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Israël étend son opération à Gaza, tirs de roquettes du Hamas

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Des Palestiniens déplacés transportant leurs biens se dirigent vers le centre-viile de Gaza. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

L'armée israélienne a annoncé jeudi qu'elle étendait son opération au sol dans le sud de la bande de Gaza, après des tirs de roquettes du Hamas sur Tel-Aviv en riposte au nombre croissant de civils tués depuis la reprise des opérations militaires israéliennes.

Après deux mois d'une trêve fragile, Israël a lancé mardi des bombardements massifs sur le territoire palestinien, suivis mercredi de nouvelles opérations terrestres, afin de faire pression sur le mouvement islamiste pour qu'il libère ses derniers otages.

Selon la Défense civile de Gaza, au moins 504 personnes parmi lesquelles plus de 190 mineurs ont été tuées depuis la reprise des frappes israéliennes.

Jeudi, l'armée a annoncé avoir mené "des opérations terrestres dans la zone de Chaboura à Rafah", à la pointe sud du territoire palestinien, ajoutant poursuivre aussi ses opérations "dans le nord et le centre" de Gaza.

Quelques heures plus tôt, la branche armée du Hamas avait affirmé avoir visé Tel-Aviv, la grande ville du centre d'Israël, avec des roquettes en riposte aux "massacres de civils", commis selon elle par Israël à Gaza.

L'armée de l'air israélienne a indiqué avoir intercepté un projectile et ajouté que deux autres étaient tombés sur des zones inhabitées.

Dans la soirée, les sirènes d'alerte anti-aérienne ont retenti à Jérusalem. L'armée a indiqué qu'elles avaient été déclenchées à cause d'"un projectile tiré du Yémen", un pays en grande partie contrôlé par les rebelles houthis, alliés du Hamas.

"Un déchaînement sans fin"

Après des semaines d'impasse, Israël a mené mardi les frappes de loin les plus meurtrières sur Gaza depuis le début de la trêve avec le Hamas le 19 janvier.

Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), le Suisse Philippe Lazzarini, a déploré jeudi "un déchaînement sans fin des épreuves les plus inhumaines" pour la population, assiégée et frappée par une crise humanitaire majeure.

"Nous sommes assiégés, confrontés à la mort et à la souffrance. Nous sommes épuisés. Chaque jour, nous passons d'un endroit à un autre, d'une tente à une autre, d'une maison à une autre", a raconté à l'AFP Maysaa Abou Nasr, une femme dont la maison familiale a été détruite par un bombardement à Beit Lahia, dans le nord de Gaza.

"Nous voulons un cessez-le-feu!", a lancé Mohammed Hussein, un homme venu se recueillir sur les dépouilles de ses proches tués, à l'Hôpital indonésien, dans le nord du territoire. "Nous sommes un peuple palestinien sans défense", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a reçu jeudi le "plein soutien" du président américain Donald Trump, avait averti que ces frappes n'étaient "que le début" et que la pression militaire était "indispensable" pour assurer la libération des otages encore aux mains du Hamas.

Sur les 251 personnes enlevées durant l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, 58 restent retenues à Gaza dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée israélienne.

Jeudi matin, l'armée a interdit toute circulation sur la route Salaheddine, le principal axe routier courant du nord au sud de la bande de Gaza.

Pour fuir le nord, des centaines de Palestiniens ont alors emprunté la route Al-Rashid, qui longe la côte, vers le sud, certains à pied, d'autres en charrettes, chargés de quelques affaires.

Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a affirmé jeudi que l'armée "contrôlait désormais le centre et le sud de Gaza" et créait une zone tampon "entre le nord et le sud".

Impasse

Selon un responsable du ministère de l'Intérieur du gouvernement du Hamas, l'armée a fermé mercredi le carrefour des Martyrs, appelé Netzarim par les Israéliens, principal verrou entre la ville de Gaza et le sud du territoire, situé sur la route Salaheddine, et y a déployé des chars.

L'armée a également annoncé avoir tué ces derniers jours dans une frappe le chef de la sécurité intérieure du Hamas à Gaza.

La première phase de la trêve, qui a expiré le 1er mars, a permis le retour en Israël de 33 otages, parmi lesquels huit morts, et la libération d'environ 1800 détenus palestiniens.

