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La Commission européenne prolonge l’équivalence boursière

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Johannes Hahn, le commissaire européen en charge des relations de voisinage, a annoncé lundi à Bruxelles que l'équivalence boursière doit être prolongée de six mois (archives). (©KEYSTONE/EPA/VALDRIN XHEMAJ)

La reconnaissance de l’équivalence boursière suisse est prolongée de six mois, a annoncé lundi la Commission européenne. Les négociations sur un accord-cadre ne sont pas assez avancées. Et sans accord-cadre, les accords existants ne seront plus adaptés.

Lors d’une conférence de presse, le commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique de voisinage et des négociations d’élargissement, a rejeté toute nouvelle négociation au sujet de l’accord-cadre avec la Suisse.

« Ce que nous avons ne sera pas modifié, mais pour l’avenir, nous avons besoin d’un accord-cadre. C’est pourquoi cela fait près de quatre ans que nous négocions. Le projet d’accord est bon. Les deux parties ont fait des pas vers l’autre. La balle est dans le camp de Berne. »

La Commission européenne a décidé d’une prolongation de six mois afin de laisser du temps à la Suisse. Les Etats membres de l’UE doivent encore donner leur avis, d’ici mercredi. Mais cela ne devrait être qu’une formalité.

Dossiers liés

La Suisse et l’UE négocient un accord-cadre institutionnel depuis 2014, avec des achoppements répétés. Pour cette raison, la Commission européenne a limité en décembre dernier la reconnaissance de l’équivalence boursière à un an et lié sa prolongation à des progrès sur l’accord-cadre.

Bruxelles a conditionné lundi une prolongation de l’équivalence boursière au-delà de juin 2019 à « un avis positif du Conseil fédéral », sur l’accord-cadre, a souligné M. Hahn. « Ce n’est pas un accord à la carte », a-t-il encore lancé.

Début décembre, le Conseil fédéral a pour sa part lancé une vaste consultation sur le projet d’accord-cadre obtenu. Le chef des affaires étrangères Ignazio Cassis avait alors affirmé devant les médias que le gouvernement soutient le paquet sur de nombreux points, mais pas tous. Selon lui, l’accord est insuffisant pour être paraphé.

Adaptations suspendues

L’Union européenne refusera à l’avenir d’adapter les accords existants tant qu’un accord-cadre n’est pas signé. L’UE ne veut pas renégocier tous les accords liés au marché intérieur « juste parce que nous modifions notre droit », précise le commissaire.

Si l’UE maintient ce cap, il n’y aura plus d’actualisation concernant le domaine de l’élimination des entraves techniques aux échanges, la libre circulation des personnes, l’agriculture et les transports terrestres et aériens.

Protéger sa place financière

Le Département fédéral des finances (DFF) a pris acte de la décision de l’UE de prolonger l’équivalence boursière pour six mois. Les mesures prises pour protéger la Bourse suisse restent cependant de mise en cas de besoin. Le Conseil fédéral a révisé une ordonnance de manière à obliger les bourses européennes à demander une reconnaissance pour négocier des actions de sociétés suisses sur leur plateforme.

L’idée est que les investisseurs de l’UE puissent continuer à négocier les actions helvétiques sur les bourses suisses sans violer le droit européen. Cette ordonnance ne déploiera pas d’effets tant que l’UE continue de reconnaître les règles qui prévalent en matière d’échange de papiers valeur avec la bourse suisse.

Le ministre des finances, Ueli Maurer, avait indiqué vendredi dernier que cette prolongation limitée à un semestre est difficilement compréhensible. Pour le Conseil fédéral, il ne doit pas y avoir de lien entre l’accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l’UE et l’équivalence boursière.

Pour la bourse suisse SIX, une équivalence durable de la bourse est la priorité, a dit son porte-parole Julian Chan à AWP. Cela permet de garantir la sécurité juridique.

Source ATS

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Age de la retraite : les grandes manœuvres reprennent

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Les citoyens suisses ont accepté dimanche un financement supplémentaire annuel de 2 milliards de francs pour l’AVS. Mais tout le monde semblait d’accord que des réformes structurelles seraient quand même nécessaires en vue de l’augmentation massive du nombre de retraités ces prochaines années.

Oui, tout le monde « semblait » d’accord comme vous dites, parce que cette analyse a dominé les débats ces dernières semaines. Mais la gauche n’est en général pas d’accord, en fait. Elle estime qu’il sera toujours temps d’aviser quand l’AVS sera vraiment en déséquilibre financier. On parle depuis des années de ce moment redouté, mais il ne s’agit encore que de projections. Et les Suisses n’accepteront de vraies réformes que dans l’urgence.

Le Parti socialiste a même lancé une initiative populaire pour une treizième rente AVS.

Oui, sur le modèle des treizièmes salaires. La gauche ne veut pas que l’on touche aux ayants-droits de l’AVS ni à leurs rentes. Elle cherche donc améliorer substantiellement ces rentes avant tout débat sur des réformes structurelles qui iraient dans l’autre sens. C’est-à-dire des reports de l’âge de référence de la retraite, comme le veut la droite en général. Voire des réductions de rente, comme l’envisage même l’UDC.

Hier c’est la fédération des employeurs qui a pris position.

Oui, l’Union patronale suisse. Elle a rappelé que le nombre de pensionnés AVS allait augmenter d’un million ces deux prochaines décennies. Elle préconise donc sans surprise la convergence de l’âge de la retraite des femmes avec celui des hommes, de 64 à 65 ans depuis 2025. Et en 2027, une adaptation générale par rapport à l’espérance de vie. On devine qu’il s’agit d’un relèvement progressif à 66 ans, puis à 67 pour tout le monde.

Avec des mesures pour inciter les séniors à travailler le plus tard possible.

Oui, bien que les entreprises ne soient en général pas très bonnes pour garder ou recruter des anciens. Il s’agirait donc d’augmenter le seuil de revenu mensuel à partir duquel les indépendants doivent cotiser à l’AVS. Même lorsqu’ils sont retraités actifs. Aujourd’hui, c’est 1400 francs. La fédération des employeurs demande que cette franchise soit relevée à 2000 francs.

Ce serait probablement plus symbolique qu’incitatif.

Oui, parce qu’il faudra bien que ce genre de réforme passe en vote populaire, et personne n’ignore la grande difficulté de l’exercice politique. Le symbolique a son importance. Ça explique aussi les délais relativement éloignés. 2025, 2027… Le relèvement de l’âge de la retraite a déjà derrière lui des années de procédures et de débats. Il en faudra encore quelques-unes.

Et puis il y a la question de la flexibilité. Tout le monde ne prend pas sa retraite à 64 ou 65 ans.

Et c’est bien la seule question sur laquelle tout le monde semble d’accord ! Oui, un peu plus à droite qu’à gauche peut-être. Aujourd’hui déjà, plus de 40% des gens prennent leur retraite avant l’âge légal. Et près de 10% après. Alors tout le monde semble d’accord sur le fait qu’une réforme acceptable devra surtout tenir compte de cette réalité.

 

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Le sperme suisse est de mauvaise qualité

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Le sperme suisse est de mauvaise qualité, selon des chercheurs de l’Université de Genève. Pour la première fois, une étude nationale a été réalisée. Le sperme de plus de 2’500 jeunes suisses de 18-22 ans, de tous les cantons, a été analysé en tenant compte de trois paramètres : le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité ainsi que leur morphologie. Leurs parents ont également répondu à un questionnaire. Résultat : 60% des jeunes suisses ont au moins un des trois paramètres en-dessous des références de l’OMS, 5% ont même un problème pour ces trois facteurs. On peut imaginer à terme que leur fertilité future soit impactée. Serge Nef est professeur au département de génétique et développement de la faculté de médecine à Genève.

Serge Nef Professeur au département de génétique et développement à l'UNIGE

Le prochain objectif ? Identifier les causes de cette faible qualité du sperme. Le tabagisme maternel est notamment pointé du doigt.

Serge Nef Professeur au département de génétique et développement à l'UNIGE

Autre point problématique : la faible qualité du sperme des Suisses semble être corrélée à une augmentation du cancer des testicules. Précisons aussi que cette étude nationale n’a pas permis d’identifier des différences de qualité de sperme entre les différentes régions géographiques du pays.

Avec une concentration de spermatozoïdes de 47 millions par millilitre, le sperme suisse est parmi les plus mauvais d’Europe. Il se retrouve en queue de peloton avec le Danemark, la Norvège et l’Allemagne.

 

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Un service gratuit et anonyme pour tester les drogues arrive à Genève

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Les données recoltées serviront aussi à alimenter une base de données pour une meilleure connaissance du marché et des produits à risque.

A Genève, un nouveau dispositif débarque: le Drug Checking. L’idée, c’est de permettre aux consommateurs de drogue de faire analyser les produits stupéfiants qu’ils s’apprêtent à consommer. Une première en Suisse romande. Treize ans après le premier dépôt de dossier, l’association Première ligne et sa branche Nuit blanche? (active depuis plus de dix ans dans les milieux festifs) peuvent enfin annoncer le lancement de cette offre.

Il y aura deux volets. Un laboratoire mobile -celui du pharmacien cantonal de Berne- qui se déplace sur les lieux d’un événement. Ce système avait été testé lors de la Lake Sensation en 2017. Il sera de retour le 6 juillet pour la Geneva Pride.

L’autre dispositif est, lui, stationnaire. Gratuit et anonyme, il débute le 3 juin. Il est le fruit d’un partenariat avec le laboratoire du Centre universitaire romand de médecine légale, qui se charge d’analyser les échantillons reçus. Roxane Morger Mégevand, coordinatrice du dispositif, nous explique le principe:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Conformément à la mission de Première ligne, ce service vise essentiellement à réduire les risques sanitaires liés à la consommation de stupéfiants. Qu’il s’agisse de détecter les produits surdosés ou de mauvaise qualité, notamment en raison de la présence de produits de coupe. Comme le précise Roxane Morger Mégevand:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

Le dispositif devrait permettre de procéder à 500 analyses par an. Les résultats viendront compléter une base de données, munie d’un système d’alerte et consultable en ligne. Pour le moment, ce « catalogue » est alimenté via la récolte d’informations provenant des Drug Checking situés en Suisse alémanique. La coordinatrice revient sur cet objectif:

Roxane Morger Mégevand Coordinatrice de l'action Nuit blanche?

En parallèle, Nuit blanche? a mis en place une permanence d’accueil et d’information. Baptisée #laperm, elle vise principalement les jeunes consommateurs (15 – 18 ans). Elle a ouvert depuis le 9 avril. L’accueil se fait aussi par téléphone ou via internet.

@marie_prieur

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Les enseignants veulent agir pour l’avenir des élèves

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A travers un manifeste, un collectif d’enseignants soutient le mouvement des jeunes pour le climat. Ils réclament un « parler vrai » dans le plan d’étude.

A l’aube d’une nouvelle grève pour le climat qui aura lieu ce vendredi 24 mai, des enseignants du secondaire 2 apportent leur soutien aux élèves. Jusqu’à présent, les professeurs avaient témoigné leur appui de manière individuelle. Mais ce mardi, à l’instar des enseignants belges et français, certains ont décidé de soutenir ce mouvement qu’ils estiment légitime.

Pour ce collectif, il faut changer le plan d’étude et favoriser le questionnement des savoirs transmis. Les explications de Nathalie Farriol, enseignante en chimie et biodiversité au Collège et École de culture générale Madmae de Staël.

Nathalie Farriol Enseignante au Collège et Ecole de culture générale Madame de Staël

Le programme actuel ne permet pas de répondre correctement aux questionnements des élèves, selon le collectif. Nathalie Farriol.

Nathalie Farriol Enseignante en chimie et biodiversité au Collège et Ecole de culture générale

Les enseignants invitent l’ensemble du corps enseignant, primaire, secondaire et supérieur à signer ce manifeste en ligne.

Du côté du Département de l’instruction publique, il est demandé aux élèves, qui veulent suivre la grève de vendredi, de motiver leur excuse par écrit. Pour ceux qui ont un examen, le DIP indique que la note 1 leur sera attribuée, en cas d’épreuve manquée.

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Geneva Open: Exit Dimitrov

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Dimitrov a été battu en trois sets par Delbonis (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Vainqueur de ses deux tours des qualifications, Grigor Dimitrov a chuté sur le premier obstacle du tableau principal au Geneva Open.

Le Bulgare, retombé à la 47e place mondiale, a gâché une belle entame de match face à l’Argentin Federico Delbonis (ATP 84) pour finalement s’incliner 1-6 6-4 6-2.

Le vainqueur du Masters 2017 a, l’espace d’un set, retrouvé le brio et la légèreté qui avaient fait de lui l’avenir du tennis. Ce premier set survolé 6-1 en 22 minutes (il y avait 5-0 après 15 minutes de jeu), en passant en revue toute une panoplie de coups maîtrisés et décisifs.

Toutefois, comme souvent depuis de longs mois, la machine s’est enrayée, sous les yeux incrédules du coach Radek Stepanek (son autre entraîneur, Andre Agassi, n’était pas dans les tribunes). Il est vrai que Delbonis, après avoir touché le fond, a eu le mérite de remonter en surface. Mais impossible de ne pas penser que Dimitrov a fait l’essentiel du travail pour permettre à l’Argentin d’empocher la deuxième manche et, ainsi, prendre le contrôle des opérations.

Car, en pur terrien qu’il est, Delbonis est patiemment venu à bout de son adversaire, se rappelant aux souvenirs d’un public genevois qui l’avait vu éliminer Stan Wawrinka en quart de finale de l’édition 2015. Résistant aux attaques de Dimitrov, il a surgi du bois pour mener 3-1 dans l’ultime set et ne plus être rejoint ensuite.

A noter l’élimination, en 8e de finale du double, du Genevois Johan Nikles. Associé à l’ancien no 1 mondial de la spécialité, le Serbe Nenad Zimonjic (âgé de bientôt 43 ans), il s’est incliné 6-4 6-2 face au duo Cristian Garin (CHI)/Juan Ignacio Londero (ARG).

Source: ATS

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