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Le chômage en Suisse a baissé en mars

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Sur un an, le chômage a augmenté de 22'344 personnes (+16,5%), selon les relevés du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). En mars 2020, le taux de chômage s'élevait à 2,9%, avant de se maintenir au-delà de la barre des 3% les mois suivants, dans le sillage de la crise pandémique (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le taux de chômage a reculé en mars, passant à 3,4% après 3,6% en février. Le mois dernier, près de 158'000 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP). C'est 10'000 inscrits de moins sur un mois.

Sur un an, le chômage a augmenté de 22'344 personnes (+16,5%), selon les relevés du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) publiés vendredi. En mars 2020, le taux de chômage s'élevait à 2,9%, avant de se maintenir au-delà de la barre des 3% les mois suivants, dans le sillage de la crise liée au coronavirus.

En Suisse romande et au Tessin, le recul mensuel est le plus net. Le taux de chômage a baissé en mars à 4,4%, après 4,8% en février. En Suisse alémanique, la proportion de sans-emploi s'est rétractée à 3,0%, après 3,2%. Elle a baissé de 0,1 point de pourcentage pour les femmes (3,2%) et de 0,3 point pour les hommes (3,6%).

La diminution est plus marquée pour les étrangers (6,2% contre 6,6%) que pour les Suisses (2,4% après 2,5%).

Le mois dernier, tant le chômage des jeunes que celui des 50-64 ans a baissé. Concernant les premiers, leur nombre a ainsi reculé de 10,2% à 15'561 personnes et pour les seconds, il s'est rétracté de 3,8% à 45'486 personnes.

En revanche, sur un an, le nombre de jeunes touchés a crû de près de 7% et pour les 50-64 ans, il a explosé de presque 24%.

Explosion du chômage partiel en janvier

En mars, l'ensemble des demandeurs d'emploi inscrits se chiffrait à 253'939 personnes, soit près de 5800 de moins que le mois précédent. Par rapport au même mois de l'année passée, leur nombre a bondi de 18,7%.

Le nombre de postes vacants a augmenté de 6500, atteignant 45'182, dont 32'000 étaient soumises à l'obligation d'annonce.

En janvier 2021, le chômage partiel a touché 399'667 personnes, soit une progression de 36% sur un mois. Près de 12'800 entreprises de plus y ont eu recours, soit un total de 47'460 à travers le pays. Le nombre d'heures de travail perdues a grimpé de moitié, à 28,9 millions d'heures. Un an plus tôt, le chômage partiel n'était en place que dans 178 entreprises, touchant 3700 personnes et entraînant la perte d'un peu plus de 189'100 heures de travail.

Dans le courant du mois de janvier, 3356 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l'assurance-chômage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Hockey

Les Zurich Lions visent un premier break

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Portieu du LHC, Connor Hughes devra encore sortir le grand jeu mardi (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'acte IV de la finale des play-off de National League se déroule ce soir à Malley, dès 20h.

Mené 2-1 dans la série, Lausanne devra imposer sa loi sur sa glace, comme les hommes de Geoff Ward l'avaient fait dans un match 2 remporté 4-2 face aux Zurich Lions.

Mais le LHC ne peut pas se permettre la moindre baisse de régime face au "Z", qui cherchera à signer le premier break dans cette finale. Il a pu le constater à nouveau samedi dans le troisième match, où les Lions zurichois ont profité d'un trou d'air de trois minutes des Vaudois pour inscrire deux buts et renverser la vapeur.

Lausanne devra entamer ce match avec la même intensité que celle affichée samedi par les Zurichois en début de partie. La gestion des temps faibles sera primordiale, tout comme celle des situations spéciales. Le LHC est ainsi resté "muet" en supériorité numérique samedi malgré deux opportunités, dont une alors qu'il menait encore 2-1 au début de la seconde période.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Un plateau relevé et des surprises de dernière minute

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Vainqueur sortant, Adam yates sera l'un des hommes à battre sur le Tour de Romandie (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 77e édition du Tour de Romandie prend son départ mardi à l'occasion d'un prologue à Payerne.

Malgré l'absence des plus grandes stars du peloton, un plateau relevé traversera les routes romandes jusqu'à Vernier, avec quelques espoirs pour les Suisses.

Parmi les favoris, les noms de deux derniers vainqueurs de la boucle romande ressortent naturellement: Adam Yates (UAE) et Alexander Vlasov (Bora). Le Britannique s'était imposé l'an dernier en enlevant l'étape-reine à Thyon 2000. Quant à Vlasov, il avait fait la différence en 2022 lors du contre-la-montre final entre Aigle et Villars.

Les deux hommes seront bien accompagnés dans leur équipe respective. Du côté d'UAE, on note la présence de Juan Ayuso, récent vainqueur du Tour du Pays basque. Le jeune espagnol (21 ans) avait été le plus fort lors du contre-la-montre de la dernière édition à Châtel-Saint-Denis.

La formation Bora pourra compter sur deux autres grimpeurs chevronnés avec Jai Hindley et Sergio Higuita, qui devraient être aux avant-postes lors des deux arrivées en altitude (2e étape à Salvan et 4e étape à Leysin). Il n'est pas impossible d'imaginer l'Australien, vainqueur du Tour d'Italie en 2022, finalement endosser le costume de leader de cette équipe.

Ancien vainqueur du Tour de France

Malgré l'absence de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, un ancien vainqueur du Tour de France sera de la partie sur les routes romandes en la personne d'Egan Bernal. Plus de deux ans après son grave accident qui l'avait tenu éloigné du peloton durant sept mois, le Colombien d'Ineos fait à nouveau partie des outsiders et reste sur une 3e place au Tour de Catalogne, où il a terminé devant Vlasov.

La formation britannique fait aussi partie des prétendantes aux victoires d'étapes puisqu'elle compte dans ses rangs un certain Ethan Hayter, vainqueur de trois bouquets lors des deux dernières éditions du Tour de Romandie. Le pistard de formation, qui avait levé les bras l'an dernier à La Chaux-de-Fonds, sera à surveiller lors du prologue à Payerne ainsi qu'à l'arrivée de la 1e étape à Fribourg.

Ce plateau très relevé s'est encore enrichi dimanche avec l'annonce de la participation de Julian Alaphilippe (Soudal). Le double champion du monde sur route (2020 et 2021) fera son retour sur les routes romandes neuf ans après son unique participation en 2015 pour préparer au mieux le Giro. Ce n'est pas le seul nom ronflant à avoir été annoncé à la dernière minute, puisque Richard Carapaz (EF), Kasper Asgreen (Soudal), Simon Yates (Jayco) et Guillaume Martin (Cofidis) ont également rejoint la liste de départ.

Voisard, Reichenbach ou Christen?

Côté suisse, les meilleures chances de voir un coureur succéder à Stefan Küng, dernier vainqueur d'étape sur la boucle romande en 2019, proviennent sans doute de l'équipe Tudor. Avec Sébastien Reichenbach et Yannis Voisard, la formation de Fabian Cancellara possède deux hommes qui auront à coeur de briller à domicile.

A moins que la surprise ne provienne du jeune argovien Jan Christen (19 ans) qui est en train d'exploser au sein de l'équipe UAE avec laquelle il a signé son premier succès chez les professionnels lors du Tour des Abruzzes début avril. Enfin, l'équipe alignée par Swiss Cycling et emmenée par l'ancien champion du monde junior de VTT Alexandre Balmer devrait quant à elle jouer les seconds rôles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Regain de tensions autour de manifs sur les campus américains

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Lundi on pouvait constater des dizaines de tentes plantées sur la grande esplanade de l'université de Columbia. (© KEYSTONE/AP/John Minchillo)

Des tensions électrisent les campus américains lundi. Des manifestants pro-palestiniens se disant déterminés, malgré la forte présence policière, à se battre pour leur liberté d'expression face à la droite qui les accuse d'antisémitisme.

Sous un soleil printanier lundi, des dizaines de tentes sont plantées sur la grande esplanade de l'université Columbia à New York, occupée par les manifestants qui dénoncent la guerre menée par Israël à Gaza, territoire palestinien en proie à un désastre humanitaire.

A l'entrée du campement, un groupe d'étudiants distribue des masques et contrôle les entrées. "Nous nous engageons à ne pas partager les noms ou les informations sur qui que ce soit (...), pas même à la police ou à l'administration", peut-on lire sur une affiche. Depuis jeudi et l'arrestation d'une centaine de personnes lors d'un rassemblement sur le campus, les tensions n'ont cessé de s'accentuer, d'abord à Columbia puis sur de nombreux campus dans le pays.

La présidente de Columbia, Nemat Shafik, a décidé lundi que tous les cours se tiendraient en distanciel et a appelé dans un communiqué à "remettre les choses dans l'ordre". "On restera ici jusqu'à ce qu'ils nous parlent et écoutent nos demandes", affirme à l'AFP Mimi Elias, étudiante qui dit faire partie des personnes arrêtées et depuis suspendues par l'université.

"99% des gens sont ici pour la libération de la Palestine", fait-elle valoir. "Nous ne sommes pas pour l'antisémitisme, ni pour l'islamophobie. Nous voulons la libération de tout le monde". Ces manifestations "se sont transformées en une question sur la liberté d'expression", a résumé à l'AFP un étudiant ne soutenant aucun des deux camps, et qui n'a pas souhaité donné son nom.

"Dire ce que l'on a à dire"

"L'une des choses les plus importantes quand on est étudiant, c'est de pouvoir explorer et dire ce que l'on a à dire, sans être puni et sans que la police ne débarque sur le campus", insiste-t-il. Les arrestations, c'était "l'option nucléaire", regrette Joseph Howley, professeur de grec et de latin à Columbia, estimant que l'université a "empiré la situation".

Membre d'un groupe d'enseignants pro-palestinien, il accuse "l'extrême droite américaine" de vouloir museler les "opinions politiques qu'elle n'aime pas". "Aujourd'hui, c'est sur Israël et la Palestine. La semaine prochaine, ce sera sur les questions raciales ou de genre, les vaccins ou le climat", s'inquiète-t-il.

Le débat fait rage au sein du monde universitaire entre, d'un côté, ceux qui dénoncent les manifestations provoquant, selon eux, une montée de l'antisémitisme, et de l'autre, ceux qui défendent la liberté d'expression, en l'occurrence en faveur de la cause palestinienne.

"C'est un sujet très, très sensible. On essaie de faire de notre mieux", a déclaré lundi Mike Gerber, le responsable aux affaires juridiques de la police new-yorkaise. "Aucune forme de violence ne sera tolérée". Plus au sud de Manhattan, le campus de la New York University (NYU) est aussi sous tension. La direction a demandé à des manifestants d'évacuer une place. Les policiers ont commencé à arrêter des étudiants dans la soirée de lundi, selon le New York Times.

"Anarchie"

Sur le campus de l'université Yale, au nord de New York, des centaines d'étudiants ont agité drapeaux et pancartes pro-palestiniens. Au moins 47 personnes ont été arrêtées, selon un communiqué de l'université lundi.

A Boston, Rayan Amim, étudiant à l'Emerson College, a expliqué à l'AFP manifester "pour condamner sans relâche le génocide en cours des Palestiniens de Gaza et le nettoyage ethnique qui dure depuis plus de 75 ans". Le parc au coeur du campus de Harvard est fermé au public pour toute la semaine. Un groupe pro-palestinien a annoncé sur Instagram sa suspension par l'université.

Les campus américains sont le théâtre de tensions depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas le 7 octobre. Dénonçant ce qu'ils considèrent comme de l'antisémitisme, des républicains se sont emparés dès l'automne du sujet. Après une audition houleuse au Congrès, les anciennes présidentes de l'université de Pennsylvanie et d'Harvard ont démissionné.

