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La CGN victime d'une cyberattaque sur son site internet

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Photo illustration KEYSTONE/Valentin Flauraud)

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) a été victime fin août d'une cyberattaque sur son site internet, ciblant la procédure d'achat des billets. Les pirates ont réussi à voler les coordonnées bancaires de certains clients. La CGN assure que les dégâts sont limités et qu'aucune base de données n'a été touchée. La compagnie va déposer plainte.

"L'attaque n'a duré que quelques jours avant que nous sécurisions le plus rapidement possible notre site internet", a indiqué mercredi à Keystone-ATS Florentine Baron Pailhès, directrice vente et marketing de la CGN, confirmant une information du journal 24 heures. "Par soucis de précaution, nous avons informé mardi matin par courrier tous les clients qui avaient commandé des billets sur notre site depuis fin avril", a-t-elle précisé.

A ce jour, seuls deux clients ont signalé à la compagnie des transactions malveillantes. Dans un cas, le compte a pu être bloqué à temps et dans l'autre cas non. Pour ce dernier, la banque procédera au remboursement de l'argent volé, explique la responsable.

Fenêtre pop-up malveillante

Le mode opératoire des hackers a consisté à s'immiscer dans la procédure d'achat de billets sur le site internet de la CGN. Lors de la transaction en ligne d'un client, une nouvelle fenêtre (pop-up) frauduleuse s'ouvrait, demandant au client s'il souhaitait enregistrer ses coordonnées bancaires en vue de prochains achats, résume Mme Baron Pailhès. Le client effectuant cette inscription transmettait ainsi, sans le savoir, ses numéros aux cybercriminels.

Même si les risques sont "minimes", la direction de la CGN invite sa clientèle à contacter sa banque pour vérifier les mouvements des cartes de crédit. "Des dispositions exceptionnelles ont été prises afin de parer à ce genre d'incident. Nous sommes accompagnés par des spécialistes de sécurité et cet incident nous a permis de renforcer notre système dans la globalité", assure encore la compagnie.

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Economie

Brésil: net ralentissement de l'inflation en juillet

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Le président Luiz Inacio Lula da Silva a réussi à endiguer la hausse de l'inflation. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Andre Borges)

L'inflation au Brésil a nettement ralenti en juillet pour s'établir à 4,44% sur un an, revenant à l'intérieur de la fourchette visée par le gouvernement Lula à deux mois de la présidentielle, selon les chiffres officiels publiés mardi.

Luiz Inacio Lula da Silva va briguer un quatrième mandat non consécutif en octobre et le coût de la vie figure parmi les principales préoccupations des électeurs.

L'inflation mensuelle s'est élevée à 0,07%, contre 0,16% en juin, à la faveur d'une nouvelle baisse du prix des produits alimentaires, selon l'institut de statistiques IBGE.

Sur 12 mois, elle figure à nouveau à l'intérieur de la fourchette visée par les autorités, entre 1,5% et 4,5%, après avoir été au-dessus en mai puis en juin.

Le coût des carburants a également fortement reculé en juillet (-1,44%), mais le gouvernement Lula reste attentif aux remous provoqués par la guerre au Moyen-Orient. Les autorités ont mis en place des subventions pour contenir la hausse des prix à la pompe.

La semaine dernière, la Banque centrale a abaissé pour la quatrième fois de suite son taux directeur, principal outil pour contrôler l'inflation.

Mais ce taux, désormais fixé à 14%, demeure un des plus élevés au monde, au grand dam de Lula, pour qui les taux d'intérêt élevés entravent la croissance.

Le président de gauche est légèrement en tête dans les derniers sondages, qui projettent un second tour face à Flavio Bolsonaro, fils de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Hongrie: un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat

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En choisissant Andras Baka comme président de la Hongrie, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026. (© KEYSTONE/EPA/ZOLTAN BALOGH)

Les députés hongrois ont élu mardi chef de l'Etat un ancien président de la Cour suprême, Andras Baka, espérant selon des experts que sa probité rassure sur la conformité des réformes destinées à rétablir l'Etat de droit.

Le Parlement, où le parti au pouvoir Tisza détient la majorité des deux tiers, a élu M. Baka avec 140 voix pour, six contre et aucune abstention.

L'ancien plus haut magistrat hongrois, âgé aujourd'hui de 73 ans, est "digne d'incarner l'unité de la Nation", avait salué auparavant le chef du gouvernement pro-européen Peter Magyar sur Facebook, estimant que sa vie est "un exemple d'engagement envers l'Etat de droit".

En le choisissant pour ces fonctions largement protocolaires, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026.

Andras Baka avait été évincé de la présidence de la Cour suprême de Hongrie en 2012, après avoir qualifié de purge déguisée l'abaissement de l'âge de départ à la retraite des juges.

Il avait obtenu gain de cause quatre ans plus tard devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui avait reconnu le caractère politique de son limogeage.

"Il était allé jusqu'au bout pour démontrer que ce qui lui était arrivé était contraire au droit européen", explique l'analyste Bulcsu Zsiga, du Centre pour l'analyse politique équitable.

