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Internet absorbe 5h27 de votre journée

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(AP Photo/Wilfredo Lee, File)

L’étude mondiale Digital 2020 réalisée par la plateforme Hootsuite parue fin janvier provoque une avalanche de données révélatrices. La rédaction de Radio Lac a épluché ces chiffres incroyables qui mettent en lumière notre rapport aux usages d’Internet. Dans ce mouvement planétaire, les Suisses sont parmi les mieux équipés mais aussi les plus raisonnables.

A l’échelle mondiale, 4,5 millards de personnes utilisent internet parmi lesquelles 3,8 milliards sont présentes sur les réseaux sociaux. Sur l’année écoulée, 300 millions de personnes ont rejoint la communauté numérique et constituent un apport frais de nouveaux connectés. Selon l’auteur de ce rapport mondial, Simon Kemp, 40% des habitants de la planète sont ainsi exclus du web.

Une tendance universelle

Dans le détail, la population mondiale connectée passe en moyenne 6h43 sur internet dont 2h24 sur les réseaux sociaux. Simultanément ou séparément, notre attention se porte toujours sur la télévision (3h18) et la musique en streaming (1h26). Enfin les consoles de jeux accaparent en moyenne 1h10 de notre temps.

Vincent Bifrare est directeur de l’agence de communication Mondays.ch, il nous a livré ses impressions sur ces statistiques:

Vincent Bifrare
Directeur de l'agence Mondays.ch
Vincent BifrareDirecteur de l'agence Mondays.ch

La Suisse, dans le Top 5 des nations connectées.

Les pays d’Europe occidentale et centrale sont parmi les mieux équipés au monde avec un taux de pénétration de 92%, soit la deuxième région du monde après l’Europe du Nord (95%) et devant l’Amérique du Nord (88%). A un tel niveau, la progression annuelle reste parmi les plus faibles (+0,7%). La Suisse présente un taux de pénétration de 96% et arrive parmi les nations les plus digitales après les Emirats Arabes Unis (99%) le Danemark (98%) la Corée du Sud (96%) et la Suède (96%).

Alors qu’à l’échelle mondiale, l’usager d’internet se connecte quotidiennement 6h43, les Helvètes se limitent en moyenne 5h27 par jour. Un chiffre très éloigné du record planétaire détenu par les Philippins connectés en moyenne près de 10 heures par jour (9h45).

2H12 par jour sur les mobiles

Les suisses se montrent très intéressés par l’Internet mobile tout en y consacrant un temps raisonnable limité à 2h12 par jour (moyenne mondiale de 3h22). Dans notre pays, l’usage majoritaire d’internet reste lié à l’utilisation de l’ordinateur (3h15)

Un débit puissant et perfectible.

Une récente étude (Ookla – Janvier 2020) détermine que le débit moyen de l’Internet mobile suisse avoisine 58,6  Mbits/s ce qui nous place hors du Top 10 mondial. Le débit le plus rapide est, sans surprise, détenu par la Corée du Sud (103,2 Mbits/s). Du côté de l’Internet fixe, avec le développement de la fibre, la Suisse dispose en moyenne d’un débit de 144,3 Mbits/s. Nous arrivons en cinquième position mondiale, le record étant remporté par Singapour (200 Mbits/s).

Le e-commerce et WhatsApp en vogue

La messagerie instantanée favorite en Suisse reste Whatsapp comme chez la plupart de nos voisins européens. Enfin l’enquête nous apprend que les Suisses dépensent en moyenne environ 1000 francs par an dans les commerces en ligne.

En plein coeur des journées mondiales sans téléphone portable (3 au 9 février), nos habitudes démontrent que nous sommes au contraire plus que jamais attachés à Internet et aux mobiles.

Lire l’étude complète Digital 2020.

 

 

 

 

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Genève vole au secours de son aéroport

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Le Canton de Genève octroie un crédit de 200 millions de francs à l'Aéroport international de Genève. Il a édicté une loi qui doit encore être acceptée par le Grand Conseil. En manque de liquidités, ce crédit permettra à Cointrin de faire face à ses obligations financières, le temps que la situation s'améliore.

Genève vole au secours de son aéroport. Le Canton ouvre une ligne de crédit de 200 millions de francs à l’aéroport international de Genève pour pallier son manque de liquidités. Ce crédit permettra à Cointrin de faire face à ses obligations financières le temps que les vols reprennent normalement. En 2020, l’aéroport a opéré 70% de vols en moins. Cette année, il devrait retrouver entre 40 et 75% de son activité par rapport à 2019, selon les scénarios. Les explications de Serge Dal Busco, le Conseiller d’Etat chargé des infrastructures.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Ce prêt de l’Etat de Genève intervient une semaine après la levée de fonds par emprunt obligataire effectuée par Cointrin qui a permis de récolter 180 millions de francs. Il doit encore obtenir l'aval du Grand Conseil genevois.

