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International

Ex-éducateur inculpé pour 89 viols dans divers pays, dont la Suisse

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Le nombre de victimes a été établi à partir d'écrits compilés dans une clé USB par le septuagénaire. (image symbolique) (© KEYSTONE/EPA AFP / POOL/MARTIN LELIEVRE / POOL)

"Un cas d'école de sérialité": le parquet de Grenoble a lancé mardi un vaste appel à témoins après l'interpellation d'un ancien éducateur, soupçonné de viols et agressions sexuelles aggravés commis sur 89 mineurs dans plusieurs pays, dont la Suisse. L'homme a aussi reconnu le meurtre de sa mère et de sa tante, résidente en Suisse.

Il s'agit d'un dossier "un peu singulier" a euphémisé le procureur de Grenoble Etienne Manteaux, qui a tenu à rendre public l'identité du suspect, Jacques Leveugle, né en 1946. "Ce nom doit être connu parce que l'objectif est de permettre à d'éventuelles victimes de se manifester", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

L'affaire de ce "personnage particulièrement complexe" qui aimait à se présenter comme un "boy-lover", terme qu'il jugeait "plus joli que pédéraste", est arrivée sur le bureau de la justice en 2022 lorsque le neveu du suspect, qui avait des "soupçons" quant aux agissements de son oncle, leur a remis des clés USB lui appartenant.

"Soutien scolaire"

Ils y ont découvert "15 tomes très denses" de mémoires dans lesquels il apparaît que l'homme s'était livré pendant des décennies à des rapports sexuels avec des garçons mineurs de 13 à 17 ans en France, en Nouvelle-Calédonie et dans huit autres pays: Algérie, Suisse, Allemagne, Maroc, Niger, Colombie, Philippines, Portugal.

"Il a parcouru ces différents pays et dans chacun de ces lieux où il va s'installer pour faire du soutien scolaire, être enseignant, il va rencontrer des jeunes et il va avoir des relations sexuelles avec ces jeunes", selon le procureur.

Interrogé par Keystone-ATS, l'Office fédéral de la justice (OFJ) a indiqué n'avoir reçu aucune demande d'entraide judiciaire de la part des autorités françaises.

"Séduction intellectuelle"

Les enquêteurs recensent 89 victimes à ce jour. "Cultivé et charismatique", le septuagénaire, prenait ces jeunes sous son aile et procédait par "séduction intellectuelle du mineur et (pour le) côté sexuel, l'approche se fait ensuite par le rire". Il se voyait "comme un Grec antique formant de jeunes éphèbes", rapporte M. Manteaux.

"Il n'y a jamais eu de violence commise. On est vraiment sur des contraintes morales", a renchéri Serge Procédès, commandant de la section de recherches de Grenoble, évoquant "un cas d'école de sérialité".

L'ancien éducateur, qui n'avait pas de casier judiciaire, a été mis en examen et placé en détention provisoire en février 2024 pour viols et agressions sexuelles aggravés. Il est actuellement en détention provisoire, a précisé M. Manteaux.

Deux meurtres

Dans ses "mémoires", le septuagénaire admet aussi avoir donné volontairement la mort à deux personnes: d'abord à sa mère en 1974, alors qu'elle souffrait d'un cancer en phase terminale. Il l'a "étouffée avec un coussin" afin "d'abréger ses souffrances".

En 1992, c'est le tour de sa tante, à laquelle il était "très lié" et résidente en Suisse, avec le même mode opératoire. Agée de 92 ans, elle n'était pas malade mais "vulnérable et fragile", selon M. Manteaux.

Le prévenu "légitime son passage à l'acte en considérant qu'il aimerait bien qu'on lui fasse la même chose s'il se trouvait dans cette situation de fin de vie", a encore expliqué le magistrat. Les deux meurtres font désormais l'objet d'une enquête distincte.

