Le Centre du Haut-Valais se mobilise afin de soutenir les communes de montagne du canton. Dans un postulat, ses députés visent une modification de l'aide au logement. Devant le Grand Conseil lundi, le Conseil d'Etat a dit être plutôt favorable à modifier certaines règles.
"Il faut créer des incitations financières pour soutenir la construction et la rénovation d’habitations dans ces régions. Entre 2013 et 2020, trois nouveaux logements sur quatre ont été construits en dessous de 1000 mètres", soulignent les postulants.
L’article 3 de l’ordonnance sur la loi sur la politique régionale (NPR) définit les paiements des encouragements au logement en tenant compte de quatre critères: l'évolution démographique, l'intensification de l'utilisation des sols, le développement soutenu de la fiscalité et de l’infrastructure bâtie et le dynamisme du secteur tertiaire. Des notions insuffisamment claires pour Le Cente du Haut-Valais. D'où le dépôt d'un postulat pour clarifier ces critères.
Beaucoup de gagnants
Dans sa réponse, le Gouvernement cantonal se dit prêt à adapter les critères en vigueur. Concrètement il soutient l'idée, qu'une aide financière ne serait accordée "que pour les logements réalisés à plus de 1000 mètres d'altitude et à condition que la commune dans laquelle le logement est construit, bénéficie de la péréquation financière intercommunale.
"Le Conseil d'Etat estime que les communes qui contribuent à la péréquation financière intercommunale disposent elles-mêmes de ressources financières suffisantes pour introduire une aide au logement au niveau communal", précise-t-il.
Sur les 122 communes du canton, 74 bénéficieraient de cet assouplissement. A contrario, Einsten, Finhaut, Trient et Zwischbergern seraient les perdants de cette réforme.
Vote à deux tiers, un tiers
"Fixer une limite rigide à 1000 mètres d'altitude pour obtenir une aide au logement nous parait arbitraire", a estimé Gregory Logean, le chef du groupe de l'UDC du Valais romand. "Il faut également tenir compte des réalités physiques du territoire cantonal."
La réponse du Conseil d'Etat n'a pas non plus satisfait la majorité du PS. "Il s'agit d'une limite d'altitude arbitraire", pour la députée Rahel Zimmermann. Un avis partagé par le chef du groupe des Vert-e-s, Emmanuel Revaz. "Il faut revoir le système", a admis le président du gouvernement, Christophe Darbellay, précisant que l'altitude ne sera pas l'unique critère retenu.
Au vote, le postulat a été accepté par 80 voix contre 43 et 1 abstention. Il a été transmis au Conseil d'Etat pour exécution.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Géd
12 mars 2019 à 14 h 09 min
En France nous en avons certains qui sont opposés à la grève, par exemple : https://sogeco31.blogspot.com/2019/03/mauvaise-propagande-la-mode-rittaud.html