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International

Trump veut cibler les trafiquants de drogue vénézuéliens sur terre

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Donald Trump a autorisé des actions clandestines de la CIA au Venezuela et n'exclut pas une intervention militaire (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Les Etats-Unis vont "très bientôt" commencer à cibler des "trafiquants de drogue vénézuéliens" lors d'opérations "sur terre" et pas seulement en mer, a prévenu jeudi le président américain Trump. Les tensions entre Washington et Caracas sont fortes depuis des mois.

Depuis septembre, les forces américaines ont ciblé plus de 20 navires présentés sans preuves de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et dans le Pacifique-est, faisant au moins 83 morts, des attaques décrites par l'ONU comme des "exécutions extrajudiciaires".

Donald Trump accuse en particulier le Venezuela d'être un artisan du trafic de drogue qui inonde le marché américain, ce que Caracas dément. Le président américain a accru la pression en déployant à la mi-novembre en mer des Caraïbes le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald Ford, et son groupe aéronaval.

Dans une allocution télévisée aux forces américaines pour thanksgiving jeudi, le président américain a estimé que ce dispositif était un succès. Le trafic [de drogue] par voie maritime "est arrêté à environ 85%", a-t-il assuré.

"Une manoeuvre", dit Maduro

"Vous avez probablement remarqué que les gens ne veulent plus livrer [de la drogue] par la mer et nous allons commencer à les arrêter sur terre également", a-t-il annoncé, soulignant que cette opération commencerait "très bientôt".

Nommément visé par Washington, le Venezuela assure que Donald Trump se trompe de cible et que seuls 5% de la drogue produite en Colombie, le premier producteur mondial, transite par le pays.

Le président vénézuélien Nicolás Maduro estime qu'en réalité il s'agit d'une manoeuvre militaire visant à le renverser et à s'emparer des réserves de pétrole de son pays, déjà objet d'un embargo pétrolier et de sanctions économiques.

Donald Trump a autorisé des actions clandestines de la CIA au Venezuela et dit ne pas exclure une intervention militaire, tout en assurant à la mi-novembre qu'il parlerait "à un moment donné" à M. Maduro.

Armée vénézuélienne en alerte

Dans un message télévisé à l'armée, M. Maduro a évoqué jeudi "17 semaines de guerres psychologiques" et appelé l'armée à rester "imperturbable" et "en alerte" face au déploiement américain dans les Caraïbes.

Ces derniers jours, une activité constante d'avions de combat américains a été enregistrée à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi des aéronefs.

La République dominicaine, voisine du Venezuela, a par ailleurs autorisé cette semaine les Etats-Unis à utiliser des installations aéroportuaires dans le cadre de son déploiement, tandis que l'Etat insulaire de Trinité-et-Tobago, éloigné d'une dizaine de kilomètres seulement du Venezuela, a accueilli récemment des exercices des marines américains.

Jeudi, à bord du porte-avions Gerald Ford, le ministre de la défense Pete Hegseth a salué à l'occasion de la fête de thanksgiving les soldats américains en mission, des "guerriers qui veillent à la sécurité", que ce soit aux Etats-Unis ou "en mer en luttant contre les cartels".

Le "cartel des soleils"

Washington a aussi intensifié la pression en désignant lundi comme organisation terroriste étrangère le cartel des soleils, une organisation dont l'existence reste à démontrer selon de nombreux experts et qui, selon Washington, serait dirigée par le président Maduro.

Avant le déploiement militaire dans les Caraïbes, la justice américaine avait déjà porté à 50 millions de dollars la récompense pour des informations conduisant à la capture de Nicolás Maduro.

Caracas médiatise davantage qu'auparavant ses opérations contre le trafic de drogue, montrant régulièrement des images parfois spectaculaires d'explosions de laboratoires, de destruction de pistes clandestines ou de petits avions abattus. A la fin octobre, l'armée avait ainsi annoncé la destruction de deux camps présentés comme ceux de "narcoterroristes colombiens" dans le sud du pays.

Dans ce contexte tendu, six compagnies aériennes, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela, ce qui leur a valu de se voir retirer leurs licences par Caracas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Traite d'êtres humains: 27 interpellations en Suisse

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Une opération internationale visant à démanteler des réseaux de traite d'êtres humains a mené à l'interpellation de 1024 personnes en cinq jours dans 59 pays sur quatre continents (photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/OLIVER DE ROS)

Vingt-sept interpellations ont eu lieu en Suisse le mois passé dans le cadre d'une opération internationale visant à démanteler des réseaux de traite d'êtres humains. Au total, 1024 personnes en cinq jours ont été arrêtées dans 59 pays sur quatre continents.

L'opération a aussi permis d'identifier 61 victimes potentielles en Suisse, a indiqué lundi Mélanie Lourenço, porte-parole de l'Office fédéral de la police (fedpol), à Keystone-ATS. Elle a précisé ne donner aucune information supplémentaire sur des cas individuels ou des procédures en cours.

