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L'Iran promet de frapper encore "de manière intense"

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Une explosion a été entendue dans l'ouest de Téhéran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

L'Iran a lancé des vagues d'attaques de missiles et de drones contre ses voisins du Golfe abritant des forces américaines. Le pays a juré de ne pas capituler malgré les menaces de Donald Trump et de continuer à riposter aux coups portés par Israël et les Etats-Unis.

Des détonations ont retenti samedi l'après-midi à Doha au Qatar, mais aussi à Manama à Bahreïn, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a affirmé que l'Iran poursuivrait ses attaques contre des sites dans des pays voisins utilisés dans "l'agression", invoquant des "preuves" que certains Etats de la région s'étaient "mis à la disposition de l'ennemi".

La guerre qui a embrasé toute la région est entrée dans sa deuxième semaine, faisant s'envoler les cours du pétrole avec la paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe.

Au début de l'attaque lancée le 28 février, le président américain avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979. Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir actuel, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément.

Des milliers de cibles ont été frappées dans l'opération israélo-américaine, des sites stratégiques endommagés et le guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, tué.

Flammes rougeoyantes

Samedi, les raids israéliens menés depuis avant l'aube ont été parmi les importants depuis le début du conflit, visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain et un site de stockage de missiles.

Des photos de l'AFP montrent des flammes rougeoyantes et de la fumée s'élever de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, l'un des deux desservant la capitale, où l'armée israélienne assuré avoir frappé 16 avions de l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution. Ispahan (centre) a également été ciblé, selon Israël.

Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone décrivent à l'AFP des checkpoints installés pour empêcher les pillages et assurer le contrôle. Selon un habitant de 40 ans qui a requis l'anonymat, les magasins sont ouverts et des marchandises "disponibles", même si "tout est devenu un peu plus cher".

Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a, lui, dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération.

Les autorités iraniennes ont recensé jusque là environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, selon elles, des affirmations que l'AFP ne peut pas vérifier.

"Dans leurs tombes"

Le président Massoud Pezeshkian - membre du triumvirat assurant la transition après la mort de Ali Kahmenei- a affirme que l'Iran ne se rendrait pas, dans un discours diffusé samedi à la télévision d'État, en réponse à l'exigence de Donald Trump d'une "capitulation inconditionnelle".

"Les ennemis (Israël et les Etats-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre", a-t-il lancé.

Avant que le chef du pouvoir judiciaire - également membre du triumvirat de transition - ne réaffirme que l'Iran poursuivrait ses attaques dans des pays voisins, se prévalant de l'accord en ce sens de tous les "piliers du système", le président avait affirmé que les Etats concernés ne seraient plus attaqués, sauf si des frappes étaient tirées depuis leurs territoires.

Les pays du Golfe ont déclaré que leur territoire n'avait pas été utilisé pour mener des attaques contre l'Iran, après avoir, avant la guerre, répété qu'ils n'autoriseraient pas un tel usage.

Samedi encore, ces riches monarchies qui abritent des infrastructures vitales pour la production d'hydrocarbures mondiale mais aussi des bases américaines, continuent de vivre au rythme des alertes.

Dubaï sous pression

L'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a dû momentanément suspendre ses opérations dans la matinée. Et en fin d'après-midi, les Emirats ont fait état de nouvelles attaques "de drones et de missiles venant d'Iran".

Des attaques ont également visé le Koweït, où la compagnie pétrolière nationale a annoncé samedi avoir baissé sa production de pétrole de manière "préventive", mais aussi l'Arabie Saoudite.

Ryad a annoncé avoir détruit trois missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ainsi que 17 drones sur le gisement de pétrole de Shaybah (sud-est).

Les forces iraniennes ont dit avoir ciblé deux pétroliers, le Prima, qui tentait de traverser le détroit d'Ormuz - passage névralgique pour le transport maritime mondial du pétrole et gaz fermé par Téhéran - et un autre battant pavillon des Iles Marshall dans le Golfe.

Près de 300 morts au Liban

La guerre a des retombées jusqu'à Chypre où une base aérienne britannique a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne.

Les forces armées américaines ont par ailleurs commencé à utiliser des bases britanniques pour des "opérations défensives" dans le conflit, a annoncé Londres samedi. Des bombardiers B-1 de l'US Air Force ont notamment atterri sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, a constaté l'AFP.

Une attaque de drones iraniens contre l'Azerbaïdjan, allié d'Israël, soulève par ailleurs la crainte d'une extension du conflit au Caucase.