L’an passé l’aéroport a essuyé une perte de 130 millions contre un bénéfice de 80 millions en 2019. La situation financière inquiète Serge Dal Busco.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Le crédit est accordé au taux moyen de la dette de l'Etat, soit 1,5%. Il ne sera utilisé qu'en fonction des besoins liés à la conjoncture, comme l'explique le Magistrat.

Serge Dal Busco
Conseiller d'Etat chargé des infrastructures
Serge Dal BuscoConseiller d'Etat chargé des infrastructures

Le Conseil d'Etat a également adopté la loi qui consacre l'initiative acceptée par le peuple "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport". Elle en prévoit les modalités d'application selon quatre axes distincts.

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Genève: foule sur la Treille pour s’opposer aux renvois forcés

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Deux cents personnes étaient réunies sur la Treille pour dire stop aux renvois forcés de réfugiés ce mecredi midi. Notamment celui de Tahir renvoyé en Ethiopie en le 27 janvier. Elles réclament que le Canton de Genève s'oppose à ces renvois forcés par vols spéciaux.  Selon Mauro Poggia, les autorités cantonales n'ont pas cette compétence.

200 personnes se sont réunies sur la promenade de la treille ce midi à Genève pour protester contre le renvoi de l’Ethiopien Tahir le 27 janvier dernier. Elles ont dénoncé les renvois forcés de réfugiés déboutés par vol spécial. Les manifestants ont demandé au Conseil d’état genevois de surseoir à l’exécution des renvois forcés. Une pratique indigne pour une ville humanitaire comme Genève, selon les manifestants. Tahir craindrait pour sa vie en Ethiopie comme l’explique Eden, interprète et amie du réfugié débouté.

Eden
interprète de Tahir
Edeninterprète de Tahir

C’est le SEM, le secrétariat aux migrations fédéral qui a pris la décision du renvoi, mais le Canton de Genève aurait pu agir, selon Julie Franck, amie de Tahir

Julie Franck
amie de Tahir
Julie Franckamie de Tahir

Caché dans la forêt éthiopienne

Tahir serait actuellement caché dans un village de peur d’être arrêté et craint des représailles envers sa famille. Tahir appartient à la communauté Oromo, celle qui n’est pas au pouvoir. L’Ethiopien a été incarcéré à Frambois depuis le mois de septembre jusqu’à son renvoi en janvier. Tahir était un exemple en matière d’intégration. Anne-Cécile Dominé-Aubert, membre des cafés solidaires où elle a rencontré.

Anne-Cécile
amie de Tahir des cafés solidaires
Anne-Cécileamie de Tahir des cafés solidaires

Tahir était en grève de la faim depuis plusieurs jours juste avant son renvoi. De Frambois, la prison administrative il a été envoyé aux HUG pour un contrôle médical. Ce sont les médecins de la société privée Oséara qui décident du renvoi des réfugiés. Ce sont eux aussi qui accompagnent le vol spécial. Un mécanisme dénoncé par Julie Franck, amie de Tahir.

Julie Franck
amie de Tahir
Julie Franckamie de Tahir

Pas de compétence cantonale

Genève ne dispose pas de compétence pour pouvoir agir dans ce cas selon le Conseiller d'Etat chargé de la sécurité, Mauro Poggia

Mauro Poggia
Conseiller d'état chargé de la sécurité
Mauro PoggiaConseiller d'état chargé de la sécurité

Si le Canton a agi par le passé, les circonstances étaient différentes de celles du renvoi de Tahir. Mauro Poggia

Mauro Poggia
Conseiller d'état chargé de la sécurité
Mauro PoggiaConseiller d'état chargé de la sécurité

La gauche genevoise va déposer une résolution au prochain Grand Conseil à l’attention de l’Assemblée fédérale pour stopper les renvois forcés. Ecoutez Emmanuel Deonna

Emmanuel Deonnna
Député socialiste au Grand Conseil
Emmanuel DeonnnaDéputé socialiste au Grand Conseil

Le Canton de Zurich, le même jour, le 27 janvier a décidé de surseoir au renvoi d'autres requérants d'asile déboutés.

 

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Le Conseil fédéral maintient une réouverture progressive

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KEYSTONE/ENNIO LEANZA
Les appels à déconfiner plus rapidement n'ont pas été entendus. Le Conseil fédéral a largement maintenu le cap mercredi. Magasins, musées et zoos pourront rouvrir dès le 1er mars. Les restaurants devront eux attendre au minimum le 22 mars.

Les cantons, les commissions parlementaires ou encore les partis politiques ont été nombreux à critiquer la stratégie de déconfinement du gouvernement. Les uns auraient souhaité un élargissement à d'autres domaines, comme la restauration, la culture ou le sport, les autres des intervalles plus courtes entre chaque étape.

Mercredi, le Conseil fédéral a tenu bon. Il n'a cédé que sur quelques points, notamment la vie sociale des jeunes. La limite d'âge pour participer à des activités sportives ou culturelles sans public sera désormais augmentée de 16 à 20 ans. Dès le 1er mars, les jeunes pourront ainsi se retrouver pour jouer de la musique, prendre part à des compétitions sportives ou encore chanter dans un choeur.

