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International

La première mission spatiale habitée survolant les pôles est lancée

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La mission Fram2 a été lancée du centre spatial Kennedy, en Floride. (© KEYSTONE/AP/John Raoux)

L'entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk a lancé tard lundi sa mission "Fram2", qui doit survoler les pôles de la Terre. Elle est composée de quatre astronautes non professionnels, ce qui constitue un nouveau pas dans l'exploration commerciale de l'espace.

Des cris de joie et de soulagement des équipes SpaceX ont ponctué le décollage réussi de l'équipage à bord d'une capsule Dragon de l'entreprise d'Elon Musk transportée par la fusée Falcon 9, selon les images retransmises en direct sur Internet.

Quatre personnes aux profils variés et n'étant pas des astronautes professionnels prennent part à cette mission privée nommée Fram2 en hommage à un navire ayant servi à l'exploration polaire au XIXe siècle.

La fusée Falcon 9 a été lancée à 21h46 locales (03h46 mardi en Suisse) du centre spatial Kennedy, en Floride.

De trois à cinq jours

"Avec le même esprit pionnier que les premiers explorateurs polaires, nous cherchons à rapporter des connaissances et des données nouvelles pour faire progresser l'exploration spatiale sur le long terme", a déclaré le commandant de la mission Chun Wang, un entrepreneur ayant fait fortune dans les monnaies numériques et finançant cette mission.

Il est accompagné pour ce voyage dans l'espace d'une réalisatrice norvégienne, Jannicke Mikkelsen, d'un Australien ayant exploré les pôles en tant que guide, Eric Philips, et d'une chercheuse allemande en robotique, Rabea Rogge.

Leur mission dans l'espace doit durer entre trois et cinq jours et doit permettre la tenue de plus de 20 expériences scientifiques, dont la prise de premières images de radiographie dans l'espace ou la culture de champignons en microgravité, autant d'expériences qui pourraient servir pour de futurs vols vers Mars. L'équipage s'est entraîné en amont pendant huit mois, y compris en hiver en Alaska.

A leur retour sur terre, ils essaieront de sortir de la capsule sans soutien médical, dans le cadre d'une étude visant à déterminer les tâches simples pouvant être effectuées par des astronautes après un vol dans l'espace.

A l'exception des missions lunaires Apollo, les pôles de la Terre sont restés hors de vue des astronautes, y compris ceux à bord de la station spatiale internationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

IA: Zuckerberg vante les modèles ouverts, dominés par la Chine

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Mark Zuckerberg plaide pour les modèles ouvert d'IA, à contre-courant des autres géants américains. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Meta a relancé lundi ses modèles ouverts. Un choix que Mark Zuckerberg a érigé en doctrine pour se démarquer de ses rivaux américains: selon lui, la diffusion libre de cette technologie serait le meilleur rempart contre ses dangers.

Concurrencé par la Chine qui domine l'intelligence artificielle en libre accès, le patron de Facebook, Instagram et WhatsApp plaide, sans les nommer, contre ses concurrents OpenAI et Anthropic, qui gardent leurs modèles les plus puissants sous contrôle exclusif. Et contre les autorités américaines et européennes qui entendent les tenir en laisse.

Nombre d'acteurs du secteur promettent de bâtir une IA dépassant les capacités humaines en la gardant sous contrôle exclusif, le temps de la rendre sûre et bénéfique. Une vision "fondamentalement erronée" pour Mark Zuckerberg.

"Il n'existe pas de superintelligence unique et bienveillante", écrit-il, car aucun système ne peut satisfaire en même temps les valeurs contradictoires de milliards d'humains.

Garder ces modèles sous clé constituerait donc "le scénario le plus dangereux", "quelle que soit la manière dont les entreprises le justifient au nom de la responsabilité et de la sécurité".

Distancé dans la course aux modèles les plus performants, Meta renoue donc avec l'approche ouverte dont il fut le champion avec ses modèles Llama, avant d'y renoncer fin 2025, après des résultats jugés décevants.

Le groupe, qui investit jusqu'à 145 milliards de dollars cette année dans ses infrastructures d'IA, bataille contre toute régulation susceptible de le ralentir.