Le conflit s'étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des factions kurdes iraniennes en exil. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, disent y avoir visé des "groupes séparatistes".

Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah a attaqué Israël lundi pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei, un "désastre humanitaire" se profile, a averti le Premier ministre, Nawaf Salam, avec le déplacement massif d'habitants de zones pilonnées par l'armée israélienne, dont le banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien.

Beyrouth a recensé près de 300 personnes tuées dans ces frappes israéliennes depuis lundi, et environ 300'000 personnes ont dû fuir, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La flottille pour Gaza encerclée par l'armée israélienne

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Les bateaux de la flottille pour Gaza sont partis de Barcelone (image), Marseille et Syracuse. (© KEYSTONE/AP/Joan Mateu Parra)

Les organisateurs d'une nouvelle flottille de militants propalestiniens souhaitant briser le blocus de Gaza ont affirmé jeudi que leurs bateaux avaient été encerclés par la marine israélienne dans les eaux internationales. Le contact a été perdu avec onze d'entre eux.

"Des navires militaires israéliens ont illégalement encerclé la flottille dans les eaux internationales et ont lancé des menaces d'enlèvement et de recours à la violence", a déclaré dans un communiqué publié dans la nuit la flottille mondiale Sumud.

Cette flottille est composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille en France, Barcelone en Espagne et Syracuse, en Italie. Ils se trouvent actuellement à l'ouest de la Crète (Grèce), selon le suivi en direct sur le site de l'organisation.

"Nos bateaux ont été abordés par des vedettes militaires qui se sont identifiées comme d''Israël'", a précisé l'organisation sur le réseau social X, ajoutant que les occupants avaient "pointé des lasers et des armes d'assaut semi-automatiques" et "ordonné aux participants de se rassembler à l'avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes".

Première flottille déjà interceptée

A l'été et l'automne 2025, un premier voyage de la flottille globale Sumud à travers la mer Méditerranée jusqu'aux abords de Gaza avait attiré l'attention du monde entier.

La cinquantaine de bateaux qui la composaient avait été interceptée par Israël au large des côtes de l'Egypte et de la bande de Gaza au début du mois d'octobre. L'opération israélienne, qualifiée d'illégale par les organisateurs et par Amnesty International, avait suscité des condamnations internationales. Les membres d'équipage avaient été arrêtés puis expulsés par Israël.

La bande de Gaza, gouvernée par l'organisation islamiste Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007.

Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux ans de guerre, déclenchée par l'attaque du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais pas suffisamment

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Les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns restent un problème en Europe (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La qualité de l'air s'améliore en Europe, mais des efforts sont nécessaires pour atteindre les objectifs de l'Union européenne pour 2030, indique jeudi le rapport annuel de l'agence européenne de l'environnement (AEE). L'analyse couvre la Suisse également.

"Les normes de l'UE ont été globalement respectées dans la plupart des régions d'Europe en ce qui concerne les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d'azote (NO2)", écrit l'AEE dans un communiqué.

Cependant, dans près de 20% des stations de surveillance, "la pollution atmosphérique reste supérieure aux normes de qualité de l'air en vigueur dans l'UE, en particulier pour les particules fines d'un diamètre inférieur ou égal à 10 microns (μm) (PM10), l'ozone de basse altitude (O3) et le benzo(a)pyrène (BaP)", poursuit l'agence.

L'analyse de l'AEE couvre 39 pays européens dont les 27 de l'Union européenne (UE) et douze autres pays membres ou associés à l'agence, dont la Suisse, la Norvège ou encore l'Albanie.

L'agence prévient que les pays membres de l'UE devront mettre en oeuvre leur feuille de route pour être en mesure d'atteindre les limites de qualité de l'air pour 2030, fixées en 2024.

Particules fines et ozone

"Pour la plupart des polluants, l'écart par rapport à l'objectif fixé pour 2030 est important et nécessitera probablement des mesures supplémentaires", souligne l'AEE, qui insiste sur les efforts à réaliser sur les particules fines. Les objectifs 2030 de l'UE restent encore bien en deçà des recommandations de l'OMS, mises à jour en 2021.

L'agence européenne met par ailleurs l'accent sur l'absence de progrès significatifs sur le front de l'ozone de basse altitude, "qui n'a pas diminué de manière significative" et a causé 63'000 morts en 2023 dans l'UE.

"Le réchauffement climatique devrait aggraver la pollution par l'ozone en Europe en raison de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des conditions météorologiques liées à la chaleur, qui favorisent sa formation", souligne l'AEE.