Risque de prescription

Dans le dossier des viols et agressions, à ce jour environ 150 personnes ont été entendues. L'appel à témoins vise à consolider le parcours de vie de l'accusé. Il sert aussi à "aller chercher" les victimes non identifiées, qui n'apparaissent pour certaines que par leur nom ou prénom, a expliqué M. Procédès.

Car de fait, "le temps presse", a souligné le procureur, évoquant l'âge du prévenu mais aussi les questions de prescription pour les crimes sexuels dont il est soupçonné (20 ans après la majorité jusqu'en 2018 et 30 ans depuis) et qui excluraient ainsi "a priori" les faits commis avant 1993.

"Si des victimes souhaitent se manifester, qu'elles le fassent maintenant, parce qu'il faudra, dans l'année 2026, clôturer cette information judiciaire si on veut effectivement pouvoir juger dans des délais raisonnables", a-t-il conclu.

Economie

En plein recentrage, Unilever relève ses prévisions annuelles

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Le groupe britannique a annoncé fin mars la séparation de sa division alimentaire, réunissant les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann's d'Unilever, cédée à l'américain McCormick & Company. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le géant britannique Unilever, en plein recentrage sur les cosmétiques, l'hygiène et l'entretien de la maison, a amélioré ses prévisions de résultats annuels et publié des recettes en petite progression au premier semestre, malgré un recul de son bénéfice net.

Le bénéfice net semestriel du groupe, qui possède des marques comme le savon Dove et les déodorants Axe, s'est replié de près de 5,6%, à un peu plus de 3,3 milliards d'euros (3,1 milliards de francs), plombé notamment par des coûts de restructuration et des effets de change.

Mais son chiffre d'affaires a progressé de 0,5%, à 25,6 milliards d'euros sur le semestre. Hors éléments exceptionnels liés aux acquisitions, cessions ou effets de change, il a même grimpé de 4,8%, tiré en particulier par les marchés indien et sud-américain.

Ces résultats annoncés mardi conduisent le géant britannique à revoir à la hausse son objectif de croissance du chiffre d'affaires annuel, ce qui dope le cours de son action à la Bourse de Londres, qui gagnait environ 5,7% mardi matin.

L'entreprise avait annoncé fin mars la séparation de sa division alimentaire, valorisée près de 45 milliards de dollars, réunissant les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann's d'Unilever, cédée au groupe américain McCormick & Company (épices Ducros ou moutarde French's).

L'opération doit être achevée mi-2027.

Dans ce cadre de son recentrage sur quelques marques phares, Unilever avait déjà bouclé en décembre dernier la scission de sa division glaces comprenant les marques Magnum, Cornetto, Ben & Jerry's.

"Les consommateurs ont continué de plébisciter les produits des marques Unilever, plutôt que de se tourner vers des alternatives génériques meilleur marché, malgré les pressions liées au coût de la vie, ce qui illustre la forte fidélité des clients aux marques" du groupe, constate Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor.

"Nous avons enregistré une solide performance tirée par les volumes au premier semestre, avec une progression significative au deuxième trimestre - le meilleur trimestre en volume pour Unilever depuis plus de dix ans", a fait valoir le directeur général Fernando Fernandez.

Si les prix sont en légère hausse, ils ont été freinés au second trimestre en raison de promotions pour la Coupe du monde de football et de la compétition sur certains marchés.

Si "l'environnement macroéconomique reste incertain" (assombri notamment par la guerre au Moyen-Orient, ndlr) le patron d'Unilever se dit "confiant" dans le fait que le groupe atteindra ses "prévisions annuelles révisées à la hausse".

Sous la pression d'investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe avait présenté en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques "motrices".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Zinédine Zidane nommé sélectionneur de l'équipe de France

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Zinédine Zidane (à gauche) a été nommé à la tête des Bleus mardi. (© KEYSTONE/AP/Andrea Comas)

Zinédine Zidane a été intronisé au poste de sélectionneur de l'équipe de France, a annoncé la Fédération française mardi. Il succède à son ancien coéquipier Didier Deschamps.

