Rejoignez-nous

International

Le PIB des Etats-Unis ralentit plus qu'attendu au premier partiel

Publié

,

le

Le pouvoir d'achat est rogné par l'inflation et la remontée des taux d'intérêts (archives). (© KEYSTONE/AP/MARK LENNIHAN)

La croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a ralenti plus qu'attendu au premier trimestre 2024, à 1,6% en rythme annualisé, contre 3,4% au 4e trimestre 2023, selon la première estimation du département du Commerce, publiée jeudi.

Une croissance de 2,2% était attendue par les analystes pour les trois mois de janvier à mars, selon le consensus de Market Watch.

Les Etats-Unis publient leur croissance en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. Mais en la comparant simplement au trimestre précédent, comme le font d'autres économies avancées, la croissance est de 0,4%.

Ce ralentissement "reflète principalement une décélération des dépenses de consommation, des exportations et des dépenses des États et des administrations locales, ainsi qu'un ralentissement des dépenses du gouvernement fédéral", détaille le département du Commerce dans son communiqué.

La consommation reste cependant le moteur de croissance de la première économie du monde. Néanmoins, si les ménages américains ont consommé plus de services - notamment pour les soins de santé, les services financiers et les assurances -, ils ont en revanche dépensé moins d'argent pour acheter des biens.

La croissance américaine avait surpris en 2023, se montrant bien plus vigoureuse que prévu, et déjouant haut la main les pronostics de récession. Elle avait même accéléré, à 2,5%, contre 1,9% en 2022.

Car la consommation était restée solide, en dépit d'un pouvoir d'achat rogné d'un côté par l'inflation, de l'autre par la hausse des taux d'intérêt.

"Rythme solide" pour 2024

La banque centrale américaine (Fed) avait d'ailleurs relevé nettement sa projection de croissance du PIB pour 2024 lors de la dernière réunion, mi-mars, à 2,1% au lieu de 1,4% précédemment.

Le FMI aussi s'est récemment montré plus optimiste pour la croissance américaine en 2024 qu'il y a trois mois, tablant désormais sur 2,7%, contre 2,1% en janvier, selon ses prévisions économiques actualisées publiées la semaine dernière.

Pour 2024, le président de la Fed de Richmond, Tom Barkin, avait indiqué lors d'une interview à l'AFP début avril, qu'il anticipe un "ralentissement" en 2024 de la croissance de l'économie américaine.

Son homologue de New York, John Williams, avait lui précisé quelques jours plus tard qu'il "pense que l'économie continuera de croître à un rythme solide cette année, probablement pas aussi élevé" qu'en 2023, "mais de l'ordre de 2%".

Tous deux disposent cette année du droit de vote au sein du comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC, qui se réunira mardi et mercredi.

Un maintien des taux à leur niveau actuel, le plus élevé depuis plus de 20 ans, est attendu au moins jusqu'en septembre, en raison du rebond de l'inflation ces derniers mois, après des chiffres pourtant très encourageants fin 2023.

Mais la Fed ne veut pas prendre le risque de voir les prix recommencer à flamber, d'autant plus que la croissance économique et l'emploi se montrent solides, malgré les hausses de taux d'intérêt qui auraient dû peser.

En 2020 et 2021, le PIB américain avait fait le yo-yo, battant des records dans un sens puis dans l'autre.

Il avait d'abord enregistré son plus fort recul depuis 1946 (-3,5%) à cause du Covid-19, avec même deux mois de récession, puis la plus forte croissance depuis 1984 (+5,9%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Le site Booking alerte sur les arnaques aux voyages liées à l'IA

Publié

le

Les sites web de voyage peuvent constituer une mine d'or de données sensibles pour les escrocs qui pratiquent le hameçonnage, (archives). (© KEYSTONE/DPA/FABIAN SOMMER)

A l'aube des vacances d'été, la cheffe de la sécurité internet de la plateforme néerlandaise de réservation d'hôtels Booking recommande de se méfier des escroqueries réalisées à l'aide d'intelligences artificielles (IA) surpuissantes.

Marnie Wilking, responsable de la sécurité de l'information chez Booking, estime que l'IA générative a provoqué une explosion des escroqueries via le "phishing" ("hameçonnage" en anglais) et que le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, longtemps épargné, est également devenu une cible.