Elle estime que les actions aux niveaux local et national "pourraient ne pas être suffisantes", car l'ozone et ses précurseurs se déplacent sur de longues distances. "Une réduction efficace dépend également d'une coopération européenne et internationale renforcée pour lutter contre la pollution atmosphérique transfrontalière", insiste l'agence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Inculpé, l'ex-directeur du FBI Comey s'est présenté à la justice

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James Comey est ressorti libre du tribunal fédéral d'Alexandria après une très brève audience (archives). (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

L'ex-directeur du FBI James Comey, cible désignée du président américain Donald Trump, s'est présenté mercredi aux autorités fédérales, qui l'ont inculpé la veille pour avoir menacé "la vie et l'intégrité physique" du milliardaire républicain. Il est reparti libre.

James Comey, 65 ans, est désormais visé par deux chefs d'accusation pour une photographie de coquillages publiée sur les réseaux sociaux en mai 2025 et interprétée par le gouvernement américain comme une "menace" envers le président.

Sur cette image, ensuite retirée, des coquillages formaient le message "86 47" dans le sable, le premier nombre étant parfois utilisé pour signifier le souhait de faire déguerpir, voire de tuer, quelqu'un, le second pouvant se référer à Donald Trump, 47e président des Etats-Unis d'Amérique.

James Comey s'est présenté au tribunal fédéral d'Alexandria, près de la capitale Washington. Il a assisté à une très brève audience, dont il est sorti libre, rapportent les médias américains.

Comey n'a "pas peur"

Donald Trump a limogé au début avril sa ministre de la justice Pam Bondi, à la suite notamment d'une série de piteux échecs de son ministère à poursuivre pénalement des cibles expressément désignées par lui, dont James Comey. Il a nommé pour assurer l'intérim à ce poste stratégique Todd Blanche, jusqu'alors numéro 2 du ministère, qui est également un de ses anciens avocats personnels.

"Cela ne veut pas dire que chaque fois que ce numéro est publié, ou chaque fois qu'il y a une menace contre le président, que cela aboutira nécessairement à une inculpation", a affirmé mercredi M. Blanche, en réponse à une question sur le fait que quiconque publierait le nombre "86 47" s'exposerait à une enquête, voire des poursuites pénales.

"Cela dépend de l'enquête. Cela dépend de toutes sortes de facteurs", a-t-il ajouté lors d'un point presse au ministère de la justice. "Les gens devraient se garder de menacer la vie du président Trump, parce que c'est une infraction, point final", a-t-il néanmoins prévenu.

James Comey a clamé mardi son innocence, affirmant n'avoir "toujours pas peur". C'est la deuxième fois que les procureurs fédéraux s'en prennent à cette bête noire de Donald Trump. La précédente procédure pénale à son encontre avait été annulée en novembre.

James Comey - brutalement limogé par Donald Trump en 2017 alors que le FBI enquêtait sur d'éventuelles ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 - était, dans cette première procédure, accusé d'avoir menti sous serment.

La nouvelle inculpation a été dévoilée mardi, trois jours après une tentative d'assassinat présumée contre Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bon nul d'Arsenal à Madrid

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Viktor Gyökeres célèbre son penalty (© KEYSTONE/EPA/JUANJO MARTIN)

Arsenal a obtenu un bon nul 1-1 à Madrid face à l'Atlético en match aller de la demi-finale de Ligue des Champions. Ce fut une histoire de penalties.

La VAR a tourné à plein régime pour ce choc des demi-finales entre les Gunners et les Colchoneros. Parce que ce duel fut une histoire de penalties.

Ce sont les Londoniens qui ont ouvert le score à la 44e par le Suédois Viktor Gyökeres. Les Espagnols ont répliqué à la 56e par l'Argentin Julian Alvarez. Mais les supporters madrilènes ont eu des sueurs froides à la 78e lorsque l'arbitre néerlandais Danny Makkelie a indiqué le point de penalty à la suite d'une faute de Hancko sur Eze. Mais après visionnage de la VAR, le directeur de jeu est revenu en arrière et a signifié qu'il n'y avait pas de penalty pour le plus grand soulagement des supporters espagnols.

Les joueurs de Diego Simeone ont eu la possibilité de prendre l'avantage à la 63e par Griezmann, mais le Français a glissé au moment de sa frappe et le ballon a rebondi sur la transversale de David Raya. Les Londoniens ont eu connu leur meilleure chance à la 87e grâce à Mosquera, mais Oblak a parfaitement paré cette tentative.

