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Genève

"Un diagnostic de VIH est encore vécu avec beaucoup d'angoisse"

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PATRICK SEEGER

L’association PVA Genève souffle ses 30 bougies à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA. 

Elle sert de maison d’accueil pour les personnes vivant avec le VIH/Sida depuis 30 ans maintenant. L’association PVA Genève profite de la Journée mondiale de lutte contre le sida, qui se tient ce jeudi 1er décembre, pour célébrer son anniversaire. 30 ans de lutte face à une maladie qui a évolué mais pour laquelle la peur et l'angoisse restent d'actualité. Rocco Senatore, directeur de l’association PVA Genève.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

La mission première de PVA Genève: offrir aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, séropositifs et proches un lieu d'accueil et aussi de bien-être.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

Pour célébrer cet anniversaire l'association a prévu un programme riche pour ce 1er décembre: une table ronde, notamment, avec pour thème « Pourquoi doit-on encore parler du VIH/Sida en 2022 », une Cérémonie Interreligieuse à la Cathédrale St-Pierre,  une marche commémorative à la lumière des bougies sans oublier une exposition photo inédite.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

On l'a appris il y a quelques semaines, les infections au virus de l'immunodéficience humaine poursuivent leur recul en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique a recensé 318 cas en 2021, une baisse conséquente depuis le début des années 2000. Des chiffres à prendre avec des pincettes, toutefois, pour Rocco Senatore.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

 

 

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Genève

Rues scolaires, zones 30: quelles solutions pour sécuriser le chemin de l’école?

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© KEYSTONE / LAURENT GILLIERON

Comment améliorer les trajets quotidiens des enfants et les rendre à la fois plus sûrs et plus attractifs ? C’est autour de cette thématique que l’Association Transports et Environnement (ATE) organise un webinaire ce jeudi 10 février.

L’objectif est de discuter de la manière dont les enfants se rendent aujourd’hui à l’école et d’identifier les améliorations possibles pour sécuriser le chemin de l’école. Depuis dix ans, l’ATE réalise des Plans de mobilité scolaire dans toute la Suisse, en s’appuyant sur des questionnaires adressés aux parents et aux enfants.

À Genève, plus de 6’000 élèves ont participé à cette enquête. Les données récoltées ont ensuite été compilées et analysées par un groupe d’experts. Les résultats de cette étude seront présentés lors du webinaire.

Sentiment de danger particulièrement présent dans les milieux ruraux.

L’analyse montre que la marche est le principal mode de déplacement pour se rendre à l’école. La voiture est davantage utilisée pour les trajets en milieu rural. Dans la grande majorité des cas, les parents considèrent que le chemin de l’école est sûr. L’étude met toutefois en évidence des résultats plus nuancés en matière de sentiment de sécurité, explique Emilie Roux, responsable des Plans de mobilité scolaire à l’ATE.

Emilie Roux Responsable des Plans de mobilité scolaire à l'ATE

"34 % des parents trouvent le trajet peu sûr, alors que 85 % des enfants s’y sentent parfaitement en sécurité."

L'étude révèle également un décalage entre la perception des parents et les envies des enfants : ces derniers souhaiteraient plus souvent se rendre à l’école à vélo plutôt qu’à pied.

Emilie Roux Responsable des Plans de mobilité scolaire à l'ATE

Rues scolaires

Les principaux dangers identifiés sont liés au trafic automobile et à la vitesse des véhicules. Face à ce constat, l’ATE recommande de limiter la circulation aux abords des écoles, d’étendre les zones 30 et de développer les "rues scolaires". Cette dernière solution est jugée très efficace pour renforcer la sécurité des enfants. Une "rue scolaire" est notamment déjà en place à Confignon depuis la fin de l’année 2025.

Emilie Roux Responsable des Plans de mobilité scolaire à l'ATE

"C'est vraiment une mesure qui pourra être mise en place ailleurs dans le canton de Genève avec grand succès."

Le webinaire abordera également la question sous l’angle de la psychologie du comportement, afin de mieux comprendre comment agir auprès des parents et les encourager à laisser davantage leurs enfants se rendre à l’école à pied.

Il se tient ce jeudi 12 février, de 16h30 à 17h30.

Pour s'inscrire rendez-vous ici.

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Genève

Le Conseil d'Etat veut raboter les subsides d'assurance-maladie

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Pour faire des économies, le Conseil d'Etat genevois propose au Grand Conseil de supprimer l'indexation automatique des subsides d'assurance-maladie (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Conformément au plan financier quadriennal 2026-2029 présenté en septembre, le Conseil d'Etat genevois propose deux mesures d'économies au Grand Conseil. Il entend notamment supprimer l'indexation automatique des subsides d'assurance-maladie.

Cette indexation n'est effective qu'en cas d'augmentation de la prime d'assurance-maladie moyenne cantonale. Elle est calculée sur la base de la prime moyenne cantonale de 2024, année de l'entrée en vigueur de cette disposition destinée à soulager les ménages face à l'augmentation constante des primes. Le projet de loi ad hoc du PS avait été adopté par le Grand Conseil en août 2024.

Le Conseil d'Etat lui propose à présent d'abroger ce mécanisme, afin de limiter la croissance des subsides d'assurance-maladie, a-t-il indiqué mercredi à l'issue de sa séance hebdomadaire. Selon les estimations actuelles, la suppression de l'indexation générerait des économies de 14 millions de francs en 2027, de 18,5 millions en 2028 et de 29,5 millions en 2029, écrit-il.

Le PS a immédiatement dénoncé cette mesure en précisant que ses deux conseillers d'Etat y sont opposés. Le parti annonce qu'il lancera un référendum si le projet de loi est adopté par le Parlement.

Le gouvernement propose aussi une économie de 4,2 millions par an sur le salaire des futurs retraités de l'Etat, du pouvoir judiciaire et des établissements hospitaliers. Le projet consiste à supprimer le doublement du traitement reçu le dernier mois avant la retraite, une disposition qui concerne ceux qui comptabilisent au moins dix ans d'activité dans l'administration et qui ne bénéficient pas d'une rente-pont AVS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le GIAP conteste le récit de syndicats et dit la grève "prématurée"

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Les syndicats et le comité du Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) s'affrontent dans une bataille de récits sur leurs négociations alors qu'un préavis de grève a été lancé. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) estime que le préavis de grève annoncé mardi par les syndicats genevois pour le 5 mai est "prématuré". Il conteste plusieurs arguments avancés par ces représentants du personnel.

"Le comité du GIAP est surpris de la réaction du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT)", a affirmé mercredi à Keystone-ATS une responsable de sa communication. Contrairement à ce qu'affirment cette centrale et le Syndicat des services publics (SSP), il estime avoir fait des propositions concrètes et avoir donné une première réponse avant l'assemblée générale de lundi dernier.

Selon lui, toutes les discussions n'ont pas échoué et il est "prématuré" d'annoncer une grève. Il rétorque aussi aux syndicats que plus de 50 heures rémunérées de formation continue ont été décidées et rendues obligatoires, là où les centrales affirmaient que ces deux composantes n'avaient pas été précisées.

Autre approximation des syndicats selon le GIAP, le groupe n'a pas rechigné à déposer une demande de revalorisation de classe salariale au Conseil d'Etat. Il affirme au contraire que le canton a refusé et que, comme le prévoit la législation, il applique les décisions prises par celui-ci. Parmi ses revendications, le personnel souhaite aussi que les non-permanents soient rattachés au statut des permanents.

Selon la responsable de la communication, les communes membres du GIAP ont accepté de financer une augmentation des taux d'activité des fonctions encadrantes menées en 2022 et 2025. Un plan de réforme de 12 millions de francs, lancé en 2025, est en cours jusqu'en 2028.

"Cela montre leur soutien pour le personnel parascolaire", insiste le comité du GIAP. "Dans le cadre de cette réforme, il a été décidé de renforcer la formation et les compétences des animatrices", des mesures actuellement appliquées, ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'association qui brise le silence des médecins afro-descendants

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Image d'illustration

Lancé fin 2025, "Onesimus le Réseau Suisse de Médecins Afro-descendant·s" propose un espace de mentôrat, d’entraide. Face à l’isolement et aux micro-agressions vécus par certains praticiens, son fondateur genevois, Mohammed Abbas, souhaite transformer ces expériences en une force collective pour améliorer les conditions de travail et la prise en charge des patients.

Le milieu médical helvétique voit naître une initiative portée depuis Genève. Mohammed Abbas, médecin et président fondateur d'Onesimus, a structuré ce réseau pour répondre à une réalité: les situations difficiles que vivent les médecins afro descendant. «On l'a créé parce qu'il y a un besoin réel», explique-t-il.

