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International

La princesse Kate va faire son retour en public

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La princesse Kate n'a plus été vue en public depuis Noël (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

La princesse Kate, atteinte d'un cancer, a annoncé son retour officiel en public samedi pour la parade d'anniversaire du roi Charles III. Elle se réjouit des "bons progrès" de son traitement mais reconnaît ne pas être "tirée d'affaire".

Dans un message publié vendredi soir sur les réseaux sociaux, l'épouse du prince William, qui n'a plus été vue en public depuis Noël, donne ainsi pour la première fois des nouvelles de sa santé depuis l'annonce de sa maladie dans une vidéo fin mars.

Celle que tout le monde considère comme l'atout glamour de la famille royale y apparaissait fatiguée après des semaines de silence qui avaient alimenté les spéculations.

"Bons et mauvais jours"

"Je fais de bons progrès, mais comme toute personne suivant une chimiothérapie le sait, il y a des bons et des mauvais jours", écrit Kate, 42 ans, dans son message, accompagné d'une photo prise cette semaine à Windsor selon ses services.

Elle précise que son traitement doit se poursuivre "encore pendant plusieurs mois" et décrit comment dans les jours les plus difficiles, elle se sent "faible, fatiguée", et à l'inverse vouloir "profiter au maximum" des moments où elle se sent mieux.

"C'est une joie de participer à la vie scolaire (de ses trois enfants, George, Charlotte et Louis), de consacrer du temps à des choses qui me donnent de l'énergie et de l'optimisme" ou encore de "faire un peu de télétravail", ajoute la princesse.

Attendue au balcon

"Je me réjouis d'assister à la parade d'anniversaire du roi ce week-end avec ma famille et j'espère pouvoir participer à quelques engagements publics cet été, tout en sachant que je ne suis pas encore tirée d'affaire", annonce-t-elle encore.

Le souverain fêtera ses 76 ans le 14 novembre, mais la tradition veut qu'une cérémonie publique, avec défilé militaire et apparition de la famille royale au balcon du palais de Buckingham, soit organisée en juin.

La princesse devrait ainsi parcourir le Mall, la grande avenue qui mène au palais de Buckingham, dans un carrosse, accompagnée de ses trois enfants, et rejoindre les autres membres de la famille royale après la parade militaire du "Salut aux couleurs" ("Trooping the colour") pour le salut sur le balcon.

En tant que colonel des Irish Guards, la princesse de Galles assiste habituellement à ces festivités en passant notamment en revue un régiment de soldats.

Le Premier ministre Rishi Sunak s'est dit "ravi" que la princesse de Galles puisse assister à cette cérémonie, se félicitant d'une annonce "particulièrement importante pour ceux qui luttent contre le cancer et pour leurs familles".

Le roi en carrosse

Cette année, Charles III, également atteint d'un cancer, participera lui à la parade militaire à bord d'un carrosse et non à cheval comme l'année dernière, a récemment précisé le palais.

Peu avant l'officialisation de son cancer, une photo de la princesse avec ses enfants publiée sur les réseaux sociaux avait suscité la polémique.

Ce cliché avait été dépublié par les principales agences de presse mondiales, dont l'AFP, car il avait été manipulé numériquement, relançant les spéculations sur l'état de santé de la princesse, malgré ses excuses écrites publiées par le palais dans la foulée.

Kensington Palace n'a en revanche jamais précisé de quelle sorte de cancer la princesse souffre.

Lors de certains de ses engagements publics, le prince William est lui aussi resté laconique, se contentant par exemple d'affirmer mi-mai qu'elle "allait bien" à l'occasion d'une visite sur les îles Scilly au large du sud-ouest de l'Angleterre.

Kate a toutefois maintenu la tradition qu'elle avait elle-même lancée en publiant sur les réseaux sociaux des photos prises par elle de ses enfants, Louis (6 ans fin avril) et Charlotte (9 ans début mai), à l'occasion de leur anniversaire.