Depuis, les négociations menées par l'intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l'Egypte, sont au point mort.

Le Hamas veut passer à la deuxième phase de l'accord, qui prévoit un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l'aide humanitaire et la libération des derniers otages.

Israël souhaite de son côté une extension de la première phase jusqu'à la mi-avril et réclame, pour passer à la deuxième, la "démilitarisation" de Gaza et le départ du Hamas, qui gouverne le territoire depuis 2007.

Comme moyens de pression, Israël a déjà bloqué l'entrée de l'aide humanitaire et coupé l'électricité dans le territoire, où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens, tout en n'excluant pas une reprise de la guerre si le Hamas ne cède pas.

L'attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1218 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.

En riposte, Israël a lancé une offensive à Gaza qui a fait au moins 49'617 morts, majoritairement des civils, d'après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Bob Weir, guitariste des Grateful Dead, est mort à 78 ans

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Malgré un traitement contre le cancer, Bob Weir avait célébré sur scène en août ses 60 ans de carrière trois soirs de suite à San Francisco (archives). (© KEYSTONE/AP/Amy Harris)

Bob Weir, guitariste et fondateur du légendaire groupe de rock psychédélique américain Grateful Dead, est mort à l'âge de 78 ans, a annoncé sa famille. Grateful Dead est l'un des groupes phares de la contre-culture née dans les années 1960.

"Il s'est éteint paisiblement, entouré de ses proches, après avoir vaincu le cancer avec courage, comme seul Bobby savait le faire. Malheureusement, il a succombé à des problèmes pulmonaires sous-jacents", précise un communiqué diffusé sur son site en ligne et sur le réseau social Instagram, sans préciser ni le lieu ni la date du décès.

Son cancer avait été diagnostiqué en juillet dernier, mais malgré son traitement, il avait célébré sur scène le mois suivant ses 60 ans de carrière trois soirs de suite dans sa ville natale de San Francisco, a souligné la même source.

"Dead and Company"

Les Grateful Dead ont développé une légion de fans qui les suivaient de concert en concert, les "Deadheads". "Pendant plus de soixante ans, Bobby a sillonné les routes. Guitariste, chanteur, conteur et membre fondateur du groupe Grateful Dead, Bobby restera à jamais une figure emblématique dont le talent artistique unique a révolutionné la musique américaine", a dit sa famille.

Peu loquace sur scène, le groupe de rock psychédélique, qui intègre des éléments de blues, de country et de jazz, était aussi adulé pour ses improvisations. "Touch of Grey" est son seul titre à avoir figuré parmi les dix premiers du classement américain.

Le chanteur historique du groupe, Jerry Garcia, est décédé après un concert en 1995. Les musiciens du groupe encore en vie avaient effectué en 2015 une tournée d'adieux, avant d'annoncer quelques semaines plus tard leur retour sous le nom "Dead and Company".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Femme abattue par l'ICE: week-end de protestations aux Etats-Unis

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Malgré une température fraîche, des milliers de personnes se sont rassemblées à Minneapolis pour protester contre la mort d'une femme abattue par un agent de l'ICE. (© KEYSTONE/AP/Christopher Katsarov)

De nombreux rassemblements se sont tenus samedi aux Etats-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE), après qu'une femme de 37 ans a été tuée par l'un de ses agents. Une manifestation a eu lieu à Minneapolis, lieu du drame.

Dans cette ville du nord du pays, des milliers d'habitants ont bravé le froid (-7 degrés Celsius) pour converger dans l'après-midi vers un parc enneigé situé non loin des lieux du drame, scandant le nom de la victime et brandissant des pancartes hostiles à la police fédérale.

Drew Lenzmeier, 30 ans, raconte à l'AFP qu'il a le sentiment de "basculer dans une dictature autoritaire". "Plus personne n'empêche désormais l'administration Trump de tuer des citoyens, de voler et d'enlever des êtres humains. Il est temps que cela s'arrête".

Sur la côte est, à Boston, à plus de 2000 km de là, Bill Torcaso a lui aussi rejoint d'autres protestataires. "Le seul principe qui nous unit, c'est l'égalité devant la loi. C'est ce en quoi je crois le plus profondément et c'est précisément ce que je pense que [le président américain Donald] Trump bafoue en permanence. C'est inacceptable", dit-il.