Le voir revenir aujourd'hui par la grande porte apparaît donc comme un signal envoyé aux partenaires de la Hongrie en Europe et comme une "garantie que le rétablissement de la démocratie libérale se déroulera selon une trajectoire clairement définie", poursuit-il.

Elu député sur la liste du parti conservateur MDF en 1990, Andras Baka a également été juge à la CEDH de 1991 à 2008.

"Etat captif"

Peter Magyar avait auparavant proposé le poste de président à la championne d'échecs Judit Polgar mais celle-ci avait décliné. Tisza, sa formation, avait alors dit avoir choisi Andras Baka parmi trois candidats, au cours d'un vote à bulletins secrets.

De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban avait annoncé qu'il boycotterait le vote, qu'il juge "illégitime" après le raccourcissement du mandat du précédent chef de l'Etat, Tamas Sulyok, par la nouvelle majorité parlementaire le mois dernier.

Des ONG de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch, ont critiqué cette éviction, considérant qu'elle rappelait les méthodes utilisées par Viktor Orban pour remodeler les institutions hongroises.

Le mois dernier, M. Baka avait estimé auprès de l'AFP que cette destitution n'aurait effectivement pas dû avoir lieu "dans un pays régi par l'Etat de droit" mais que la Hongrie était devenue "un Etat captif sous Orban".

Selon lui, le président avait en effet été nommé "pour assurer la survie politique de l'ancien système, même après une défaite électorale".

D'après Peter Magyar, le nouveau chef de l'État ne devrait exercer qu'une partie de son mandat, jusqu'à l'achèvement du processus de réécriture de la Constitution, prévu pour durer un an à un an et demi.

Le Premier ministre promet d'entamer des consultations à ce sujet le mois prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Les employeurs suisses toujours peu disposés à embaucher

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Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Après un deuxième trimestre morose, les perspectives d'emploi pour le troisième trimestre 2026 restent stables mais à leur plus bas niveau depuis 2021 pour cette période de l'année.

Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle.

Les employeurs suisses envisagent donc les mois de juillet à fin septembre avec beaucoup de prudence. La prévision nette d'emploi (PNE), corrigée des variations saisonnières n'augmente que d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 19%, rapporte le rapport trimestriel de Manpower paru mardi.

Alors que la Suisse occupait depuis longtemps les premières places en comparaison mondiale, la PNE suisse se situe désormais à 7 points de pourcentage en dessous de la moyenne mondiale.

"Les entreprises suisses ont gagné en sécurité de planification. Dans le même temps, de nombreux employeurs restent prudents face à la baisse de la demande sur les principaux marchés d'exportation. Cela explique pourquoi les intentions d'embauche, bien qu'en légère hausse, restent inférieures à la moyenne internationale", explique Eric Jeannerod, directeur national de ManpowerGroup Suisse, cité dans un communiqué.

L'IA comme atout

Une enquête complémentaire menée par Manpower montre par ailleurs que les compétences techniques liées à l'intelligence artificielle (IA) sont grandement valorisées et ont de plus en plus d'influence directe sur l'évolution des salaires.

Ainsi, pas moins de 56% des employeurs suisses déclarent être prêts à verser une prime salariale pour les compétences en matière d'application de l'IA. Dans les entreprises comptant plus de 250 collaborateurs, ce chiffre atteint même 66%. "Cela soulève la question de savoir si les PME n'accordent pas encore la même importance à l'IA ou si elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour rémunérer davantage ces compétences", souligne l'étude.

Les compétences relationnelles sont encore plus recherchées. Les employeurs seraient 66% prêts à payer davantage pour des compétences en communication et en travail d'équipe. Le professionnalisme et l'éthique professionnelle (60%), la capacité d'adaptation (59%) ainsi que l'esprit critique et la capacité à résoudre des problèmes (57%) sont également très appréciés.

Les applications d'IA ainsi que les initiatives de formation continue ont joué le rôle le plus important en tant que moteurs de productivité au cours des douze derniers mois. Plus de la moitié des entreprises (51%) indiquent que l'utilisation d'outils d'IA pour les tâches quotidiennes a eu un impact positif sur la productivité globale au cours de l'année écoulée. Elles sont 43% à attribuer les gains de productivité à l'automatisation des processus assistée par l'IA ainsi qu'aux formations visant à utiliser plus efficacement les outils d'IA.

"Il est également intéressant de noter que 33% considèrent que le retour au bureau ou le renforcement du travail sur site a un impact positif sur la productivité", note l'enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Guy Parmelin lance la campagne contre l'initiative alimentation

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Des militants en faveur de l'initiative sur l'alimentation remettent les signatures à la Chancellerie fédérale. Le Conseil fédéral recommande aux électeurs de voter non le 27 septembre. (Photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative sur l'alimentation. Mardi, à Berne, le ministre de l'Agriculture et président de la Confédération, Guy Parmelin, a expliqué devant les médias pourquoi le gouvernement recommande de voter non le 27 septembre.