De son côté, le roi a repris ses activités publiques fin avril, se rendant par exemple début juin en France avec la reine Camilla pour les célébrations du 80e anniversaire du débarquement en Normandie.

Le roi et la reine recevront ensuite fin juin l'empereur Naruhito du Japon et son épouse l'impératrice Masako, pour une visite d'Etat à l'invitation du gouvernement britannique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Paris: un automobiliste fonce sur la terrasse d'un café - un mort

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Un automobiliste a foncé sur une terrasse à Paris (photo symbolique). (© KEYSTONE/AP/MUHAMMED MUHEISEN)

Une personne est morte et six autres ont été blessées, après qu'un automobiliste a foncé sur la terrasse d'un café du XXe arrondissement de Paris mercredi soir, selon un nouveau bilan de la police. Parmi les six blessés, trois se trouvent en urgence absolue.

Les faits ont eu lieu vers 19h30. Le conducteur du véhicule a pris la fuite, mais le passager a été interpellé. Il était positif aux stupéfiants et à l'alcool, selon la source proche du dossier.

Un important dispositif policier était en place autour de la terrasse du bar Le Ramus où la voiture s'est encastrée, a constaté un journaliste de l'AFP sur place. Au moins quatre camions de pompiers sont aussi à proximité et des militaires du dispositif Sentinelle étaient en faction sur la place Gambetta, tout près.

A 10 jours des JO

Ces faits interviennent à moins de dix jours de l'ouverture des Jeux Olympiques, pour lesquels quelque 35'000 policiers et gendarmes et 18'000 militaires français seront mobilisés en moyenne chaque jour.

A partir de jeudi, dès 5h00, et jusqu'au 26 juillet, le périmètre de sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (SILT) sera activé à Paris aux abords des quais de Seine, en vue de la cérémonie d'ouverture des JO-2024.

Quelque 326'000 spectateurs - 104'000 places payantes sur les quais bas, 222'000 places gratuites sur les quais hauts - sont attendus le 26 juillet pour assister à la cérémonie d'ouverture sur la Seine, la première dans l'histoire des Jeux qui se déroulera hors d'une enceinte sportive.

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris "ne font pas l'objet d'un ciblage spécifique par les organisations terroristes internationales", avait assuré mardi le procureur national antiterroriste Olivier Christen, soulignant néanmoins la "résurgence" de la menace terroriste pour "l'ensemble du territoire".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Rapace protégé tué en Isère: un chasseur condamné à 60'000 euros

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Sur cette photo l'aigle Sherkan, un pygargue à tête blanche lors d'un spectacle de fauconnerie par "Les Aigles du Léman" à Genève en 2022 (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un chasseur de 35 ans a été condamné mercredi à quatre mois de prison avec sursis et plus de 60'000 euros de dommages et intérêts pour avoir tué un rapace protégé, un pygargue, par un tribunal à Grenoble. L'oiseau venait du parc "Les Aigles du Léman", en Haute-Savoie.

Cette condamnation pour "destruction illicite d'une espèce protégée" lui a également valu le retrait de son permis de chasse et une interdiction de détenir et porter une arme pendant trois ans.

Il a également été condamné à verser aux associations de protection de la biodiversité qui s'étaient portées partie civile, 61'301 euros au total. Le trentenaire, qui possédait son permis de chasse depuis une quinzaine d'années, avait tué, le 24 février dernier, une femelle pygargue dans le massif de l'Oisans.

Son demi-frère âgé de 30 ans, qui était avec lui au moment des faits, a été relaxé de "complicité de destruction d'une espèce protégée", mais a été condamné à deux amendes pour avoir déplacé le corps de l'animal et pour "conservation d'une espèce protégée". Les deux frères avaient prélevé quatre plumes sur l'oiseau.