Le retour dans une semaine à Londres verra les joueurs de Mikel Arteta certainement plus offensifs et ceux de Simeone attendant le contre pour surprendre et filer en finale contre le vainqueur du duel entre le PSG et le Bayern Munich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Fed: Powell tire sa révérence comme président mais reste gouverneur

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Prenant acte de sa dernière réunion en tant que président de la Fed, Jerome Powell a félicité son successeur prévu, Kevin Warsh. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Le président de la banque centrale américaine Jerome Powell a annoncé mercredi qu'il resterait à la Fed comme gouverneur à la fin de son mandat, tant qu'il ferait l'objet de pressions. Cette déclaration, très inhabituelle, a quelque peu éclipsé l'aspect monétaire.

La banque centrale venait de laisser ses taux d'intérêt inchangés (entre 3,5% et 3,75%). La décision était attendue mais quatre responsables ont manifesté leur désapprobation, pour des raisons différentes.

"Je partirai quand je le jugerai approprié", a déclaré Jerome Powell en conférence de presse. Il est président jusqu'au 15 mai, mais peut rester au conseil des gouverneurs jusqu'à la fin janvier 2028.

Jerome Powell a expliqué qu'il comptait "faire profil bas" en tant que gouverneur, ne restant que parce que le ministère de la justice et la Maison-Blanche maintiennent la pression à son encontre. Ils lui reprochent le dérapage de la facture du chantier de rénovation du siège de la Fed à Washington.

Une enquête ouverte par une procureure proche du président américain Donald Trump vient d'être close, sans sembler définitivement enterrée.

Revers pour Trump

La menace qui plane sur Jerome Powell - devenu président en 2018 à l'initiative de M. Trump, renouvelé sous le président démocrate Joe Biden - fâche les milieux économiques et une large part de la classe politique, attachés à l'indépendance de l'institution.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Trump n'hésite pas à déstabiliser la banque centrale qui ne fournit pas les baisses de taux d'intérêt qu'il attend. Outre Powell, il a tenté d'évincer la gouverneure Lisa Cook. La cour suprême doit prochainement trancher sur cette affaire.

"C'est une inquiétude répandue que ce genre de choses pourrait continuer", a glissé M. Powell, en référence aux poursuites de responsables monétaires.

Son séjour prolongé constitue un revers pour Donald Trump qui a cherché à accélérer son départ et souhaite attribuer son siège de gouverneur à quelqu'un d'autre. Le président américain a immédiatement dénoncé la décision de M. Powell de rester à la Fed, déclarant que "personne ne veut de lui".

Successeur adoubé

M. Powell semblait détendu pendant la conférence de presse, puis grave à nouveau au moment d'insister sur l'importance d'avoir une banque centrale concentrée uniquement sur des objectifs économiques et l'intérêt général, non sur la prochaine échéance électorale.

Il a félicité celui que Donald Trump a désigné pour lui succéder, l'ex-gouverneur de la Fed (2006-11) Kevin Warsh. Il le "croit sur parole" quand il assure qu'il ne se laissera pas influencer par Donald Trump, a-t-il déclaré.

Une commission du Sénat a donné quelques heures plus tôt son feu vert à cette nomination. Un vote en séance plénière sera organisé plus tard pour lever les derniers verrous à son accession au sommet de la Fed.

Le communiqué de la Fed montre que M. Warsh hérite d'une institution divisée, peu disposée à baisser les taux dans un avenir proche et dans le brouillard. Cela faisait plus de trente ans que quatre dissensions n'avaient pas été enregistrées.

Fed divisée

Le gouverneur Stephen Miran - qui cèdera bientôt son siège à M. Warsh - a voté pour des taux plus bas. Trois autres responsables (des présidents de Fed régionales) sont favorables au statu quo, mais désapprouvent la formulation du communiqué final.

Beth Hammack (Fed de Cleveland), Neel Kashkari (Minneapolis) et Lorie Logan (Dallas) ne veulent pas que la Fed laisse entendre qu'elle est encline à baisser les taux à l'avenir.

Ils signalent ainsi qu'elle pourrait au contraire, selon eux, devoir les relever face à l'inflation. Powell a dit ne pas s'étonner de telles divergences devant une situation aussi mouvante.

En huit ans de mandat, a-t-il souligné, "nous avons eu au moins quatre chocs d'offre". Il a cité la pandémie de Covid-19, l'invasion de l'Ukraine, les droits de douane de Donald Trump et désormais la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber les prix de l'énergie.

A ce sujet, il a prévenu que l'indice d'inflation PCE de mars, publié jeudi, risquait d'afficher une forte accélération (3,5% contre 2,8% précédemment).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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