Rejoignez-nous

International

USA: au moins 25 morts dans de violentes tornades dans le Tennessee

Publié

,

le

[Keystone/AP Photo/Mark Humphrey]

Au moins 25 personnes sont mortes lorsque de violentes tornades ont frappé le Tennessee, notamment la région de Nashville, capitale de la musique country aux Etats-Unis. Elles ont provoqué de nombreux dégâts et privé des dizaines de milliers de personnes de courant.

Le président Donald Trump, qui a dit prier "pour tous ceux affectés par les tornades dévastatrices", a annoncé qu'il se rendrait dans le Tennessee vendredi.

Les secours s'activaient toujours à la recherche de rescapés et de personnes disparues, a affirmé mardi à l'AFP un responsable de l'Agence de gestion des urgences du Tennessee (TEMA). Le bilan des tempêtes n'a cessé de s'alourdir au cours de la journée, atteignant 25 morts selon une dernière actualisation annoncée par le gouverneur républicain, Bill Lee.

Maisons éventrées

Les tornades "ont traversé le Tennessee, endommageant gravement des bâtiments, des routes, des ponts" dans plusieurs comtés, selon TEMA.

Toits effondrés, fenêtres brisées: le centre-ville de "Music City", comme est surnommée Nashville, passage obligé pour les amateurs de country avec ses bars, ses concerts et son ambiance festive, a été touché. Morceaux de tôle et débris jonchaient plusieurs rues, selon les images diffusées par les médias locaux. Une quarantaine de bâtiments ont été détruits, d'après les autorités.

Partout où les tornades sont passées, des arbres et des poteaux électriques ont été arrachés et des maisons éventrées. "Je crois que j'ai de la chance d'être vivant et je dois encore digérer" ce qui s'est passé, a dit à la télévision locale WTVF un résident dont la voiture a été écrasée par un panneau.

Les coupures de courant affectaient plus de 70'000 clients mardi selon TEMA, et les écoles publiques de Nashville ont annoncé qu'elles resteraient fermées mercredi. "Nashville souffre, et notre communauté a été dévastée", a tweeté le maire, John Cooper.

Il y a un an jour pour jour, de puissantes tornades avaient fait au moins 23 morts et causé d'importants dégâts matériels dans l'Etat de l'Alabama, dans le sud du pays.

Jour de scrutin

En raison des tornades dans le Tennessee, les bureaux de vote pour le "Super Tuesday" de la primaire démocrate ont ouvert une heure plus tard que prévu dans les zones affectées. Un juge a également accordé un délai supplémentaire aux électeurs dans ces mêmes zones.

"J'ai mal au coeur pour les victimes et leurs familles. Courage, Nashville", a tweeté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, tandis que Mike Bloomberg, autre candidat à l'investiture démocrate, disait observer les évènements "le coeur lourd".

La superstar de la pop Taylor Swift, qui a fait du Tennessee son Etat d'adoption, a dit dans un tweet envoyer "son amour et ses prières" à toutes les personnes affectées.

Et l'un des grands noms d'Hollywood, Reese Witherspoon, qui a grandi à Nashville, a dit avoir "le coeur brisé". "Je prie pour les familles qui ont perdu des êtres chers. Restez à l'abri s'il vous plaît", a tweeté l'actrice, qui a appelé son troisième enfant Tennessee.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Attaque iranienne sur Israël: nombreux appels à la désescalade

Publié

le

Israël dit avoir intercepté 99% des tirs vers le pays. (© KEYSTONE/AP/Ariel Schalit)

Des dirigeants du monde entier ont appelé dimanche à la retenue après l'attaque massive de drones et de missiles menée dans la nuit par l'Iran contre Israël. Cette opération, baptisée "Promesse honnête", fait craindre un embrasement régional.

Cette première attaque directe jamais menée par la République islamique contre le territoire israélien a été "déjouée", a annoncé le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari. Le ministre de la défense Yoav Gallant a de son côté averti que "la campagne n'est pas encore terminée, nous devons rester en état d'alerte".

En Iran, le chef des forces armées, Mohammad Bagheri, a salué une attaque qui "a atteint tous ses objectifs". Le président Ebrahim Raïssi a déclaré que la "punition de l'agresseur s'est réalisée". Il a prévenu Israël que toute riposte "imprudente" à cette attaque donnerait lieu à une réponse militaire beaucoup "plus forte".