Plus tôt, Interpol avait annoncé un total de 2070 victimes identifiées. Parmi elles, 10% sont des mineurs des Amériques du Nord, Centrale et du Sud contraints à la prostitution, ou des adultes envoyés sur d'autres continents pour du travail, de la mendicité et des activités criminelles forcées.

L'opération mondiale "Global Chain" a été menée par les autorités autrichiennes et roumaines entre le 8 et le 12 juin et coordonnée par Interpol, Europol, Frontex et Ameripol. Elle a mené à l'engagement en Suisse de 13 polices cantonales.

Ainsi, 139 membres des forces d'intervention ont procédé à des contrôles ciblés de lieux, de personnes, de documents et de véhicules. Ils ont contrôlé 161 localités, 415 personnes, 245 documents et 13 véhicules, détaille Mme Lourenço.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Législatives en Algérie: abstention record, le FLN en tête

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La très faible participation aux législatives en Algérie illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat. En photo, un défilé samedi à l'occasion du 64e anniversaire de l'indépendance. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA)

L'abstention a atteint un niveau record lors des législatives du 2 juillet en Algérie, où le taux de participation s'est établi à 21,24%, le plus bas de l'histoire du pays, selon des résultats officiels annoncés lundi.

Le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir, a remporté 90 sièges et arrive en tête du scrutin, a précisé Karim Khelfane, président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), lors d'une conférence de presse.

L'abstention était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin. Le vote avait été prolongé d'une heure jeudi dans tout le pays afin de "permettre aux électeurs d'exercer leur droit de vote", selon l'Anie.

Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l'électorat.

"L'abstention n'est pas une spécificité algérienne", a commenté M. Khelfane, en comparant la situation à celle des "vieilles démocraties" d'Europe, d'Amérique et d'Asie et en se félicitant d'élections "transparentes".

Le scrutin avait été précédé par une campagne terne, qui s'est tenue en pleine Coupe du monde de football et par de grandes chaleurs.

Les dernières législatives, en 2021, déjà remportées par le FLN, avaient été marquées par un taux de participation de 23%.

Contestation étouffée

Elles s'étaient tenues dans le sillage du Hirak, mouvement de contestation populaire inédit né en février 2019. Il avait conduit deux mois plus tard à la démission du président Abdelaziz Bouteflika et porté des revendications de changement politique, de lutte contre la corruption et de réforme des institutions.

Mais progressivement, une interdiction des rassemblements, que les autorités ont justifiée par l'épidémie de Covid-19, et l'incarcération des figures de proue du Hirak ont étouffé la contestation à partir de mars 2020.

L'actuel président Abdelmadjid Tebboune avait été élu en décembre 2019, puis reconduit en 2024.

Des ONG de défense des droits humains dénoncent la reprise par les autorités du contrôle de l'espace public depuis l'élan du Hirak. Le pays reste confronté à de fortes attentes sociales et économiques, particulièrement chez les jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

EasyJet décolle à Londres après l'annonce de son possible rachat

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L'accord de principe pour un rachat du pionnier de l'aviation à bas coût donnait des ailes au cours de son action. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Le cours d'EasyJet s'envole de plus de 10% à la Bourse de Londres lundi, après l'annonce dimanche soir d'un "accord de principe" sur les termes financiers d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake.

Le fonds américain, qui gère environ 38 milliards de dollars d'actifs, notamment dans le secteur aéronautique, a désormais jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme ou finalement renoncer.

Il a présenté ce week-end à EasyJet les termes d'une cinquième offre de rachat à 6,90 livres par actions --contre 6,50 livres pour l'offre précédente-- que le conseil d'administration de la compagnie britannique s'est dit dimanche soir "disposé à recommander aux actionnaires".

"Reste à savoir ce que le fondateur Stelios Haji-Ioannou et sa famille pensent de l'opération", souligne cependant Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.

"Collectivement, ils sont les plus gros actionnaires d'EasyJet", avec une participation de plus de 15%. "S'ils s'opposent à l'accord aux côtés d'autres grands investisseurs, il existe encore une possibilité que l'opération échoue", ajoute-t-il.

Easyjet évoluait vers 09H30 GMT à 6,16 livres par action, "soit très loin du prix de rachat proposé", souligne l'analyste, pour qui "cela suggère que le marché n'est pas encore totalement convaincu que l'offre soit suffisante".

Fondé en 2005, Castlelake est un acteur important du leasing aéronautique, avec une flotte de 375 avions loués à des compagnies aériennes dont Etihad, Qantas, Air India Express, Frontier et Viva, d'après le Financial Times.

"Le transporteur low-cost offrirait à Castlelake des créneaux de décollage et d'atterrissage extrêmement difficiles à obtenir dans des aéroports clés comme Londres Gatwick", le deuxième plus important de la capitale britannique, relève Victoria Scholar, de chez Interactive Investor.

Selon elle, "Castlelake cherche clairement à tirer parti de la faiblesse du secteur aérien cette année" en raison de la guerre en Iran, qui provoque "d'importantes perturbations du trafic et une flambée des coûts du carburant".

EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.

Il compte cependant s'appuyer sur la vitalité de son offre de séjours EasyJet Holidays, en fort développement ces derniers mois, et dont il annonçait en mai dernier une hausse du nombre de clients de 22% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Netflix, Disney+, Prime Video contestent des règles de financement

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Les recours en "excès de pouvoir" devant le Conseil d'État ont été déposés séparément par les plateformes, après le rejet d'un recours gracieux auprès de Matignon, ont-elles indiqué à l'AFP, confirmant une information du site spécialisé Satellifacts. (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Netflix, Disney+ et Prime Video ont déposé des recours pour contester de nouvelles règles en France qui les obligent à diriger 20% de leurs obligations d'investissement dans la création audiovisuelle à l'animation, aux documentaires et au spectacle vivant.

"Ces nouvelles règles doublent subitement notre obligation d'investir dans ces genres, ciblent uniquement les services de streaming et finissent par orienter notre offre éditoriale sans tenir compte des attentes du public", a protesté dans une tribune au Monde parue lundi matin la vice-présidente de Netflix France, Pauline Dauvin.

Les recours en "excès de pouvoir" devant le Conseil d'État ont été déposés séparément par les plateformes, après le rejet d'un recours gracieux auprès de Matignon, ont-elles indiqué à l'AFP, confirmant une information du site spécialisé Satellifacts.

Ils visent une modification du décret qui impose depuis 2021 aux plateformes de streaming vidéo étrangères de financer la création audiovisuelle et le cinéma français à hauteur d'une partie de leur chiffre d'affaires.

Depuis janvier 2026, le nouveau décret impose de flécher 20% des obligations d'investissement dans l'audiovisuel aux programmes d'animation, documentaires et spectacle vivant, afin de soutenir la diversité des genres.

"Ces nouvelles règles vont trop loin (...) Quand la réglementation prend le pas sur la liberté éditoriale, la diversité devient un exercice de conformité, au détriment des attentes du public", a ajouté Pauline Dauvin, en rappelant que Netflix consacre "250 millions d'euros chaque année dans des séries, des films et des documentaires français".

"Notre recours devant le Conseil d'État ne remet pas en cause notre engagement en faveur de la production créative française - bien au contraire", a fait valoir un porte-parole d'Amazon, propriétaire de Prime Video, dans une déclaration à l'AFP. "Il vise à garantir un cadre réglementaire équilibré, équitable et juridiquement solide, dans l'intérêt du public, des créateurs et de la filière", poursuit le groupe américain.

Ces recours sont annoncés alors que Netflix a récemment fait savoir qu'il souhaitait travailler à un plafonnement de ses investissements obligatoires, fixé actuellement à 20% de son chiffre d'affaires, ce qui le rend évolutif. "Ce n'est pas un système tenable pour nous. C'est disproportionné par rapport à ce qu'on veut et peut faire en France", a récemment fait savoir la plateforme auprès de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

EasyJet décolle à Londres après l'annonce de son possible rachat

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EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le cours d'EasyJet s'envole de plus de 10% à la Bourse de Londres lundi, après l'annonce dimanche soir d'un "accord de principe" sur les termes financiers d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake.

Le fonds américain, qui gère environ 38 milliards de dollars d'actifs, notamment dans le secteur aéronautique, a désormais jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme ou finalement renoncer.

Il a présenté ce week-end à EasyJet les termes d'une cinquième offre de rachat à 6,90 livres par actions --contre 6,50 livres pour l'offre précédente-- que le conseil d'administration de la compagnie britannique s'est dit dimanche soir "disposé à recommander aux actionnaires".

"Reste à savoir ce que le fondateur Stelios Haji-Ioannou et sa famille pensent de l'opération", souligne cependant Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.

"Collectivement, ils sont les plus gros actionnaires d'EasyJet", avec une participation de plus de 15%. "S'ils s'opposent à l'accord aux côtés d'autres grands investisseurs, il existe encore une possibilité que l'opération échoue", ajoute-t-il.

Easyjet évoluait vers 09H30 GMT à 6,16 livres par action, "soit très loin du prix de rachat proposé", souligne l'analyste, pour qui "cela suggère que le marché n'est pas encore totalement convaincu que l'offre soit suffisante".

Fondé en 2005, Castlelake est un acteur important du leasing aéronautique, avec une flotte de 375 avions loués à des compagnies aériennes dont Etihad, Qantas, Air India Express, Frontier et Viva, d'après le Financial Times.

"Le transporteur low-cost offrirait à Castlelake des créneaux de décollage et d'atterrissage extrêmement difficiles à obtenir dans des aéroports clés comme Londres Gatwick", le deuxième plus important de la capitale britannique, relève Victoria Scholar, de chez Interactive Investor.

Selon elle, "Castlelake cherche clairement à tirer parti de la faiblesse du secteur aérien cette année" en raison de la guerre en Iran, qui provoque "d'importantes perturbations du trafic et une flambée des coûts du carburant".

EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.

Il compte cependant s'appuyer sur la vitalité de son offre de séjours EasyJet Holidays, en fort développement ces derniers mois, et dont il annonçait en mai dernier une hausse du nombre de clients de 22% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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