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La justice genevoise doit enquêter sur des propos homophobes

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Le Tribunal fédéral ordonne à la justice genevoise d'enquêter sur des insultes homophobes dénoncées par un serveur victime de ses collègues (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La justice genevoise devra enquêter sur les propos et insultes homophobes ainsi que sur les menaces dénoncées par un serveur contre ses collègues de travail. Le Tribunal fédéral admet son recours contre le refus d'entrer en matière du Parquet.

Engagé à fin juin dans un restaurant, le serveur s'était senti rapidement discriminé par les autres collaborateurs. Selon lui, ces derniers s'étaient moqués de ses manières jugées "efféminées" et avaient prononcé des insultes homophobes à son égard telles que "PD" ou "folle". Enfin, le chef de cuisine avait menacé de "lui buter la gueule".

A bout, le serveur avait démissionné deux semaines avant la fin de son contrat et dénoncé les faits au Ministère public du canton de Genève. Estimant l'affaire bénigne, ce dernier avait classé la plainte, une décision confirmée par la Chambre pénale de recours.

Droits de l'homme

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral a admis le recours du serveur et renvoyé la cause à la Chambre pénale. Les juges de Mon Repos rappellent la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme qui oblige les autorités, lorsqu'elles enquêtent sur des incidents violents, à tenter d'établir si un mobile raciste, des sentiments de haine ou des préjugés ethniques ont joué un rôle.

Or cette jurisprudence a été étendue à l'orientation sexuelle: une discrimination fondée sur celle-ci est aussi grave que celles fondées sur la race, l'origine ou la couleur. Dans ces conditions, la justice genevoise ne pouvait pas écarter la plainte du recourant simplement parce que sa version différait de celle de ses collègues, qui parlaient de simples plaisanteries, ou d'un contexte de stress dans le cas de la menace.

Pour le Tribunal fédéral, l'état de droit retenu par la Chambre d'appel pénale diffère sensiblement de celui présenté par le recourant qui décrit une mise à l'écart, assortie d'insultes répétées à caractère discriminatoire. Cette situation a affecté le serveur au point qu'il a quitté prématurément son emploi.

Manque d'éléments objectifs

Les juges fédéraux concluent que leurs collègues genevois ne pouvaient pas relativiser les propos du recourant et écarter sa version. Pour ce faire, ils auraient dû pouvoir se fonder sur des éléments objectifs, par exemple des déclarations confuses du serveur qui l'auraient rendu moins crédible que ses collègues.

Or l'ordonnance de non-entrée se bornait à constater que des déclarations contradictoires s'opposaient sans que des éléments matériels établissent une version plutôt qu'une autre.

En interprétant ces déclarations sans qu'aucune instruction n'ait été encore menée, la Chambre d'appel pénale a procédé à une appréciation des preuves qui n'était pas de sa compétence à ce stade de la procédure.

En l'espèce, le recourant s'est fondé sur la Convention européenne des droits de l'homme, mais les actes homophobes seront directement réprimés par le droit suisse si le peuple suisse admet la révision du Code pénal le 9 février 2020. Il est prévu en effet de compléter l'article 261bis sur la discrimination raciale en y ajoutant la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.

Le souverain a été appelé à se prononcer suite au referendum déposé par l'Union démocratique fédérale qui a abouti avec 67'494 signatures valables. (arrêt 6B_673/2019 du 31 octobre 2019)

Source ATS

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Suisse

La Rega amène en Suisse des enfants ukrainiens atteints de cancer

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La Rega a transporté en Suisse deux enfants ukrainiens atteints d'un cancer (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

La Rega a amené lundi en Suisse deux enfants ukrainiens atteints de cancer, accompagnés d'une personne chacun. Il s'agit de patients de l'hôpital pédiatrique d'Ochmatdyt, qui a été la cible de missiles russes la semaine dernière.

Les deux enfants ont été transportés dans deux hôpitaux universitaires, a indiqué mercredi à Keystone-ATS la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS). Elle confirme les informations du Blick. L'un des deux enfants a moins de dix ans.

Lors de l'attaque de l'hôpital pour enfants en Ukraine, deux adultes ont été tués. Plus de trente personnes, dont au moins huit enfants, ont été blessées. La Suisse avait alors proposé son aide à l'Ukraine. Le centre national de coordination s'occupe de ce genre de situation. Il est géré par la Rega sur mandat de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP), précise la CDS.

Depuis septembre 2022, 25 vols d'ambulance ont eu lieu, transportant 49 personnes. Un patient a pu être rapatrié en Ukraine après un traitement réussi en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Le Glossaire des patois fête ses 125 ans et atteint la lettre "J"

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Contrairement à la majorité des patois de Suisse romande, certains patois valaisans, comme celui d'Evolène, sont encore bien vivants et font l'objet de matériel didactique (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le projet de Glossaire des patois de la Suisse romande (GPSR), lancé en 1899 par trois linguistes suisses, semblait raisonnable: collecter pendant dix ans des mots dans toute la Suisse romande pour en faire un dictionnaire afin de les préserver de l'oubli. La tâche s'est cependant révélée titanesque: 125 ans plus tard, l'ouvrage en est seulement à la lettre "J". Malgré tout, l'entreprise se poursuit et se diversifie pour profiter à toute la population.