L'initiative "Pour une alimentation sûre - grâce au renforcement d'une production indigène durable, à davantage d'aliments d'origine végétale et à une eau potable propre (initiative sur l'alimentation)" exige un taux d'autosuffisance plus élevé. Cet objectif doit être atteint grâce à une culture accrue d'aliments d'origine végétale.

La production d’aliments d’origine animale - viande, ½ufs notamment - revêt une grande importance en Suisse. Et de nombreuses terres agricoles suisses ne se prêtent pas à la culture, mais uniquement au pâturage, écrit le Conseil fédéral dans son exposé des motifs.

Et d'ajouter qu'en cas de oui, l’agriculture et l’alimentation devraient être réorientées d'ici dix ans. Les répercussions négatives sur l’environnement seraient ainsi délocalisées à l’étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Elections cantonales 2027: pas de candidats surprises au PLR Vaud

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De gauche à droite: Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret, seront les seuls partants PLR pour se représenter au Conseil d'Etat vaudois en 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PLR Vaud n'a reçu aucune autre candidature à l'interne pour les élections au Conseil d'Etat de février prochain. Ce sont donc les seuls trois ministres sortants - Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (écoles) et Isabelle Moret (économie) qui solliciteront la confiance du congrès du parti le 10 septembre prochain. Le PLR confirme aussi qu'il exclut toute alliance avec Le Centre si c'est Valérie Dittli qui se représente.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse de la rentrée politique, tenue mardi à Lutry, le vice-président du PLR Vaud Luc-Olivier Stramke, a annoncé qu'aucune autre candidature n'avait été déposée avant le délai imparti de lundi soir. Ainsi, lors du prochain congrès, le parti libéral-radical présentera, à ce stade, les candidatures communes des trois conseillers d'Etat PLR en place, annoncée le 2 juillet dernier par les ministres eux-mêmes, et de celle de Jean-François Thuillard (UDC), candidat déjà choisi.

"Nous avons déjà bien engagé des discussions avec l'UDC Vaud en vue de construire une alliance pour l'élection au Conseil d'Etat. Les discussions avec les autres partis de centre-droit se poursuivront durant les prochaines semaines", a-t-il affirmé. La présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart-Narbel a, elle, clairement précisé que les Verts-libéraux font partie de ces discussions, qui "vont bon train". Ces derniers ont déjà désigné la Lausannoise Virginie Cavalli comme unique candidate.

Interrogée par Keystone-ATS, elle a aussi réaffirmé et confirmé que son parti excluait toute alliance avec Le Centre si sa ministre Valérie Dittli devait se représenter pour un deuxième mandat au gouvernement. La benjamine du Conseil d'Etat avait jusqu'à mardi pour faire part de son intention à son parti. "Si Le Centre présente un ou une autre candidate que Mme Dittli, les discussions pour une alliance avec lui seront rouvertes", a dit Mme Bettschart-Narbel.

"L'Etat doit arrêter d'empiler"

Cette conférence de presse estivale a aussi été l'occasion pour le PLR Vaud de faire passer un message pour la dernière année de législature. Il compte tisser un fil rouge, à savoir "cesser d'empiler" les aides sociales et les complications administratives, et, au contraire, "faire des choix" et "simplifier" la bureaucratie de l'Etat.

Le PLR Vaud déposera ainsi un postulat au Grand Conseil exigeant un examen transversal des prestations sociales: cohérence, doublons, effets de seuil décourageant la reprise d'une activité, etc. La solidarité doit rester forte pour celles et ceux qui en ont besoin, mais redevenir un levier vers l'autonomie, a résumé sa présidente. "Une politique sociale ne doit pas être évaluée au nombre de prestations distribuées, mais à sa capacité à permettre aux personnes de retrouver une autonomie durable grâce au travail, à la formation et à l'insertion", a-t-elle souligné, plaidant pour "plus d'efficacité".

Division sur l'initiative 12%

Autre sujet abordé mardi, la votation cantonale du 27 septembre prochain sur l'initiative populaire "Baisse d'impôts pour tous", dite aussi des 12%. "Là où la gauche voit des cadeaux aux plus fortunés, le PLR voit du pouvoir d'achat rendu à la classe moyenne, aux artisans et aux cafetiers-restaurateurs", a affirmé son vice-président Gregory Bovay.

Mais le parti est divisé sur ce texte. Le gouvernement, dont les trois ministres PLR, ainsi qu'une grande partie des députés PLR au Grand Conseil recommandent officiellement de refuser cette initiative, alors que la base du parti libéral-radical s'est prononcée fin juin en faveur de l'initiative, à une très large majorité lors d'un congrès.

Cette dichotomie entre l'institutionnel et la base du parti n'inquiète pas ses dirigeants. "Cela fait partie de la culture politique suisse. Il n'est pas rare d'avoir un gouvernement qui défend une position et un parti qui s'y oppose. C'est parfaitement gérable", a rassuré Gregory Bovay. "L'objectif d'une baisse fiscale est le même, mais les chemins sont différents", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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