Moins de 30 en France

L'oiseau, nommé "Morzine", était né en captivité au parc "Les Aigles du Léman". Il avait été élevé dans le cadre d'un programme national scientifique de réintroduction du pygargue à queue blanche. Ce rapace est le plus rare de France: on compte moins de 30 spécimens présents sur le territoire, que ce soit en captivité ou en liberté.

La décision du tribunal "montre une prise de conscience sur le dommage écologique et sur ce que cela coûte de porter atteinte illégalement à une espèce protégée", s'est félicité Eric Posak, avocat de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), association à qui le chasseur condamné devra verser 30'000 euros au titre du "préjudice écologique".

"C'est une décision qui va faire date", s'est réjoui Jacques-Olivier Travers, directeur des "Aigles du Léman", pour qui "le sentiment d'impunité" règne encore parmi les chasseurs.

Jacques-Olivier TraversDirecteur des Aigles du Léman

Jacques-Olivier Travers satisfait aussi que sa proposition a été retenue par le Tribunal.

Jacques-Olivier TraversDirecteur des Aigles du Léman

"On parle d'un oiseau, pas d'une vie humaine", a réagi Bernard Boulloud, avocat du chasseur condamné, qui dit "réfléchir" à faire appel partiellement de la décision.

Avec ATS / AFP

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L'Abbé Pierre accusé d'agressions sexuelles par des femmes

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L'Abbé Pierre, décédé en 2007, est accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Figure iconique en France, l'Abbé Pierre qui s'est illustré par son action envers les plus démunis, est accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles entre la fin des années 1970 et 2005. C'est ce qui ressort d'un rapport indépendant publié mercredi, commandé par trois organisations qui poursuivent son oeuvre.

Défenseur inlassable des sans-abri et des mal-logés, cofondateur du mouvement Emmaüs, résistant pendant la Seconde guerre mondiale, l'Abbé Pierre (1912-2007), de son vrai nom Henri Grouès, fut longtemps la personnalité préférée des Français.

A la suite "d'un témoignage faisant état d'une agression sexuelle commise par l'Abbé Pierre sur une femme", un travail a été mené en interne par un cabinet expert de la prévention des violences, Egaé, ont expliqué dans un communiqué Emmaüs International, Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre publié mercredi.

Témoignages de sept femmes

"Ce travail a permis de recueillir les témoignages de sept femmes qui font état de comportements pouvant s'apparenter à des agressions sexuelles ou des faits de harcèlement sexuel commis par l'abbé Pierre entre la fin des années 1970 et 2005", ajoutent les trois organisations. L'une d'elles "était mineure au moment des premiers faits".

"Nous saluons le courage des personnes qui ont témoigné et permis, par leur parole, de mettre au jour ces réalités", soulignent Emmaüs France, Emmaüs International et la Fondation Abbé Pierre, dans ce communiqué révélé également par le quotidien chrétien La Croix.

"Nous les croyons, nous savons que ces actes intolérables ont laissé des traces et nous nous tenons à leurs côtés", ajoutent-elles. "Ces révélations bouleversent nos structures" et "ces agissements changent profondément le regard que nous portons sur un homme connu avant tout pour son combat contre la pauvreté, la misère et l'exclusion".

Comportements inadaptés

Dans son rapport, Egaé indique avoir entendu "12 personnes dans le cadre de l'enquête, dont certaines n'ont pas été la cible de comportements" du prêtre, et avoir eu accès à "deux témoignages adressés fin juin 2024 à une personne d'Emmaüs International".

Au total, le cabinet dit avoir été destinataire de témoignages de sept personnes "faisant état de violences subies par des femmes de la part de l'Abbé Pierre sur une période allant de la fin des années 1970 à l'année 2005."

Parmi les faits remontés, "des comportements inadaptés d'ordre personnel, une proposition sexuelle, des propos répétés à connotation sexuelle, des tentatives de contacts physiques non sollicités, des contacts non sollicités sur les seins".