Soutien "inébranlable"

A la demande d'Israël, le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir en urgence dimanche. Son secrétaire général Antonio Guterres a condamné "une grave escalade", à l'instar de nombreux pays comme la France et l'Allemagne qui craignent un embrasement régional.

"Nous ne voulons pas d'escalade. Nous ne voulons pas d'une guerre étendue avec l'Iran", a affirmé le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, John Kirby. Plus tôt, le président Joe Biden, qui a renouvelé son soutien "inébranlable" à Israël, a annoncé la tenue d'une réunion du G7 pour coordonner une "réponse diplomatique unie" à l'attaque iranienne.

Parallèlement à l'attaque iranienne, le Hezbollah libanais et les rebelles yéménites houthis, alliés de Téhéran, ont tiré des roquettes et des drones en direction du territoire israélien. Et une frappe israélienne a visé un bâtiment relevant du Hezbollah dans l'est du Liban, le détruisant.

L'attaque iranienne est intervenue alors qu'Israël est engagé depuis plus de six mois dans une guerre contre le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

99% des tirs interceptés

"Avec les Etats-Unis et d'autres partenaires, nous avons réussi à défendre le territoire de l'Etat d'Israël", s'est félicité le ministre israélien de la Défense. "Nous avons intercepté 99% des tirs vers Israël", a précisé Daniel Hagari.

Israël a annoncé la réouverture dimanche matin de son espace aérien, de même que la Jordanie et le Liban, pays voisins d'Israël, ainsi que l'Irak, frontalier de l'Iran. Mais la compagnie Swiss a suspendu jusqu'à lundi ses vols à destination de Tel Aviv et jusqu'à jeudi ceux vers Beyrouth.

Selon l'armée israélienne, l'Iran a "lancé un essaim de 300 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière". Seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont touché légèrement" une base militaire, qui reste en activité, a affirmé Daniel Hagari.

L'agence officielle iranienne Irna a fait état elle, de "sérieux dégâts dans la plus importante base aérienne du Néguev" (sud). Outre plusieurs blessés légers, une jeune fille de 7 ans originaire d'une communauté bédouine dans le sud d'Israël a été placée en soins intensifs, a indiqué M. Hagari.

L'attaque iranienne est une réponse à la frappe le 1er avril qui a détruit le consulat iranien à Damas et coûté la vie à sept membres des Gardiens de la révolution, dont deux hauts gradés. L'Iran a accusé Israël de cette frappe, mais ce dernier n'a ni confirmé ni démenti.

"Désamorcer la situation"

Dans la foulée, Téhéran a appelé les Etats-Unis à rester à l'écart de son conflit avec Israël. "Il s'agit d'un conflit entre l'Iran et le régime voyou israélien, dont les Etats-Unis doivent rester à l'écart !", a déclaré la mission iranienne à l'ONU sur X.

Dimanche le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a indiqué que son pays avait informé Washington de son intention de mener une opération "limitée, minime et visant à punir le régime israélien". Il avait aussi mis au courant les pays voisins de son projet d'attaque "72 heures avant l'opération".

L'Iran a amené "en toute conscience" le Moyen-Orient "au bord du précipice", a accusé dimanche la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, en référence à une éventuelle contre-attaque israélienne.

La crainte d'un embrasement régional est dans toutes les têtes. L'Egypte a mis en garde contre un "risque d'expansion régionale du conflit", l'Arabie saoudite a appelé à "la plus grande retenue" et l'Irak "à ne pas étendre la situation". La Russie et la Chine ont aussi appelé à la "retenue".

"La spirale de l'escalade doit être stoppée immédiatement", a pour sa part affirmé la Suisse qui a "condamne fermement" l'attaque iranienne et appelle toutes les parties à faire preuve de retenue.

Signe du climat inflammable dans la région, la France a annoncé dimanche recommander à ses ressortissants de quitter temporairement l'Iran. Face aux condamnations occidentales, l'Iran a annoncé convoqué les ambassadeurs du Royaume-Uni, de France et d'Allemagne.

"Pas d'accord humanitaire" à Gaza

Samedi, les forces spéciales maritimes des Gardiens de la révolution ont saisi un navire accusé d'être "lié" à Israël dans les eaux du Golfe. Vingt-cinq 25 membres d'équipage sont à bord de ce bateau, selon l'armateur italo-suisse MSC.

