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Actualité

Interview - Philipe Chevrier met l'œuf et la poule à l'honneur de Monsieur Bouillon

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Malgré la situation sanitaire actuelle, vous l'avez peut-être remarqué, une nouvelle brasserie s'est installée rue de la Synagogue à Genève. Monsieur Bouillon a ouvert ses portes le mois dernier. Aux commandes Grégory Arhr et Philippe Chevrier, deux figures incontournables de la gastronomie genevoise.

Monsieur Bouillon vient s'ajouter à la liste des nombreux autres établissements dont le chef, doublement étoilé du Domaine de Châteauvieux, est propriétaire ou qu'il supervise. Hyperactif dans la création de projet monsieur Chevrier ne sait pas rester tranquille, comme ont pu le remarquer Benjamin Smadja et Laurie Selli.

Monsieur Bouillon est un établissement chic qui a su garder l'ambiance rustique du bâtiment qui l'abrite. Au menu, la carte s'adapte au fil des saisons en déclinant l'œuf et la volaille. En plus du restaurant Monsieur Bouillon accueil un bar à l'étage mettant l'accent sur les cocktails et des brochettes d'inspiration japonaise.

Economie

Données du vivant: l'IA "ne peut dicter nos choix" selon Parmelin

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a relevé l'importance d'un dialogue entre les tous les acteurs pour garantir que la science des données mette l'être humain au centre des technologies. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix". En ouvrant lundi à Genève la 25e Conférence européenne de biologie computationnelle, le président de la Confédération Guy Parmelin a enjoint à conserver l'être humain au centre des technologies.

Les modèles "ne peuvent pas décider à notre place", a dit le Vaudois devant environ 1500 scientifiques de plus de 60 pays réunis à Genève jusqu'à vendredi par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB). Il estime notamment cette précision cruciale dans la santé.

"Derrière chaque ensemble de données figure une personne", ajoute le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Une fois ces précautions prises, "la biologie computationnelle est devenue indispensable", aussi bien pour prévenir et soigner les maladies que pour anticiper les épidémies et lutter contre la perte de biodiversité, dit-il.

Parmi les avantages, les données du vivant rapprochent la biologie structurale de l'aboutissement à de nouveaux médicaments. Elles permettent aussi de surveiller les pathogènes et de mieux comprendre les écosystèmes. Plus largement, la manière de faire de la science est modifiée, dit le président.

Cette approche oblige à réfléchir aux données, aux modèles, aux infrastructures ou aux standards, selon M. Parmelin. Et d'insister aussi sur l'importance de la souveraineté numérique.

"La Suisse doit conserver les moyens de comprendre les technologies dont elle dépend" et de "les adapter à ses propres besoins", dit-il. L'IA rend cette question encore plus significative, selon lui. Il faut un dialogue international entre scientifiques, médecins, ingénieurs, responsables politiques et institutions, ajoute le président.

De son côté, la présidente du SIB, la conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE), a relevé l'importance d'un cadre international des sciences des données pour des questions de "sécurité" et de "crédibilité". Celui-ci doit garantir les droits des individus sans entraver les avancées technologiques. Et Genève peut devenir un centre mondial sur cette question, a également expliqué la conseillère nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Canicule: Unia dénonce le non-respect des mesures sur les chantiers

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Les travailleurs sur les chantiers sont souvent les premiers à souffrir de la canicule. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de huit chantiers sur dix n'appliquent pas systématiquement les pauses supplémentaires prévues dès 33°C, selon une enquête d'Unia. Le syndicat réclame des règles contraignantes et l'interruption des travaux physiques pénibles à partir de cette température.

Unia a interrogé en juillet 984 travailleurs de la construction de toutes les régions de Suisse sur l'application des mesures de protection contre la chaleur. Selon les résultats présentés lundi à Berne, seuls 18% des sondés bénéficient systématiquement des pauses de 15 minutes par heure prévues dès 33 degrés. Elles ne sont jamais accordées pour 67% d’entre eux et seulement "parfois" pour 15%.