Mais le patron de Meta, dont la quasi-totalité des revenus provient de la publicité regardée par ses quelque 3,6 milliards d'utilisateurs, réclame la confiance du public à un moment délicat: condamné deux fois cette année pour les effets nocifs de ses réseaux sociaux sur les jeunes, le groupe affronte dès mercredi à Oakland (Californie) un procès intenté par quatre États américains, qui l'accusent d'avoir délibérément rendu Instagram et Facebook addictifs pour les mineurs.

Reconnaissant les risques de détournement de l'IA pour élaborer des cyberattaques ou des armes biologiques, le fondateur de Facebook propose que les entreprises du secteur donnent au gouvernement américain un accès anticipé à leurs modèles pendant leur entraînement, ainsi qu'une "armée d'ingénieurs compétents" pour protéger les infrastructures essentielles.

En échange, aucune règle ne devrait selon lui retarder la sortie des modèles américains, "ne serait-ce que d'un mois", sous peine de céder du terrain à la Chine.

Cette supervision volontaire, sans pouvoir de blocage, prend le contrepied de la loi européenne sur l'IA ("AI Act"), qui impose depuis le 2 août aux grands développeurs un droit de regard contraignant des régulateurs, habilités à restreindre le déploiement d'un modèle.

Créations d'emplois

Concrètement, Meta a mis en ligne lundi Muse Glimmer, un modèle assez léger pour fonctionner sur un ordinateur personnel et dont les "poids", c'est-à-dire les paramètres internes qui déterminent son comportement, peuvent être téléchargés et modifiés, contrairement aux modèles fermés qui font tourner ChatGPT et Claude, accessibles uniquement via les services en ligne de leurs propriétaires.

Une version "ouverte" de Muse Spark 1.2, le modèle le plus performant de Meta, doit suivre "bientôt".

Depuis 2025, les acteurs chinois, DeepSeek et Alibaba (Qwen) en tête, se sont imposés sur le terrain des modèles ouverts, relativement délaissés par les Américains.

Mark Zuckerberg balaie au passage les discours "remplis de catastrophisme" de l'industrie et assure que l'IA, vouée selon lui à favoriser "l'invention, et non pas l'automatisation", créera à terme plus d'emplois qu'elle n'en détruira.

Face à la méfiance des Etats-Uniens envers l'IA, Mark Zuckerberg promet de confier à son conseil d'administration le pouvoir d'approuver les critères de sécurité conditionnant la sortie des modèles de Meta, une première pour ce groupe qu'il contrôle étroitement.

"Je ne pense pas qu'il soit dans mon intérêt, celui de Meta ou celui du monde, que moi-même ou quiconque décide seul du déploiement de la superintelligence", écrit-il.

Le groupe a aussi annoncé lundi un fonds d'un milliard de dollars, selon des précisions apportées à l'AFP, destiné aux communes accueillant ses centres de données, dont la multiplication suscite une opposition croissante aux États-Unis.

Sa vision prend le contre-pied de centaines de scientifiques et de personnalités, dont les pionniers de l'IA Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui réclamaient en octobre 2025 l'interdiction de développer toute "superintelligence" tant qu'il n'existe pas de consensus scientifique sur les moyens de la contrôler.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ankara adopte une loi sur la réintégration des combattants du PKK

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La Turquie a adopté lundi une loi ouvrant la voie à la réintégration des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). (© KEYSTONE/AP/METIN YOKSU)

Les députés turcs ont adopté lundi une loi historique ouvrant la voie à la réintégration des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il s'agit d'une étape majeure du processus de paix visant à mettre fin à plus de quatre décennies de guérilla.

Le texte, officiellement intitulé "Loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale", a été adopté en soirée à une très large majorité de 468 voix sur 562 au terme de douze heures de débat.

Il encadre le retour à la vie civile des combattants du PKK renonçant aux armes, sans toutefois prévoir d'amnistie générale ni trancher le sort d'Abdullah Öcalan, le fondateur et chef historique de la guérilla kurde emprisonné depuis 1999.

Le gouvernement, conscient des réticences d'une opinion publique turque marquée par un conflit qui a fait au moins 50'000 morts depuis 1984, avait pris soin d'insister sur le fait que le texte préparé ces dernières semaines ne constitue pas une loi d'amnistie générale.