Pas de changement en revanche dans les autres domaines, à cause d'une situation épidémiologique jugée encore fragile. Seules les activités se déroulant à l'extérieur ou limitant les contacts, ainsi que celles au cours desquelles un masque peut être porté et la distance maintenue, seront autorisées.

Tennis ou foot autorisés

Tous les commerces pourront ainsi rouvrir leurs portes. Tout comme les musées, les salles de lecture des bibliothèques ou des archives, les centres de loisirs en extérieur, comme les zoos, les jardins botaniques ou les parcs d'attraction. Le port du masque y sera obligatoire, les distances devront être maintenues et les capacités d'accueil restreintes.

Les installations sportives à l'air libre, telles que les patinoires, les terrains de tennis ou de football et les stades d'athlétisme, seront également de nouveau accessibles. Seuls des groupes de cinq personnes maximum pourront y accéder. Les compétitions et les événements pour adultes resteront interdits.

Les règles pour les rassemblements privés à l'extérieur seront aussi assouplies. Jusqu'à quinze personnes pourront se rencontrer.

Culture et resto sur la touche

Les restaurants, de même que les autres espaces culturels et sportifs, restent en revanche sur le banc de touche. Ils devront attendre le 22 mars, et non plus le 1er avril. Le Conseil fédéral a aussi fait une concession sur le tempo des assouplissements. Le télétravail obligatoire pourrait aussi être levé à cette date.

Concernant les restaurants, la réouverture pourrait même se faire en deux étapes: d'abord les terrasses, puis les salles en intérieur. Des ajustements pourront être faits. Les cours en présentiel dans les hautes écoles pourraient aussi être possible dès le 22 mars. Mais cela dépendra de l'évolution de la situation.

Plusieurs critères seront à prendre en compte. Le taux de positivité devra être inférieur à 5%, le nombre de lits aux soins intensifs occupés par des patients Covid-19 ne doit pas dépasser 250, le taux de reproduction rester en dessous de 1, et l'incidence sur deux semaines ne pas dépasser celle du 1er mars. Il n'y aura toutefois aucun automatisme.

Source: ATS

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La Banque cantonale genevoise tire son épingle du jeu en 2020

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@judith monfrini

Un bénéfice en hausse mais un chiffre d'affaires en baisse pour l'an dernier. Un résultat contrasté même si la BCGE tire son épingle du jeu. Plus de 1100 clients ont choisi son modèle d'affaires, considéré comme sûr. Elle a octroyé 2000 prêts Covid-19 à des PME en 2020. 

Résultat en demi-teinte pour la Banque cantonale genevoise en 2020. Son bénéfice a augmenté de 8,4% pour s’établir à 105 millions mais son chiffre d’affaires est en baisse de plus de 12% pour s’établir à 367 millions. La crise sanitaire a fortement touché le tissu économique genevois. La BCGE a accordé 2000 prêts covid-19 l’an dernier pour un total de 200 millions de francs. Elle a vu sa clientèle augmenter avec près de 2 milliards de dépôts en plus. Son dividende reste stable à 7,5%. Le Président de la direction générale de la Banque cantonale de Genève, Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Les fonds propres sont en hausse comme les créances hypothécaires. Les prévisions pour cette année 2021 sont plutôt bonnes: le PIB devrait croître de 3,2%, selon les économistes de la banque. Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

L'an dernier le PIB a chuté de 2,9%. L'économie a essuyé un véritable choc conjoncturel. La BCGE soutient les secteurs les plus touchés.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Jusqu'au 31 juillet 2020, la banque a octroyés 2000 prêts covid pour un montant de 200 millions de francs. Le mécanisme de ces prêts avec Blaise Goetschin.

Blaise Goetschin
Président de la direction générale de la BCGE
Blaise GoetschinPrésident de la direction générale de la BCGE

Les prêts se sont adressés surtout à des toutes petites PME, dont le nombre d'employés s'élève à moins de 10 personnes.

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Les actes antisémites sont en hausse en Suisse Romande

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Hausse du nombre des cas d'antisémitisme en Suisse romande en 2020, sur fond de complot juif et de pandémie. Ces actes doivent être fermement condamnés par les autorités selon la CICAD qui réclame une véritable sensibilisation à l'école. 

La Suisse Romande a enregistré une hausse des cas d’antisémitisme en 2020. 147 situations ont été signalées. Une augmentation de 41% par rapport à 2019. Un tiers de ces actes concernent les théories du complot juif. Une vision qui sert d’alibi pour déverser de l’antisémitisme. Le détail avec le secrétaire général de la CICAD, coordination inter-communautaire contre l’antisémitisme et la diffamation. Johanne Gurfinkiel. Il répond à Judith Monfrini

Johanne Gurfinkiel
Johanne Gurfinkiel

Les récents actes à l’encontre des synagogues de Lausanne, Genève et Bienne n’encouragent pas à l’apaisement, relève le secrétaire de la CICAD. La Coordination appelle à la condamnation ferme de ces actes par les autorités et à une véritable sensibilisation dans les écoles.

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