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Genève

Le concours Nature en ville 2023 distingue trois projets

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A Genève, le concours Nature en ville récompense trois projets cette année. Le premier prix revient à des riverains de l'hôpital qui veulent végétaliser une bande en béton de quelques mètres carrés, derrière un arrêt de bus, pour en faire un écrin de biodiversité (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Organisé par le canton de Genève, le concours Nature en ville récompense trois projets cette année. Le premier prix revient à des riverains de l'hôpital qui veulent végétaliser une bande en béton de quelques mètres carrés, derrière un arrêt de bus, pour en faire un écrin de biodiversité.

Le Collectif BiodiversCité reçoit ainsi 23'000 francs pour concrétiser "La bande verte de la rue Lombard", a indiqué lundi le Département du territoire (DT). Ce projet prévoit des arbustes et des plantes vivaces, qui seront arrosés grâce à l'eau de pluie récupérée, des hôtels à butineurs construits par les habitants et des nichoirs. Des panneaux expliqueront la biodiversité de proximité.

Le second prix, doté de 7000 francs, a été décerné à la commune de Thônex pour "Les verchières de la mairie". Ce projet consiste à réhabiliter les dépendances - autrefois appelées des verchières - pour reconstituer un verger caractéristique des paysages genevois historiques. De nombreux ateliers sur la biodiversité y seront organisés.

Le jury a aussi attribué une distinction honorifique pour mettre en avant une réalisation exemplaire, "Jardin sur cour". A la rue Alcide-Jentzer, la Caisse de pension de l'Etat de Genève a végétalisé une cour intérieure de 900 mètres carrés qui sera ouverte au public. Des arbres poussent sur les places de stationnement, des plantes grimpent le long des façades et des vivaces fleuriront sur les toits.

Le concours Nature en ville a été lancé en 2014. En dix ans, des projets exemplaires portés par des habitants ou des collectivités ont permis de transformer huit hectares en espaces urbains favorables à la biodiversité, a fait savoir le DT. Le concours va à présent faire l'objet d'une évaluation, l'objectif étant toujours d'offrir les meilleurs appuis pour promouvoir le plus efficacement possible ce type d'initiatives.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le moustique tigre gagne du terrain à Genève

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pixabay pexels

Le moustique tigre continue de progresser à Genève. Sa présence a été signalée dans quatre nouvelles communes : Choulex, Meinier, Corsier et Satigny. Le nombre de communes genevoises touchées s'élève désormais à 35. En parallèle, la lutte se poursuit, avec de nouvelles pistes à l'étude.

Elle passe, comme toujours, par l’élimination des lieux de ponte. Mais Genève étudie aussi la possibilité de recourir à la technique de l’insecte stérile.

De quoi s’agit-il exactement ? Les explications de Sophie Komaromi, responsable des espèces exotiques envahissantes à l’office cantonal de l’agriculture et de la nature.

Sophie KomaromiResponsable des espèces exotiques envahissantes à l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature

"On peut avoir des baisses de population allant jusqu'à 90 %"

Cette méthode consiste à élever des moustiques tigres en captivité. Seuls les mâles sont utilisés, car ils ne piquent pas. Ils sont rendus stériles grâce à une irradiation, puis relâchés dans les zones où l’on souhaite réduire le nombre de moustiques. Une fois relâchés, ces mâles stériles s’accouplent avec les femelles présentes dans la nature. Elles pondent alors des œufs, mais ceux-ci ne peuvent pas éclore.

Ainsi, moins de moustiques tigres naissent à la génération suivante, ce qui permet progressivement de réduire leur population.

Reste à savoir si le dispositif sera déployé à Genève, compte tenu de son coût et des défis logistiques.

"On en est vraiment dans une phase préparatoire, ça demande d'avoir une connaissance scientifique du territoire ce qui n'est pas le cas actuellement pour Genève"

Sophie KomaromiResponsable des espèces exotiques envahissantes à l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature

Le Tessin teste cette approche en situation contrôlée depuis 2025, avec des premiers résultats encourageants.

Rappelons que le moustique tigre peut transmettre des maladies exotiques comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.

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Economie

Skyguide prévoit finalement 50 licenciements

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Skyguide va se séparer dans les prochains mois de 50 collaborateurs (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Skyguide prévoit finalement de licencier 50 personnes d'ici le printemps 2027. Ce chiffre est deux moins important que celui qui était anticipé il y a un mois et demi au terme de la procédure de consultation.

Dans un premier temps, 14 collaborateurs seront congédiés, a affirmé lundi la société suisse de contrôle aérien. Et 35 devraient suivre dans une seconde phase.

L'objectif reste de biffer 200 postes pour économiser 51 millions de francs. Les syndicats estiment que l'effort pourrait être absorbé par des départs naturels.

La consultation a permis de réduire considérablement le nombre de licenciements, ajoute encore l'entreprise. Des retraites anticipées, des départs naturels, de la mobilité interne, des départs volontaires, des postes non repourvus et des mandats non renouvelés ont fait partie des près de 150 propositions reçues par la direction.