L'opposition comme les partis au pouvoir ont soutenu l'initiative. Le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, allié du gouvernement et initiateur du processus de paix fin 2024, a été vu serrant les mains des responsables du parti pro-kurde DEM à l'issue du vote.

Portée notamment par le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan et le DEM, la loi prévoit de suspendre les poursuites et l'exécution des peines des auteurs de certaines infractions pour une période allant de cinq à dix ans.

Près de 10'000 détenus

Quelque 3500 ex-membres de la guérilla sur les près de 10'000 détenus dans les prisons turques pourraient être libérés au cours d'une première phase, selon des députés turcs.

En l'absence de récidive au cours de ce sursis de cinq à dix ans, les enquêtes seront classées et les peines considérées comme purgées.

Les auteurs de crimes les plus graves, comme les homicides volontaires, seront toutefois exclus du mécanisme prévu par la loi, qui ne fait aucune mention d'Abdullah Öcalan.

Le vice-président turc, Cevdet Yilmaz, a affirmé que le sort du chef historique du PKK, âgé de 77 ans, "ne relève pas de cette loi". Mais M. Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, restera "en mesure de contribuer au processus" de paix, a-t-il assuré la semaine passée.

"Comment peut-on négocier avec les terroristes (...)? Vous aviez dit qu'ils déposeraient les armes sans condition", a lancé Turhan Çömez, responsable du parti Iyi (nationaliste, opposition).

Özgür Özel, chef du Yeni Parti (Parti nouveau, social-démocrate), principale force de l'opposition, s'était prononcé en faveur du texte, estimant que seule "la paix, la démocratie et la justice serviront de remède" pour la Turquie.

"Une égalité réelle et authentique" -

"C'est un seuil historique. Que 468 personnes aient voté en faveur de cette proposition de loi prouve que le bloc au pouvoir pourrait proposer des amendements qui améliorent la vie de tout le monde et obtenir du soutien" a déclaré la députée du DEM Ceylan Akç à l'AFP.

"Ce soir, nous pouvons tous respirer profondément. C'est la première étape d'une longue marche vers une égalité absolue, réelle et authentique (de la communauté kurde en Turquie, ndlr). Je choisis d'être optimiste... et pleine d'espoir" a-t-elle salué.

M. Öcalan, détenu à l'isolement sur une île-prison au large d'Istanbul, avait appelé l'an passé les combattants du PKK à déposer les armes, répondant à la main tendue d'un proche allié du président Recep Tayyip Erdogan.

La direction du PKK avait annoncé dans la foulée sa dissolution, avant de procéder quelques semaines plus tard à une très symbolique cérémonie de dépôt d'armes, en juillet 2025, dans le nord de l'Irak, où des combattants "en nombre limité" restent retranchés, selon Ankara.

Dimanche, les responsables du PKK ont toutefois dénoncé les "graves erreurs et lacunes" du texte, jugeant que ce dernier ne permettra pas de régler la question kurde dans sa globalité.

Le PKK continue par ailleurs de réclamer la libération de M. Öcalan, en exigeant qu'il a joué un rôle de "coordinateur du processus de paix". Dans le cas contraire, affirmait le groupe armé, "de nombreuses dispositions de la loi resteront lettre morte" prévenait-il sans autre précision.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Lobalu battu sur 5000 m, Ingebrigtsen époustouflant

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Dominic Lobalu espérait mieux sur 5000 m, après sa médaille de bronze en 2024. (© KEYSTONE/EPA/TOLGA AKMEN)

Dominic Lobalu n'a pas tenu le choc sur 5000 m à Birmingham. "Bronzé" en 2024 sur la distance, le St-Gallois a fini 7e de la finale aux Européens, remportée par le phénoménal Jakob Ingebrigtsen.

Le Norvégien est invaincu aux "Euros" après ce... 7e titre (trois sur 1500 m et désormais quatre sur 5000 m), un exploit majuscule pour celui qui disputait lundi sa première course de l'année. Ingebrigtsen a été opéré du tendon d'Achille à fin janvier.