Téhéran, qui ne reconnaît pas l'existence d'Israël, est un allié du Hamas, auteur de l'attaque du 7 octobre sur le sol israélien qui a provoqué une offensive israélienne dévastatrice à Gaza.

A tour de rôle, Israël et le Hamas palestinien s'accusent de vouloir saboter les pourparlers en vue d'une trêve dans la bande de Gaza. Mais le fil n'est pas (encore) rompu. Le refus du Hamas montre que son chef à Gaza, Yahya Sinouar, "ne veut pas d'accord humanitaire, ni le retour des otages", a accusé dimanche le Mossad israélien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Iran estime s'être vengé et met en garde Israël

Publié

le

Israël est depuis la révolution de 1979 l'ennemi juré de la République islamique d'Iran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

L'Iran a appelé dimanche Israël à ne pas réagir militairement à son attaque inédite lancée dans la nuit. Il l'a présentée comme une riposte justifiée à la frappe ayant détruit son consulat à Damas.

"L'affaire peut être considérée comme close", a annoncé la mission iranienne à l'ONU dans un message posté trois heures après le début de son opération. Mais, a-t-elle aussitôt prévenu, "si le régime israélien commettait une nouvelle erreur, la réponse de l'Iran serait considérablement plus sévère".

Dimanche, le président iranien Ebrahim Raïssi a prévenu que la réaction de son pays serait "bien plus forte" en cas de "comportement imprudent" d'Israël ou ses partenaires après l'attaque iranienne.

"La punition de l'agresseur s'est réalisée", s'est réjoui M. Raïssi dans un communiqué, en ajoutant que "si le régime sioniste ou ses partisans" faisaient "preuve d'un comportement imprudent, ils recevraient une réponse décisive et bien plus forte".

Le chef des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri, s'est toutefois félicité que l'attaque ait "atteint tous ses objectifs", notamment en mettant "hors service" un centre de renseignement et une base aérienne". Il a précisé qu'aucun centre urbain ou économique n'avait été visé par les drones et missiles iraniens.

"Punir" Israël

Ces deux centres ont été spécifiquement visés par les drones et missiles car ils ont servi à mener la frappe qui a détruit le 1er avril le consulat iranien en Syrie, provoquant la mort de sept Gardiens de la Révolution, dont deux généraux de la Force Qods, qui intervient hors d'Iran.

En Israël, le porte-parole de l'armée a indiqué que la base aérienne de Nevatim avait été "légèrement touchée" par des missiles balistiques iraniens.

L'"action militaire de l'Iran a été une réponse à l'agression du régime sioniste contre nos locaux diplomatiques à Damas", a justifié la mission iranienne à l'ONU. Elle a été "menée sur la base de l'article 51 de la Charte des Nations unies relatif à la légitime défense".

Israël est depuis la révolution de 1979 l'ennemi juré de la République islamique, qui appelle à sa destruction au profit d'un Etat palestinien.

Mais, jusqu'à présent, Téhéran s'était gardé de l'attaquer frontalement, préférant soutenir les actions menées par les autres membres de l'"axe de la résistance", dont le Hezbollah libanais et les Houthis du Yémen depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien le 7 octobre.

Dimanche, le ministère iranien des Affaires étrangères a dit avoir convoqué les ambassadeurs du Royaume-Uni, de France et d'Allemagne pour protester "suite aux positions irresponsables de certains responsables de ces pays concernant la réponse de l'Iran à la série d'actions du régime sioniste contre les ressortissants et les intérêts de notre pays".

Quelques heures avant les frappes, l'Iran a saisi samedi un porte-conteneurs accusé d'être "lié" à Israël avec 25 membres d'équipage à bord dans les eaux du Golfe. "Un acte de piraterie" pour Washington.

Message à Washington

Dans la nuit, Téhéran a aussi mis en garde les Etats-Unis, les exhortant à "rester à l'écart" de son conflit avec Israël.

Le général Bagheri a précisé qu'un "message" avait été "envoyé aux Etats-Unis pour les avertir que s'ils coopéraient avec Israël pour leurs prochaines actions éventuelles, leurs bases ne seront pas sûres". Les Etats-Unis possèdent plusieurs bases militaires dans la région, notamment en Irak.

