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La réunion Bilderberg a pris fin à Montreux

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L'hôtel où se tenaient les discussions était placé sous surveillance policière. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La discrète réunion Bilderberg s’est terminée dimanche à Montreux. Elle a rassemblé près de 130 personnalités politiques et économiques d’Europe et d’Amérique du Nord, dont le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et le président de la Confédération Ueli Maurer.

Cette édition 2019 « dans la belle ville de Montreux a été un grand succès », a indiqué dimanche dans une brève déclaration Henri de Castries, qui préside le comité de direction du groupe Bilderberg. « Des débats stimulants, une organisation très professionnelle et une grande hospitalité vont laisser une impression durable aux participants », a-t-il ajouté en remerciant « les personnes et les autorités qui ont rendu cette rencontre possible ».

C’était la première fois que cette réunion se tenait en Suisse romande. La dernière en Suisse, en 2011, s’était déroulée à St-Moritz (GR). Pour garantir un maximum de confidentialité, la rencontre Bilderberg, à laquelle les personnalités participent à titre « privé », avait été annoncée au dernier moment.

Dirigeants politiques et économiques

En Suisse cette semaine, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo ne figurait pas sur la liste officielle des participants, mais il a bel et bien pris part à la rencontre. Il était présent samedi après-midi et soir, ont indiqué les organisateurs à Keystone-ATS.

Toute une série de personnalités de premier plan se sont également déplacées sur les bords du Léman, comme le ministre français de l’économie Bruno Le Maire, le premier Ministre des Pays-Bas Mark Rutte et la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen.

Le roi des Pays-Bas et le beau-fils de Donald Trump, Jared Kushner, le patron de Credit Suisse Tidjane Thiam, le président de Tamedia Pietro Supino ont aussi participé au rendez-vous. Sans oublier le président de la Confédération Ueli Maurer. Environ deux tiers des invités provenaient d’Europe et un tiers d’Amérique du Nord.

Discussions informelles

Sur le fond, la retenue est de mise. Les organisateurs parlent de « quatre journées productives et inspirantes ». La réunion est un forum de discussions informelles, aucune résolution n’est votée. Les thèmes abordés étaient fort divers, comme l’avenir de l’Europe, le Brexit, les relations avec la Chine et la Russie, le changement climatique, les cyber-menaces ou encore les réseaux sociaux.

Le palace montreusien qui accueillait depuis jeudi la réunion avait été placé sous bonne garde policière. Seules quelques poignées d’opposants se sont déplacés. « Les manifestations ont réuni jusqu’à une vingtaine de personnes au maximum dans un esprit pacifique et sans créer de perturbations », a indiqué la police vaudoise.

Beaucoup de policiers

Le dispositif de sécurité a été levé dimanche en début d’après-midi. Ces mesures « flexibles » ont permis de limiter les nuisances pour la population et d’éviter de fermer des routes. La police parle tout de même d’un « engagement intense » avec « 100 à 370 collaborateurs par jour, 24 heures sur 24, sans compter le dispositif conséquent d’agents de sécurité privée engagé par l’organisateur ».

Source : ATS

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Dans la cellule d’un condamné à mort

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Dans le cadre de la semaine des droits humains 2019 à l’Université de Genève, il est possible de visiter la réplique d’une cellule de prison américaine.

C’est une petite pièce de deux mètres sur trois qui trône dans le hall d’entrée d’Uni Dufour. Il s’agit d’une reconstitution qui permet de vivre une véritable immersion dans les couloirs de la mort étasuniens. Cette exposition fait référence à l’histoire de Kenneth Reams, un américain condamné à la peine capitale par erreur, pour un crime qu’il n’a pas commis.

Cette réplique a été mise en place par Anne-Frédérique Widmann, journaliste et réalisatrice, et par le dessinateur de presse Patrick Chappatte. Tous les deux oeuvrent depuis plusieurs année pour dévoiler de l’intérieur l’univers carcéral. Ensemble, ils ont déjà réalisé d’autres projets sur ce sujet, notamment un film (Free Men) et une autre exposition (Fenêtre sur les couloirs de la mort). Ici, l’objectif est de toucher les curieux, afin qu’ils puissent se mettre à la place d’un détenu. C’est ce qu’explique Anne-Frédérique Widmann:

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Kenneth Reams a été condamné en 1993, il avait alors 18 ans. Aujourd’hui, 26 ans plus tard, il est toujours dans cette cellule. Anne-Frédérique Widmann l’a rencontré, ainsi que d’autres détenus dans le couloir de la mort. C’est leurs histoires qu’elle raconte.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Une exposition qui questionne la notion de liberté. Car si le corps est enfermé, l’esprit peut – quant à lui -essayer de rester libre. C’est le cas de Keneth Reams qui a choisi de vivre sa détention comme un combat.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Une projection du film réalisé par Anne-Frédérique Widmann est prévue jeudi à 18h à Uni Dufour (en salle U600). Après la diffusion se tiendra un débat, auquel participera Kenneth Reams par téléphone depuis sa prison.

Anne-Frédérique Widmann  Journaliste et réalisatrice

Réaction 

Dans le hall d’Uni Dufour, de nombreux étudiants et curieux visitent la cellule. Parmi eux Morgane, 26 ans. Elle raconte l’angoisse qu’elle a ressenti à l’intérieur de ce petit espace:

Morgane  Etudiante de 26 ans

Autre étudiante, Eileen – 20 ans – s’est installée dans la pièce pendant un bon quart d’heure pour s’imprégner. Comme Morgane, elle raconte l’angoisse. Elle estime également que la peine capitale devrait être interdite.

Eileen  Etudiante de 20 ans

Plus d’informations sur l’exposition sur le site internet de l’Université de Genève. 

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Assurances maladie: faites jouer la concurrence!

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Le 30 novembre c’est le dernier délai pour en changer. Comment savoir quelle assurance maladie choisir pour être couvert au mieux et au meilleur prix. Un site internet de la Confédération suisse peut vous aider. Le détail avec Judith Monfrini

Pour résilier ou modifier son contrat, les professionnels conseillent d’envoyer le courrier le 25 novembre au plus tard. Ce n’est pas le timbre postal qui fait foi, mais l’arrivée effective de la résiliation. Elle doit être entre les mains de votre assureur le jour du délai limite officiel. Florent Schittulli, est assureur chez Néos suisse, un courtier indépendant à Châtelaine.

Florent Schittuli Assureur chez Néos Suisse

L’assureur rappelle que plus la franchise est élevée et plus la prime sera basse. En cours d’année, elle pourra être modifiée mais à la hausse seulement.

Plusieurs choix s’offrent à l’assuré. L’assurance standard est la plus chère, avec la possibilité d’aller chez le médecin de son choix. Les primes seront moins élevées avec l’option médecin de famille. Pour les jeunes parents, notre assureur a une solution.

Florent Schittulli Assureur chez Néos Suisse

Concernant l’assurance complémentaire, trois choix s’offrent à l’assuré. Florent Schittulli.

Florent Schittulli Assureur chez Néos Suisse

Pour l’assureur, l’assurance complémentaire indispensable est l’ambulatoire.

 

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La neige pourrait tomber dès demain matin à Genève

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Des flocons jusqu’en plaine. D’après Météosuisse, les conditions météorologiques pourraient bien être réunies jeudi matin pour que la neige atteinge Genève et Lausanne.

Les températures – elles – seront comprises entre un et quatre degrés, une météo propice à la neige. Pourtant, l’or blanc dépendra de l’intensité des précipitations, qui sont prévues toute la journée. En cause, une perturbation qui devrait provoquer des grosses chutes de neige au sud des Alpes et qui pourrait également toucher la région genevoise. La limite pluie-neige de cette masse d’air qui gagne nos régions devrait se situer aux abords des 700 mètres, mais elle pourrait descendre de quelques centaines de mètres en cas d’intensification des précipitations. Les explications de Lionel Fontannaz, météorologue à Météosuisse.

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

Mais est-ce que cela va tenir? La température des chaussées permettra-t-elle à la neige de rester au sol?

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

La neige pourrait également tomber samedi. Pourtant, la précipitation qui se prépare le week-end prochain devrait être moindre que celle qui nous touche actuellement.

Lionel Fontannaz  Prévisionniste chez Météosuisse

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Coop réduit l’impression des tickets de caisses

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Dès aujourd’hui, les clients qui passent au self-service peuvent indiquer s’ils souhaitent imprimer leur ticket de caisse ou s’en passer. La Coopérative espère ainsi économiser jusqu’à 60 tonnes de papier par an.

La pratique est connue dans les supermarchés qui mettent à disposition de leurs clients des bornes automatiques. Les nombreux consommateurs qui utilisent ces bornes de paiement ne prennent pas leur ticket ou le jette directement sans même lui accorder un regard. La poubelle en recueille le plus grand nombre, le sol accueillant ceux qui n’ont pas eu cette chance. Ce sont ainsi des centaines de kilos de papiers qui sont inutilement utilisés chaque jour. 

Coop veut donc mettre fin à ce gaspillage. Dès aujourd’hui, le géant du commerce va modifier le passage des clients aux bornes automatiques. Les consommateurs ont la possibilité, lorsqu’ils passent en caisse, d’imprimer ou non leur ticket et ainsi éviter le gaspillage de papier. Sur les 325 tonnes de papiers destinés aux tickets que produit Coop chaque année, les reçus de Self Scanning représentent 20% de la totalité. Ainsi, 60 tonnes de papiers pourraient être économisées par année selon Giovanni Iacomini responsable de la communication au sein de Coop Suisse Romande. 

Ecologiquement, la mesure séduit. Mais en cas de contrôle comment prouver que l’on a bien passé tous les articles sans ticket ou qu’il n’y a pas d’erreur? Ce n’est pas un problème selon Giovanni Iacomini, puisque le système des bornes automatiques prévoit un contrôle aléatoire avant le paiement. Idem en cas de retour de marchandise. Le responsable de la communication explique que « Chez Coop, la garantie de satisfaction s’applique, c’est-à-dire que si un client n’est pas satisfait d’un produit, il peut le retourner, même sans reçu » 

Giovanni Iacomini, responsable communication pour Coop Suisse Romande

Si les clients souhaitent vérifier leurs achats ils peuvent contacter le personnel du magasin qui leur transmet un duplicata. Le ticket est tout de même être disponible numériquement pour les clients qui possèdent l’application Supercard et qui ont activé l’option pour le recevoir par mail.

Pour le moment, cette pratique  est uniquement disponible sur les bonnes automatiques, même si le détaillant n’exclut pas à l’avenir d’y appliquer aux caisses traditionnelles. Du côté de Migros, ce projet est également en développement, mais les systèmes ne sont pas encore opérationnels. « En ce moment ce n’est pas encore possible car nous sommes en train de renouveler le système de caisse », explique Patrick Stöpper, porte-parole du géant orange, qui ne donne pas de date pour la mise en application. Il précise que beaucoup de leurs clients souhaitent encore récupérer le ticket qui a valeur d’assurance en cas de contrôle ou de retour de marchandise.

 

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Parents déboutés après un suicide aux HUG

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La victime avait été admise aux urgences des HUG en août 2014 (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les parents d’une fille qui s’était donné la mort en 2014 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont été déboutés devant le Tribunal fédéral. La Cour de droit pénal, qui siégeait en audience publique mercredi, a jugé leur recours irrecevable.

Dans un premier temps, le Tribunal fédéral a souligné que les parents de la victime, en leur qualité de proches, auraient dû être reconnus comme parties par la justice genevoise. C’est donc à tort que cette dernière a refusé de prendre en compte leur recours contre la décision de classement de la procédure pénale ouverte par le Ministère public.

En revanche, les juges ont estimé, à une majorité de quatre contre un, que le recours de droit pénal devant le Tribunal fédéral était irrecevable. En effet, les recourants, en tant que proches, ne peuvent pas faire valoir des conclusions civiles dans le cadre de l’action pénale contre le personnel des HUG. Ce dernier, en tant que collectivité de droit public, est seul responsable du dommage causé par ses employés.

Situation insatisfaisante

Lors de la délibération, le juge minoritaire a souligné que la législation actuelle aboutissait à une solution insatisfaisante, qui crée une inégalité de traitement entre le personnel des hôpitaux publics et privés. Ce alors que le paysage hospitalier est en pleine mutation avec un glissement marqué vers le privé. Selon lui, il est temps d’abandonner une jurisprudence qui n’est plus en accord avec le contexte.

La majorité, en revanche, a insisté sur le fait que le législateur a eu l’occasion à plusieurs reprises de modifier la législation, ce qu’il n’a pas fait. En outre, une initiative parlementaire visant à supprimer cette inégalité a été déposée en 2012 par le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia alors qu’il siégeait au Conseil national.

Or ce texte est toujours pendant. Le président de la cour a répété sa compréhension à l’égard des recourants. « Mais le moment est très mal choisi pour renverser une jurisprudence établie depuis 40 ans. Le législateur a eu l’occasion à plusieurs reprises de réviser la loi, mais il ne l’a pas fait ».

Genève paiera

Maigre consolation pour les parents, la cour a décidé de statuer sans frais et de leur allouer une indemnité de 3000 francs à la charge de l’Etat de Genève, « qui s’est fourvoyé » dans la motivation du rejet de leur recours.

En août 2014, la jeune fille, âgée de 22 ans, s’était jetée d’une fenêtre de l’unité d’intervention et de thérapie brève des HUG. L’enquête avait révélé qu’elle a profité de l’ouverture par une infirmière d’une porte sécurisée pour se faufiler sans être vue jusqu’à la cage d’escalier.

La victime avait été hospitalisée en urgence deux jours auparavant après une brusque crise d’agressivité contre sa mère. Les médecins n’avaient pas détecté de tendance suicidaire. (arrêt 6B_307/2019)

Source: ATS

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