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Groenland : les pays européens affichent leur unité face à Trump

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"Nous ne sommes pas ceux qui cherchent le conflit". La première ministre danoise Mette Frederiksen a sévèrement critiqué les menaces de Donald Trump de surtaxes tant que le Groenland n'était pas un territoire des États-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/LISELOTTE SABROE)

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland, ont assuré dimanche qu'ils resteraient unis, l'Union européenne examinant les différentes ripostes possibles.

Une réunion d'urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept a débuté à Bruxelles en fin d'après-midi, selon plusieurs sources diplomatiques.

Si elle ne devrait pas donner lieu à des annonces immédiates, elle doit permettre un échange de vues après les nouvelles menaces du locataire de la Maison Blanche qui ont suscité de très vives réactions, Bruxelles évoquant le risque d'une "spirale dangereuse".

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir dimanche matin qu'il comptait demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains.

Cet outil, dont la mise en oeuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.

De son côté, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a affirmé avoir parlé à M. Trump pour lui notifier l'"erreur" que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes.

L'ordre mondial "tel que nous le connaissons" et "l'avenir" de l'Otan sont en jeu face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, a estimé Lars Lokke Rasmussen ministre des affaires étrangères du Danemark, assurant ne pas douter d'un "soutien européen fort".

"Unis et coordonnés"

"Les menaces douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire à un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté", ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.

La veille, M. Trump avait haussé le ton à la suite de l'envoi de militaires européens sur l'île, territoire autonome danois, dans le cadre de manoeuvres danoises. Ces huit pays "se sont rendus au Groenland dans un but inconnu" et, en "se livrant à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable", a-t-il dit.

Il a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu'à ce qu'"un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland". Une surtaxe de 10% à partir du 1er février, qui pourrait monter à 25% au 1er juin.

Au-delà du recours à l'instrument anti-coercition, véritable "arme nucléaire économique" selon les termes de l'eurodéputée Valérie Hayer, une autre réponse possible pour les 27 serait de réactiver les mesures de représailles prévues sur une liste comprenant 93 milliards d'euros de marchandises américaines.

Cette riposte, un temps envisagée, avait été suspendue après la conclusion, à l'été 2025, d'un accord commercial entre Washington et Bruxelles.

L'accord, qui doit être examiné par les eurodéputés dans les jours qui viennent, n'est désormais plus du tout du goût des eurodéputés. L'Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement indiqué qu'un feu vert n'était, en l'état, pas envisageable.

"Le PPE (droite) est favorable à l'accord commercial UE-USA mais, étant données les menaces de Donald Trump concernant le Groenland, une approbation n'est pas possible à ce stade", a-t-il écrit sur X.

Echange entre Rutte et Trump

Cet accord, négocié âprement depuis des mois, prévoit le principe d'une surtaxe de 15% sur toutes les importations européennes aux États-Unis. Il évite le spectre des 30%, un temps brandi par Donald Trump.

Depuis son retour au pouvoir il y a un an, M. Trump parle régulièrement de prendre le contrôle de l'immense île située entre l'Amérique du nord et l'Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.

Cette "dispute" territoriale entre les Etats-Unis et le Danemark, deux pays membres de l'Otan, est inédite, et menace l'Alliance atlantique dans son existence, 77 ans après sa création en 1949.

Très prudent sur ce dossier qui le place dans une position extrêmement inconfortable, son secrétaire général, Mark Rutte, a annoncé dimanche soir qu'il avait échangé avec Donald Trump

"J'ai discuté avec le président des Etats-Unis de la situation sécuritaire au Groenland et dans l'Arctique. Nous poursuivrons nos efforts sur ce sujet et je me réjouis de le rencontrer à Davos en fin de semaine", a simplement indiqué sur X M. Rutte, sans autres précisions sur le contenu de cet échange téléphonique très attendu.

Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk en scandant "le Groenland n'est pas à vendre".

Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

International

Royaume-Uni: Andy Burnham nommé Premier ministre

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Andy Burnham succède à Keir Starmer comme Premier ministre du Royaume-Uni. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le nouveau chef des travaillistes britanniques Andy Burnham a été nommé lundi Premier ministre du Royaume-Uni par le roi Charles III. Il lui a demandé de former un gouvernement, a annoncé le palais de Buckingham dans un bref communiqué.

Accompagné de son épouse d'origine néerlandaise Marie-France van Heel, l'ex-maire de l'agglomération de Manchester de 56 ans a été reçu à la mi-journée par le souverain au palais de Buckingham, avant de se rendre au 10, Downing Street.