"Depuis un an et demi, toutes industries confondues, on constate une augmentation de 500 à 900% des attaques, notamment de +phishing+, dans le monde entier", indique Mme Wilking à l'AFP en marge de la conférence technologique Collision à Toronto.

Le "phishing" consiste en un vol d'identité ou d'informations confidentielles (codes d'accès, coordonnées bancaires...) par subterfuge, via un lien contenu dans un courrier électronique.

Un système d'authentification est simulé par un utilisateur malveillant, usurpant l'identité d'organismes officiels, comme les banques, les plateformes de livraison ou les autorités douanières.

L'objectif est de convaincre la victime de visiter le site frauduleux - qui ressemble au site authentique - pour qu'elle y rentre des informations confidentielles.

Les sites web de voyage peuvent constituer une mine d'or pour les escrocs qui pratiquent le hameçonnage, car les voyageurs doivent souvent communiquer les détails de leur carte de crédit ou télécharger une pièce d'identité.

Si le hameçonnage existait déjà à travers la messagerie électronique, cette experte relève que "l'augmentation a commencé peu après le lancement de ChatGPT", fin 2022, qui génère des contenus sur simple requête en langage courant.

Les pirates informatiques "utilisent sans aucun doute l'intelligence artificielle pour lancer des attaques qui imitent les courriels bien mieux que tout ce qu'ils ont fait jusqu'à présent", estime Mme Wilking.

Grâce aux outils d'IA générative, les escrocs peuvent désormais travailler dans plusieurs langues et avec une meilleure grammaire qu'auparavant, selon Mme Wilking.

Pour rendre service à un soi-disant client, un hôtelier "ouvrira probablement la pièce jointe", qui est en réalité un logiciel malveillant, qui "profite de la nature serviable" du secteur.

"Fausses propriétés"

Pour rester en sécurité, les voyageurs et les hôtes devraient s'inscrire à l'authentification à deux facteurs lorsqu'ils surfent sur internet.

En plus de fournir un nom d'utilisateur et un mot de passe, l'authentification à deux facteurs exige que les utilisateurs vérifient leur identité par le biais d'un facteur supplémentaire, tel qu'un code à usage unique envoyé à leur appareil mobile ou généré par une application d'authentification.

"Je sais que cela peut être un peu pénible à mettre en place", admet cette experte, estimant que cette étape supplémentaire "reste de loin le meilleur moyen de lutter contre le +phishing+ et le vol de données d'identification".

"Ne cliquez sur rien qui vous semble suspect" et "si vous avez le moindre doute, appelez la propriété, les hôtes et le service clientèle", conseille-t-elle.

Pour Marnie Wilking, le site de Booking et d'autres acteurs majeurs du secteur coopèrent étroitement en s'appuyant de plus en plus sur l'IA dans cette lutte, qui contribue par exemple à déjouer la prolifération de fausses propriétés sur les plateformes publiées à un prix bien en-deçà du marché.

"Nous avons mis en place des modèles d'intelligence artificielle pour détecter ces arnaques et soit les empêcher dès le début, soit les supprimer avant qu'il n'y ait de réservations", explique cette femme aux lunettes rondes colorées.

Encore marginaux pour l'instant, les sites de voyage ont vu se multiplier les acteurs étatiques présumés - qui seraient la Russie et la Chine -, accusés de mener des actes de malveillance en ligne ou d'espionner les clients.

"Pourquoi un État-nation s'en prendrait-il à une chaîne hôtelière ? S'il s'agit d'une chaîne d'hôtels qu'il sait fréquentée par un sénateur américain, pourquoi ne s'en prendrait-il pas à elle ?", pointe-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

Euro 2024: un alléchant Espagne - Italie ce soir dès 21h00

Publié

le

Lamine Yamal: les Italiens devront se méfier de lui (© KEYSTONE/AP/Petr Josek)

Trois matches de l'Euro 2024 figurent au programme aujourd'hui. L'affiche la plus alléchante opposera l'Espagne à l'Italie dès 21h00 dans le groupe B à Gelsenkirchen.

Ce derby du sud devrait offrir son lot d'émotions. Les deux pays ont entamé victorieusement le tournoi, l'Espagne en laminant la Croatie 3-0 et l'Italie, tenante du titre, en battant plus difficilement l'Albanie 2-1. Un match nul pourrait peut-être arranger les deux sélections...

Avant ce match, ce sera au tour des équipes du groupe C d'être en action. Dès 15h00 à Munich, la Slovénie (1 point) affrontera la Serbie (0). Cette dernière sera sous pression, car une deuxième défaite la laisserait dans une position difficile.

Ensuite, Francfort sera le théâtre dès 18h00 d'une partie entre le Danemark (1) et l'Angleterre (3). Les Three Lions, finalistes en 2021, ont assuré l'essentiel dans leur premier match, mais ils devront se montrer plus convaincants dans le jeu s'ils entendent aller loin dans le tournoi. Mais les Danois peuvent leur poser des problèmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Washington dit avoir "détruit" deux sites houthis au Yémen

Publié

le

Des cadets de l'armée des Houthis en exercice. (© KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB)

L'armée américaine a annoncé mercredi soir avoir frappé au Yémen deux sites houthis, dont un centre de commandement, après une série d'attaques ces derniers jours de ces rebelles yéménites contre des navires circulant en mer Rouge et dans le golfe d'Aden.

Outre un centre de commandement, l'armée américaine a "détruit" une station de contrôle située elle aussi dans des zones contrôlées par les Houthis au Yémen, ainsi que deux embarcations sans pilote des Houthis en mer Rouge, a indiqué sur X le Commandement central de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom).

La veille, le Centcom avait indiqué avoir abattu huit drones des Houthis qui mènent depuis des mois des attaques au large du Yémen contre les navires qui desservent, selon eux, Israël, disant agir ainsi en soutien à la bande de Gaza bombardée par l'armée israélienne.

L'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO) avait par ailleurs indiqué qu'un cargo attaqué la semaine dernière par les Houthis et abandonné au large du Yémen "semble avoir coulé" en mer Rouge.

Le M/V Tutor, un navire grec battant pavillon libérien, avait été frappé le 12 juin par un drone maritime et un missile, provoquant la mort d'un membre d'équipage philippin et de graves dégâts, selon les Etats-Unis, qui dirigent une coalition contre ces rebelles soutenus par l'Iran.

Les forces maritimes déployées dans la zone ont fait état "de débris maritimes et d'hydrocarbures aperçus au dernier endroit signalé", a affirmé mardi soir l'UKMTO.

Le cargo avait été abandonné par son équipage en raison d'une importante voie d'eau causée par un missile tiré depuis les environs de la ville yéménite de Hodeida, contrôlée par les Houthis, selon l'UKMTO.

Quelques jours après le M/V Tutor, un autre cargo touché par des missiles tirés depuis le Yémen par les rebelles, le M/V Verbena, avait été abandonné dans le golfe d'Aden par son équipage.

Les attaques en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, zones maritimes clés pour le commerce mondial, ont fait grimper en flèche les coûts d'assurance et ont incité de nombreuses entreprises de transport maritime à naviguer par la pointe sud de l'Afrique, un chemin beaucoup plus long.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Murat Yakin: "Je peux vivre avec ce résultat"

Publié

le

Murat Yakin (à droite) et Giorgio Contini à l'heure des hymnes. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

"Je peux vivre avec ce résultat !" Murat Yakin avait le sourire après le dur combat de son équipe contre l’Ecosse. Il sait que ce point vaut de l’or.

"Nous ne sommes pas encore en huitième de finale. Mais c’est vrai que nous avons fait un pas important avec ce 1-1", souligne le sélectionneur qui sait très bien qu’aucune équipe avec 4 points n’est restée en rade après la phase de poules dans un Euro à 24. "Il reste un match à jouer. Le fait de ne pas devoir le gagner à tout prix est, bien sûr, rassurant, poursuit-il. Je suis convaincu que nous aurons nos chances contre l’Allemagne."

Le but extraordinaire de Xherdan Shaqiri a, bien sûr, nourri les débats de cette conférence de presse. "J’ai toujours dit que Xherdan était l’homme des grands matches, des grands tournois. Il l’a encore prouvé ce soir, explique-t-il. Sur le but, il a fait la seule chose qu’il y avait à faire pour marquer. Mais ce n’est pas donné à tout le monde." Murat Yakin sait aussi que le timing de ce but fut capital. "Egaliser assez vite fut une bonne chose", sourit-il. "Si Shaq n’avait pas marqué dans le quart d’heure qui a suivi le but des Ecossais, nous aurions vraiment été dans le dur", convient pour sa part Manuel Akanji, désigné homme du match.

"J’ai exploité l’erreur adverse sur mon but, raconte enfin Xherdan Shaqiri. J’ai vu le gardien avancé. C’était clair dans ma tête : il fallait reprendre le ballon directement et l’enrouler au premier poteau. La frappe était parfaite. Je veux croire que ce but est magnifique..." Il n’est pas le seul.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Un incendie au sud-est d'Athènes attisé par des vents violents

Publié

le

La Grèce, coutumière des vagues de chaleur, se prépare depuis des semaines à un été particulièrement difficile sur le front de la canicule et des incendies de forêt après avoir subi l'hiver le plus chaud de son histoire, ont prévenu les autorités. (© KEYSTONE/EPA/YANNIS KOLESIDIS)

Un incendie au sud-est d'Athènes, attisé mercredi par des vents violents et des températures élevées, a entraîné l'évacuation de deux localités, ont annoncé les autorités grecques. Celles-ci ont averti d'un "risque très élevé" de feu dans plusieurs régions.

L'"incendie s'est propagé rapidement dans la zone en raison de vents très forts avec des rafales qui ont atteint force 8 sur l'échelle de Beaufort" (62 à 74 km/h), a indiqué le porte-parole des pompiers, Vassilis Vathrakogiannis, lors d'un point presse.

"Presque toutes les 10 minutes, nous observons un début de feu" en Grèce, s'est inquiété M. Vathrakogiannis, précisant néanmoins que "la plupart" avaient pu être maîtrisés rapidement.

A une trentaine de kilomètres au sud-est du centre d'Athènes, 145 pompiers avec 45 véhicules, six avions et 11 hélicoptères ont été déployés et la circulation automobile a été coupée dans la zone, qui compte de nombreuses habitations proche de la petite ville de Koropi.

Les habitants de deux villages des environs et trois écoles privées ont été évacués préventivement, ont indiqué les services de la Protection civile. Des alertes ont été lancées sur les téléphones portables des personnes se trouvant dans les environs, ont-ils précisé.

D'origine criminelle

Alors que des températures de jusqu'à 37°C étaient enregistrées mercredi dans l'Attique, la région qui entoure Athènes, les services de la Protection civile ont averti que le risque d'incendie était "très élevé" mercredi et jeudi dans plusieurs régions du pays.

Mais le ministre de la Crise climatique, Vassilis Kikilias, a assuré que l'incendie près d'Athènes, qui a pris dans des broussailles, était d'origine criminelle et non pas provoqué "seulement par les conditions météorologiques".

"Les autorités d'enquête des pompiers et de la police disposent de matériel visuel montrant clairement un homme allumant un feu dans de l'herbe sèche", a-t-il ajouté lors d'un point presse.

La Grèce a récemment durci les peines pour les incendies criminels. Les auteurs des feux peuvent être désormais condamnés jusqu'à 20 ans de prison et à une amende susceptible d'atteindre 200'000 euros.

Lutte sur 3 fronts principaux

Les pompiers luttent mercredi sur cinq fronts principaux, dans le Péloponnèse (sud), sur l'île égéenne de Lesbos, à Préveza (nord-ouest), à Larissa (centre) et près de Thessalonique (nord), selon les autorités.

La protection civile a avertit que jeudi serait de nouveau une journée aux "risques très élevés d'incendies".

Toujours plus de feux et de dégâts

La Grèce, coutumière des vagues de chaleur, se prépare depuis des semaines à un été particulièrement difficile sur le front de la canicule et des incendies de forêt après avoir subi l'hiver le plus chaud de son histoire, ont prévenu les autorités.

Le pays méditerranéen a également traversé la semaine dernière sa première vague de grosse chaleur, avec des températures atteignant localement plus de 44°C. Il avait connu des feux dévastateurs et une canicule de deux semaines, inédite dans sa durée, en 2023.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la hausse des températures provoquée par les émissions de combustibles fossiles d'origine humaine rallonge la saison des incendies et accroît les surfaces brûlées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture