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La qualité des médias a diminué en Suisse

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Environ un tiers des 66 titres examinés n'ont pas pu maintenir leur niveau de qualité par rapport à l'année précédente, selon l'étude (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La qualité des médias en Suisse reste bonne, mais diminue, selon une étude publiée lundi. La baisse des ressources financières et humaines se fait ressentir sur la diversité de l'offre médiatique.

Environ un tiers des 66 titres examinés n'ont pas pu maintenir leur niveau de qualité par rapport à l'année précédente, indique l'étude Annales 2018 sur la qualité des médias de l'institut de recherche fög de l'Université de Zurich. Les médias d'information suisses ont encore perdu du terrain face à l'influence croissante d'intermédiaires technologiques mondiaux tels que Google et Facebook.

Depuis 2011, la proportion des employés dans le journalisme est en baisse constante, tandis que celle des employés dans le secteur des relations publiques augmente continuellement. Une évolution problématique d'un point de vue démocratique, estiment les auteurs de l'étude.

Perte de diversité

La mise en place de rédactions centrales et de systèmes de sous-éditions a entraîné une perte marquée de diversité concernant la couverture de la politique nationale et internationale, de l'économie et de la culture.

La concentration des diffuseurs a continué par ailleurs de s'aggraver. En Suisse romande, les trois plus grands éditeurs dominent 90% du marché de la presse écrite, dont une part de 72% pour le seul Tamedia.

Le changement numérique s'accompagne en outre d'une révolution fondamentale dans l'utilisation des médias au détriment des médias d'information professionnels.

"Indigents médiatiques"

En 2018, le groupe des "indigents médiatiques" a atteint une taille record de 36%, en hausse de 5 points de pourcentage, ce qui en fait de loin le plus grand groupe d'utilisateurs de médias en Suisse. Il s'agit de personnes qui ne consomment que sporadiquement des informations, le plus souvent de qualité inférieure, et surtout à travers les plateformes des intermédiaires technologiques.

Le groupe d'utilisateurs qui progresse le plus est justement celui qui est le moins disposé à payer pour les informations, relèvent les auteurs de l'étude.

Cette "plateformisation" s'accompagne d'une préférence croissante pour l'audiovisuel. Les vidéos sont récompensées par des taux de réactions des utilisateurs particulièrement élevés et sont favorisées par les algorithmes des intermédiaires technologiques.

Erosion des recettes publicitaires

Dans ce contexte, il est remarquable que la qualité des médias en Suisse reste élevée, estime l'étude. Globalement, le système des médias d'information est soumis à une forte pression interne et externe.

Sur le marché de la publicité, la part du lion des revenus revient aux intermédiaires technologiques. Sur le marché journalistique, l'attention de l'audience est de plus en plus canalisée vers les plateformes sociales.

Certains éditeurs encouragent eux-mêmes cette évolution. Ils concentrent leurs stratégies partiellement sur le secteur non éditorial et - parfois sans nécessité, soit en dépit des bénéfices substantiels des entreprises - ils suppriment des unités non lucratives, les vendent ou les regroupent dans des rédactions intégrées.

Manque de courage politique

Le fait que même des secteurs d'activité rentables, tels que les petites annonces ou les bourses en ligne, ne sont pas utilisés pour fournir de l'argent au journalisme d'information pèse lourd, affirme l'étude.

Face à ces défis majeurs, le projet de loi sur les médias électroniques paraît "manquer de courage". Aux yeux du fög, les propositions visant à développer l'aide aux médias ne vont pas assez loin, étant donné que le journalisme d'information professionnelle manque d'un modèle économique viable.

L'étude de l'institut fög se fonde sur un échantillon aléatoire de 2017 comportant 26'444 articles tirés de 66 médias d'information suisses dans les trois grandes régions linguistiques.

Source ATS

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Economie

Pétrole et gaz en recul, passages de navires dans le détroit

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Tant le cours du baril de Brent que celui de son homologue américain refluaient jeudi (archives). (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Les cours des hydrocarbures poursuivaient leur décrue jeudi, après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme largement favorable à la République islamique.

Pour Donald Trump, l'or noir coule à nouveau à flot et les prix reculent, a fanfaronné le président américain sur son réseau Truth Social.

Vers 17h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord s'affaissait de 2,66% à 77,43 dollars, quand celui de West Texas Intermediate (WTI) américain refluait de 3,01% à 74,45 dollars.

Les prix du gaz TTF reculaient eux de 3,25% à 40,56 euros le mégawattheure, "au plus bas depuis le 20 avril", a noté TradingEconomics.

"Le prix du Brent est passé sous la barre des 78 dollars le baril, son plus bas niveau depuis mars", les marchés digérant la conclusion d'un accord entre Washington et Téhéran, pointent les experts de la plateforme. Les premiers signes de progrès sont apparus avec le passage de plusieurs navire dans le détroit d'Ormuz, après des semaines d'interruption.