A 54 ans, "Zizou" accède à la fonction dont il rêve depuis des années, auréolé de ses titres de gloire comme joueur (champion du monde en 1998, d'Europe en 2000) et comme entraîneur au Real Madrid, avec notamment un triplé mémorable en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). Son contrat porte sur quatre ans, soit jusqu'à la Coupe du monde 2030, avec une entrée en fonction prévue au 1er août.

Sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengue (2019-2021), le natif de Marseille prend la suite de deux de ses coéquipiers parmi les champions de 1998, Laurent Blanc (2010-2012) et Didier Deschamps (2012-2026).

Figure publique discrète, à la parole rare, "ZZ" a toujours gardé une image positive, pas entachée par son coup de tête contre Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 contre l'Italie, carton rouge et défaite à la clé (1-1, 5 à 3 aux tirs au but).

Après de premiers bruissements en 2018, son nom revient avec insistance en 2022 pour succéder à Didier Deschamps, dont le contrat courait alors jusqu'au Mondial au Qatar, le président de la fédération de l'époque Noël Le Graët reconnaissant que cela irait "dans le sens de l'histoire". Mais comme Deschamps fût finalement reconduit pour quatre ans, Zidane est resté encore en salle d'attente.

Un défi immense

Après 14 années couronnées de réussite de "DD", qui a écrit la plus belle série de l'histoire des Bleus en Coupe du monde avec un titre (2018), une finale (2022) et une demi-finale (2026), et a également atteint une finale d'Euro (2016), le défi s'annonce immense pour Zidane, qui n'a jamais entraîné en dehors du Real Madrid, son club d'adoption.

Il récupèrera une équipe dont le jeu a certes séduit au Mondial nord-américain avec un trio offensif de feu Kylian Mbappé-Ousmane Dembélé-Michael Olise, mais qui a été meurtrie par l'échec en demi-finale contre l'Espagne (2-0), avant une dernière sortie peu glorieuse contre l'Angleterre lors du match pour la 3e place perdu 6-4.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

France: le moral des ménages continue à se redresser en juillet

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L'opinion des ménages français quant à leur situation financière future s'est améliorée de nouveau. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Mohammed Badra)

La confiance des ménages français a continué à se redresser en juillet, l'indicateur qui la mesure gagnant deux points à 86, a indiqué mardi l'Institut national de la statistique (Insee).

L'indicateur, qui avait déjà augmenté de deux points en juin, reste cependant au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025).

L'opinion des ménages quant à leur situation financière future s'est améliorée de nouveau. Le solde d'opinion associé a augmenté de deux points et se rapproche de sa moyenne de longue période, a détaillé l'Insee dans un communiqué.

La proportion de ménages estimant opportun de faire des achats importants dans la situation économique actuelle augmente aussi (+2 points).

Concernant les perspectives d'inflation, la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois a baissé de nouveau très fortement en juillet.

Le solde d'opinion associé recule de 18 points (après -14 points en juin), et "retrouve presque son niveau de février, avant le déclenchement de la guerre au Proche-Orient, ainsi que sa moyenne de longue période", souligne l'Insee.

L'institut statistique observe aussi une amélioration de l'opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France (+6 points, après déjà +6 points en juin). Mais le solde d'opinion reste au-dessous de sa moyenne de longue période.

La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner augmente de nouveau (+4 points). L'opinion des ménages concernant leur capacité d'épargne, actuelle et future, repart à la hausse. Les soldes d'opinion associés augmentent chacun de trois points, nettement au-dessus de leur moyenne de longue période.

Leurs craintes concernant l'évolution du chômage reculent par ailleurs nettement. Le solde d'opinion reflue de six points, mais reste au-dessus de sa moyenne de longue période.