Il s'agit du quatrième Premier ministre de Charles III, depuis son accession au trône en septembre 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'incendie à 100 km au nord de Madrid a ravagé 26'000 hectares

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Parti de jeudi du village de la Mierla dans la région de Guadalajara, l'incendie a ravagé 26'000 hectares. (© KEYSTONE/EPA/NACHO IZQUIERDO)

L'incendie qui s'est déclaré jeudi à une centaine de kilomètres au nord de Madrid ne faiblit pas et a désormais ravagé 26'000 hectares, entraînant l'évacuation de 1200 personnes, ont annoncé lundi les services d'extinction et de prévention des feux (Infocam) sur X.

Le feu de forêt qui est parti du village de la Mierla dans la région de Guadalajara, en Castille-La-Manche, dans le centre de l'Espagne, a brûlé une superficie très importante ces dernières heures, notamment dans le parc naturel de la Sierra Norte et préoccupe les autorités à la veille d'une nouvelle vague de chaleur dans le pays, favorisant les feux dévastateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Bruxelles dénonce un cartel dans les additifs pour béton

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Si les soupçons portant notamment sur Sika sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Bruxelles a accusé plusieurs fabricants d'additifs pour les ciments et bétons, dont le chimiste de spécialités zougois Sika et le géant mexicain Cemex d'avoir formé un cartel. Une coopération qui viserait à imposer des prix plus élevés à leurs clients.

Les additifs en question sont des produits chimiques couramment utilisés dans le secteur du bâtiment pour améliorer les propriétés des bétons, ciments et autres mortiers, a indiqué lundi la Commission européenne. Bruxelles, qui avait mené des inspections inopinées au sein du secteur en 2023, soupçonne des fabricants et des organisations professionnelles en France, en Allemagne et en Espagne, de s'être entendus pour relever leurs prix de manière coordonnée en 2021 et 2022, dans le sillage de l'invasion du l'Ukraine par la Russie.

Si ces soupçons sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel mondial) aux groupes impliqués. Ces derniers vont cependant pouvoir se défendre.

Il s'agit d'entreprises pour la plupart inconnues du grand public dont le géant mexicain Cemex, le leader suisse des produits chimiques pour le bâtiment Sika et son concurrent italien Mapei. Mais aussi des entreprises spécialisées plus petites comme Chryso, filiale du groupe français Saint-Gobain, ou TAM Groupe, une autre société basée en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Après Temu, l'UE sanctionne AliExpress

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La Commission européenne a repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente sur le site AlExpress (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'UE a infligé une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress. La filiale du géant Alibaba est sanctionnée pour avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits.

La société AliExpress a été sanctionnée pour avoir manqué à ses obligations résultant du règlement européen sur les services numériques (Digital services Act, DSA), qui lui impose "d'évaluer et d'atténuer avec diligence les risques liés à la vente sur sa plateforme de produits illégaux, dangereux ou contrefaits", a annoncé la Commission européenne, après plus de deux ans d'investigations. Il s'agit de l'amende la plus élevée prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l'adoption de cette puissante loi en 2022.

La Commission européenne estime notamment que le système de détection des produits interdits à la vente mis en place par AliExpress ne fonctionnait pas du tout, lorsque son enquête avait été lancée en mars 2024. Résultat, "nous avons repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente", a expliqué à des journalistes Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.

En outre, "les pénalités appliquées par AliExpress aux vendeurs pris en défaut n'étaient pas efficaces car leurs boutiques restaient actives" longtemps après, a-t-elle ajouté. Enfin, les vendeurs malintentionnés pouvaient très facilement contourner les systèmes de vérification de la conformité des produits, parce que les équipes dédiées étaient sous-dimensionnées.

La sanction impose au site de soumettre à la Commission européenne, d'ici trois mois, des mesures visant à revenir dans les clous du DSA, sous peine d'amendes périodiques. L'an dernier, l'exécutif européen avait accepté des mesures proposées par le groupe pour régler à l'amiable plusieurs manquements relevés lors de ses investigations, mais avait prévenu le groupe qu'il risquait une sanction pour ces autres motifs.

"Respecter les mêmes règles"

Dans le cadre d'une enquête menée en parallèle, la Commission avait précédemment infligé à Temu, autre plateforme chinoise très populaire en Europe, une amende de 200 millions d'euros fin mai, là aussi pour avoir permis la distribution de produits illégaux, une sanction contestée par l'entreprise. Et X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, avait écopé d'une ardoise de 120 millions d'euros fin 2025, pour manquement à des obligations de transparence prévues par le DSA.