"La prochaine gifle sera plus violente", a prévenu la nouvelle fresque murale dévoilée sur la place Palestine à Téhéran, où quelques milliers de personnes se sont rassemblées dans la nuit en criant "Mort à Israël" et "Mort à l'Amérique".

L'Iran "peut intensifier ses actions s'il le souhaite car il a le choix entre diverses options, notamment le Hezbollah, des perturbations maritimes ou des frappes sur des cibles israéliennes vulnérables à l'étranger", estime Nishank Motwani, expert à l'Australian Strategic Policy Institute à Washington.

Les autorités israéliennes n'avaient pas dévoilé dimanche matin leurs intentions. Mais elles n'avaient pas exclu, avant l'attaque, de frapper sur le territoire iranien, en visant probablement des sites militaires ou nucléaires selon des experts.

Par précaution, l'aéroport Mehrabad de Téhéran pour les vols domestiques devait rester fermé lundi jusqu'à 06h00" (04h30 heure suisse), selon l'agence Isna.

Dimanche, les autorités ont annoncé l'annulation des vols de l'aéroport international Imam Khomeini de Téhéran jusqu'à lundi la même heure.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Australie: l'auteur de l'attaque au couteau identifié

Publié

le

L'attaque survenue samedi après-midi dans un centre commercial de Sydney a horrifié les nombreuses personnes qui se trouvaient sur place. (© KEYSTONE/AP/Rick Rycroft)

L'attaque au couteau qui a fait six morts et plusieurs blessés samedi dans un centre commercial de Sydney, a été perpétrée par un homme de 40 ans atteint d'une maladie mentale. Rien ne suggère un éventuel motif terroriste, selon la police australienne.

"A ce stade, nous ne disposons d'aucun élément, d'aucune information, d'aucune preuve ni d'aucun renseignement laissant penser qu'il s'agisse d'une motivation particulière, une idéologie ou autre" à son acte, a expliqué le commissaire-adjoint de la police de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Anthony Cooke.

En revanche, "nous savons que l'assaillant a souffert (...) de problèmes de santé mentale", a-t-il ajouté, précisant que l'homme, connu de la police, était venu de l'Etat du Queensland (nord-est).

L'agresseur, Joel Cauchi, a été poursuivi et abattu par une policière saluée pour son héroïsme.

Karen Webb, une autre responsable de la police de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, a fait état de cinq femmes et d'un homme tués.

Douze personnes ont par ailleurs été transportées à l'hôpital, dont un bébé de 9 mois qui se trouve dans un état "grave mais stable", selon la police. Sa mère, elle, a succombé à ses blessures.

La tragédie s'est produite dans le vaste complexe commercial Westfield Bondi Junction, à forte affluence samedi après-midi.

L'assaillant semble avoir agi seul, a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese lors d'une conférence de presse. "Pour nous tous ce soir, les scènes effroyables de Bondi Junction dépassent les mots et l'entendement", a-t-il dit.

M. Albanese a rendu hommage à la bravoure de passants qui se sont entraidés et de la policière qui est intervenue en bravant le danger. "Elle est certainement une héroïne. Elle a sans aucun doute sauvé des vies en agissant ainsi", a-t-il déclaré.

Attaque "insensée"

Le roi Charles III, souverain britannique mais également chef d'Etat de l'Australie, s'est déclaré dans un communiqué "horrifié" par cette agression "insensée".

Le pape François s'est dit "profondément attristé" par l'attaque "insensée".

Pranjul Bokaria sortait du travail et faisait quelques courses lorsque l'agression a eu lieu. Elle a couru jusqu'à un magasin voisin et s'est réfugiée dans une salle de repos. "C'était effrayant, il y avait des gens qui pleuraient", a-t-elle témoigné auprès de l'AFP.

Elle s'est ensuite échappée par une sortie de secours avec d'autres clients et employés, donnant sur une rue à l'arrière. "Je suis vivante et reconnaissante", a-t-elle relaté.

D'autres témoins ont déclaré à l'AFP qu'il y avait eu un mouvement de panique, des personnes cherchant à se mettre à l'abri tandis que la police tentait de sécuriser la zone.

Vers 16h00 locales (06h00 GMT), Reece Colmenares se rendait à la salle de sport lorsqu'elle a vu des "gens courir et crier" que quelqu'un avait été poignardé. Elle s'est ensuite réfugiée dans une boutique de quincaillerie avec 10 à 12 autres personnes.