"ICE, out for Good"

Derrière le slogan "ICE, out for Good" ("ICE, dehors pour de bon", faisant aussi écho au nom de la victime, Renee Nicole Good), les appels à manifester sont notamment relayés par le mouvement "No Kings", réseau d'organisations de gauche opposées à Donald Trump. D'autres ont été lancés pour dimanche, plusieurs centaines au total sur tout le week-end.

La mort de cette mère de famille américaine, abattue mercredi dans sa voiture, a suscité une forte émotion dans sa ville, bastion démocrate, et au-delà parmi les Américains inquiets des dérives de la lutte contre l'immigration illégale, érigée en priorité nationale.

Samedi matin, trois élues démocrates du Minnesota à la chambre des représentants se sont rendues dans un bâtiment fédéral de la banlieue de Minneapolis où officie la police de l'immigration, dont Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne.

Il leur a été demandé de quitter rapidement les lieux, ont-elles raconté. "Ce qui s'est passé aujourd'hui est une tentative flagrante d'empêcher des membres du Congrès d'exercer leur mission de contrôle", a déploré Ilhan Omar.

Quatre morts

Selon le gouvernement, qui parle d'un acte de "terrorisme intérieur", le policier a tiré en état de légitime défense au moment où Renee Nicole Good tentait de le renverser avec son véhicule.

Mais plusieurs vidéos prises par des témoins circulant depuis mercredi tendent à suggérer que le policier n'est pas réellement menacé par la conductrice lorsque son véhicule part vers l'avant. Elle semble au contraire tenter de l'éviter.

Selon le média américain The Trace, spécialisé sur les violences par armes à feu, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion du gouvernement Trump et sept autres ont été blessées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

"Nous allons bien", dit le président vénézuélien Maduro en prison

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Le président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé de trafic de drogue et de "narcoterrorisme", a déjà comparu une fois devant un juge à New York (archives). (© KEYSTONE/AP/WABC)

"Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a déclaré le président vénézuélien Nicolás Maduro depuis sa prison aux Etats-Unis, selon son fils dans une vidéo publiée samedi. Il est détenu à New York depuis sa capture le 3 janvier par les Etats-Unis.

"Ne soyez pas tristes", a également transmis de dire M. Maduro à ses avocats, emprisonné à New York avec son épouse, Cilia Flores, a rapporté samedi Nicolás Maduro Guerra filmé lors d'une réunion à Caracas du parti au pouvoir au Venezuela, le PSUV.

Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et la première dame Cilia Flores ont plaidé non coupables lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. Leur prochaine audience est prévue le 17 mars.

Avec des pancartes proclamant "Nous voulons leur retour", un petit millier de sympathisants ont défilé samedi dans les rues de Caracas, scandant "Maduro et Cilia sont notre famille!" "Ici, il y a un peuple qui se bat", dit dans le cortège Yusleidys Arroyo, 36 ans.

Les appels à manifester en soutien au dirigeant socialiste déchu sont quotidiens depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier. La mobilisation était moindre samedi, où aucune figure du parti au pouvoir, le PSUV, n'était présente pour haranguer les foules.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décret sur les revenus pétroliers vénézuéliens détenus aux USA

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Le président Trump a signé un décret d'urgence pour protéger les revenus issus du pétrole vénézuélien aux Etats-Unis des tribunaux ou des créanciers (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Donald Trump a signé un décret d'urgence destiné à placer sous protection spéciale les avoirs vénézuéliens, dont les revenus pétroliers, placés sur le territoire américain. Cette mesure vise à empêcher qu'ils soient saisis par des tribunaux ou des créanciers.

En signant vendredi ce texte, le président américain vise à "promouvoir les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis", a déclaré la Maison Blanche dans une fiche d'information accompagnant le décret.

Le décret prévoit la création d'un Fonds de dépôt appartenant à l'Etat vénézuélien mais installé aux Etats-Unis et sous contrôle du gouvernement américain. Il regroupera l'ensemble des comptes et fonds déjà présents dans le pays et appartenant aux différentes entités publiques vénézuéliennes, ainsi que les revenus générés par la vente du pétrole vénézuélien.

