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Genève

Restructuration de l'OMP: Anne Emery-Torracinta en appelle à la responsabilité des députés

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

A Genève, Anne Emery-Torracinta ne décolère pas depuis le refus mercredi de la Commission des finances d'octroyer 55 postes supplémentaires pour l'Office médico-pédagogique (OMP). La cheffe du Département de l'instruction publique en a appelé au sens des responsabilités des députés lors d'un débat au Grand Conseil.

Le parlement traitait vendredi lors de sa séance des extraits d'une pétition qui relayait les inquiétudes du personnel de l'OMP. Ce texte muni de 1377 signatures évoquait la "dégradation des prestations", des "réformes menées sans concertation", "des méthodes RH douteuses" et de "la maltraitance institutionnelle".

Le personnel de l'OMP demandait notamment plus de transparence, un état des lieux et des moyens supplémentaires pour faire face à une hausse des besoins. La pétition a été déposée en septembre dernier, soit avant que n'éclate le scandale du foyer de Mancy. Le personnel, soutenu par les syndicats, avait déjà tiré la sonnette d'alarme.

Ces moyens supplémentaires ont précisément été demandés par la cheffe du DIP mercredi devant la commission des finances du Grand Conseil. Mais la majorité de droite a refusé d'octroyer le crédit de 2,2 millions de francs qui visait à ouvrir 55 postes. A droite, ce refus a notamment été justifié par le fait que les postes prévus étaient destinés à renforcer la hiérarchie plutôt que le terrain.

C'est faux, a relevé vendredi Mme Emery-Torracinta. Trente postes sur 55 étaient directement prévus pour le terrain. Les autres servaient à la "gouvernance de proximité" au sein de l'OMP, à engager des "référents métiers" pour former le personnel ainsi qu'à renforcer les ressources humaines qui n'arrivent plus à engager, faute de temps.

Sécurité

"J'en appelle à votre sens des responsabilités", a lancé la conseillère d'Etat à l'adresse des députés. "Nous avons besoin de ces postes. Sinon il faudra prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des enfants et des jeunes", a-t-elle ajouté. Elle pourrait revenir dès la semaine prochaine devant la commission des finances pour solliciter un nouveau crédit. En attendant, la pétition a été renvoyée à l'unanimité au Conseil d'Etat.

Lundi, Mme Emery-Torracinta avait présenté un plan de mesures pour l'OMP. La magistrate de tutelle a reconnu que l'office, sous les feux des projecteurs après la révélation de cas de maltraitance au foyer pour jeunes autistes de Mancy, connaît des difficultés depuis sa création en 2010.

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Genève

Une faune aquatique malmenée par la chaleur

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Après trois périodes de canicule qui s’ajoutent à la sécheresse, les animaux aquatiques souffrent. Le point à Genève avec l’inspecteur cantonal de la faune.

Le sujet est sur toutes les lèvres : la sécheresse. Elle affecte les cultures, les arbres mais aussi la faune et particulièrement la faune aquatique. Le manque d’eau couplé à la canicule impacte particulièrement les poissons. Gottlieb Dändliker, inspecteur cantonal de la faune à Genève.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Des opérations de sauvetage de poissons ont bien eu lieu. Mais l’ensemble de l’écosystème de la rivière est en danger rappelle l’inspecteur de la faune. Touchés aussi, les batraciens et les tritons. Le détail avec Gottlieb Dändliker.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Le problème majeur des quelques 200 rivières du canton est l’étiage, comprenez le débit de l’eau. Ces cours d’eau, sont alimentés par la pluie, l’eau du jura et les nappes phréatiques qui bordent les cours d’eau. Gottlieb Dändliker réclame une gestion transfrontalière de l’eau.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Résilience animale

L’inspecteur de la faune se veut rassurant. Les animaux sont capables de s’adapter. Et Genève travaille à améliorer l’habitat des animaux depuis de nombreuses années.

Gottlieb DändlikerInspecteur cantoal de la faune

Genève était pionnier en matière de renaturation des cours d’eau. En 2008, une enveloppe a permis de refaire une série de marais. Selon l’inspecteur de la faune, le canton compte davantage d’animaux qu’il y a trente ou quarante ans.

 

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Genève

Collectif 500: "sans pilote, l'extension de Cornavin va dans le mur"

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Y a-t-il un pilote dans l’avion pour l’agrandissement et l’extension de la gare à Genève? La question est posée par le collectif réunissant des habitants des Grottes. Du côté de la Conseillère administrative chargée du dossier, Frédérique Perler c'est la surprise: Ses services ont tout mis en oeuvre pour répondre à leurs souhaits.

A Genève, personne ne pilote le projet d’extension de la gare Cornavin, c’est ce que dénonce le collectif 500. Ce collectif de citoyens, habitants les Grottes, tire la sonnette d’alarme et se désolidarise des aménagements prévus. Après avoir suivi plusieurs séances d’information avec la Ville de Genève, ils disent stop ! Le projet n'est pas suffisamment coordonné et s’il continue sur cette voie, il y aura des recours, avertissent les membres du collectif, voire même un référendum. Etienne Francey, membre du Collectif 500.

Etienne FranceyMembre du Collectif 500

Le Collectif 500 réclame que le Plan directeur de quartier négocié en 2016-2018 entre la Ville, le Canton, les CFF et l’Office fédéral des transports soit appliqué. En 2020, la Ville de Genève a accepté sur concours un projet architectural de l’arrière de la gare qui a tout remis en cause, selon Etienne Francey.