Partis du constat que les patois romands reculaient fortement à la fin du 19e siècle, Louis Gauchat, Jules Jeanjaquet et Ernest Tappolet, avaient eu l'idée de créer ce glossaire. "Ils n'avaient pas dans l'idée de maintenir ces langues, mais de maintenir leur souvenir", explique à Keystone-ATS Dorothée Aquino, adjointe à la direction du GPSR.

Pour collecter leur matière première, les fondateurs ont mis sur pied un réseau d'environ 150 correspondants dans toute la Suisse romande, avec pour prérequis de parler patois et de savoir écrire. "Pendant dix ans, de 1900 à 1910, ils ont répondu tous les mois à un questionnaire sur des thématiques très diverses, comme les saisons, ou les outils agricoles", poursuit la linguiste.

Avalanche de mots

Au total, quelque 500'000 fiches reviennent de cette "grande enquête". Ne reste plus qu'à les dépouiller pour créer le glossaire proprement dit. Classés par ordre alphabétique, les articles comprennent entre autres la prononciation du mot patois, sa signification ainsi que son emploi dans le contexte.

L'entreprise est incroyablement chronophage. Le premier fascicule paraît en 1924, soit quatorze ans après la fin de l'enquête, et va de "a" à "abord".

"Les fondateurs ne se sont clairement pas rendu compte de l'ampleur de la tâche. Ils avaient l'impression qu'ils feraient ça rapidement et avaient tous une profession annexe. Même en ayant consacré de plus en plus de leur temps au fil des années au dictionnaire, ils ont dû se rendre à l'évidence qu'ils n'y arriveraient pas", raconte Mme Aquino. Les fondateurs décèdent entre 1939 et 1950, alors que le glossaire atteint respectivement les mots "bible" et "brisolée".

A l'horizon 2060?

Depuis 1925, des professionnels travaillent à la poursuite du glossaire, financé par la Confédération et les cantons romands. Aujourd'hui, huit rédacteurs - six équivalents plein temps - s'y consacrent. A ce jour, 137 fascicules sont sortis. La dernière entrée en date est le mot "jucher".

Le dictionnaire pourrait parvenir à l'entrée "zyeuter", soit à son terme, à l'horizon 2060. "En tout cas pas avant", dit Mme Aquino. L'adjointe à la direction du GPSR précise que des glossaires des patois de Suisse alémanique, du Tessin et des Grisons sont également en cours, eux aussi, pour l'heure, inachevés.

Le concept et les objectifs du GPSR ont évolué au fil du temps. Aujourd'hui, ils vont vers une plus grande vulgarisation, dans une optique de "rendre" le glossaire à la population qui a "fourni la matière". Le dictionnaire est accessible en ligne depuis 2018 tandis qu'un nouveau site internet doit être lancé en novembre.

Dorothée Aquino, qui a eu l'occasion de constater que la population est généralement "super intéressée" aux questions de langue, estime avoir "matière à toucher les personnes qui ne sont pas celles qui lisent le glossaire". En effet, "derrière un mot patois apparaissent aussi des réalités locales et de l'époque", relève-t-elle.

Bouillon de coq et capsules vidéo

L'entrée "coq", par exemple, mentionne ainsi l'existence du "bouillon de coq", un élixir à base de lierre terrestre, élaboré en 1760 par un médecin sédunois et utilisé contre les maladies de poitrine et les impuretés du sang. Elle indique aussi que dans certaines localités, l'homme le plus riche ou le plus considéré était appelé "coq du village".

L'adjointe à la direction et son équipe entendent également puiser dans leurs matériaux pour "mettre en lumière les correspondants de l'époque". Une capsule vidéo sera créée pour vulgariser la fondation du glossaire, tandis qu'une série consacrée aux réalités romandes doit voir le jour.

Le premier volet sera consacré à la "torrée" neuchâteloise et aura pour but d'expliquer l'histoire de ce mot ainsi que de la réalité qu'il désigne. La fondue pourrait faire l'objet du deuxième volet.

La population pourrait aussi être appelée à participer à nouveau. "Dans notre processus de recherche sur les réalités à documenter, nous avons les fiches, mais comme les correspondants sont tous décédés, nous n'avons pas toujours les connaissances qui vont avec. L'idée serait de créer un réseau d'experts dans des domaines de savoirs traditionnels avec lesquels nous avons un peu perdu le lien", explique encore Mme Aquino.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'Acropole d'Athènes ferme partiellement en raison de la canicule

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La température atteindra 40 degrés à l'Acropole (archives). (© KEYSTONE/AP/PETROS GIANNAKOURIS)

L'Acropole d'Athènes va fermer au public mercredi aux heures les plus chaudes de la journée en raison d'une nouvelle vague de canicule en Grèce, a annoncé le ministère de la Culture. Il s'agit de la deuxième fermeture en un peu plus d'un mois.