L'enquête de l'Insee est réalisée mensuellement auprès de quelque 2.000 ménages interrogés par téléphone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le chef de l'ONU à Chypre pour renouer le dialogue sur l'île

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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres est arrivé à Chypre et s'entretient mardi avec les dirigeants rivaux de l'île. (© KEYSTONE/AP/Yiannis Kourtoglou)

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, arrivé dans la nuit à Chypre, a entamé mardi des réunions séparées avec les dirigeants rivaux de l'île divisée. L'objectif est d'envisager de nouvelles négociations.

Neuf ans après l'échec de la dernière tentative de paix entre la République de Chypre et la partie nord, sous occupation turque, M. Guterres a atterri "à minuit", première visite d'un patron de l'ONU depuis celle de Ban Ki-moon en 2010.

"Je viens d'atterrir à Chypre pour exprimer mon engagement à soutenir les communautés chypriotes dans leur recherche d'un règlement global et durable de la question chypriote", a-t-il indiqué sur son compte officiel X.

"L'ONU ne peut pas imposer la paix. Seuls les Chypriotes, avec leurs dirigeants, peuvent la construire".

M. Guterres doit mener dans la matinée des discussions séparées de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu arrêtée en 1974, avec le président Nikos Christodoulides, dans la partie grecque, puis avec son homologue de la République turque autoproclamée de Chypre-Nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie), Tufan Erhurman, élu en octobre.

Selon des sources au sein de l'ONU, M. Guterres a ensuite prévu de rencontrer des représentants de la société civile et d'associations, avant d'accueillir les deux dirigeants pour un dîner conjoint, en prélude à une réunion trilatérale mercredi.

Île divisée depuis 1974

L'île méditerranéenne de Chypre est divisée depuis 1974, après qu'Ankara a occupé le tiers nord de l'île en réponse à un coup d'État de Chypriotes grecs orchestré par Athènes, qui visait à l'unir avec la Grèce.

Des décennies de pourparlers sous l'égide de l'ONU et le déploiement d'une force internationale des Nations unies le long de la zone tampon n'ont pas réussi à réunifier l'île.

La dernière grande série de négociations de paix à Crans-Montana, en Suisse, a échoué en juillet 2017.

Les deux dirigeants chypriotes se sont néanmoins rencontrés en décembre et ont fait part de leur engagement à relancer le processus de paix, resté au point mort, en présence de l'envoyée de M.Guterres, Maria Angela Holguín. Cette dernière s'est d'ailleurs entretenue lundi avec chacun d'eux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cas Embolo: l'IFAB clarifie son règlement

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Breel Embolo n'aurait pas dû être expulsé face à l'Argentine, a statué l'IFAB. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'International Football Association Board a clarifié le rayon d'intervention de la VAR.

Cette dernière ne pourra plus intervenir sur la nature de la faute lors de l'attribution erronée d'un carton jaune, comme cela avait été le cas lors de l'expulsion de l'international suisse Breel Embolo face à l'Argentine en quart de finale du Mondial 2026.

Le motif de "confusion d'identité" ne peut être utilisé que pour identifier l'auteur de la faute, et non pour corriger la faute en elle-même, comme l'a indiqué l'instance dans une circulaire diffusée lundi et obtenue par le média The Athletic. Cette décision de l'IFAB fait suite à l'expulsion litigieuse d'Embolo le 12 juillet dernier à Kansas City, qui n'aurait pas dû avoir lieu.

Ce jour-là, l'Argentin Leandro Paredes avait d'abord été averti pour une faute sur l'attaquant du Stade rennais à la 72e. Constatant l'absence de contact et la simulation manifeste, la VAR était intervenue en basant sur la clause de "confusion d'identité", provoquant la réattribution du carton jaune de Parades à Embolo, qui avait déjà été averti. Réduite à 10, l'équipe de Suisse avait tenu jusqu'en prolongation, avant d'être défaite 3-1.

L'UEFA et la Swiss Football League (SFL) avaient déjà annoncé précédemment qu'elles appliqueraient la règle dans le sens de l'IFAB. La clarification publiée confirme désormais cette interprétation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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