La situation n'est guère meilleure concernant les lieux de repos. Seul un tiers (32%) des travailleurs interrogés affirme disposer systématiquement d'un endroit frais pour prendre les pauses. Un quart n'en dispose pas et 43% seulement de manière occasionnelle.

Les horaires de travail ne sont pas non plus adaptés dans la majorité des cas: 68% des personnes concernées indiquent qu'ils n'ont pas été avancés (ce qui permettrait d'éviter les heures les plus chaudes). Selon Unia, la grande majorité des ouvriers continuent ainsi de travailler toute la journée même lorsque le thermomètre atteint 39 degrés.

Malaises sur les chantiers

Pour Unia, l’enjeu dépasse largement la question du confort au travail. "La question n’est pas de savoir si le travail par forte chaleur est fatigant ou désagréable: ce sont la santé et la sécurité au travail qui sont en jeu", alerte le syndicat.

Quinze pour cent des personnes interrogées disent avoir elles-mêmes été victimes d'un malaise pendant la canicule ou avoir vu un collègue en subir un.

Unia rappelle que la construction fait déjà partie des activités professionnelles les plus dangereuses. Un travailleur du secteur sur six est victime d'un accident chaque année et le risque d'accident y est trois fois supérieur à la moyenne nationale. Citant la Suva, le syndicat ajoute que ce risque augmente encore de 7% lorsque la température dépasse 30 degrés.

Pour Unia, les résultats de l'enquête mettent surtout en évidence un problème d'application des règles existantes. Le syndicat déplore l'absence de contrôles efficaces et de possibilités de sanctions en cas d'infraction. "Actuellement, il existe une véritable situation d'urgence en matière d'application de la loi", affirme-t-il.

Garde-fous plus stricts

Il réclame désormais l'inscription d'une limite de 33 degrés dans l'ordonnance sur les travaux de construction. Les travaux physiques pénibles en plein air devraient être interrompus à partir de cette température, sauf si une pause de 15 minutes par heure dans un lieu climatisé peut être garantie. Ces pauses devraient être comptées comme temps de travail.

Le syndicat demande également à la Suva de renforcer les contrôles. Si celle-ci ne peut pas les assurer, cette tâche devrait selon lui être confiée à d'autres organismes, par exemple aux cantons ou aux partenaires sociaux.

Unia réclame en outre que le Conseil des Etats adopte une motion déjà acceptée par le National permettant de prolonger les délais de construction en cas d'interruption des travaux liée à la chaleur, sans pénalités. Le système d'indemnisation en cas d'intempéries devrait également être adapté aux arrêts liés aux fortes chaleurs.

Genève et le Tessin cités en exemple

Dans l'attente d'une réglementation nationale, Unia appelle les cantons et les communes à utiliser leur marge de manoeuvre. Le syndicat cite Genève, où les autorités ont ordonné plusieurs interruptions de travail à partir de 13h00 lors des épisodes de forte chaleur de juin et juillet.

Au Tessin également, des travaux ont été suspendus dès 14h00 sur une grande partie des chantiers lors d'une alerte canicule. Pour Unia, les autres cantons devraient s'inspirer de ces exemples afin de mieux protéger les quelque 100'000 personnes travaillant sur les chantiers en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Silvan Widmer prend sa retraite internationale

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Silvan Widmer met un terme à sa carrière internationale (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Après 65 sélections, 5 buts et 4 participations à des phases finales, Silvan Widmer dit au revoir à l'équipe de Suisse. L'Argovien de 33 ans a décidé de se concentrer sur son club de Mayence.