Selon le service de météorologie nationale EMY, le mercure va grimper à plus de 43 degrés Celsius dans certaines régions de la Grèce continentale, notamment dans le centre et le sud du pays. En Attique, la région autour d'Athènes, la température au milieu de la journée devrait atteindre les 40 degrés Celsius.

Monument emblématique antique et site le plus visité de Grèce, l'Acropole d'Athènes avait déjà dû fermer au public deux jours d'affilée aux heures les plus chaudes à la mi-juin quand la Grèce avait subi une vague de chaleur particulièrement précoce.

Pays méditerranéen coutumier des canicules, la Grèce a enregistré mardi pour la neuvième journée consécutive de températures supérieures à 40°C dans plusieurs régions, selon meteo.gr, le site de l'Observatoire national d'Athènes. Le pic de cette canicule est attendu mercredi et jeudi, selon les météorologues.

La Protection civile a mis en garde mercredi contre le "risque très élevé" d'incendies dans plusieurs régions du pays, dont l'Attique.

Nombre record de visiteurs

Le site abritant principalement le Parthénon, temple de la déesse antique Athéna datant du Ve avant J-C, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Il est l'un des monuments les plus visités dans le monde. L'an dernier il a accueilli quelque 4 millions de visiteurs, un nombre record, soit une hausse de plus de 31% sur un an.

Entre janvier et fin mars par rapport à la même période de 2023, le nombre de visiteurs a encore bondi de plus de 50%, selon l'office national des statistiques Elstat. Sa fréquentation ne cesse de croître en raison notamment des touristes embarqués à bord de navires de croisière qui font escale au Pirée, le grand port proche de la capitale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse Romande

Trafic ferroviaire rétabli sur la ligne Lausanne-Brigue

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Archives (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Le trafic ferroviaire a été rétabli sur la ligne Lausanne-Brigue. Suite au dérangement d'une ligne de contact entre Lausanne et Cully, il avait été interrompu mercredi matin de 8h00 à 9h30.

"Le trafic a repris. Quelques petits retards résiduels peuvent encore subsister", a indiqué Frédéric Revaz, porte-parole des CFF à Keystone-ATS. La perturbation a concerné les lignes IR90, RE33, R3 et R4. Le trafic grandes lignes a été dévié par d'autres itinéraires, notamment via Berne pour Brigue.

Avec Keystone-ATS

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Le meilleur des réveils

Un concert de klaxon pour les 100 ans du "Tu-Ta-Tut" de carpostal

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L'emblématique klaxon des cars postaux fête ses 100 ans. Son son si reconnaissable peut atteindre 120 décibels (Photo d'illustration) (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Près de 700 cars postaux vont klaxonner à l'unisson ce mardi vers 10h00 dans toute la Suisse. Ce concert géant sera donné pour marquer les 100 ans du fameux avertisseur sonore à trois tons, qui est avec leur couleur jaune le signe le plus distinctif des cars postaux.

 

Introduits en 1924 pour réduire les accidents sur les routes des cols, à l'époque de plus en plus utilisées par les cars de la poste alpine mais aussi par des voitures privées, ces klaxons actionnés par un compresseur électrique peuvent atteindre les 120 décibels, rappelle CarPostal dans un communiqué.

Réglementée légalement, l'utilisation de cet avertisseur à trois tons est limitée aux routes postales de montagnes, reconnaissables grâce au panneau représentant un cor jaune sur fond bleu qui les borde. Ainsi, seuls 700 des 2300 cars postaux sont équipés de ce klaxon spécial, aussi appelé "cor postal."

Chaque corne est fabriquée à la main par l'entreprise Moser-Baer à Sumiswald (BE), à partir de laiton et d'aluminium. Elle est ensuite recouverte d'une fine couche de nickel pour la protéger des intempéries. Une fois assemblé, l'instrument est installé sous le plancher à l'avant du véhicule.

do dièse mi la

Les trois notes qu'il joue - do dièse, mi et la - sont tirées de l'ouverture de l'opéra "Guillaume Tell" de Gioachino Rossini.

C’est le canton des Grisons qui possède le réseau le plus dense de cors postaux, suivi par le Valais et le Tessin. Durant 30 secondes entre 09h55 et 10h00, le cor postal pourra retentir exceptionnellement sur d’autres tronçons de ces lignes, par exemple dans des villages ou dans des gares routières.

Les passantes et les passants ainsi que les voyageuses et les voyageurs sont cordialement invités à immortaliser ce moment avec leur téléphone portable et à poster leurs contributions sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Tu-Ta-Tut.

Avec Keystone-ATS

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