"J'ai dit 'non'"

Une des femmes rapporte ainsi que l'Abbé Pierre "s'est mis à lui tripoter le sein gauche" alors qu'elle se trouvait "au pied de l'escalier, un endroit de type sas".

Quelques années plus tard, elle raconte une autre scène dans un bureau. "Je me suis avancée vers lui pour lui serrer la main. Il a essayé de m'attirer vers la fenêtre. Je lui ai dit 'Non, Père'. Il m'a dit 'J'en ai besoin'. J'ai dit 'non', il est parti."

Une autre femme raconte la fois où l'Abbé Pierre "pose ses mains sur (sa) poitrine, (ses) seins", pendant "qu'on parle du travail". Une autre indique quant à elle qu'un jour, "au moment de lui dire au revoir, il a introduit sa langue dans ma bouche d'une façon brutale et totalement inattendue".

Emprise sur les victimes

De cette série d'entretiens ressort "une forme de sidération lors des faits", écrit l'autrice du rapport Caroline de Haas, qui pointe une "forme d'emprise alimentée par la différence d'âge, le statut de l'Abbé Pierre et une forme d'idolâtrie, ou la situation de subordination entre lui et les personnes".

A la suite de ces premiers récits, un dispositif de recueil de témoignages et d'accompagnement, "strictement confidentiel, s'adressant aux personnes ayant été victime ou témoin de comportements inacceptables de la part de l'abbé Pierre", a été mis en place, selon les trois associations.

Selon une source interne à Emmaüs, aucun signalement à la justice n'a été fait à ce stade.

L'Eglise exprime sa douleur

A la suite de ces révélations, la Conférence des évêques de France (CEF) a exprimé sa "douleur" et sa "honte".

L'Abbé Pierre "a eu, dans notre pays et dans le monde, un impact remarquable, il a éveillé les consciences sur la responsabilité de tous à l'égard des personnes en précarité", a-t-elle réagi. "Mais sa position ne saurait dispenser du travail de vérité nécessaire, que vient de réaliser Emmaüs avec clarté et courage, en se mettant à l'écoute des personnes plaignantes".

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L'Autorité française de la concurrence enquête sur Nvidia

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Le concepteur américain de semi-conducteurs Nvidia a rejoint cet été le club exclusif des entreprises aux plus fortes valorisations boursières mondiales, aux côtés d'Apple et Microsoft. (archives) (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

L'Autorité française de la concurrence enquête sur Nvidia pour soupçons de pratiques anticoncurrentielles, mais aucune notification de griefs n'est prévue dans l'immédiat, a confirmé l'institution à l'AFP mercredi.

"Il y aura une notification de griefs mais ce n'est pas imminent", avait indiqué la veille à des journalistes le président de l'Autorité, Benoit Coeuré, interrogé sur des informations de Reuters selon lesquelles l'instance s'apprêtait à poursuivre le spécialiste américain de puces destinées à l'intelligence artificielle (IA) pour pratiques anticoncurrentielles présumées.

En septembre, le gendarme français de la concurrence avait déjà mené une perquisition chez l'entreprise à Paris.

Contacté par l'AFP, Nvidia n'a pas souhaité faire de commentaires.

Le concepteur américain de semi-conducteurs a rejoint cet été le club exclusif des entreprises aux plus fortes valorisations boursières mondiales, aux côtés d'Apple et Microsoft.

Le groupe doit sa popularité à ses cartes graphiques (GPU), des puces capables de gérer une quantité considérable de calculs, nécessaires au développement des programmes d'IA générative, c'est-à-dire capables de créer du texte, de la musique, des images ou de la vidéo en réponse à une requête en langage courant, à l'instar de l'interface ChatGPT.

Depuis le lancement de ChatGPT fin novembre 2022, le cours de l'action de Nvidia a ainsi été multiplié par huit.

L'Autorité de la concurrence a fait part en juin de ses préoccupations dans le domaine de l'intelligence artificielle.