Celle de Columbia, entendue la semaine passée au Congrès, a assuré que l"'antisémitisme (n'avait) rien à faire sur notre campus", ce qui n'a pas empêché les appels à sa démission d'élus républicains, qui dénoncent l'"anarchie". Lundi, le président américain Joe Biden a condamné les "manifestations antisémites" tout en dénonçant "ceux qui ne comprennent pas ce que vivent les Palestiniens".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Adoption du projet sur l'expulsion de migrants au Rwanda

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Ce projet de loi est devenu le symbole de la politique migratoire du Premier ministre britannique Rishi Sunak. (© KEYSTONE/EPA/JASON ALDEN / POOL)

Le Parlement britannique a approuvé dans la nuit de lundi à mardi le projet de loi permettant l'expulsion vers le Rwanda de demandeurs d'asile entrés illégalement au Royaume-Uni. Ce après une interminable bataille entre la chambre haute et la chambre basse.

Annoncé il y a deux ans par le gouvernement conservateur de Rishi Sunak et présenté comme une mesure-phare de sa politique de lutte contre l'immigration clandestine, ce projet vise à envoyer au Rwanda les demandeurs d'asile - d'où qu'ils viennent - entrés illégalement au Royaume-Uni, notamment en traversant la Manche sur des canots pneumatiques.

Adossé à un nouveau traité entre Londres et Kigali qui prévoit le versement de sommes substantielles au Rwanda en échange de l'accueil des migrants, le texte débattu lundi au Parlement visait à répondre aux conclusions de la Cour suprême, qui avait jugé le projet initial illégal en novembre dernier.

"Pays tiers sûr"

Il définit notamment le Rwanda comme un pays tiers sûr. Or si le Rwanda se présente comme l'un des pays les plus stables du continent africain, son président Paul Kagame est accusé de gouverner dans un climat de peur, étouffant la dissidence et la liberté d'expression.

La chambre des Lords, où les conservateurs n'ont pas la majorité, a retardé l'adoption définitive du texte en le renvoyant sans cesse à la chambre des Communes avec des amendements, lesquels étaient à leur tour systématiquement rejetés par les députés. Une manoeuvre dilatoire connue sous le nom de "ping pong parlementaire".

Les Lords ont notamment voulu exiger que le Rwanda ne soit pas considéré comme un pays sûr jusqu'à ce qu'un organisme de contrôle indépendant le dise. Ils souhaitaient également que les agents, les alliés et les employés du Royaume-Uni à l'étranger, y compris les Afghans qui ont combattu aux côtés des forces armées britanniques, soient exemptés d'expulsion.

Au final, la chambre haute, dont les membres ne sont pas élus, a décidé se plier à la volonté de la chambre des Communes désignée au suffrage universel, et a décidé de ne plus amender le texte, garantissant son entrée en vigueur. Plus tôt lundi, Rishi Sunak avait assuré que son gouvernement était "prêt" à expulser des demandeurs d'asile vers le Rwanda d'ici 10 à 12 semaines, une fois la loi adoptée.

L'enjeu est aussi électoral pour le Premier ministre, au pouvoir depuis 18 mois, alors que les conservateurs sont donnés largement perdants des élections législatives qui se profilent. "Nous sommes prêts", "ces vols décolleront, quoi qu'il arrive", a martelé dans la matinée le Premier ministre lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement a mobilisé des centaines de personnels, notamment des juges, pour traiter rapidement les éventuels recours des migrants illégaux, et débloqué 2200 places en détention pour eux en attendant que leurs cas soient étudiés. Des "avions charter" ont été réservés, a ajouté M. Sunak, alors que selon des médias le gouvernement a peiné à convaincre des compagnies aériennes de contribuer aux expulsions.

"Aucune cour étrangère ne nous empêchera de faire décoller les avions", a insisté Rishi Sunak, répétant le mantra des conservateurs depuis que de premières expulsions vers le Rwanda avaient été bloquées par la justice européenne.

