette décision et rester en contact avec Washington.

Pour le Département fédéral des finances (DFF), "la Suisse ne manipule pas le franc suisse". Les interventions de la BNS sur le marché du change "sont nécessaires pour la politique monétaire suisse, pour garantir des conditions monétaires convenables et ainsi garantir la stabilité des prix", a souligné une porte-parole du DFF, interrogée par AWP.

Avec le Vietnam

La Suisse était dans le viseur de Washington depuis décembre 2020, date à laquelle le Trésor américain avait accusé la Confédération - mais également le Vietnam - de manipuler sa devise. En avril, les autorités US sont revenues en arrière, estimant les preuves de manipulation de cours insuffisantes.

La monnaie helvétique réagissait vivement à ces annonces, se raffermissant à 1,0387 franc pour un euro, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis juillet 2015.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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