Lobalu a été dans le coup pour le podium jusqu'à 150 m de l'arrivée. Il a pris les commandes de l'épreuve après 2400 m, avec cran, devant un peloton de favoris très compact. Mais il a manqué d'explosivité dans le final. "C'est le sport, il me reste la finale du 10'000 m samedi", a commenté le protégé de Markus Hagmann. Lobalu est tenant du titre sur les 25 tours de piste.

Ingebrigtsen s'est imposé en 13'15''29 devant l'étonnant Allemand Florian Bremm, qui n'avait jamais été à pareille fête (13'15''60), et le Français Etienne Daguinos (13'16''09), qui a brûlé la politesse à son compatriote Jimmy Gressier, qui a échoué au pied du podium. Lobalu a fini en 13'18''24.

Le multiple recordman de Suisse espérait beaucoup mieux après sa très belle victoire au meeting de Ligue de diamant à Monaco il y a un mois. Mais il a ensuite souffert de problèmes au dos, qui l'ont contraint à déclarer forfait pour la réunion de Lucerne et pour les Championnats de Suisse à Zurich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Russie: la Cour suprême exclut le parti antiguerre des élections

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La Cour suprême russe a interdit lundi au seul parti antiguerre, Iabloko, de participer aux élections législatives de septembre en Russie. Le chef Iabloko Nikolaï Rybakov (ici à l'image) a annoncé qu'il fera appel de la décision. (© KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY)

La Cour suprême russe a interdit lundi au seul parti antiguerre, Iabloko, de participer aux élections législatives de septembre en Russie.

Cette juridiction a ainsi fait droit à la demande d'un parti nationaliste favorable au Kremlin, privant les électeurs opposés au conflit en Ukraine qui dure depuis quatre ans et demi de la possibilité de réclamer via leur bulletin de vote d'y mettre fin.

"Les demandes d'annulation de l'enregistrement" de la liste des candidats de Iabloko ("Pomme" en russe) en vue du renouvellement de la Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement russe, "ont été acceptées", a déclaré le juge Viatcheslav Kirillov.

Une centaine de sympathisants de ce parti, pour la plupart des jeunes, se sont rassemblés devant le siège de la Cour suprême, scandant "Honte ! Honte !", après la lecture du jugement.

S'adressant à eux à l'issue de l'audience, le chef de Iabloko, Nikolaï Rybakov, a annoncé que cette formation politique ferait appel de la décision.

"Un long chemin nous attend et nous avons une tâche vaste et importante : mettre fin aux morts et ramener la paix", a-t-il ajouté. "Tout ce que nous faisons doit y être consacré", a encore dit M. Rybakov.

Seul parti libéral encore en activité en Russie

La plupart des opposants au président Vladimir Poutine sont emprisonnés, en exil ou morts, et Iabloko est le seul parti libéral encore en activité en Russie.

Celui-ci a reçu le soutien de plusieurs personnalités de l'opposition vivant désormais à l'étranger, dont Ioulia Navalnaïa, la veuve de l'opposant Alexeï Navalny, tous deux classés dans la catégorie des "extrémistes" en Russie.

Un sondage réalisé plus tôt cette année créditait Iabloko de seulement 3% des intentions de vote, un score inférieur au seuil de 5% nécessaire pour entrer à la Douma.

Sur fond de renforcement par le Kremlin de son contrôle sur les élections, Iabloko n'a pas obtenu de sièges à la Douma depuis 2003.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un puissant séisme en Colombie fait au moins 111 morts

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Dans le puissant séisme qui a touché la Colombie lundi, l'une des tours de la cathédrale de Manizales s'est décrochée. Le bilan provisoire s'élève à 111 morts dans tout le pays. (© KEYSTONE/AP/Andres Valencia)

Au moins 111 morts, des dizaines de blessés et un nombre inconnu de personnes prises au piège sous les décombres: le bilan est lourd après le puissant séisme qui a frappé lundi l'ouest de la Colombie, notamment la "région du café" et Cali, troisième ville du pays.

Abelardo de La Espriella, président du pays depuis trois jours, a déclaré l'"état d'urgence" afin de répondre au mieux à cette catastrophe.