"Ils nous ont fait descendre (dans une pièce) et ont fermé le magasin", a-t-elle raconté à l'AFP. "C'était effrayant, il y avait des petits enfants, des personnes âgées et des personnes en fauteuil roulant".

Une infirmière de Sydney a expliqué avoir garé sa voiture puis "entendu quelqu'un crier de courir".

Plusieurs personnes se sont réfugiées dans un supermarché, où elles sont restées pendant une heure environ.

Ce type d'attaque est extrêmement rare en Australie. En novembre 2018, un individu armé d'un couteau avait tué une personne et en avait blessé deux autres dans une rue de Melbourne avant d'être abattu par la police. Le crime avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Iran a lancé plus de 200 drones et missiles contre Israël

Publié

le

L'armée israélienne a déclaré surveiller de près les drones envoyés par l'Iran et en route vers Israël. (© KEYSTONE/AP/Ariel Schalit)

L'Iran a lancé samedi plus de 200 drones et missiles contre Israël en réponse à une frappe contre son consulat à Damas. Il s'agit de la première attaque directe jamais menée par la République islamique contre le territoire israélien.

Le Conseil de sécurité doit tenir une réunion d'urgence dimanche, le chef de l'ONU, Antonio Guterres, ayant condamné "une grave escalade".

"L'affaire peut être considérée comme close", a annoncé la mission iranienne à l'ONU dans un message posté trois heures après le début de son opération. Mais, a-t-elle prévenu, "si le régime israélien commettait une nouvelle erreur, la réponse de l'Iran serait considérablement plus sévère".

Parallèlement à l'attaque iranienne, des alliés de Téhéran, le Hezbollah libanais et les rebelles yéménites houthis ont mené des attaques anti-israéliennes, le premier en tirant deux salves de roquettes en quelques heures sur le Golan occupé par Israël, et les seconds en lançant des drones en direction du territoire israélien.

"Avec les Etats-Unis et d'autres partenaires, nous avons réussi à défendre le territoire de l'Etat d'Israël", s'est félicité le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant.

"L'attaque iranienne a été déjouée", a affirmé le porte-parole de l'armée israélienne à propos de la première attaque directe jamais menée par la République islamique contre le territoire israélien.

"Nous avons intercepté 99% des tirs vers Israël", a déclaré le contre-amiral Daniel Hagari dans une allocution télévisée. L'espace aérien israélien a rouvert dimanche matin, ont aussi annoncé les autorités aéroportuaires. La Jordanie et le Liban, pays voisins d'Israël, ainsi que l'Irak, frontalier de l'Iran, ont également annoncé la réouverture dimanche de leur espace aérien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont l'armée est engagée dans une guerre dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, également allié de l'Iran, a tenu une réunion du cabinet de guerre dans la nuit.

Les services de renseignement israéliens ont affirmé dimanche que le Hamas avait refusé une proposition de trêve avec Israël présentée par les médiateurs égyptiens et qataris au Caire.

Le Hamas avait indiqué samedi avoir remis sa réponse aux médiateurs et, sans en rejeter explicitement le contenu, avait insisté sur son exigence d'un cessez-le-feu permanent à Gaza.

Le Hamas "continue d'exploiter les tensions avec l'Iran" dans le dessein d'"obtenir une escalade" dans la région, écrit aussi le Mossad, les services de renseignement israéliens, dans un communiqué.

Soutien "inébranlable" américain

Le président américain Joe Biden a renouvelé son soutien "inébranlable" à Israël et annoncé que les dirigeants du G7 seront convoqués afin de coordonner une "réponse diplomatique unie" à l'attaque iranienne "éhontée".

L'armée israélienne a indiqué que l'Iran avait "lancé un essaim de 200 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière". Aucun drone ni missile "n'a pénétré le territoire d'Israël" tandis que seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont touché légèrement" une base militaire, qui reste en activité, a ajouté Daniel Hagari.

De son côté, l'agence officielle iranienne Irna a fait état de "sérieux dégâts dans la plus importante base aérienne du Néguev (sud)".

L'attaque iranienne est une réponse à la frappe le 1er avril qui a détruit le consulat iranien à Damas et coûté la vie à deux hauts gradés des Gardiens, ont-ils précisé. L'Iran a accusé Israël de cette frappe, mais ce dernier n'a ni confirmé ni démenti.