«Souvent on est assez isolés et on n'a pas d'espace sûr pour en parler».

Sortir de l’isolement par le dialogue

Un des objectifs de l'association est de créer un espace sûr pour pallier l'isolement vécu par certains praticiens. Il s’agit aussi d’un lieu d’échange où la parole se libère sans crainte du jugement. Pour Mohammed Abbas, cette étape est cruciale. «Il y a un niveau de compréhension qui se fait entre personnes qui ont subi les mêmes choses, qui ont partagé les mêmes expériences»

Au-delà de la simple écoute, le réseau vise à redonner une légitimité à ceux qui doutent de leur ressenti face à des comportements inappropriés. «Rien que ça, c'est thérapeutique. Ça redonne aussi de la dignité à la personne et ça enlève justement cette sensation que c'est dans notre tête».

«C'est comme si on émettait un doute sur notre vécu. Il y a une banalisation et une rationalisation»

Un quotidien marqué par les micro-agressions

Le racisme en milieu hospitalier ne prend pas toujours des formes spectaculaires. Il se niche souvent dans des détails, des remarques ou un manque de considération. Dr Abbas décrit une accumulation de «micro-agressions, de remarques, de doutes qui sont émis ou de déficit du bénéfice du doute».

«L'objectif, c'est de pouvoir transformer ces expériences qui sont lourdes en compréhension et en entraide et, éventuellement, en action concrète»

Un soutien pour la relève

Basé à Genève mais ouvert à toute la Suisse, le réseau compte déjà une cinquantaine de membres. Si les médecins installés y trouvent un soutien entre pairs, l’accent est également mis sur les futurs professionnels via le mentorat. «On veut aussi soutenir les plus jeunes qui entrent maintenant dans le monde du travail ou qui sont en formation, et faire part de notre expérience».

Onesimus ne se définit pas comme une structure de signalement, mais comme une communauté de solidarité et d'excellence.

Entretien réalisé par Anne Gallienne

Adaptation web avec IA

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Genève

Rénovations énergétiques: les professionnels valident une charte

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Les professionnels de l'immobilier genevois s'engagent à "limiter autant que possible" les résiliations en cas de rénovations (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les professionnels genevois de l'immobilier formalisent leur approche en cas de grands travaux liés à des rénovations énergétiques. Ils ont approuvé récemment une charte, en pleine polémique après la résiliation d'une centaine de baux au boulevard Carl-Vogt à Genève.

L'ensemble des membres de la branche locale de l'Union suisse des professionnels de l'immobilier (USPI) ont validé ce texte le 2 février dernier. Cette charte a été établie dans le cadre de l'accord pour la rénovation énergétique du parc bâti genevois, signé en 2024 par tous les partenaires. "Y compris l'ASLOCA", affirme le secrétaire général Simon Reichen dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève.

La charte précise les bonnes pratiques à appliquer. Elle recommande de "limiter autant que possible les résiliations de baux" dans le cadre de "grands travaux" dont les contours sont également expliqués, ajoute le secrétaire général.

Des dispositifs d'accompagnement doivent être prévus pour aider les locataires à trouver des solutions. Ce texte formalise des attitudes déjà suivies par l'ensemble des membres, fait remarquer le président de la faîtière genevoise Yvan Baillif. Mais il refuse de se prononcer sur l'absence de dialogue reprochée à la régie dans le cas de Carl-Vogt.

Plan directeur demandé

Si les locataires n'ont pas été convoqués pour recevoir des explications, "cette pratique ne reflète pas celles qui sont habituellement appliquées par nos membres", ajoute toutefois M. Reichen. Et d'insister sur le fait que, selon lui, le parc prévu d'ici 2050 ne suffira pas, demandant un plan directeur cantonal qui garantisse davantage de logements.

Face au taux très bas de vacance, son président considère comme "irréaliste" de contraindre les régies à reloger les personnes lésées. Il rappelle aussi que la loi ne permet pas des augmentations de loyer considérables après des travaux. Et que, dans certains cas, des résiliations sont requises parce que les rénovations sont trop importantes pour maintenir les locataires dans leur appartement.

En cas de violation de la charte approuvée, des sanctions associatives sont possibles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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