Un plan social a été lancé. La nouvelle structure organisationnelle entrera en vigueur début 2027. La direction sera réduite de neuf à cinq membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Données du vivant: l'IA "ne peut dicter nos choix" selon Parmelin

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a relevé l'importance d'un dialogue entre les tous les acteurs pour garantir que la science des données mette l'être humain au centre des technologies. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix". En ouvrant lundi à Genève la 25e Conférence européenne de biologie computationnelle, le président de la Confédération Guy Parmelin a enjoint à conserver l'être humain au centre des technologies.

Les modèles "ne peuvent pas décider à notre place", a dit le Vaudois devant environ 1500 scientifiques de plus de 60 pays réunis à Genève jusqu'à vendredi par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB). Il estime notamment cette précision cruciale dans la santé.

"Derrière chaque ensemble de données figure une personne", ajoute le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Une fois ces précautions prises, "la biologie computationnelle est devenue indispensable", aussi bien pour prévenir et soigner les maladies que pour anticiper les épidémies et lutter contre la perte de biodiversité, dit-il.

Parmi les avantages, les données du vivant rapprochent la biologie structurale de l'aboutissement à de nouveaux médicaments. Elles permettent aussi de surveiller les pathogènes et de mieux comprendre les écosystèmes. Plus largement, la manière de faire de la science est modifiée, dit le président.

Cette approche oblige à réfléchir aux données, aux modèles, aux infrastructures ou aux standards, selon M. Parmelin. Et d'insister aussi sur l'importance de la souveraineté numérique.

"La Suisse doit conserver les moyens de comprendre les technologies dont elle dépend" et de "les adapter à ses propres besoins", dit-il. L'IA rend cette question encore plus significative, selon lui. Il faut un dialogue international entre scientifiques, médecins, ingénieurs, responsables politiques et institutions, ajoute le président.

De son côté, la présidente du SIB, la conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE), a relevé l'importance d'un cadre international des sciences des données pour des questions de "sécurité" et de "crédibilité". Celui-ci doit garantir les droits des individus sans entraver les avancées technologiques. Et Genève peut devenir un centre mondial sur cette question, a également expliqué la conseillère nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Voyage dans les 500 ans d'archives du Grand Conseil genevois

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Les Archives d'Etat à Genève dirigées par Pierre Flückiger préservent depuis 500 ans dans des conditions de température et d'humidité adaptées le traité de combourgeoisie de 1526 qui a abouti au lancement de l'ancêtre du Grand Conseil. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Les 500 ans du Grand Conseil genevois permettent de retrouver des pépites de son histoire. Du traité de combourgeoisie qui l'a lancé en 1526 aux différentes Constitutions en passant par l'abolition de la peine de mort, voyage dans les documents aux Archives de l'Etat.

"C'est une partie de l'histoire de Genève, en tous les cas la Genève institutionnelle, politique et juridique", affirme à Keystone-ATS l'archiviste d'Etat Pierre Flückiger en montrant ces pièces exceptionnelles. "C'est aussi une partie de l'histoire de l'exercice du pouvoir", dit-il.

Pièce maîtresse "symbolique", l'accord d'il y a 500 ans avec Berne et Fribourg réserve quelques surprises. L'original en parchemin, conservé idéalement à 18 degrés, même si des variations sont tolérées avec le changement climatique, est en allemand. Et le sceau de Fribourg a été arraché.

Non pas qu'il ait été volé. Après le passage de Genève au protestantisme dix ans après le traité, quelques années après Berne, la Fribourg catholique a dû dénoncer l'alliance avec les deux autres territoires.

Pour le reste, "c'est très lisible", s'émerveille M. Flückiger, témoignant de la qualité de la préservation. Outre la température, le document est conservé dans une salle où l'hygrométrie est contrôlée pour éviter une humidité trop importante.

Bannissement de Calvin

"Ce qui est craint le plus, ce sont les champignons", explique l'archiviste. Des contenants non acidés sont également utilisés. Et des mesures de sécurité sont prises contre les incendies ou les inondations.

A quelques centimètres du traité, l'archiviste dévoile un registre où est consigné le débat du Conseil des Deux-Cents, ancien nom du Grand Conseil, sur le bannissement de Jean Calvin, pendant deux ans, et de Guillaume Farel en 1538. L'encre est orangée sur du papier chiffon et le contenu reste déchiffrable. "Il y a même des cours pour cela", précise M. Flückiger.

Beaucoup plus petit, "l'Edit de pacification" de 1782 était venu restreindre les droits des législateurs après un soulèvement populaire. Ceux-ci seront en partie rétablis dans les dix années suivantes. "Les troupes françaises étaient à la frontière. Il fallait montrer patte blanche" pour ne pas attiser la colère du peuple, affirme M. Flückiger.

La période française, de 1798 à 1813, est assez prolixe dans les archives. "C'est un peu le fruit du hasard. Les troupes françaises sont parties en laissant derrière elles les archives du Département du Léman", explique M. Flückiger.