Un retour à la normale des flux pourrait permettre aux principaux producteurs et notamment l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Irak de relancer la production de millions de barils. "Le prix a déjà chuté de 38% depuis son plus haut en quatre mois en avril", ont-ils poursuivi.

UBS, dans un commentaire, a relevé que "la signature de l'accord réduit le risque d'un échec de dernière minute des négociations, mais il reste à voir à quelle vitesse les mines pourront être retirées du détroit d'Ormuz et le trafic pourra revenir à la normale".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Le NIFFF va proposer 129 oeuvres en provenance de 33 pays

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La réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm concourt dans la compétition internationale avec son film "Nightborn" (archives), (© KEYSTONE/EPA/FABIAN SOMMER)

Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF), qui va se dérouler du 3 au 11 juillet, va proposer 129 oeuvres de 33 pays. La 25e édition s’ouvrira avec le film "Nightborn" d'Hanna Bergholm, en présence de son interprète principale, Seidi Haarla.

La compétition internationale, composée de 14 longs-métrages, "reflète l’une des grandes tendances de cette 25e édition: le retour en force du folk horror et des récits où croyances, traditions et dynamiques communautaires deviennent les vecteurs de la peur", a indiqué jeudi soir le NIFFF.

La sélection officielle réunit onze premières mondiales ou internationales, quatre premières européennes et 50 premières suisses. Dix films sont présentés dans la compétition asiatique.

Trois invités d’honneur incarnent cette édition anniversaire: le cinéaste français Bertrand Mandico, figure incontournable d’un fantastique libre et flamboyant, l'Indien S. S. Rajamouli, à l’origine du phénomène mondial RRR et l’autrice britannique Samantha Shannon, l’une des voix majeures de la fantasy contemporaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Centrale santé Genève décharge les Urgences

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Mise en service en décembre, la Centrale santé Genève permet bel et bien de décharger les urgences hospitalières. Près d'un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Mise en service en décembre, la Centrale santé Genève permet bel et bien de décharger les urgences hospitalières. Près d'un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques et 12% des personnes nécessitant une prise en charge médicale sont orientées vers un service d'urgence.

Entre le 1er décembre et fin mai, la ligne téléphonique de la Centrale santé Genève (CeSaGe) a reçu 5400 appels directs, a indiqué jeudi le Département de la santé et des mobilités (DSM). S'y ajoutent quelque 2200 appels réorientés depuis le 144. Au total, 7600 situations ont été traitées au cours des six premiers mois, soit près de 50 par jour, avec des pics quotidiens vers 10h00 et 17h00.

Après une évaluation des symptômes, quasiment un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques. Les autres patients sont dirigés vers les services les plus adaptés: Hôpitaux universitaires de Genève, médecins à domicile, de garde ou traitant, ou encore pharmacie. Grâce à ce système, seuls 12% des appelants qui nécessitent une prise en charge médicale sont orientés vers les Urgences.

Comme près d'un appel sur trois concerne les enfants, la CeSaGe sera, dès le mois de septembre prochain, le point d'entrée de la garde pédiatrique genevoise. "Cette évolution confirme l'intérêt d'un numéro simple, accessible et clairement identifié pour mieux orienter les situations de santé non vitales tout en préservant les ressources hospitalières pour les situations plus critiques", écrit le DSM.

Une campagne vise à mieux faire connaître le dispositif. Dès jeudi, des flyers, affiches, vidéo et publications sur les réseaux sociaux seront relayés par les partenaires. Un tout-ménage sera distribué en Ville de Genève en juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Neymar forfait contre Haïti

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Neymar forfait contre Haïti (© KEYSTONE/AP/Frank Franklin II)

Les débuts de Neymar au Mondial devront encore attendre: l'attaquant ne voyagera pas avec le Brésil et sera donc forfait pour le match de vendredi contre Haïti à Philadelphie.

La Confédération brésilienne de football (CBF) a annoncé jeudi que Neymar, 34 ans et qui n'a plus porté le maillot de son pays depuis octobre 2023, restera dans le New Jersey où est établi le camp de base des Brésiliens "afin de tirer le meilleur parti de la phase finale de son processus de récupération".

Le meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao (79 buts) s'est entraîné mercredi pour la première fois sur le terrain avec ses coéquipiers, après avoir subi il y a un mois une blessure musculaire au mollet droit avec son club de Santos.

La semaine dernière, Carlo Ancelotti espérait encore qu'il soit apte pour le choc face aux Haïtiens, pour le compte de la deuxième journée du groupe C.

Mais l'entraîneur italien et l'encadrement technique ne veulent pas précipiter un retour qui pourrait compromettre ensuite la présence du numéro 10 lors des phases plus décisives, selon la presse brésilienne.