"Il est essentiel que le fonctionnement concurrentiel du secteur soit favorable à l'innovation et permette la présence d'une multiplicité d'acteurs", a ainsi pointé l'institution dans un avis consultatif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Sprint final pour le "perchoir" de l'Assemblée française

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Les partis peinent à trouver un candidat pour le perchoir de l'Assemblée nationale française (archives). (© KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON)

Au lendemain de la démission du gouvernement français, les regards se tournent mercredi vers les tractations pour obtenir le poste hautement stratégique de la présidence de l'Assemblée nationale, surnommé "le perchoir".

Un enjeu aussi pour la gauche française, qui tente de relancer d'urgence ses négociations avec le camp du président Emmanuel Macron, qui pourrait opter pour une alliance avec la droite et le centre.

Aux dernières élections législatives, la chambre basse du Parlement français s'est divisée en trois gros blocs. Tous sont éloignés de la majorité absolue.

La coalition de partis de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) a décroché le plus grand nombre de sièges, suivie par le camp présidentiel de centre droit et le parti d'extrême droite Rassemblement national et ses alliés. Le résultat brouille le paysage parlementaire et encourage à la constitution d'alliances.

Les pourparlers donnent aussi le ton sur les chances futures de dégager une majorité dans cette Assemblée, et donc sur celles de voir un nouveau gouvernement français émerger.

La gauche se déchire

Arrivé en tête des législatives anticipées déclenchées par le président Macron, le NFP s'est accordé sur le principe d'une candidature commune, mais il n'a pas encore arrêté son choix.

Ces tractations à gauche se heurtent à l'échec des négociations sur le candidat commun au poste de Premier ministre. Depuis dix jours, les députés de La France insoumise (gauche radicale) et les élus socialistes s'opposent de plus en plus frontalement, suscitant l'ire de leurs partenaires.

La patronne des écologistes Marine Tondelier s'est dite "en colère" et "écoeurée" par cette guerre de leadership. Pour sortir de l'impasse, le groupe communiste aimerait lui trancher la question par un vote des députés de la coalition de gauche.

C'est presque l'heure de la dernière chance pour la gauche, qui craint de se faire doubler par le "bloc central" à l'Assemblée: de nombreux cadres du camp présidentiel lorgnent du côté de la droite pour construire une "coalition majoritaire" ou un "pacte législatif", une demande qui émane d'Emmanuel Macron.

Pacte d'action

Le Premier ministre Gabriel Attal, démissionnaire depuis mardi mais qui reste chargé des affaires courantes, a d'ailleurs promis de proposer prochainement "des rencontres" aux autres groupes politiques pour "avancer vers (un) pacte d'action" en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.

La réélection possible de la présidente sortante Yaël Braun-Pivet (camp Macron) au perchoir avec l'assentiment de la droite, pourrait ainsi prouver aux yeux du camp Macron qu'une majorité alternative à la gauche est possible.

Laurent Wauquiez, le leader du groupe parlementaire de la droite traditionnelle, refuse néanmoins toujours catégoriquement l'idée d'une coalition avec la majorité sortante, préférant plancher sur un "pacte législatif" autour de plusieurs mesures phares de la droite.

Tirer profit du blocage

Battu dans les urnes mais en nette progression avec 143 députés avec ses alliés, le Rassemblement national de Marine Le Pen compte bien tirer profit de ce blocage institutionnel qui fait tache à neuf jours de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris.

La triple candidate à la présidentielle promet elle aussi de désigner dans les prochaines heures un candidat RN pour le perchoir. Elle a également réclamé que le RN et ses alliés soient représentés à la hauteur de leurs élus dans les instances dirigeantes de l'Assemblée alors que la gauche veut s'y opposer. "Une hypocrisie majeure", selon Mme Le Pen.

Les postes stratégiques de l'Assemblée, comme les vice-présidents, seront désignés vendredi, avant des élections samedi pour la tête des commissions parlementaires, en clôture d'une nouvelle semaine d'intenses tractations politiques

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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