Cette nouvelle sanction, annoncée lundi, survient alors que l'UE a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale, notamment via une taxe de 3 euros minimum sur les petits colis importés dans l'UE. Mais la Commission s'est défendue d'avoir ciblé AliExpress en raison de son origine.

"Nous menons des enquêtes sur plusieurs plateformes en ligne, dont beaucoup sont basées aux Etats-Unis, et plein d'autres en Chine, mais aussi en Europe", et "nous ne tenons pas compte de leur origine, parce que tous ceux qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles", a souligné Henna Virkkunen. Une autre plateforme de vente d'origine asiatique, Shein, est également dans le collimateur de Bruxelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Andy Burnham succède à Keir Starmer à Downing Street

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Andy Burnham est devenu vendredi le chef du Labour, parti majoritaire au Parlement (archives). (© KEYSTONE/AP Pool AFP/HENRY NICHOLLS)

Le travailliste Andy Burnham prend lundi ses fonctions de Premier ministre du Royaume-Uni, et entend incarner à Downing Street un changement de style autant que politique, dans un pays confronté à des défis économiques et sociaux majeurs.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier, succède au démissionnaire Keir Starmer, entré à Downing Street en juillet 2024, après une victoire écrasante du Labour aux législatives qui avait mis fin à 14 ans de gouvernement conservateur.

Après avoir reçu le soutien d'environ 95% des députés travaillistes, Andy Burnham est devenu vendredi le chef du Labour, parti majoritaire au Parlement.

Keir Starmer avait annoncé son départ le 22 juin, impopulaire dans le pays et fortement contesté au sein de son parti après des décisions maladroites, des polémiques et des défaites électorales locales.

Lundi matin va se tenir un rituel que les Britanniques commencent à bien connaître en raison de la valse des Premiers ministres. Andy Burnham est le sixième à entrer à Downing Street en dix ans.

D'abord, Keir Starmer va prononcer un bref discours d'adieu au 10 Downing Street à Londres, avant d'aller présenter sa démission au roi Charles III au palais de Buckingham.

Puis Andy Burnham rencontrera le roi, qui va lui demander de former un gouvernement. Il prononcera son premier discours en tant que Premier ministre à son arrivée à Downing Street vers 11h40 GMT (13h40 en Suisse). Il va exposer "ses priorités" avec l'objectif de "rétablir la confiance dans le gouvernement" et de "donner de l'oxygène" aux Britanniques face à la crise du coût de la vie, selon son équipe.

Gouverner "différemment"

Le nouveau gouvernement devrait être annoncé dans l'après-midi. Beaucoup s'interrogent sur le successeur de Rachel Reeves au poste de ministre des Finances. Plusieurs noms ont circulé, dont celui de Shabana Mahmood, jusqu'ici à l'Intérieur, où elle a mené une politique très ferme sur l'immigration.

Andy Burnham va devoir répondre à des défis qui ont provoqué la chute de ses prédécesseurs, au premier rang desquels une croissance économique atone et une crise persistante du coût de la vie. Sa marge de manoeuvre est faible en raison d'une dette publique très élevée.

Les travaillistes comptent sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Dans un entretien au Times lundi, Andy Burnham, habile communicant au style détendu perçu comme un peu plus à gauche que Keir Starmer, a promis de gouverner "différemment". "Il faut montrer aux gens où nous allons, puis les étapes pour y parvenir", a-t-il insisté. Vendredi, il a répété qu'il s'agissait de "la dernière chance" pour le Labour.

"Il cherche avant tout à plaire et répugne donc à prendre des décisions difficiles, alors que c'est précisément ce dont le pays a besoin en ce moment", a estimé la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch dans le Times.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham avait quitté Londres pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Il avait été élu maire du Grand Manchester en 2017. C'est à la tête de cet ancien bastion industriel, qui a connu un renouveau économique, qu'il est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays.

Pétrole et gaz

Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" -référence au 10, Downing Street - basé à Manchester.

Et son équipe a prévenu qu'il abandonnera le projet de carte d'identité numérique proposé par Keir Starmer pour lutter contre le travail des étrangers en situation irrégulière.

Selon des médias britanniques, Andy Burnham pourrait autoriser le développement de champs pétroliers et gaziers en mer du Nord. Sans confirmer, Lucy Powell, la numéro 2 du Labour, a affirmé que le nouveau Premier ministre aura une approche "plus pragmatique" sur le sujet.

Le président américain Donald Trump, qui a appelé plusieurs fois à l'exploitation des ressources en mer du Nord, s'est déjà félicité sur son réseau Truth Social: cela fera passer le Royaume-Uni du statut de "désastre frappé par la pauvreté à celui de l'un des pays les plus riches de la planète".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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