Il interdit par ailleurs formellement la saisie sur le Fonds en cas de poursuites contre l'Etat vénézuélien ou pour récupération de créances. En outre, le département du Trésor devra libeller ce Fonds de façon à "ce qu'il reflète son statut de propriété souveraine du gouvernement vénézuélien, géré par les Etats-Unis, et non une propriété des Etats-Unis".

Sécurité garantie

Donald Trump a réuni vendredi les dirigeants des grands groupes pétroliers afin de les pousser à se lancer à l'assaut des vastes réserves de brut du Venezuela, sans pour autant obtenir d'engagements tangibles des participants.

"Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté durant l'échange, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière.

Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des Etats-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire.

Du temps

Après la réunion, le ministre de l'Energie, Chris Wright, a lui reconnu que relancer la production "prendrait du temps".

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran.

Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour, sous l'effet du sous-investissement et des sanctions américaines. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant.

Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: la mobilisation ne faiblit pas, craintes d'une répression

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La République islamique fait face à l'un de ses plus grands mouvements d'opposition depuis sa mise en place en 1979 (archives). (© KEYSTONE/EPA/PHIL NIJHUIS)

Les craintes d'une brutale répression montaient samedi en Iran, pays coupé du monde par un blocage d'internet après de nouvelles manifestations dans la nuit. Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement.

La République islamique fait face à l'un de ses plus grands défis depuis sa mise en place en 1979. Le pays est désormais privé d'internet depuis 36 heures à la suite d'une coupure imposée par les autorités sur l'ensemble du territoire, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d'informations filtrent.

La coupure d'internet vise "à dissimuler les violences infligées lors de la répression", ont mis en garde sur Instagram les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à "mettre en place des moyens de communication" pour surveiller la situation.

La lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l'avocate iranienne en exil Shirin Ebadi, a aussi dit redouter un "massacre sous le couvert d'un black-out total". Elle s'est notamment alarmée d'informations faisant état de raids des forces de sécurité dans les hôpitaux contre des manifestants blessés.

"Gros problèmes"

L'ONG Amnesty International a dit analyser des éléments semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours. Depuis le début le 28 décembre de la contestation, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres blessés, a dénombré vendredi l'organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.

"Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n'aurait cru possible il y a encore quelques semaines", a lancé vendredi Donald Trump, estimant que l'Iran avait "de gros problèmes". La veille, il avait réitéré ses menaces de "frapper très fort" le pays en cas de vague de répression meurtrière.

Appel du chah

Le fils de l'ancien chah, renversé à l'époque, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a appelé les Iraniens à "se préparer à prendre" les centres-villes, leur demandant de descendre dans la rue samedi et dimanche en fin de journée.

Le président américain a toutefois jugé prématuré que Reza Pahlavi endosse un rôle dirigeant en cas de chute du régime, alors que le fils du chah s'est dit prêt à "rentrer dans son pays natal" dans un avenir "très proche".

Slogans anti-gouvernementaux

Après une forte mobilisation jeudi, de nouvelles manifestations de masse ont secoué Téhéran et d'autres grandes villes dans la nuit, selon des images vérifiées par l'AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires.

Dans le quartier de Saadatabad à Téhéran, des Iraniens ont scandé des slogans anti-gouvernementaux, notamment "Mort à Khamenei", du nom du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Des chaînes de télévision en persan basées à l'étranger ont aussi diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l'est, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.

"En pleine guerre"

Dans un discours offensif, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait averti vendredi que son pays ne "reculerait pas" face à la contestation. "Nous sommes en pleine guerre", a ensuite lancé Ali Larijani, un de ses proches conseillers qui dirige la plus haute instance de sécurité, dénonçant "des incidents orchestrés de l'extérieur".

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a lui accusé les Etats-Unis et Israël d'ingérence dans le mouvement. L'armée iranienne a de son côté assuré qu'elle "protégerait et sauvegarderait vigoureusement les intérêts nationaux" contre un "ennemi cherchant à perturber l'ordre et la paix".

La télévision d'État a diffusé samedi des images des funérailles - auxquelles ont notamment assisté une vaste foule dans la ville méridionale de Chiraz - de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations.

Le pouvoir iranien n'avait pas été confronté à une telle contestation depuis celle provoquée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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