"Même si les émotions et l’environnement de la Nati vont me manquer, je sens que c’est le bon moment pour me concentrer uniquement sur mon club et accorder davantage de pauses à mon corps, explique Widmer dans un communiqué publié sur le site de la fédération. Je suis fier d’avoir porté 65 fois le maillot de mon pays et d’avoir représenté la Nati lors de deux phases finales de l'Euro et de deux Coupes du monde (réd: 16 matches). Les victoires aux tirs au but contre la France et la Colombie resteront bien sûr inoubliables. Mais je garderai tout autant en mémoire les moments vécus en dehors du terrain. Car la Nati est plus qu’une équipe."

Latéral droit, Widmer a fait ses premiers pas en équipe de Suisse sous la direction de Vladimir Petkovic. Pour ses débuts le 14 octobre 2014 à l'extérieur contre Saint-Marin (4-0), il était entré en jeu à la place de Stephan Lichtsteiner. Sa dernière apparition a eu lieu en juillet à Kansas City lors du quart de finale de la Coupe du monde contre l’Argentine (défaite 3-1 ap).

Il a inscrit le premier de ses cinq buts en septembre 2020 face à l'Allemagne (1-1) en Ligue des Nations à Bâle dans un stade vide en raison du covid. Le dernier fut inscrit en 2025 contre le Kosovo pour les qualifications à la Coupe du monde.

"Avec Silvan Widmer, c’est un joueur qui a affiché des performances élevées et constantes pendant de nombreuses années qui fait ses adieux à l’équipe nationale, dit de lui le sélectionneur Murat Yakin. Avec son attitude positive et son professionnalisme de tous les instants, "Sile" a toujours été un élément dynamisant au sein de l’équipe."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Voyage dans les 500 ans d'archives du Grand Conseil genevois

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Les Archives d'Etat à Genève dirigées par Pierre Flückiger préservent depuis 500 ans dans des conditions de température et d'humidité adaptées le traité de combourgeoisie de 1526 qui a abouti au lancement de l'ancêtre du Grand Conseil. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Les 500 ans du Grand Conseil genevois permettent de retrouver des pépites de son histoire. Du traité de combourgeoisie qui l'a lancé en 1526 aux différentes Constitutions en passant par l'abolition de la peine de mort, voyage dans les documents aux Archives de l'Etat.

"C'est une partie de l'histoire de Genève, en tous les cas la Genève institutionnelle, politique et juridique", affirme à Keystone-ATS l'archiviste d'Etat Pierre Flückiger en montrant ces pièces exceptionnelles. "C'est aussi une partie de l'histoire de l'exercice du pouvoir", dit-il.

Pièce maîtresse "symbolique", l'accord d'il y a 500 ans avec Berne et Fribourg réserve quelques surprises. L'original en parchemin, conservé idéalement à 18 degrés, même si des variations sont tolérées avec le changement climatique, est en allemand. Et le sceau de Fribourg a été arraché.

Non pas qu'il ait été volé. Après le passage de Genève au protestantisme dix ans après le traité, quelques années après Berne, la Fribourg catholique a dû dénoncer l'alliance avec les deux autres territoires.

Pour le reste, "c'est très lisible", s'émerveille M. Flückiger, témoignant de la qualité de la préservation. Outre la température, le document est conservé dans une salle où l'hygrométrie est contrôlée pour éviter une humidité trop importante.

Bannissement de Calvin

"Ce qui est craint le plus, ce sont les champignons", explique l'archiviste. Des contenants non acidés sont également utilisés. Et des mesures de sécurité sont prises contre les incendies ou les inondations.

A quelques centimètres du traité, l'archiviste dévoile un registre où est consigné le débat du Conseil des Deux-Cents, ancien nom du Grand Conseil, sur le bannissement de Jean Calvin, pendant deux ans, et de Guillaume Farel en 1538. L'encre est orangée sur du papier chiffon et le contenu reste déchiffrable. "Il y a même des cours pour cela", précise M. Flückiger.

Beaucoup plus petit, "l'Edit de pacification" de 1782 était venu restreindre les droits des législateurs après un soulèvement populaire. Ceux-ci seront en partie rétablis dans les dix années suivantes. "Les troupes françaises étaient à la frontière. Il fallait montrer patte blanche" pour ne pas attiser la colère du peuple, affirme M. Flückiger.