Le tremblement de terre, d'une magnitude de 7,4 selon les services géologiques américain et colombien, s'est produit en début de matinée à une centaine de kilomètres de profondeur.

Les principales villes de l'ouest du pays ont alors vécu des moments de panique.

"Je suis sorti dans la rue en courant, sans rien, il y avait des centaines de personnes" dont certaines en train de prier, a témoigné Julian Peña.

"Ca bougeait vraiment très fort", a expliqué ce dentiste de Quibdo, la capitale du Choco, région pauvre au bord du Pacifique où se trouve l'épicentre du séisme.

Les départements touchés rencontrent des problèmes de communication.

"Pas d'électricité, pas de wifi, pas d'eau", énumère M. Peña. Il évoque "beaucoup d'immeubles endommagés, avec des fissures", certains bâtiments "complètement effondrés" et "beaucoup de sinistrés".

Le président colombien a donné un bilan provisoire au niveau national, évoquant 111 morts, 87 blessés, quelque 1500 logements endommagés et des dizaines de bâtiments effondrés.

Six aéroports de l'ouest du pays ont suspendu leurs opérations le temps d'évaluer l'ampleur des dommages subis par les infrastructures.

Le bilan pourrait s'alourdir alors que les secours sont à la recherche des disparus dans plusieurs villes.

Recherche des survivants

A Pereira, dans la touristique "région du café" déjà frappée par un séisme qui avait fait près de 1200 morts en 1999, "la situation est critique", a déclaré le maire, Mauricio Salazar, dans une interview à Radio Caracol.

A Manizales, à une cinquantaine de kilomètres de là, l'une des tours de la cathédrale s'est décrochée.

"Il y a énormément de bâtiments avec des dommages structurels ou sur leurs façades, en ce moment la circulation est paralysée, les gens ne veulent pas rentrer chez eux par crainte d'une réplique", a dit à l'AFP Jaime Zuluaga, administrateur de 50 ans.

A Pereira comme à Cali, des journalistes de l'AFP ont observé des engins de chantier à l'oeuvre pour soulever les pans de béton à l'endroit où des immeubles se sont affaissés.

Dans la troisième ville du pays, quatre établissements hospitaliers ont dû être évacués en raison des dégâts subis, dont le plus grand hôpital public de la ville.

Comme d'autres, Andrés Felipe Mejia est spontanément venu prêter main forte aux secouristes à Cali. Ces derniers "ont sorti un monsieur avec un bébé, mais la femme est encore" prise au piège. "Beaucoup de gens sont venus, avec des équipements, de la nourriture, pour aider les pompiers", raconte-t-il.

A San José del Palmar, épicentre du séisme, aucun décès n'a encore été enregistré. Le séisme "a été très fort et très long. Il y a de nombreux dommages matériels, des logements fissurés, mais grâce à Dieu il n'y a pas eu de pertes de vies humaines ni de blessés", a déclaré son maire, Leon Fabio Marin, à l'antenne d'une radio.

Dans la capitale Bogota, où les secousses ont été ressenties avec force lundi matin, des habitants, parfois encore en pyjama, ont brièvement évacué leur immeuble avant de regagner leur domicile, aucun dégât majeur n'ayant été signalé.

Solidarité internationale

Le séisme a été ressenti jusqu'en Equateur, au Panama et au Venezuela, lui-même frappé le 24 juin par un double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 ayant fait plus de 6000 morts.

Ces pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine.

Face à l'ampleur du séisme en Colombie, les messages de solidarité ont afflué du monde entier.

La chanteuse Shakira a envoyé sur X "toute (s)a force et tout (s)on amour à (s)a patrie".

Israël et les Etats-Unis, alliés du nouveau président colombien, tenant d'une droite dure, ont été parmi les premiers pays à proposer leur aide.

Plusieurs pays latino-américains, ainsi que l'Espagne et la France, ont également fait part de leur soutien. La Suisse est, elle aussi, "prête à apporter son soutien si une aide s'avère nécessaire", a déclaré lundi soir, dans un tweet en anglais, le président de la Confédération Guy Parmelin sur le réseau social X.

L'Union européenne a pour sa part annoncé avoir mobilisé son service satellitaire Copernicus pour faciliter les opérations de secours en Colombie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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