Le Brésil cherchera à redorer son image face à Haïti, a priori la sélection la plus faible de la poule, après des débuts poussifs contre le Maroc (1-1) samedi dernier à East Rutherford, en banlieue de New York. Neymar, qui n'était pas sur la feuille de match, avait quand même suivi la rencontre avec ses coéquipiers sur le banc des remplaçants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Importante raffinerie frappée à Moscou par une attaque ukrainienne

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Des panaches de fumée s'élèvent à la suite d'une attaque de drones ukrainiens, à Moscou. Un incendie s'est déclaré dans une installation pétrolière stratégique. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'Ukraine a lancé tôt jeudi matin sa plus importante attaque de drones contre Moscou depuis au moins deux ans, provoquant des incendies dans la région autour de la capitale russe et perturbant le fonctionnement de ses principaux aéroports, selon les autorités.

Plusieurs projectiles ont touché une importante raffinerie moscovite au cours de cette "attaque de grande envergure", a affirmé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, sans préciser l'étendue des dégâts.

Ces bombardements spectaculaires interviennent au moment où Vladimir Poutine accueille à Kazan, à environ 700 km à l'est de la capitale russe, des dirigeants asiatiques pour un sommet où il est question, entre autres, de la poursuite des livraisons d'hydrocarbures russes à l'Asie.

Le président russe n'a pas fait allusion à cette attaque dans son discours pendant la session plénière de ce sommet jeudi matin mais son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, interrogé sur ce sujet, a affirmé que la Russie continuerait d'effectuer "des frappes massives" contre l'Ukraine.

Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a, quant à lui, qualifié l'attaque de "réponse pleinement justifiée" aux frappes russes.

"Le principal, c'est que le peuple russe commence à sentir qu'un seul homme, Poutine, livre cette guerre, tandis que des gens ordinaires en payent tout le prix", a-t-il ajouté, dans un message audio envoyé à la presse.

De grands panaches de fumée noire s'échappaient toujours jeudi après-midi de la raffinerie de la compagnie russe Gazpromneft située dans le quartier de Kapotnia, dans le sud-est de Moscou, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Des hélicoptères étaient engagés pour lutter contre les flammes, toujours selon un journaliste de l'AFP, tandis qu'une odeur âcre flottait dans l'air.

Un important incendie, toujours en cours jeudi après-midi, s'est aussi déclaré dans le grand marché couvert Sadovod, situé dans la zone. Un autre centre commercial a également pris feu mais les flammes ont été maîtrisées, d'après les autorités.

"C'est vraiment terrifiant", témoigne auprès de l'AFP Valentina, 29 ans, réveillée par le bruit. Elle désigne de la main les colonnes de fumée noire qui s'élèvent à quelques kilomètres de distance du parc où elle est sortie avec sa fille.

Cette raffinerie, déjà atteinte mardi par une frappe ukrainienne, assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site internet officiel.

Au moins 17 personnes parmi lesquelles deux enfants ont été blessées dans la région de Moscou au cours de ces bombardements, a dit son gouverneur.

Le fonctionnement des principaux aéroports moscovites (Vnoukovo, Chérémétievo, Joukovski, Domodedovo) a été suspendu pendant plusieurs heures.

Le ministère russe de la Défense a déclaré que plus de 500 drones ukrainiens avaient été interceptés pendant la nuit, le maire de Moscou affirmant que 180 ont été abattus au moment où ils s'approchaient de la capitale.

Il s'agit de la plus importante attaque contre la capitale russe depuis au moins deux ans, a rapporté l'agence de presse officielle russe Tass.

- Sommet parallèle en Russie -

Vladimir Poutine reçoit depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours entre la Russie et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).

La Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et Singapour ont dépêché leur Premier ministre, tandis que les Philippines ont envoyé leur président, Ferdinand Marcos.

Ces derniers mois, Kiev a intensifié ses frappes de drones contre la Russie, visant notamment les infrastructures pétrolières, afin de tarir la manne des hydrocarbures permettant à Moscou de financer son effort de guerre.

Les négociations pour essayer de mettre fin au conflit, déclenché par l'attaque russe à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, restent dans l'impasse, tandis que l'avancée des forces russes sur le front ukrainien a fortement ralenti cette année.

L'Ukraine est pour sa part quasi-quotidiennement la cible de bombardements russes : dans la nuit de mercredi à jeudi, sept missiles et 239 drones ont été tirés vers son territoire, selon l'armée de l'air ukrainienne.

Conséquence, une personne a été tuée et onze autres blessées à Dnipro (centre-est) jeudi matin, et un homme est mort dans des frappes sur la région de Soumy (nord), ont signalé les autorités locales.

En début de semaine, au cours du sommet du G7 en France, le président américain Donald Trump a déclaré que Moscou devrait "conclure un accord" pour mettre fin à la guerre.

Note:

Ajoute réaction du chef de la diplomatie russe, nouveau bilan des blessés à Dnipro, état des incendies à Moscou jeudi après-midi

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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