La période française, de 1798 à 1813, est assez prolixe dans les archives. "C'est un peu le fruit du hasard. Les troupes françaises sont parties en laissant derrière elles les archives du Département du Léman", explique M. Flückiger.

Seule parenthèse dans 500 ans de représentation législative à Genève, cette période prévoit malgré tout certains droits, notamment l'inviolabilité du domicile. Comme le montre la Constitution française de 1799 dont l'arrêté genevois se trouve au bas de l'immense document qui occupe une table entière prévue par l'archiviste.

Intense sur la peine de mort

Après la restauration de la République en 1813, le Conseil représentatif, nom du Grand Conseil alors et jusqu'au début des années 1840, siègera à nouveau un an plus tard. S'ensuivent 30 ans plus tard des révolutions qui aboutissent à plusieurs Constitutions, dont celle de 1847 en vigueur jusqu'en 2012.

Un mémorial du Grand Conseil de 1871 plonge le curieux au coeur d'un débat pour l'abolition de la peine de mort sur le territoire cantonal, dont les discussions ont duré plusieurs années. Y participent notamment le radical Marc Héridier, le démocrate Gustave Pictet et Elie-Jean-Antoine Flammer.

Parmi les préoccupations, la question d'une loi constitutionnelle ou ordinaire plus facilement modifiable par les députés s'ils l'avaient souhaité. L'écrivain français Victor Hugo s'est même immiscé dans le débat à travers une lettre, mais les Archives n'en ont pas trace.

Quinzaine de volumes par an

Le 20e siècle sera jalonné également d'importants moments. Les deux conflits mondiaux, puis le suffrage féminin, établi à Genève en 1961. En plus de ces épisodes historiques, les députés se sont penchés à plusieurs reprises sur le fonctionnement des archives cantonales elles-mêmes.

Ils ont autorisé le dévoilement des noms des 25'000 personnes refoulées aux frontières avec le Canton pendant la Seconde Guerre mondiale. Contrairement aux autorités fédérales. Les députés ont validé la gestion des archives de la police directement par l'Etat. Et ils se sont prononcés plus récemment sur la question des enfants placés ou adoptés.

Le Grand Conseil, c'est également le présent pour les Archives de l'Etat. Malgré la numérisation, le nombre de registres à stocker a explosé. "Il y a encore 20 ans, c'était 5 à 6 volumes par an. Maintenant, cela a triplé", dit encore M. Flückiger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Noir sur Blanc, 40 ans de passerelles entre Est et Ouest

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Les éditions Noir sur Blanc, créées par Vera Michalski, marquent le coup pour leurs 40 ans au Festival du "Livre sur les quais" à Morges, du 4 au 6 septembre. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lorsque Vera Michalski crée les éditions Noir sur Blanc en 1986 à Montricher (VD), l'Europe est encore coupée en deux par le rideau de fer. Quarante ans plus tard, alors que la guerre en Ukraine fait rage, elle estime que la littérature conserve un rôle essentiel.

Depuis, "le mur de Berlin est tombé et le monde a évolué, pas toujours dans le meilleur sens". Mais la conviction de Vera Michalski demeure, a-t-elle dit à Keystone-ATS: "Je continue à croire qu'un bon roman ou un essai pertinent peut faire plus pour la compréhension entre les peuples que de longs discours politiques."

La maison suisse avait à l'origine pour vocation de faire découvrir à l'Ouest les littératures d'Europe centrale et orientale. Une maison soeur créée à Varsovie publie parallèlement en polonais des voix venues de l'Ouest, une démarche que Vera Michalski considère comme "unique au monde".