Le ciel piqué de lumières rouges

Peu avant 02h00 dimanche matin (23h00 GMT samedi), une série de détonations a figé Jérusalem. Le ciel s'est piqué de lumières rouges et jaunes filmées par l'AFP, et par de nombreux habitants qui ont partagé les images sur les réseaux sociaux.

Des images saisissantes de projectiles frôlant l'emblématique coupole dorée du dôme du rocher, sur l'un sites les plus saints de l'Islam, au coeur de la vieille ville, font le tour des plateformes.

Une heure environ après l'annonce du lancement de l'opération iranienne, baptisée "Promesse honnête", l'agence Irna a indiqué qu'"une première vague de missiles balistiques" avait été lancée "en profondeur" du territoire israélien.

"L'armée de l'air des Gardiens de la révolution a tiré des dizaines de missiles et de drones sur des cibles spécifiques", selon la télévision d'Etat citant les Gardiens, l'armée idéologique de l'Iran.

En annonçant l'attaque iranienne peu après 23H00 samedi (20H00 GMT), Daniel Hagari a dénoncé comme une "escalade dangereuse" cette "attaque directe lancée depuis le sol iranien".

"Régime voyou israélien"

"Il s'agit d'un conflit entre l'Iran et le régime voyou israélien, dont les Etats-Unis doivent rester à l'écart!", a déclaré la mission iranienne à l'ONU dans un message posté sur X.

Aux cris de "Mort à Israël", "Mort à l'Amérique", quelques milliers de personnes se sont rassemblées dans les principales villes d'Iran pour saluer l'attaque iranienne.

Juste après le début de l'opération, le compte X du guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, avait publié un message affirmant: "le régime diabolique va être puni".

L'Egypte a mis en garde contre un "risque d'expansion régionale du conflit". L'Arabie Saoudite a pour sa part appelé toutes les parties à "la plus grande retenue".

Pékin a dit sa "profonde préoccupation", Paris a condamné l'attaque iranienne et Berlin a dit que celle-ci pourrait plonger la région "dans le chaos".

"Pas d'accord humanitaire" à Gaza

Plus tôt samedi, les forces spéciales maritimes des Gardiens de la Révolution ont saisi un navire accusé d'être "lié" à Israël, avec 25 membres d'équipage à bord, dans les eaux du Golfe.

La République islamique d'Iran, qui ne reconnaît pas l'existence d'Israël, est un allié du Hamas, auteur le 7 octobre d'une attaque sanglante sans précédent sur le sol israélien qui a provoqué une offensive israélienne dévastatrice à Gaza, où 33.686 personnes, essentiellement des civils, ont péri, selon les autorités du mouvement islamiste palestinien.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est classé groupe terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Son rejet de la proposition de trêve soumise par les médiateurs montre que le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya "Sinouar ne veut pas d'accord humanitaire, ni le retour des otages", écrit le Mossad israélien, dans un communiqué dimanche.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené une attaque dans le sud d'Israël, entraînant la mort de 1170 personnes en majorité des civils, d'après un bilan établi par l'AFP à partir des données officielles. Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent détenues à Gaza dont 34 sont mortes d'après des responsables israéliens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Iran a lancé une attaque de drones contre Israël, selon Tsahal

Publié

le

L'Iran du président Ebrahim Raisi a lancé une attaque de drones contre Israël (Photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/VAHID SALEMI)

L'Iran a lancé samedi "depuis son territoire" une attaque de drones contre Israël, a déclaré le porte-parole de l'armée israélienne dans une allocution télévisée peu après 23h00 (22h00 suisses).

"Nous surveillons la menace dans l'espace aérien. C'est une menace qui prendra plusieurs heures pour atteindre le territoire de l'Etat d'Israël", a ajouté le contre-amiral Daniel Hagari.

"Nous travaillons en étroite collaboration avec les Etats-Unis et nos partenaires dans la région afin d'agir contre les lancements (de drones) et de les intercepter", a-t-il encore annoncé.

Pour sa part l'Irak vient d'annoncer avoir fermé son espace aérien, tout comme la Jordanie un peu plus tôt.

Fait inhabituel, le président américain est retourné à la Maison Blanche cet après-midi pour consulter son équipe de sécurité nationale sur les événements au Moyen-Orient, a annoncé son équipe dans un message diffusé à la presse, sans donner plus de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture