Le président américain Donald Trump réclame plus de six millions de dollars après l'annulation d'une procédure en Géorgie pour tentatives illégales d'inverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020, selon un document judiciaire.
La requête, déposée mercredi devant un tribunal de cet Etat du sud des Etats-Unis, et dont l'AFP a obtenu une copie, vise le bureau de la procureure Fani Willis, à l'origine de cette procédure initiée en 2023 contre Donald Trump et 14 autres personnes. Elle en avait été dessaisie en décembre 2024, après l'élection de Donald Trump, à cause de sa relation intime avec un enquêteur qu'elle avait engagé dans cette affaire.
Le président américain demande le remboursement de 6,2 millions de dollars d'honoraires d'avocat et de frais de défense.
La justice de Géorgie avait annulé à la fin novembre cette procédure, mettant un point final à l'ultime inculpation pénale du président américain. "Il n'est pas dans l'intérêt des citoyens de la Géorgie de poursuivre ce dossier pendant encore cinq à dix ans", avait expliqué le nouveau procureur chargé de l'affaire, soulignant que le dossier était "sous assistance respiratoire" depuis des mois.
Appel et pression
"La loi et la justice l'ont emporté dans le grand Etat de Géorgie", s'était félicité le président américain après cette annonce, qualifiant les poursuites de "chasse aux sorcières" et réitérant ses affirmations sans fondement selon lesquelles l'élection de 2020 aurait été "truquée" au profit du démocrate Joe Biden.
L'acte d'accusation tentaculaire visait une série de manoeuvres présumées illégales lors du scrutin dans sept Etats cruciaux, dont la Géorgie.
Au cours d'un appel téléphonique, en janvier 2021, Donald Trump avait notamment demandé à un haut responsable local de "trouver" les 12'000 bulletins de vote qui lui manquaient pour remporter les 16 grands électeurs de Géorgie.
Après son premier mandat (2017-2021), le milliardaire républicain avait également fait l'objet d'enquêtes fédérales pour tentatives illicites d'inverser les résultats de l'élection de 2020 et pour rétention de documents classifiés. Ces enquêtes avaient été abandonnées lorsqu'il a été réélu.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Schneider Patrick
29 août 2020 à 17 h 08 min
Excellente initiative. Bravo.