Premiers migrants "identifiés"

Le projet de loi du gouvernement est fortement critiqué par l'opposition travailliste, des associations d'aides au migrants, le chef de l'Eglise anglicane et jusqu'à au Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk, qui a estimé qu'il va "à l'encontre des principes fondamentaux des droits humains".

Lundi, les rapporteurs spéciaux auprès des Nations Unies sur le trafic d'êtres humains, sur les droits des migrants et sur la torture ont prévenu que les compagnies et autorités aériennes qui faciliteraient les vols concernés "pourraient être complices d'une violation des droits humains protégés au niveau international".

Dans une déclaration à l'AFP le directeur général de l'organisation Care4Calais Steve Smith a jugé le plan "impraticable", "brutal" et "qui ne réussira pas à mettre fin aux traversées de la Manche". Le gouvernement devrait "se concentrer plutôt sur la tâche vitale consistant à traiter les demandes d'asile de manière juste et rapide", a aussi réagi Enver Solomon, du Refugee Council.

Après avoir atteint un record en 2022 (45'000), puis baissé en 2023 (près de 30'000), le nombre de personnes ayant traversé clandestinement la Manche à bord de canots de fortune a augmenté de plus de 20% depuis le début de l'année par rapport à l'an dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Zéro émission en 2050: l'Europe n'est pas prête

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La plupart des voitures thermiques actuelles émettent toujours la même quantité de CO2 qu'il y a 12 ans, selon l'un des auteurs du rapport (image prétexte). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

L'objectif de zéro rejet de gaz à effet de serre dans l'UE pour les automobiles neuves à partir de 2035 sera difficile à atteindre, les trois conditions nécessaires n'étant pas réunies. C'est ce que montre un rapport de la Cour des comptes européenne publié lundi.

Premier "échec": la réduction des émissions de CO2 des voitures à moteur thermique (à essence et diesel). L'instance indépendante de contrôle des finances de l'UE souligne que les rejets des voitures neuves n'ont commencé à baisser qu'en 2020, "soit 11 ans après l'entrée en vigueur du premier règlement en la matière".

"Malgré des ambitions fortes et des exigences strictes, la plupart des voitures thermiques actuelles émettent toujours la même quantité de CO2 qu'il y a 12 ans", souligne Nikolaos Milionis, l'un des auteurs.

Le développement des carburants alternatifs (biocarburants, carburants de synthèse, hydrogène) constitue le deuxième axe identifié par la Cour. Mais les auteurs "ont mis en évidence l'absence d'une feuille de route précise et stable pour résoudre les problèmes à long terme du secteur: la quantité de carburant disponible, les coûts et le respect de l'environnement", expliquent-ils.

"Dépendance extrême" de l'Europe

La troisième voie est le développement des véhicules électriques. Mais l'UE doit améliorer "de manière significative" sa compétitivité, surtout pour fabriquer des batteries. "L'industrie européenne des batteries est à la traîne", malgré "des aides publiques importantes", relèvent les auteurs: "moins de 10% de la capacité de production mondiale" est basée en Europe et la Chine "détient à elle seule 76% des capacités mondiales".

"Nous voulons attirer l'attention sur les faibles capacités de production et les risques liés aux importations de batteries", a souligné Afonso De Castro Malheiro, l'un des auteurs, lundi en présentant le rapport à la presse.

Le document relève la "dépendance extrême" de l'Europe "aux importations de ressources en provenance de pays tiers avec lesquels elle ne dispose pas d'accords commerciaux satisfaisants" ou présentant "des risques géopolitiques pour l'autonomie stratégique de l'Europe", "sans parler des conditions sociales et environnementales dans lesquelles ces matières premières sont extraites."

Ainsi, l'Europe "importe 87% de son lithium brut d'Australie, 80% de son manganèse d'Afrique du Sud et du Gabon, 68% de son cobalt de la République démocratique du Congo et 40% de son graphite de Chine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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