Faire circuler les oeuvres

La guerre n'a pas modifié cette volonté de faire circuler les oeuvres. "Contrairement à certains autres éditeurs, nous n'avons pas cessé de publier des auteurs russes, explique-t-elle. Pour nous la qualité du livre reste le critère principal." La maison écarte en revanche ceux qui "multiplient les déclarations annexionnistes" ou "se montrent des propagandistes de cette guerre fratricide".

Cette même attention portée aux textes plutôt qu'à leur seule origine se retrouve dans l'évolution géographique du catalogue. Le programme 2027 continue d'accueillir des auteurs venus de pays qui ne figuraient pas dans le noyau historique de Noir sur Blanc, constitué de la Pologne et de la Russie.

Cette ouverture s'est traduite par la création, en 2013, de la collection Notabilia, qui a permis d'accueillir des voix de la littérature française, comme celles de Gaëlle Josse, Sophie Divry et Fatima Daas, mais aussi des auteurs venus d'autres horizons, comme Giosuè Calaciura ou Maya Angelou.

Une partie du fonds de L'Âge d'Homme

Six ans plus tard en 2019, Noir sur Blanc a également repris une partie du fonds de L'Âge d'Homme, donnant naissance à "La bibliothèque de Dimitri". La collection propose des rééditions tout en faisant découvrir de nouveaux auteurs, comme l'écrivain croate Ante Tomic.

L'élargissement du catalogue n'a pas pour autant fait disparaître son ancrage historique dans les grandes littératures d'Europe centrale et orientale. Vera Michalski cite notamment Olga Tokarczuk ("Les Livres de Jakob"), prix Nobel de littérature, dont Noir sur Blanc publie les oeuvres en français et en polonais. "La publication d'un auteur de l'envergure d'Olga Tokarczuk, prix Nobel, est un évènement majeur dans une vie d'éditeur", estime-t-elle, en évoquant aussi le Hongrois Peter Nadas ("Ce qui luit dans les ténèbres"), récemment disparu, et le Roumain Mircea Cartarescu ("Solénoïde").

L'édition avant tout

L'édition reste au coeur de ses activités, mais Vera Michalski participe également, de façon "très marginale", à des projets cinématographiques, comme "Demain je tombe amoureux", un film de Martin Provost avec Emmanuelle Devos et Fabrice Luchini, récemment projeté au Festival de Locarno, présidé par sa soeur Maja Hoffmann. Elle ne voit pas dans cette activité une rupture avec son métier d'éditrice. "Il s'agit dans les deux cas de permettre à l'oeuvre d'un créateur d'exister et de la rendre accessible au public."

Elle n'exclut pas de recommencer. "De façon très ponctuelle et avec des gens dont j'apprécie le travail", précise-t-elle.

Sur la question du mécénat, Vera Michalski tient à distinguer son activité d'éditrice de celle de la fondation Jan Michalski. "Noir sur Blanc est une maison d'édition qui a pignon sur rue à ne pas confondre avec la fondation Jan Michalski qui, elle, exerce le mécénat." Et elle défend une conception de la culture fondée sur la coexistence des acteurs plutôt que sur l'influence des financeurs. "Je considère que la culture est une mosaïque faite de multiples acteurs où chacun doit savoir rester à sa place et où la tolérance et la diversité sont essentielles."

"Soif de découvertes"

Vera Michalski continue à lire des manuscrits et à s'impliquer dans les choix éditoriaux. "Tant que le plaisir de la lecture et le désir de faire partager son enthousiasme pour une oeuvre restent intacts, il faut continuer", dit-elle.

Les éditions Noir sur Blanc seront à l'honneur du Livre sur les Quais à Morges du 4 au 6 septembre. Plusieurs auteurs de la maison feront le déplacement, parmi lesquels la Polonaise Joanna Bator et les Russes Mikhaïl Chichkine et Gouzel Iakhina. Cette dernière vient présenter son dernier livre, "Eisen", consacré au cinéaste soviétique Sergueï Eisenstein, réalisateur du célèbre "Cuirassé Potemkine".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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