Etienne FranceyMembre du Collectif 500

L’an dernier, le Collectif 500 tirait déjà la sonnette d’alarme. Il a été invité à participer à des séances par la verte Frédérique Perler, Conseillère administrative chargée de l’aménagement. Mais malheureusement les séances n’étaient qu’informatives, selon Etienne Francey.

Etienne FranceyMembre du Collectif 500

La Ville déçue

De son côté la Maire chargée de l'aménagement, Frédérique Perler, se dit extrêmement surprise et déçue par la position du Collectif. Ses services ont tout mis en oeuvre pour prendre en compte l'avis des habitants.

Frédérique Perler Conseillère administrative chargée de l’aménagement et des constructions

La Maire rappelle que la Ville est dans une vision évolutive du projet qui sera réalisé dans 10 ans.

Actuellement pas moins de quatre plans d’aménagements, devant et derrière la gare sont prévus sans aucune coordination des différents maîtres d’ouvrage. Le projet récemment choisi par la Ville de Genève se présente comme une barrière d’un demi-kilomètre entre la gare et les grottes.

Il y a deux semaines, le collectif a envoyé un courrier à toutes les parties pour qu’un coordinateur soit nommé. Le crainte : que tout soit déconnecté. Regina Weick, habitante des Grottes et membre du collectif.

Regina Weick Membre du Collectif 500

Coordination bien présente

Pour Frédérique Perler, la coordination entre toutes les parties existe bien. Le projet est évolutif, alors que le PDQ d'origine prévoyait un certain nombre d'arbres, ils ont beaucoup augmenté.

Certains habitants se sont énormément investis, à l’instar de Marcel, un artisan des Grottes. Il était prêt pour ce projet à supporter près de 12 ans de nuisances.

Marcel PerrinMembre du Collectif 500

Le Collectif 500 s’étonne que la Magistrate en charge du dossier, écologiste en l’occurrence, ne respecte pas le principe de démocratie participative. Elle s'en défend. Elle a donné des instructions précises à ses services pour qu'ils prennent en compte "toutes les remarques du collectif".

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Genève

Un tour de Suisse à vélo pour sensibiliser au handicap

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Le Giro de Procap fait étape à Genève. C’est ce tour de Suisse à vélo, débuté le 8 juin à Bienne, qui entame sa tournée en Romandie. Le but : sensibiliser la population à la question du handicap.

De juin à août, une équipe sillonne la Suisse en plusieurs étapes. Pas moins de 1400 km à travers le pays pour rallier toutes les antennes de l’association Procap.

Markus SpielmannResponsable communication et marketing Procap Suisse

Ce mercredi matin à Genève, ils étaient un peu plus d’une dizaine, à vélo, en chaise roulante et en trottinette, devant le siège genevois de Procap à Plainpalais, pour réaliser un bout de l’étape Genève-Lausanne. 

Théo GachetMembre du Comité Procap Genève

Premier arrêt : place des Nations, devant l'ONU, d’où est issue la convention relative aux droits des personnes handicapées, dont bon nombre ne sont pas encore respectés en Suisse. 

Marc SavaryPrésident de Procap Genève

Plus d'infirmations sur giro-di-procap.ch

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Genève

Le corps d'un trentenaire retrouvé près des Eaux-Vives

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Le corps d'un homme d'environ 30 ans a été découvert dimanche en début d'après-midi dans le lac, à proximité de la plage des Eaux-Vives à Genève.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès.

Selon les premières constatations, le décès serait consécutif à une noyade, sans signe d'intervention d'un tiers, a communiqué lundi le Ministère public. Il confirmait une information de 20 minutes.

Il s’agit de la quatrième victime de noyade cette année à Genève.

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Genève

Primes d'assurances maladie: Hausse de 6% attendue à Genève en 2023

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Photo prétexte (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Les primes d'assurance maladie pourraient fortement augmenter en 2023. Selon une nouvelle étude, la hausse pourrait atteindre près de 10% dans certains cantons.

En moyenne suisse, le besoin de rattrapage pour couvrir l'évolution des coûts est d'au moins 5,4%, écrit dimanche la NZZ am Sonntag en se basant sur une nouvelle étude du cabinet de conseil Accenture.

L'étude mise en ligne sur le site internet d'Accenture indique qu'un tel besoin de rattrapage existe lorsque les primes doivent tenir compte de l'augmentation réelle des coûts de la santé.

Selon l'étude, l'une des raisons de ce besoin de rattrapage est que, sous la pression politique, les primes ont été calculées au plus juste ces deux dernières années et les réserves en partie réduites afin de freiner la croissance des primes. La pandémie de Covid-19 de même que divers effets spéciaux ont également contribué à la situation actuelle.

Plus forte hausse au Tessin

C'est au Tessin que les primes devraient le plus augmenter pour 2023. Etant donné que les coûts de la santé y ont augmenté de 9% en 2021, mais que les primes ont baissé de 0,2% en 2022, Accenture s'attend à une hausse d'au moins 9,2% pour l'année prochaine.

Ces chiffres ne tiennent toutefois pas encore compte de l'augmentation des coûts de la santé en 2022. Selon Accenture, les chiffres des premiers mois de l'année indiquent que la hausse va se poursuivre. Il faut donc s'attendre à des augmentations de primes nettement plus importantes en 2023.

Les cantons de Neuchâtel (+7,8 %) et des Grisons (+8,1%) risquent également de subir de fortes augmentations de primes pour compenser la hausse des coûts de 2021. C'est dans le canton de Glaris (+1%) que le besoin de rattrapage est le plus faible, suivi par le Jura (+1,4%). Dans les autres cantons romands, il se situe à 6,7% à Genève, 6,6% dans le canton de Vaud, 4,6% en Valais, 3,3% à Fribourg et 4,8% à Berne.

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