Seule parenthèse dans 500 ans de représentation législative à Genève, cette période prévoit malgré tout certains droits, notamment l'inviolabilité du domicile. Comme le montre la Constitution française de 1799 dont l'arrêté genevois se trouve au bas de l'immense document qui occupe une table entière prévue par l'archiviste.

Intense sur la peine de mort

Après la restauration de la République en 1813, le Conseil représentatif, nom du Grand Conseil alors et jusqu'au début des années 1840, siègera à nouveau un an plus tard. S'ensuivent 30 ans plus tard des révolutions qui aboutissent à plusieurs Constitutions, dont celle de 1847 en vigueur jusqu'en 2012.

Un mémorial du Grand Conseil de 1871 plonge le curieux au coeur d'un débat pour l'abolition de la peine de mort sur le territoire cantonal, dont les discussions ont duré plusieurs années. Y participent notamment le radical Marc Héridier, le démocrate Gustave Pictet et Elie-Jean-Antoine Flammer.

Parmi les préoccupations, la question d'une loi constitutionnelle ou ordinaire plus facilement modifiable par les députés s'ils l'avaient souhaité. L'écrivain français Victor Hugo s'est même immiscé dans le débat à travers une lettre, mais les Archives n'en ont pas trace.

Quinzaine de volumes par an

Le 20e siècle sera jalonné également d'importants moments. Les deux conflits mondiaux, puis le suffrage féminin, établi à Genève en 1961. En plus de ces épisodes historiques, les députés se sont penchés à plusieurs reprises sur le fonctionnement des archives cantonales elles-mêmes.

Ils ont autorisé le dévoilement des noms des 25'000 personnes refoulées aux frontières avec le Canton pendant la Seconde Guerre mondiale. Contrairement aux autorités fédérales. Les députés ont validé la gestion des archives de la police directement par l'Etat. Et ils se sont prononcés plus récemment sur la question des enfants placés ou adoptés.

Le Grand Conseil, c'est également le présent pour les Archives de l'Etat. Malgré la numérisation, le nombre de registres à stocker a explosé. "Il y a encore 20 ans, c'était 5 à 6 volumes par an. Maintenant, cela a triplé", dit encore M. Flückiger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une BD pour parler d’IA et de Genève internationale aux jeunes

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Fabian Menor, illustrateur de la BD "Code Critique" et Fabrice Eggly, Directeur de la Fondation pour Genève

Une bande dessinée pour sensibiliser la jeunesse au rôle de la Genève internationale et aux enjeux liés à l'IA. À l’occasion de ses 50 ans, la Fondation pour Genève édite « Code critique ». La BD sera distribuée dans les établissements du secondaire I et II à Genève et dans d’autres cantons. Entretien avec Fabrice Eggly, directeur de la Fondation pour Genève, et Fabian Menor, qui a réalisé la bande dessinée.

Fabrice Eggly et Fabian Menor

De nombreux élèves sortent de l'école sans avoir conscience du rôle central que joue la Genève internationale dans les affaires du monde. C'est le constat que fait la Fondation pour Genève. Pour y remédier, elle profite de ses 50 ans pour éditer une BD intitulée « Code critique ». L’histoire met en scène quatre jeunes et aborde, à travers leur quotidien, les enjeux liés à l’intelligence artificielle et, surtout, le rôle de la Genève internationale. Une dizaine d'organisations présentes au bout du lac y sont mises en lumière.

"C'est vraiment de la sensibilisation. On n'a aucune envie de diaboliser l'IA, on veut montrer que l'IA, elle est partout [...] Et que toutes les organisations et les personnes qui doivent s'impliquer pour gouverner l'IA et la rendre plus éthique sont présentes ici à Genève."

Pour réaliser cette BD, la Fondation a fait appel au dessinateur genevois Fabian Menor. Il a puisé dans ses propres préoccupations pour créer ses personnages.

«J'avais envie de jouer sur ma subjectivité pour essayer de toucher le plus de monde possible. Et à travers aussi la vision de la Fondation [...], je pense que notre mélange a donné cet objet qui, j'espère, touchera beaucoup de jeunes.»

On retrouve également dans la BD des lieux emblématiques de Genève comme les Bains des Pâquis, mais aussi la Plaine de Plainpalais.

Outil pédagogique

Avec cette BD, la Fondation veut initier des débats en classe. Elle aborde notamment des questions liées à la gouvernance de l’IA, à la désinformation, à l’utilisation des données personnelles et à la coopération internationale.  En plus d’être disponible en librairie, la bande dessinée va également être diffusée dans les classes du secondaire I et II à Genève et dans les autres cantons. 4'000 exemplaires ont d'ailleurs déjà été envoyés dans 15 cantons.

"On ne voulait pas faire un livre d'histoire, on voulait vraiment faire quelque chose qui puisse intéresser les jeunes, qui leur parle"

Pour l'accompagnement pédagogique, la Fondation pour Genève collabore notamment avec le Département de l’instruction publique, la Fondation Eduki ainsi que l’Association genevoise des écoles privées.

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